Un autre monde est possible avec Evo Morales
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Anaïs
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Un autre monde est possible avec Evo Morales
L'élection d'Evo Morales à la présidence de la Bolivie est un événement politique important. Elle est tout d'abord spectaculaire parce qu'elle s'est produite au premier tour. En outre, elle est la conséquence de ce qui a été appelé la «seconde guerre du gaz», qui a conduit le pays au bord de la guerre civile en juin 2005, et le président sortant Carlos Mesa à la démission.
Evo Morales n'est pas un vainqueur anodin non plus. C'est un Amérindien dans un pays qui compte plus de 60 % d'autochtones. Il est donc le premier président amérindien de Bolivie et même d'Amérique latine.
Il est l'ancien porte-parole des paysans producteurs de coca et le leader du Mouvement vers le socialisme (MAS), parti politique antiaméricain et anticapitaliste qui a joué un rôle important dans les guerres du gaz et qui est proche de Hugo Chávez et de Fidel Castro. Il est enfin le président du pays le plus pauvre d'Amérique latine et parmi les plus inégalitaires de la planète.
Cette élection a aussi une dimension régionale. La victoire de Morales, largement saluée en Amérique latine, est le symptôme d'un changement notable dans le rapport des forces idéologico-politiques de la région.
On peut y observer une nette dynamique antilibérale.
Ceci se traduit par l'arrivée au pouvoir de mouvements progressistes, ainsi que par une volonté d'appropriation collective des ressources naturelles.
Ainsi, en octobre 2004, pour la première fois dans l'histoire de l'Uruguay, un président de gauche a été élu et un référendum d'initiative populaire a conduit à inscrire dans la Constitution de cet Etat le fait que l'eau devienne un bien fondamental qui ne peut être l'objet d'une privatisation.
En novembre dernier, le sommet des Amériques en Argentine a montré à quel point certains pays, pour des raisons différentes d'ailleurs, pouvaient être opposés au projet de zone de libre-échange des Amériques (Zlea) soutenu par Washington.
Evo Morales, qui est très hostile à la Zlea, a promis, durant sa campagne, de nationaliser la principale ressource naturelle de la Bolivie, à savoir le gaz, dont le pays est le second producteur latino-américain, après le Venezuela, même s'il semble être plus prudent depuis son élection.
Enfin, l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales paraît importante pour ceux qui aspirent à transformer la société de façon radicale et qui souhaitent promouvoir un autre monde, donc pour la mouvance altermondialiste.
Elle est significative pour l'altermondialisme car les Amérindiens jouent un rôle fondamental dans la contestation de la mondialisation.
On peut considérer que le mouvement pionnier de l'altermondialisme et l'un de ses modèles a été le mouvement zapatiste des Amérindiens du Chiapas au Mexique.
Evo Morales lui-même a été l'une des grandes figures présentes à plusieurs reprises lors du Forum social mondial (FSM) à Porto Alegre. La Bolivie est également un pays mythique pour les altermondialistes: en 2000, la révolte populaire de Cochabamba, la troisième ville du pays, contre la privatisation de l'eau est considérée comme l'un des grands jalons de la lutte contre la «mondialisation néolibérale».
Cette révolte a abouti à la dénonciation de la concession accordée pour la distribution de l'eau potable dans la ville au consortium dirigé par l'entreprise américaine Bechtel. Les deux guerres du gaz ont été aussi des révoltes populaires, notamment d'Amérindiens, dénonçant la domination d'intérêts privés étrangers sur des ressources naturelles nationales.
Enfin, cette élection tend à redistribuer les cartes au sein de la mouvance altermondialiste, en particulier sur la question particulièrement sensible et controversée du débouché politique.
Si la tendance dominante, incarnée par les ONG ou Attac, refuse de voir la mouvance se transformer en un mouvement politique et aspirer à la prise du pouvoir  on l'a vu avec l'échec de l'idée de candidature Bové à la présidentielle de 2007 au nom d'une «gauche du non» Â, d'autres en son sein ou à sa lisière n'ont pas fait le deuil du pouvoir, de la révolution et du socialisme.
