Ce niveau de croissance serait atteint grâce à un pouvoir d'achat en hausse de 2,3%, la progression la plus forte depuis 2007.
Source:Sud-Ouest.
La croissance du PIB de la France devrait ralentir à 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018, selon l’Insee. La hausse de pouvoir d’achat devrait être de 2,3%, la progression la plus forte depuis 12 ans.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France devrait ralentir à 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018, selon la note de conjoncture de l’Insee. Le même niveau que celui prévu par la Banque de France, le FMI, l’OCDE ou encore la Commission européenne. Dans le détail, l’institut des statistiques voit la croissance se maintenir à un rythme de croisière stable de 0,3% par trimestre jusqu’à la fin de l’année.
Ce niveau de croissance, qui s’annonce légèrement supérieur à celui anticipé pour l’ensemble de la zone euro (1,2%), serait atteint grâce à un pouvoir d’achat en hausse de 2,3%, la progression la plus forte depuis 2007!
"On a d’un côté, des risques de vents contraires sur le commerce mondial, de l’autre des facteurs de soutien qui ont plutôt le vent en poupe", commente le chef du département de la conjoncture de l’Insee. Parmi ces soutiens, la revalorisation de la prime d’activité, la baisse de la CSG pour certains retraités ou la suppression d’un deuxième tiers de la taxe d’habitation pour 80% des Français.
241 000 créations nettes d’emploi prévues:
Ce niveau permettrait 241.000 créations nettes d’emplois et une décrue du chômage d’environ 0,1 point par trimestre avec un taux devant tomber à 8,3% au dernier trimestre, contre 8,8% à la fin 2018.
L’inflation se stabiliserait entre 1% et 1,5% pour atteindre 1,4% à la fin de l’année en glissement annuel. Après 1,8% en moyenne sur l’ensemble de 2018, la hausse des prix s’éloignerait ainsi à nouveau du niveau proche de 2% préconisé par la Banque centrale européenne.
Dans un contexte de tensions commerciales accrues et de perspective d’un Brexit dont les modalités restent inconnues, l’expansion du commerce mondial ralentirait à 2,6%, contre 4,8% en 2018. Aussi la progression des exportations devrait-elle se tasser, et la contribution des échanges extérieurs à la croissance, positive de 0,7 point de PIB l’an dernier, devenir légèrement négative, de 0,1 point, prévoit encore l’Insee.
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