Les mouvements populistes sembleraient donc marquer le pas, et c'est une excellente nouvelle.C’était il y a six mois, presque une éternité. Matteo Salvini cavalait en tête des sondages, Boris Johnson trépignait à la porte de Downing Street, l’extrême droite autrichienne contrôlait plusieurs ministères régaliens et les populistes de droite rêvaient d’une percée décisive aux élections européennes. En coulisses, Steve Bannon, l’ancienne éminence grise de Donald Trump, s’activait pour convaincre ces formations de surmonter leurs divergences afin de «casser l’Europe». Et puis, d’un coup ou presque, les vents se sont inversés. Malgré une nette progression au soir du 26 mai, les formations de la droite eurosceptique ont échoué à atteindre la masse critique nécessaire pour être en mesure d’infléchir le fonctionnement des institutions européennes.
Au cœur de l’été, l’Autrichien Heinz-Christian Strache et le chef de la Ligue italienne ont tour à tour été renvoyés dans l’opposition. Boris Johnson, nommé premier ministre le 24 juillet, a successivement dû affronter la rébellion de députés conservateurs et la censure de la Cour suprême. L’AfD, en dépit de ses récentes victoires dans le Brandebourg, la Saxe et la Thuringe, se heurte toujours au cordon sanitaire que lui oppose la CDU d’Angela Merkel. Et voici que le Fidesz de Viktor Orban, indéboulonnable doyen des populistes européens, vient à son tour de subir un revers en perdant une dizaine de grandes mairies dont celle, très symbolique, de Budapest. Cette mauvaise passe est-elle conjoncturelle? Et s’explique-t-elle par des circonstances communes? Sans trancher, Dominique Reynié, le directeur de la Fondation pour l’innovation politique, observe: «De la même façon qu’il y a eu un cycle d’expansion lors duquel ces partis, l’un après l’autre, se sont installés dans le paysage politique, il semble bien qu’ils soient depuis peu entrés dans une phase de stagnation.»
● Quand le «système» fait de la résistance
Qui aurait imaginé un tel scénario? Face au coup de force de Matteo Salvini qui, le 8 août, a répudié son alliance avec le Mouvement 5 étoiles (M5S) pour réclamer des élections anticipées, le Parti démocrate italien a surmonté répugnances et rancœurs pour sceller un accord avec le parti de Luigi Di Maio. Cet attelage d’adversaires jadis à couteaux tirés leur a permis de neutraliser le chef de la Ligue. Pris de court, celui-ci en est d’abord réduit à dénoncer une combinazione ourdie au mépris des électeurs.
À lire aussi : Crise en Italie: on vous explique ce qui se passe et ce qui pourrait arriver
Mais face à la poussée des populismes de droite, les partis traditionnels considèrent de plus en plus volontiers que nécessité fait loi. En Suède, après des mois de tractations et d’incertitude, centristes et libéraux se sont résignés en janvier à soutenir la formation d’un énième gouvernement social-démocrate - malgré les appels d’une partie de la droite à faire alliance avec le parti anti-immigration des Démocrates de Suède.
Ces alliances de circonstance témoignent d’un effort pour s’adapter à un paysage politique de plus en plus fragmenté
Susi Dennison, chercheuse au centre de réflexion European Council on Foreign Relations
En Grande-Bretagne, une vingtaine de députés conservateurs ont temporairement rejoint les rangs de l’opposition pour empêcher Boris Johnson d’imposer son Brexit «quoi qu’il en coûte» le 31 octobre. Et à Budapest, la victoire de l’opposition aux municipales n’a été rendue possible que par le rapprochement entre une gauche jusqu’alors très morcelée et le parti d’extrême droite repenti Jobbik.
«Ces alliances de circonstance témoignent d’un effort pour s’adapter à un paysage politique de plus en plus fragmenté, analyse Susi Dennison, chercheuse au centre de réflexion European Council on Foreign Relations, mais elles ne peuvent faire reculer les mouvements populistes que de façon temporaire. À moyen terme, elles risquent de renforcer l’idée que ceux-ci incarnent le peuple face à la collusion des élites.» La large victoire remportée par la Ligue de Matteo Salvini, la semaine dernière, en Ombrie, en est un exemple.