Ces derniers dirigent leur regard vers le Venezuela de Chávez, sa révolution bolivarienne et sa quête d'une nouvelle forme de socialisme. En effet, si l'espoir d'un «altermondialisme dans un seul pays» a été porté un temps par Lula au Brésil, il l'est aujourd'hui par le chavisme.
Ce n'est pas fortuit si la présence de Chávez a été le principal événement des deux grands rassemblements altermondialistes de 2005 en Amérique latine, le FSM de Porto Alegre et le contre-sommet des Amériques en Argentine. Une partie du FSM polycentré sera d'ailleurs organisé à Caracas ce mois-ci.
On peut supposer qu'Evo Morales devienne rapidement, lui aussi, une icône pour ceux qui aspirent à une politique de rupture vis-à -vis du capitalisme et des Etats-Unis.
Son élection représente un défi pour les altermondialistes, notamment européens, car elle met le doigt sur leurs deux principales faiblesses.
La première réside dans le fait qu'ils aspirent à changer le monde, mais sans prendre le pouvoir, ce qui génère nombre d'impatiences et de frustrations, alors que Morales, comme Chávez, va mettre en oeuvre une politique de rupture.
La seconde est que les mouvements altermondialistes européens ont beaucoup de difficultés à susciter un soutien, voire un intérêt, de la part des catégories populaires.
C'est même leur talon d'Achille. Or, en Amérique latine et en particulier en Bolivie, les mouvements contestataires ont une composition extrêmement populaire puisque, pour reprendre les termes de Bernard Cassen, président d'honneur d'Attac, leurs idées ont gagné les majorités en Bolivie.
La tentation de regarder la Bolivie de Morales comme le modèle à suivre risque donc d'être grande pour une partie notable des altermondialistes.
Dernier ouvrage paru: Altermondialisme, le nouveau mouvement d'émancipation ?
Eddy FOUGIER politologue.
Evo Morales n'est pas un vainqueur anodin non plus. C'est un Amérindien dans un pays qui compte plus de 60 % d'autochtones. Il est donc le premier président amérindien de Bolivie et même d'Amérique latine.
Il est l'ancien porte-parole des paysans producteurs de coca et le leader du Mouvement vers le socialisme (MAS), parti politique antiaméricain et anticapitaliste qui a joué un rôle important dans les guerres du gaz et qui est proche de Hugo Chávez et de Fidel Castro. Il est enfin le président du pays le plus pauvre d'Amérique latine et parmi les plus inégalitaires de la planète.
Cette élection a aussi une dimension régionale. La victoire de Morales, largement saluée en Amérique latine, est le symptôme d'un changement notable dans le rapport des forces idéologico-politiques de la région.
On peut y observer une nette dynamique antilibérale.
Ceci se traduit par l'arrivée au pouvoir de mouvements progressistes, ainsi que par une volonté d'appropriation collective des ressources naturelles.
Ainsi, en octobre 2004, pour la première fois dans l'histoire de l'Uruguay, un président de gauche a été élu et un référendum d'initiative populaire a conduit à inscrire dans la Constitution de cet Etat le fait que l'eau devienne un bien fondamental qui ne peut être l'objet d'une privatisation.
En novembre dernier, le sommet des Amériques en Argentine a montré à quel point certains pays, pour des raisons différentes d'ailleurs, pouvaient être opposés au projet de zone de libre-échange des Amériques (Zlea) soutenu par Washington.
Evo Morales, qui est très hostile à la Zlea, a promis, durant sa campagne, de nationaliser la principale ressource naturelle de la Bolivie, à savoir le gaz, dont le pays est le second producteur latino-américain, après le Venezuela, même s'il semble être plus prudent depuis son élection.
Enfin, l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales paraît importante pour ceux qui aspirent à transformer la société de façon radicale et qui souhaitent promouvoir un autre monde, donc pour la mouvance altermondialiste.
Elle est significative pour l'altermondialisme car les Amérindiens jouent un rôle fondamental dans la contestation de la mondialisation.
On peut considérer que le mouvement pionnier de l'altermondialisme et l'un de ses modèles a été le mouvement zapatiste des Amérindiens du Chiapas au Mexique.
