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Dans certaines universités, une nouvelle doxa, défendue tant par les enseignants que par les organisations étudiantes, semble même se mettre en place. Plusieurs universitaires qui se sont opposés publiquement à ces idées se sont rapidement trouvés soupçonnés de racisme, à tel point que le thème est devenu tabou dans les amphis.
« Beaucoup de mes collègues plus jeunes font un peu dans leur froc et n’osent rien dire. Je me mets à leur place, si j’avais 40 ou 45 ans, je ne serais pas rassuré », alerte Jean-Louis Fabiani, professeur émérite de sociologie. Lui-même a été pris à partie, le 20 décembre dernier. Invité d’un cours à l’Ehess, il est interpellé par une étudiante se présentant comme « descendante d’esclave », qui lui reproche d’avoir signé une tribune contre le « décolonialisme » dans Le Point [1] et évoque sa « lutte de dominant ». Toute la classe applaudit. « Ça m’a blessé, raconte l’enseignant de 67 ans. On m’a accusé de racisme, et même si je m’en défends, on prétend faire ma psychanalyse en utilisant l’artifice rhétorique du racisme inconscient. C’est indigne. »
A l’origine de cette « guerre des facs » en germe, on retrouve une théorie sociologique élaborée en Californie, à la fin des années 80. Kimberlé Crenshaw, juriste et militante pour les droits civiques des Afro-Américains, développe à l’université de Los Angeles le concept d’« intersectionnalité », qui met en évidence les discriminations particulières subies par les personnes qui appartiennent à plusieurs minorités, qu’elles soient sexuelles, raciales ou sociales. En France, le principe reste en marge… jusqu’à la deuxième moitié des années 2000, où il commence à être cité dans certains cours. Une partie des disciples de Pierre Bourdieu, la chapelle la plus puissante de la sociologie française, accueille avec enthousiasme cette nouvelle notion, qui fait écho au principe de « domination » théorisé par leur maître. Selon celui-ci, les relations humaines obéissent à des rapports de force parfois tellement ancrés qu’ils sont inconscients. Une logique qui, poussée à l’extrême, permet de valider l’hypothèse d’un « privilège blanc ».
Le rayonnement du PIR
A partir de 2013, des thèses sont soutenues autour de ces sujets en sociologie puis en science politique. L’intersectionnalité permet de populariser dans les universités françaises les postcolonial studies, une discipline, elle aussi, purement américaine qui s’intéresse aux conséquences du passé colonial dans la société. « C’est une théorie séduisante… quand elle n’est pas instrumentalisée », commente Manuel Boucher, professeur de sociologie à l’université de Perpignan, un des rares enseignants à oser prendre la parole pour dénoncer un nouvel « identitarisme » à gauche.
Car, pour certains groupes, le postcolonial se mue rapidement en « décolonial ». Un groupuscule fondé en 2005 va connaître un rayonnement inattendu dans la sphère académique. Le Parti des indigènes de la République (PIR), animé par une salariée de l’Institut du monde arabe, Houria Bouteldja, défend l’idée que la « France reste un Etat colonial », au service des « Blancs ». Parmi ses soutiens, on retrouve de nombreux universitaires influents, comme Eric Fassin, professeur de science politique à Paris-VIII. Dans une tribune publiée dans Libération en novembre 2017, il défend les combats de la tête pensante du PIR, qui s’inscrivent, selon lui, « dans le camp de l’émancipation ». L’enseignant, grand invité des médias et notamment de France Culture, considère en revanche que « le racisme anti-Blancs n’existe pas pour les sciences sociales ». Son raisonnement ? Même si le caractère raciste de quelques agressions a pu être reconnu par la justice, on ne peut pas « faire comme si, quand on dit “sale Blanc”, ça résonnait avec toute une histoire ». A la différence supposée, par exemple, de l’esclavage ou de l’apartheid pour les Noirs…
Eric Fassin, qui n’a pas répondu à la sollicitation de Marianne, fait partie des universitaires les plus investis sur les questions intersectionnelles. Comme pour assurer une descendance à ses idées, il prend en charge un nombre impressionnant de doctorants : 10 début 2019. A l’inverse, les enseignants qui s’opposent au « décolonialisme » peuvent rapidement se retrouver persona non grata. Stéphane Dorin, qui s’était opposé à la venue de Houria Bouteldja à l’université de Limoges, en novembre 2017, affirme être depuis l’objet d’une cabale : « Le directeur de l’école doctorale m’a fait comprendre que je n’aurais plus aucun doctorant sous contrat tant qu’il sera là », ce que la direction nie vigoureusement. En décembre 2018, Stéphane Dorin a néanmoins été exclu de son laboratoire, le bourdieusien Groupe de recherches sociologiques sur les sociétés contemporaines, avant que le tribunal administratif de Limoges ne suspende la décision, en février dernier [2]. Pour les étudiants intéressés par une carrière universitaire en sciences sociales, l’adhésion au prisme intersectionnel, voire décolonial, est désormais un préalable, à en croire un jeune docteur en science politique : « Si tu n’es pas bourdieusien, et que tu n’as pas d’appétence pour les thèmes du genre et de la race, tu n’as vraiment pas beaucoup de chances d’obtenir un poste. »
Les préceptes indigénistes trouvent aussi un écho dans une partie croissante de la population étudiante. Pendant la lutte contre le projet de loi de sélection à l’université, des collectifs d’étudiants de Paris-I et de Paris-VIII ont organisé des ateliers en « non-mixité raciale ». Le signe le plus spectaculaire de l’attrait de ces thèses reste la mue de l’Unef. Dans son dernier tract distribué devant les universités, le syndicat dénonce « une société organisée pour les Blanc-h-es ». Il cite des « appareils photo » longtemps paramétrés « uniquement pour la peau blanche » ou des « programmes d’histoire » qui « invisibilisent les personnes non blanches et sont souvent occidentalo-centrés ». En quinze ans, la principale organisation étudiante a cédé aux thèses du PIR. Comme un symbole d’une gauche et d’un monde universitaire idéologiquement à la dérive."
Si c'est pas de l'obscurantisme ça...
Alors que le peuple français est le plus j'menfoutiste de la race du monde, ces sales cons essayent de toutes leurs forces d'y plaquer les mœurs ségrégationnistes US. .. et ceci payé par nos impôts. Qu'ils aillent au diable.