● Une «captation» idéologique
Début septembre, la présidente du nouvel exécutif européen, Ursula von der Leyen, a fait sensation en annonçant la nomination d’un commissaire chargé de la «protection du mode de vie européen». Cette innovation a été interprétée par certains experts comme le signe que les populistes de droite, s’ils subissent des revers tactiques, gagnent la bataille des idées -notamment sur les questions d’immigration. Ils capitalisent sur une perception démultipliée de ce phénomène, comme l’a montré l’Eurobaromètre d’avril 2018.
En Italie, le pourcentage «ressenti» d’immigrés était de 24,6% alors que le pays en comptait en réalité 7%. Au Danemark, les sociaux-démocrates ont tiré les conséquences de cette sensibilité. Leur chef, la première ministre Mette Frederiksen, a opéré un virage à droite toute dès 2015. Elle s’est inspirée du Parti populaire danois (PPD, extrême droite) et a fait voter presque toutes les restrictions en matière d’immigration et d’intégration réclamées par la droite depuis quatre ans. Résultat: le PPD est en déroute.
Les populistes ne sont « ni les scénaristes de leur histoire, ni les artisans de leur succès, ils ont pris la vague. Leurs marges de progression sont celles de la crise »
Dominique Reynié
«Il y a une contamination par le style des populistes, qu’ils soient au pouvoir ou pas, explique Marc Lazar, professeur d’histoire et de sociologie politique et spécialiste de l’Italie. C’est un dilemme pour les partis traditionnels: est-ce qu’on va sur ce terrain ou essaie-t-on de contrer ces partis autrement? La grande question pour les combattre est de savoir comment reparler aux catégories populaires, et résorber la fracture culturelle qui se creuse.» Alain Dieckhoff, chercheur à Sciences Po et auteur d’un récent ouvrage intitulé Populismes au pouvoir, constate que «la reprise de certaines thématiques par les partis traditionnels peut avoir l’effet mécanique de diminuer l’influence de ces mouvements». «Ça marche, mais ça n’est pas miraculeux, nuance Dominique Reynié. Cela reste une stratégie de containment.»
● Un mouvement aux racines entremêlées
Trois grands facteurs se combinent pour expliquer l’émergence des mouvements populistes: les causes sociales liées aux politiques d’austérité, au chômage, au sentiment d’insécurité économique ; la défiance à l’égard des institutions et des grands partis «dont le délitement a ouvert la voie aux acteurs populistes», estime Dominique Reynié, et enfin une inquiétude plus culturelle liée à la crise du modèle d’intégration, ainsi qu’à une dilution des identités liée à la mondialisation. Contrairement aux années 1930, les populismes ont parfois prospéré dans des pays qui n’étaient pas frappés par une grave crise économique. C’est le cas en Autriche, en Pologne ou en République tchèque.
«Ces phénomènes sont susceptibles de devenir structurels ou en tout cas difficiles à résorber, notamment si les problèmes comme la question du creusement des inégalités ne sont pas traités par les pouvoirs et partis traditionnels, estime Alain Dieckhoff. Et si l’Europe plonge dans une autre récession ou subit une nouvelle vague d’attentats, ces formations ont encore la capacité de progresser.» Pour Dominique Reynié, les populistes ne sont «ni les scénaristes de leur histoire, ni les artisans de leur succès, ils ont pris la vague. Leurs marges de progression sont celles de la crise. Trois scénarios sont possibles: soit une crise de l’euro, soit une crise migratoire, soit une victoire de Le Pen en 2022.»
● Les populistes, combien de divisions?
Ce devait être l’acte fondateur de l’alliance des populistes de droite. Quelques jours avant les européennes, le 18 mai 2019, Matteo Salvini recevait en grande pompe à Milan Marine Le Pen (RN) et le Néerlandais Geert Wilders (PVV). Mais l’absence des deux poids lourds d’Europe centrale, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui refuse toute alliance avec Marine Le Pen, et le leader du parti polonais Droit et Justice (PiS), Jarosław Kaczynski, a révélé les divisions au sein de la mouvance populiste européenne.