Evo Morales lui-même a été l'une des grandes figures présentes à plusieurs reprises lors du Forum social mondial (FSM) à Porto Alegre. La Bolivie est également un pays mythique pour les altermondialistes: en 2000, la révolte populaire de Cochabamba, la troisième ville du pays, contre la privatisation de l'eau est considérée comme l'un des grands jalons de la lutte contre la «mondialisation néolibérale».
Cette révolte a abouti à la dénonciation de la concession accordée pour la distribution de l'eau potable dans la ville au consortium dirigé par l'entreprise américaine Bechtel. Les deux guerres du gaz ont été aussi des révoltes populaires, notamment d'Amérindiens, dénonçant la domination d'intérêts privés étrangers sur des ressources naturelles nationales.
Enfin, cette élection tend à redistribuer les cartes au sein de la mouvance altermondialiste, en particulier sur la question particulièrement sensible et controversée du débouché politique.
Si la tendance dominante, incarnée par les ONG ou Attac, refuse de voir la mouvance se transformer en un mouvement politique et aspirer à la prise du pouvoir  on l'a vu avec l'échec de l'idée de candidature Bové à la présidentielle de 2007 au nom d'une «gauche du non» Â, d'autres en son sein ou à sa lisière n'ont pas fait le deuil du pouvoir, de la révolution et du socialisme.
Ces derniers dirigent leur regard vers le Venezuela de Chávez, sa révolution bolivarienne et sa quête d'une nouvelle forme de socialisme. En effet, si l'espoir d'un «altermondialisme dans un seul pays» a été porté un temps par Lula au Brésil, il l'est aujourd'hui par le chavisme.
Ce n'est pas fortuit si la présence de Chávez a été le principal événement des deux grands rassemblements altermondialistes de 2005 en Amérique latine, le FSM de Porto Alegre et le contre-sommet des Amériques en Argentine. Une partie du FSM polycentré sera d'ailleurs organisé à Caracas ce mois-ci.
On peut supposer qu'Evo Morales devienne rapidement, lui aussi, une icône pour ceux qui aspirent à une politique de rupture vis-à -vis du capitalisme et des Etats-Unis.
Son élection représente un défi pour les altermondialistes, notamment européens, car elle met le doigt sur leurs deux principales faiblesses.
La première réside dans le fait qu'ils aspirent à changer le monde, mais sans prendre le pouvoir, ce qui génère nombre d'impatiences et de frustrations, alors que Morales, comme Chávez, va mettre en oeuvre une politique de rupture.
La seconde est que les mouvements altermondialistes européens ont beaucoup de difficultés à susciter un soutien, voire un intérêt, de la part des catégories populaires.
C'est même leur talon d'Achille. Or, en Amérique latine et en particulier en Bolivie, les mouvements contestataires ont une composition extrêmement populaire puisque, pour reprendre les termes de Bernard Cassen, président d'honneur d'Attac, leurs idées ont gagné les majorités en Bolivie.
La tentation de regarder la Bolivie de Morales comme le modèle à suivre risque donc d'être grande pour une partie notable des altermondialistes.
Dernier ouvrage paru: Altermondialisme, le nouveau mouvement d'émancipation ?
Eddy FOUGIER politologue.
- da capo
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Le culte de la personnalité est un très, très mauvais signe. La totalité des régimes où il s'est pratiqué a fini comme le Venezuella de Chavez ou tant d'autres.
Evolâtrie, article de Médiapart.
À deux reprises, Evo Morales a doublé d’un sacre la cérémonie d’investiture à la présidence, sacre au cours duquel,  déguisé en empereur Inca, il recevait ses pouvoirs spirituels d’un amauta (prêtre, chaman)[1] lui-même fort déguisé, au centre des ruines du site archéologique de Tiwanaku.
Un musée à la gloire du président a été construit dans son village natal, accompagné d’une salle de spectacle et d’un stade surdimensionnés. La maison où il est né a été classée au patrimoine national. On entreprend maintenant d’édifier un nouveau palais présidentiel sur l’emplacement de l’ancien – une tour de 28 étages, fichée sur une pyramide au style néo andin –, en détruisant une partie du cœur historique de La Paz.
