Un autre monde est possible avec Evo Morales

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Nitram
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par Nitram »

Anaïs a écrit : Développe...
Celui où 51,3% des Boliviens rejettent la possibilité pour un Président de faire plus de deux mandats mais c'est pas grave puisque les amis de Morales décident d'annuler le résultat et ce dernier décide de se présenter pour un 4e mandat.
vivarais
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par vivarais »

ce n'est pas la première fois qu'en Amérique du sud , ils élisent des présidents miracles
Lula au brésil ; Madura Venezuela etc
Désactivé
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par Désactivé »

Quand Anaïs sera t'elle internée SVP ?

Je m'attends très bientôt à un hommage à Kim de sa part. :siffle:
“Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes." Jacques-Bénigne Bossuet.
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par Victor »

Anaïs a écrit : Pense plutôt à aujourd'hui avec ses projets et idées qui vont dans le bon sens.
C'est drôle les plus grandes injustices trouvent toujours de bonnes raisons d'exister... mais pour le reste on cherche toujours à y mettre des bâtons dans les roues... et l'on est très soupçonneux.. C'est le monde à l'envers...
Pas étonnant qu'on n'avance pas avec tous ces boulets...
Enfin, quand on voit le culte de la personnalité autour de ce type ...
Quand même, il ne faut pas être méga-intelligent pour comprendre le truc.
La ficelle est quand même super grosse, tu ne trouves pas ?
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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Corvo
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par Corvo »

Anaïs a écrit : L'élection d'Evo Morales à la présidence de la Bolivie est un événement politique important. Elle est tout d'abord spectaculaire parce qu'elle s'est produite au premier tour. En outre, elle est la conséquence de ce qui a été appelé la «seconde guerre du gaz», qui a conduit le pays au bord de la guerre civile en juin 2005, et le président sortant Carlos Mesa à la démission.

Evo Morales n'est pas un vainqueur anodin non plus. C'est un Amérindien dans un pays qui compte plus de 60 % d'autochtones. Il est donc le premier président amérindien de Bolivie et même d'Amérique latine.

Il est l'ancien porte-parole des paysans producteurs de coca et le leader du Mouvement vers le socialisme (MAS), parti politique antiaméricain et anticapitaliste qui a joué un rôle important dans les guerres du gaz et qui est proche de Hugo Chávez et de Fidel Castro. Il est enfin le président du pays le plus pauvre d'Amérique latine et parmi les plus inégalitaires de la planète.

Cette élection a aussi une dimension régionale. La victoire de Morales, largement saluée en Amérique latine, est le symptôme d'un changement notable dans le rapport des forces idéologico-politiques de la région.

On peut y observer une nette dynamique antilibérale.

Ceci se traduit par l'arrivée au pouvoir de mouvements progressistes, ainsi que par une volonté d'appropriation collective des ressources naturelles.

Ainsi, en octobre 2004, pour la première fois dans l'histoire de l'Uruguay, un président de gauche a été élu et un référendum d'initiative populaire a conduit à inscrire dans la Constitution de cet Etat le fait que l'eau devienne un bien fondamental qui ne peut être l'objet d'une privatisation.

En novembre dernier, le sommet des Amériques en Argentine a montré à quel point certains pays, pour des raisons différentes d'ailleurs, pouvaient être opposés au projet de zone de libre-échange des Amériques (Zlea) soutenu par Washington.

Evo Morales, qui est très hostile à la Zlea, a promis, durant sa campagne, de nationaliser la principale ressource naturelle de la Bolivie, à savoir le gaz, dont le pays est le second producteur latino-américain, après le Venezuela, même s'il semble être plus prudent depuis son élection.

Enfin, l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales paraît importante pour ceux qui aspirent à transformer la société de façon radicale et qui souhaitent promouvoir un autre monde, donc pour la mouvance altermondialiste.

Elle est significative pour l'altermondialisme car les Amérindiens jouent un rôle fondamental dans la contestation de la mondialisation.

On peut considérer que le mouvement pionnier de l'altermondialisme et l'un de ses modèles a été le mouvement zapatiste des Amérindiens du Chiapas au Mexique.

Evo Morales lui-même a été l'une des grandes figures présentes à plusieurs reprises lors du Forum social mondial (FSM) à Porto Alegre. La Bolivie est également un pays mythique pour les altermondialistes: en 2000, la révolte populaire de Cochabamba, la troisième ville du pays, contre la privatisation de l'eau est considérée comme l'un des grands jalons de la lutte contre la «mondialisation néolibérale».

Cette révolte a abouti à la dénonciation de la concession accordée pour la distribution de l'eau potable dans la ville au consortium dirigé par l'entreprise américaine Bechtel. Les deux guerres du gaz ont été aussi des révoltes populaires, notamment d'Amérindiens, dénonçant la domination d'intérêts privés étrangers sur des ressources naturelles nationales.

Enfin, cette élection tend à redistribuer les cartes au sein de la mouvance altermondialiste, en particulier sur la question particulièrement sensible et controversée du débouché politique.