À lire aussi : Orban se tient à distance de Le Pen: «Wauquiez m’a prévenu que c’était une ligne rouge»
«Certes l’idée de peuple-communauté, de démarcation par rapport aux étrangers, la défense d’une identité collective forte, ainsi que leur style, leur langage et leur volonté de faire de la politique autrement les rassemblent. Mais ce sont avant tout des nationalistes, qui défendent donc des intérêts nationaux divergents. Ils peuvent donner une impression de rassemblement tant qu’ils sont dans l’opposition, mais c’est plus compliqué au pouvoir», estime Alain Dieckhoff. «Leur impressionnante variété est peut-être la limite la plus importante à leur essor», confirme Marc Lazar, citant les désaccords entre Le Pen et Salvini sur l’économie, ou entre Salvini et Orban sur la relocalisation des réfugiés.
Leur rapport à certains «parrains» contribue aussi à les éloigner. Alors que la Ligue de Salvini, le RN ou plus récemment le FPÖ ont des liens financiers ou idéologiques avec Moscou, un parti comme le PiS est intrinsèquement antirusse. Quant à la tentative de Steve Bannon de forger une sorte d’amicale des droites populistes européennes, elle a fait long feu. En partie «parce qu’il n’avait pas grand-chose à offrir», estime Dieckhoff, mais aussi parce que certains de ces partis n’avaient guère envie d’être conseillés par un Américain.
● L’inexpérience, atout ou faiblesse?
Contrairement à ce qu’ils aimeraient faire croire dans leurs discours anti-élites et en se faisant passer pour des outsiders, les leaders populistes sont rarement des novices. Leurs promesses de changement immédiat portent tant qu’ils sont dans l’opposition, mais se heurtent à la réalité une fois aux affaires. En outre, leur rapport parfois fantaisiste à la réalité les pousse à formuler des promesses bien plus illusoires que le reste des politiques, comme l’ont montré l’Ukip ou les promoteurs les plus fervents du Brexit. Une fois au pouvoir, ils continuent à se comporter comme s’ils étaient encore dans l’opposition en rejetant la faute sur d’autres (la bureaucratie, les médias) pour justifier leur incapacité à mettre leur programme en œuvre.
«On a vu leurs faiblesses avec Marine Le Pen dans le débat de l’entre-deux-tours, ou avec la grosse erreur politique de Salvini cet été, note Marc Lazar. La grande question sera de savoir si les gens qui votent pour ces populistes le font par protestation ou commencent à croire ce qu’ils entendent, ajoute le spécialiste. Car si les populistes arrivent à “vertébrer” un électorat qui n’est pas seulement un électorat de protestation, alors les partis traditionnels auront du mal à les faire reculer.»
Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
De tout façon la raison des mouvements populistes c'est la précarité, les inégalités, et le manque de perspectives d'avenir allié à une crainte de déclassement. Si la conjoncture s'améliore il n'y a pas de raison que les citoyens votent pour des partis dont ils savent très bien qu'ils sont violents et destructeurs. De plus, la rhétorique guerrière, clivante, de l’extrême droite lasse assez vite.
10:5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
J'ai lu et j'ai retenu surtout que les tentatives de front commun populiste étaient vouées à l'échec, les divergences entre ce s nationalistes étaient insurmontables, que leur "crédibilité" était limitée à leur rôle d'opposant, car une fois au pouvoir, c'était la grande désillusion.
Et qu'enfin, il suffisait aux partis traditionnels de reprendre quelques thématiques porteuses chez les électeurs populistes, en édulcorant les solutions irréalistes de ces partis, pour les tenir loin des portes du pouvoir.
Mais attention à l'aggravation de la situation économique sous l'effet d'une crise de type "bulle" de 2008! Les ravages sur les populations à faible niveau de vie seront catastrophiques et les populistes durs en tireraient parti
Et qu'enfin, il suffisait aux partis traditionnels de reprendre quelques thématiques porteuses chez les électeurs populistes, en édulcorant les solutions irréalistes de ces partis, pour les tenir loin des portes du pouvoir.
Mais attention à l'aggravation de la situation économique sous l'effet d'une crise de type "bulle" de 2008! Les ravages sur les populations à faible niveau de vie seront catastrophiques et les populistes durs en tireraient parti
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
Je suis persuader que si MLP arrivait au pouvoir le RN mènerait à peu près la même politique que l'UMP, et pareil pour Mélenchon qui aurait en réalité la même politique que le PS, au final Salvini au pouvoir (partagé) finalement il a refoulé quelques bateaux qui secouraient les migrants en mer mais c'est tout.UBUROI a écrit : 02 novembre 2019 20:28 J'ai lu et j'ai retenu surtout que les tentatives de front commun populiste étaient vouées à l'échec, les divergences entre ce s nationalistes étaient insurmontables, que leur "crédibilité" était limitée à leur rôle d'opposant,[highlight] car une fois au pouvoir, c'était la grande désillusion.[/highlight]
Et qu'enfin, il suffisait aux partis traditionnels de reprendre quelques thématiques porteuses chez les électeurs populistes, en édulcorant les solutions irréalistes de ces partis, pour les tenir loin des portes du pouvoir.