Et l’evolâtrie n’a pas de bornes. Des stades, des frontons, des salles de spectacle, des écoles, des collèges, des quartiers, des aéroports, un tronçon de route portent le nom d’Evo Morales. Une école publique d’avocats Evo Morales Ayma a été créée (loi 064),  des jeux sportifs estudiantins plurinationaux –Presidente Evo ont été ouverts (décret 484).
Dernière trouvaille des flagorneurs, une chanson à la gloire du président, une marche militaire qu’un commandant de l’armée a donné l’ordre d’interpréter à l’occasion de chaque cérémonie.
[1] L’amauta qui avait consacré Evo Morales leader spirituel des Indiens le 21 janvier 2006, et qui lui avait remis son bâton de commandement – un des savants aymara plus réputés –, a été appréhendé en 2010 en possession de 350 kilos de cocaïne liquide.
[2] Nom du village natal d’Evo Morales.  Il est situé dans une pampa semi désertique, à 185 km de la ville d’Oruro. Il comptait 638 habitants en 2012. Le musée de la Révolution démocratique et culturelle s’étale sur 3858m2. C’est le plus grand de Bolivie. Il est destiné à montrer les cadeaux offerts au président
Evolâtrie, article de Médiapart.
À deux reprises, Evo Morales a doublé d’un sacre la cérémonie d’investiture à la présidence, sacre au cours duquel,  déguisé en empereur Inca, il recevait ses pouvoirs spirituels d’un amauta (prêtre, chaman)[1] lui-même fort déguisé, au centre des ruines du site archéologique de Tiwanaku.
Un musée à la gloire du président a été construit dans son village natal, accompagné d’une salle de spectacle et d’un stade surdimensionnés. La maison où il est né a été classée au patrimoine national. On entreprend maintenant d’édifier un nouveau palais présidentiel sur l’emplacement de l’ancien – une tour de 28 étages, fichée sur une pyramide au style néo andin –, en détruisant une partie du cœur historique de La Paz.
Et l’evolâtrie n’a pas de bornes. Des stades, des frontons, des salles de spectacle, des écoles, des collèges, des quartiers, des aéroports, un tronçon de route portent le nom d’Evo Morales. Une école publique d’avocats Evo Morales Ayma a été créée (loi 064),  des jeux sportifs estudiantins plurinationaux –Presidente Evo ont été ouverts (décret 484).
Dernière trouvaille des flagorneurs, une chanson à la gloire du président, une marche militaire qu’un commandant de l’armée a donné l’ordre d’interpréter à l’occasion de chaque cérémonie.
[1] L’amauta qui avait consacré Evo Morales leader spirituel des Indiens le 21 janvier 2006, et qui lui avait remis son bâton de commandement – un des savants aymara plus réputés –, a été appréhendé en 2010 en possession de 350 kilos de cocaïne liquide.
[2] Nom du village natal d’Evo Morales.  Il est situé dans une pampa semi désertique, à 185 km de la ville d’Oruro. Il comptait 638 habitants en 2012. Le musée de la Révolution démocratique et culturelle s’étale sur 3858m2. C’est le plus grand de Bolivie. Il est destiné à montrer les cadeaux offerts au président
Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.
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Anaïs
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Commence par regarder le bien être des gens... ICI ET MAINTENANT
- da capo
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Oui, je pense à l'enthousiasme des altermondialistes d'hier et je vois le bien-être des vénézuéliens d'aujourd'hui.Anaïs a écrit : Commence par regarder le bien être des gens... ICI ET MAINTENANT
La ''recette'' était exactement la même, d'où mon scepticisme.
Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.
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Anaïs
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Pense plutôt à aujourd'hui avec ses projets et idées qui vont dans le bon sens.
C'est drôle les plus grandes injustices trouvent toujours de bonnes raisons d'exister... mais pour le reste on cherche toujours à y mettre des bâtons dans les roues... et l'on est très soupçonneux.. C'est le monde à l'envers...
Pas étonnant qu'on n'avance pas avec tous ces boulets...
