Les nouvelles perles de Mélenchon
Après l'échec aux européennes, le chef des Insoumis garde prudemment le silence sur ses intentions, mais pas sur ses sujets de prédilection…
Selon Jean-Luc Melenchon: Deux choses nous coutent trop cher : premièrement les riches, deuxièmement l'Union européenne.
Jean-Luc Mélenchon sort lentement de sa cure de silence. Les résultats de la liste qu'il avait façonnée pour les élections européennes l'ont mis en état de cryogénisation. Le 1er juin, il déclarait dans une note de blog attendre que « la poussière retombe avant d'analyser un nouveau paysage » et annonçait qu'il s'exprimerait après le 6 juin.
Mais le temps passe et le mutisme persiste sur ses intentions : rester à la tête d'un mouvement affaibli ou prendre du champ ? Pour le reste, l'ex-ministre socialiste semble peu à peu revenir à la vie. Il s'est exprimé au nom de son groupe pour répondre à la déclaration de politique générale prononcée par Édouard Philippe le 12 juin : « Monsieur le Premier ministre, vous combattre, c'est faire notre devoir. »Mais c'est ce lundi 17 juin qu'il a de nouveau fait des étincelles dans l'hémicycle, à l'occasion du débat sur le rapport de la Cour des comptes consacré au budget de l'État.
« Deux choses nous coûtent trop cher »
Pour le leader de La France insoumise, il ne faut pas baisser les dépenses publiques, mais au contraire augmenter la pression fiscale : « Si l'État est en déficit, dit-il, c'est à cause de ses recettes. Ça fait trois décennies qu'on appauvrit systématiquement, méthodiquement l'État. On l'appauvrit pour favoriser certaines catégories sociales de ce pays. » Dans un pays champion de l'impôt, il fallait oser.
Jean-Luc Mélenchon précise sa pensée dans une phrase d'anthologie : « Deux choses nous coûtent trop cher : premièrement les riches, deuxièmement l'Union européenne. » Deux catégories qu'il connaît bien. Selon sa déclaration de patrimoine – dont il était hostile à la publication –, l'ancien candidat à la présidentielle est à la tête d'un bon million d'euros, soit plus que la plupart de ses compétiteurs de 2017.
Le chef des Insoumis a donc réussi à faire sa pelote au cours de ses 40 ans de vie politique – il est devenu directeur de cabinet du maire socialiste de Massy en 1978, et a été élu pour la première fois, comme conseiller général de l'Essonne, en 1985. Depuis, il n'a vécu que de ce que lui rapportaient ses mandats électifs.D'ailleurs, il a été député européen pendant huit ans et a pu, à ce titre, profiter des largesses de l'Union qu'il déplore aujourd'hui.
De telles incursions dans le débat public ne calment pas les critiques et les flèches décochées au sein de son mouvement. La dernière en date est une tribune publiée dans le JDD ce mardi, dans laquelle d'anciens Insoumis notamment dénoncent « l'effondrement de l'espoir porté par LFI ». Avec 6,31 % des voix, le score de sa liste représente le tiers de celui qu'il avait réalisé à la présidentielle de 2017. Et des voix se font entendre dans son propre camp pour souligner que ce résultat n'est pas meilleur que celui obtenu par le Front de gauche lors des européennes de 2014. Comme si la stratégie mise en œuvre depuis lors avait été vaine… Face à ce constat implacable, le silence n'est pas une stratégie durable.
Souck , j' ai bien l' impréssion que vos amis sont dans le présent , ils n osent pas se réjouir des 19,6 % de la présidentielle....
je suis surqu' avec ces propos , il va reprendre des couleurs (
combien + 10 points au prochain sondage ....?
Nous vous avons déjà demandé de soigner un minimum la présentation de vos sujets.J'ai arrangé celui-ci au mieux.Je vous demanderai donc une dernière fois de bien vouloir nous proposer des sujets moins brouillons.