Si la tendance dominante, incarnée par les ONG ou Attac, refuse de voir la mouvance se transformer en un mouvement politique et aspirer à la prise du pouvoir ­ on l'a vu avec l'échec de l'idée de candidature Bové à la présidentielle de 2007 au nom d'une «gauche du non» ­, d'autres en son sein ou à sa lisière n'ont pas fait le deuil du pouvoir, de la révolution et du socialisme.

Ces derniers dirigent leur regard vers le Venezuela de Chávez, sa révolution bolivarienne et sa quête d'une nouvelle forme de socialisme. En effet, si l'espoir d'un «altermondialisme dans un seul pays» a été porté un temps par Lula au Brésil, il l'est aujourd'hui par le chavisme.

Ce n'est pas fortuit si la présence de Chávez a été le principal événement des deux grands rassemblements altermondialistes de 2005 en Amérique latine, le FSM de Porto Alegre et le contre-sommet des Amériques en Argentine. Une partie du FSM polycentré sera d'ailleurs organisé à Caracas ce mois-ci.

On peut supposer qu'Evo Morales devienne rapidement, lui aussi, une icône pour ceux qui aspirent à une politique de rupture vis-à-vis du capitalisme et des Etats-Unis.

Son élection représente un défi pour les altermondialistes, notamment européens, car elle met le doigt sur leurs deux principales faiblesses.

La première réside dans le fait qu'ils aspirent à changer le monde, mais sans prendre le pouvoir, ce qui génère nombre d'impatiences et de frustrations, alors que Morales, comme Chávez, va mettre en oeuvre une politique de rupture.

La seconde est que les mouvements altermondialistes européens ont beaucoup de difficultés à susciter un soutien, voire un intérêt, de la part des catégories populaires.

C'est même leur talon d'Achille. Or, en Amérique latine et en particulier en Bolivie, les mouvements contestataires ont une composition extrêmement populaire puisque, pour reprendre les termes de Bernard Cassen, président d'honneur d'Attac, leurs idées ont gagné les majorités en Bolivie.

La tentation de regarder la Bolivie de Morales comme le modèle à suivre risque donc d'être grande pour une partie notable des altermondialistes.

Dernier ouvrage paru: Altermondialisme, le nouveau mouvement d'émancipation ?

Eddy FOUGIER politologue.

Vous parlez de ce monde là ?..
https://www.letemps.ch/opinions/bolivie ... te-pouvoir

Si c'est votre modèle de démocratie grand bien vous fasse !.
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par Kelenner »

Nitram a écrit :
Anaïs a écrit : Développe...
Celui où 51,3% des Boliviens rejettent la possibilité pour un Président de faire plus de deux mandats mais c'est pas grave puisque les amis de Morales décident d'annuler le résultat et ce dernier décide de se présenter pour un 4e mandat.
Enfin là tu m'excuseras mais en 2005 tes amis ont demandé aux français (et aux néerlandais) ce qu'ils pensaient du traité constitutionnel, le rejet a été encore plus massif (et sur un sujet autrement plus important) et pourtant ils sont passés outre sans vergogne à peine deux ans plus tard... Donc les leçons de démocratie, franchement...
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par vincent »

Anaïs a écrit : Un petit monde discrédite radicalement tout acteur public défendant une pensée qui s'oppose par exemple à l'Union européenne ce rejet systématique d'une pensée met en danger la liberté d'expression, base protectrice de la démocratie.

Pepe Mujica, le président le plus pauvre | L'Humanité

https://www.humanite.fr/.../pepe-mujica ... uvre-51838...
28 mars 2013 - L'Uruguay a élu fin 2009 un président de gauche dont la ... détonnent dans cette Amérique latine ébahie, elle aussi, par le style sans chichi et ..

Qui sont les présidents d'Amérique latine ?
Hugo Chavez au Venezuela, Lula au Brésil, Evo Morales en Bolivie... L'Amérique latine se positionne clairement à gauche. Reste à savoir de quelle gauche il s'agit. Entre les « révolutionnaires » exsangues, comme Daniel Ortega au Nicaragua ou José Mujica en Uruguay, les populistes qui multiplient les promesses plus ou moins démagogiques de Caracas à La Paz, et la version social-démocratie du Costa Rica, tous les cas de figure se présentent. Mais la droite n'est pas en reste et a fait ces derniers temps un retour remarqué au Chili ou au Panama. Tour d'horizon des présidents d'un continent devenu incontournable sur l'échiquier politique mondial.


tousceux la , on fait " un autre monde".....
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par patbill »

Bonsoir,

qui d'entre vous est déjà allé en Bolivie ou en Amérique latine, pays proches comme le Pérou, ou une grande partie de la population vit encore dans les montagnes sans accès routier ??

quel est le pourcentage de la population qui a pu voter, et dans quelles conditions ?

quand on part de rien, on se contente de peu
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Re: Un autre monde est possible avec Evo Morales

Message par Fonck1 »

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"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
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“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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