C'est drôle les plus grandes injustices trouvent toujours de bonnes raisons d'exister... mais pour le reste on cherche toujours à y mettre des bâtons dans les roues... et l'on est très soupçonneux.. C'est le monde à l'envers...
Pas étonnant qu'on n'avance pas avec tous ces boulets...
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Anaïs a écrit : Pense plutôt à aujourd'hui avec ses projets et idées qui vont dans le bon sens.
C'est drôle les plus grandes injustices trouvent toujours de bonnes raisons d'exister... mais pour le reste on cherche toujours à y mettre des bâtons dans les roues... et l'on est très soupçonneux.. C'est le monde à l'envers...
Pas étonnant qu'on n'avance pas avec tous ces boulets...
Après 13 ans de Morales au pouvoir, la Bolivie compte toujours au nombre des pays les plus pauvres et inégalitaires de la planète.
Soutenu par les narcos, il envisage un quatrième mandat et songe sans doute au pouvoir perpétuel.
Le nombre d'enfants analphabètes travaillant 12 heures par jour pour 25 cents n'a toujours pas diminué.
Apparemment, les ''projets et idées qui vont dans le bon sens'' n'aboutissent nulle part.
Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.
Hölderlin
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Anaïs
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
L'autre monde est dans le regard de celui qui voit...
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Nitram
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Le plus chiant c'est quand le peuple refuse les bonnes idées qui vont dans le bon sens.Anaïs a écrit :Pense plutôt à aujourd'hui avec ses projets et idées qui vont dans le bon sens.
C'est drôle les plus grandes injustices trouvent toujours de bonnes raisons d'exister... mais pour le reste on cherche toujours à y mettre des bâtons dans les roues... et l'on est très soupçonneux.. C'est le monde à l'envers...
Pas étonnant qu'on n'avance pas avec tous ces boulets...
La Constitution bolivienne autorise le Président à ne faire que deux mandats. Mais Morales, on l'imagine par sens du devoir et du sacrifice envers son peuple, a voulu effectué un 3e mandat et a été réélu en 2014.
Toujours absorbé par sa tâche il compte bien faire un 4e mandat et se présenter en octobre à l'élection présidentielle, mais bon là il s'est dit que ça serait pas mal de faire ça dans les règles. Et donc il a demandé à son peuple de changer la Constitution pour ne plus mettre de limite par un référendum.
Et bah v'la-t'y pas qu'ils ont refusé ! Tsss c'est triste le peuple qui refuse de voir les bons projets qui vont dans le bon sens.
Mais t'inquiète pas, Morales sait à quel point le peuple peut être bête et qu'il a toujours besoin de lui. Malgré ça il sera quand même candidat à un 4e mandat grâce à ses copains qu'il a nommé au tribunal constitutionnel.
Ouf ! Rien n'aurait été pire que voir ses beaux projets ne pas être mis en application par la bêtise du peuple.
- da capo
- Posteur Giganovesque

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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Moi, Anaïs, je vois plutôt le monde réel, pas celui rêvé par des néo-communistes occidentaux bien nourris.
Concernant ces pays, le scénario est toujours le même :
sous le prétexte - formulé par des démagogues locaux - de se réapproprier des ressources et industries en partie gérées par des multinationales, ils les nationalisent, puis placent à leur tête des dirigeants proches du pouvoir, généralement corrompus et incompétents.
Quand le navire finit par sombrer, ils accusent le capitalisme, le néo-libéralisme, l'impérialisme américain etc etc...
Concernant ces pays, le scénario est toujours le même :
sous le prétexte - formulé par des démagogues locaux - de se réapproprier des ressources et industries en partie gérées par des multinationales, ils les nationalisent, puis placent à leur tête des dirigeants proches du pouvoir, généralement corrompus et incompétents.
Quand le navire finit par sombrer, ils accusent le capitalisme, le néo-libéralisme, l'impérialisme américain etc etc...
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Hölderlin
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Nitram a écrit :Le plus chiant c'est quand le peuple refuse les bonnes idées qui vont dans le bon sens.Anaïs a écrit :Pense plutôt à aujourd'hui avec ses projets et idées qui vont dans le bon sens.
