Victor a écrit :L'abus des contractuels est un autre sujet.Stounk a écrit : Vive les contractuels! Je l'ai longtemps été et j'ai un tas de collègues dans cette situation, y compris des gens qui ont les examens et concours qu'il faut. Je leur dédis cette parodie d'Eluard:
Quand je vais voir mon banquier,
Quand je recherche un logement,
Quand je veux faire des projets,
J'écris ton nom:
Précarité.
Le sujet, c'est comment faire bosser les fonx ...
Peut-être d'ailleurs que si les fonx bossaient plus, ils n'auraient pas besoin d'autant de contractuels, qui, eux, n'ont pas le choix et doivent bosser.
Désolé, je crois que je suis bien dans le sujet.Le Parlement a adopté définitivement mardi, par un ultime vote du Sénat à majorité de droite, le projet de réforme de la fonction publique, qui prévoit notamment un recours accru aux contractuels et un mécanisme de rupture conventionnelle.
Dans ma branche, l'intérêt de l'employeur d'avoir recours à des contractuels plutôt qu'à des titulaires est évident: ils font quasiment le même boulot tout en étant payés moins ("quasiment" parce qu'il s'agit souvent de gens jeunes, donc moins expérimentés et formés).
Pour info, un prof de conservatoire contractuel peut rester des années et des années bloqué à une rémunération tournant autour de 1250 euros, s'il a la chance d'être à plein temps (le mec a généralement juste une douzaine d'années de conservatoire au minimum ainsi qu'un niveau licence ou master) et est considéré logiquement comme étant en CDD par son banquier, le proprio de son futur logement, etc.

