oups a écrit : lotus95 a écrit :
si nous étions dans un business comme un autre, où le prix est fixé en fonction du prix de revient, oui ... mais ce n'est pas le cas, les labos fixent les prix selon le pays et les moyens qu'il détient, ou selon son système de prise en charge
ce qui fait que le même médoc peut couter parfois 10 fois plus cher en France qu'ailleurs
ensuite, les labos ont des obligations (voir texte au dessus) qu'ils n'ont pas respectées ... ce n'est pas comme si on était en rupture de produits remplaçables ou superflus ... cela aurait dû réveiller nos autorités sanitaires bien plus tôt
Mais c'est un buziness comme les autres

ce qui perturbe le truc en fait ce sont les clients .......qui n'en sont pas
Un client qui ne fait pas le choix , ne decide pas et ne paye pas ce qu'il consomme......c'est pas un client
Alors apres l'etat pourrait produire du medoc me direz vous ? Pas le temps , l'etat a deja a faire rouler des trains, s' occuper des chiottes d'Orly et de Roissy , trouver un milliard pour l'AME , subventionner assocs et syndicats .....bref , pas le temps
![Dan.San :]](./images/smilies/8.gif)
ce sont les labos qui en ont fait un business comme un autre, sans que les autorités sanitaires ne s'insurgent contre cette situation, et le problème est bien là parce que ce business est tout de même encadré par une législation spécifique
- Les exploitants sont tenus d’informer l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en cas d’anticipation d’une situation de rupture potentielle. Ils doivent préciser à l’ANSM les délais de survenue, les stocks disponibles, les modalités de disponibilité, les délais prévisionnels de remise à disposition et, le cas échéant, l’identification de spécialités pouvant se substituer à la spécialité pharmaceutique manquante.
certes, les "clients" ne décident pas des médicaments prescrits, mais ils décident d'aller voir le médecin pour se faire soigner, ça revient au même ; seul le caractère aléatoire des pathologies fait la différence
quant à dire qu'ils ne paient pas, c'est une erreur : les cotisations salariales et patronales à l'assurance maladie font partie intégrante de la rémunération des salariés ; si les caisses d'assurance maladie n'existaient pas, les salariés auraient une rémunération supérieure et prendraient en charge l'ensemble de leurs frais de santé
et s'il est un "business" qui devrait être du ressort public, c'est bien celui là ; Sanofi était d'ailleurs une entreprise publique à l'origine, et a bénéficié de larges subventions pour se développer avant d'être privatisée
le soutien aux laboratoires pharmaceutiques est d'ailleurs toujours d'actualité ... le beurre et l'argent du beurre sans les obligations qui vont avec ... elle est pas belle la vie ? :roll:
https://www.bastamag.net/webdocs/pharma ... s-publics/
Côté pile, l’industrie pharmaceutique est une championne du marché libre, de l’initiative privée et de la finance. Le cours en bourse des poids lourds du médicament atteint des records, de même que les dividendes et les rémunérations patronales
(lire « 1000 milliards d’euros de profits en vingt ans : comment les labos sont devenus des monstres financiers »).
Côté face, cependant, les fabricants de médicaments sont soutenus à bout de bras par les pouvoirs publics et la collectivité, à tous les niveaux de la chaîne de valeur et de distribution. Difficile de donner des chiffres précis et fiables, notamment parce que les laboratoires préfèrent garder le maximum de discrétion sur cette dépendance.
Pourtant, ce sont bien les fonds publics, et non la « main invisible du marché », qui leur assurent des profits garantis d’année en année.