C'est drôle les plus grandes injustices trouvent toujours de bonnes raisons d'exister... mais pour le reste on cherche toujours à y mettre des bâtons dans les roues... et l'on est très soupçonneux.. C'est le monde à l'envers...
Pas étonnant qu'on n'avance pas avec tous ces boulets...
La Constitution bolivienne autorise le Président à ne faire que deux mandats. Mais Morales, on l'imagine par sens du devoir et du sacrifice envers son peuple, a voulu effectué un 3e mandat et a été réélu en 2014.
Toujours absorbé par sa tâche il compte bien faire un 4e mandat et se présenter en octobre à l'élection présidentielle, mais bon là il s'est dit que ça serait pas mal de faire ça dans les règles. Et donc il a demandé à son peuple de changer la Constitution pour ne plus mettre de limite par un référendum.
Et bah v'la-t'y pas qu'ils ont refusé ! Tsss c'est triste le peuple qui refuse de voir les bons projets qui vont dans le bon sens.
Mais t'inquiète pas, Morales sait à quel point le peuple peut être bête et qu'il a toujours besoin de lui. Malgré ça il sera quand même candidat à un 4e mandat grâce à ses copains qu'il a nommé au tribunal constitutionnel.
Ouf ! Rien n'aurait été pire que voir ses beaux projets ne pas être mis en application par la bêtise du peuple.
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Anaïs
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Un petit monde discrédite radicalement tout acteur public défendant une pensée qui s'oppose par exemple à l'Union européenne ce rejet systématique d'une pensée met en danger la liberté d'expression, base protectrice de la démocratie.
- bister
- Posteur DIVIN

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- Localisation : PARIS
Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Je n'ai pas eu le temps de tout lire , mais cette homme est un saint , il a l'auréole des purificateurs
https://www.washingtonpost.com/resizer/ ... CLUPYI.jpg
il nettoie un peu pour que son régime soit stable et pas un ménagerie à la zoozibar
https://www.washingtonpost.com/resizer/ ... CLUPYI.jpg
il nettoie un peu pour que son régime soit stable et pas un ménagerie à la zoozibar
et ne pas confondre Zoozibar le Souklahout avec Zanzibar propre et bien rangéLe 20 décembre dernier, le gouvernement de Bolivie annonçait l'expulsion de l'ONG danoise Ibis. Dans les trois mois, celle-ci devra clôturer tous ses projets dans le pays. Au mois de mai précédent, le gouvernement bolivien avait déjà banni du pays USAID, la grande ONG étatsunienne.
On sait que l'organisation Ibis travaille avec des mouvements indiens opposés au gouvernement (1). Selon le gouvernement, l'ONG danoise est expulsée parce qu'elle sème la division au sein des organisations sociales boliviennes. « Ibis doit quitter la Bolivie parce que nous détenons des preuves de son ingérence politique. Sa conduite inacceptable cherchait à influencer des organisations d'aide sociale dans le but de les diviser et de les orienter vers le conflit ».
Le President Evo Morales n'est pas disposé à accepter des tentatives de déstabilisation par des organisations non-gouvernementales. « C'est une question de dignité pour le peuple bolivien, nous ne permettrons pas qu'une ONG utilise ses fonds pour comploter contre la démocratie et le gouvernement national ».
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Anaïs
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Un souffle nouveau une Constitution qui feraient rêver les français..... et l'écoute aussi..
Réélu par référendum à plus de 60 % :
entretien avec l'Ambassadeur de Bolivie en France :
https://www.youtube.com/watch?v=po-BSWMnRJE
Réélu par référendum à plus de 60 % :
entretien avec l'Ambassadeur de Bolivie en France :
https://www.youtube.com/watch?v=po-BSWMnRJE
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Nitram
- Posteur Giganovesque

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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales
Et le référendum de 2016 ça a donné quoi ?Anaïs a écrit : Un souffle nouveau une Constitution qui feraient rêver les français..... et l'écoute aussi..
Réélu par référendum à plus de 60 % :
entretien avec l'Ambassadeur de Bolivie en France :
https://www.youtube.com/watch?v=po-BSWMnRJE
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Anaïs
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