Mais attention à l'aggravation de la situation économique sous l'effet d'une crise de type "bulle" de 2008! Les ravages sur les populations à faible niveau de vie seront catastrophiques et les populistes durs en tireraient parti
Concrètement que ce soit Trump, Bolsonaro, ou n’importe quel populiste au pouvoir en Europe , yen a absolument aucun qui a radicalement changer la politique de son pays, peu importe pour qui les gens votent la politique est (en dehors de la com et de petits trucs à la marge) toujours la même, la démocratie est une illusion et les mouvement spontané et désorganiser seront de plus en plus nombreux.
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
oui, reprendre les thématiques en discours et surtout, rester dans l'immobilisme en faisant semblant d'agir de temps en temps, voire forcer un peu le trait sur ces sujets ... parce qu'il faut maintenir les partis populistes à un haut niveau pour conserver le pouvoir via des votes de rejet ...UBUROI a écrit : 02 novembre 2019 20:28 J'ai lu et j'ai retenu surtout que les tentatives de front commun populiste étaient vouées à l'échec, les divergences entre ce s nationalistes étaient insurmontables, que leur "crédibilité" était limitée à leur rôle d'opposant, car une fois au pouvoir, c'était la grande désillusion.
Et qu'enfin, il suffisait aux partis traditionnels de reprendre quelques thématiques porteuses chez les électeurs populistes, en édulcorant les solutions irréalistes de ces partis, pour les tenir loin des portes du pouvoir.
Mais attention à l'aggravation de la situation économique sous l'effet d'une crise de type "bulle" de 2008! Les ravages sur les populations à faible niveau de vie seront catastrophiques et les populistes durs en tireraient parti
c'est à ça qu'on joue depuis des années en France, mais les citoyens sont de moins en moins dupes
on est aussi bons pour brandir les épouvantails contre le populisme que pour le nourrir ; pourquoi changer une stratégie qui gagne ... pour l'instant ...
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
ma foi, si tu n'as pas remarqué que Trump a changé la politique de son pays (au moins du côté international) c'est que tu ne vois rien à ce qu'il se passe dans le monde.Brouette a écrit : 02 novembre 2019 20:59Je suis persuader que si MLP arrivait au pouvoir le RN mènerait à peu près la même politique que l'UMP, et pareil pour Mélenchon qui aurait en réalité la même politique que le PS, au final Salvini au pouvoir (partagé) finalement il a refoulé quelques bateaux qui secouraient les migrants en mer mais c'est tout.UBUROI a écrit : 02 novembre 2019 20:28 J'ai lu et j'ai retenu surtout que les tentatives de front commun populiste étaient vouées à l'échec, les divergences entre ce s nationalistes étaient insurmontables, que leur "crédibilité" était limitée à leur rôle d'opposant,[highlight] car une fois au pouvoir, c'était la grande désillusion.[/highlight]
Et qu'enfin, il suffisait aux partis traditionnels de reprendre quelques thématiques porteuses chez les électeurs populistes, en édulcorant les solutions irréalistes de ces partis, pour les tenir loin des portes du pouvoir.
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"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
pour l'instant en Europe les mouvements populistes ont un groupe commun au parlement européen
et les mouvements populistes ne cessent de croitre dans chaque pays " même hors UE"
chaque élection intermédiaire le prouve : la dernière celle du länder de Thuringe en Allemagne à un point du premier parti
alors qu'il était 5 IIème à l'élection précédente dans de länder
pour refuser la réalité et se perdre en incantation
en GB les pro bréxit sont ils populistes ou pas
personne n'ose le dire alors qu'ils comparent le repli sur soit même comme étant populiste
et les mouvements populistes ne cessent de croitre dans chaque pays " même hors UE"
chaque élection intermédiaire le prouve : la dernière celle du länder de Thuringe en Allemagne à un point du premier parti
alors qu'il était 5 IIème à l'élection précédente dans de länder
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
C'est pourtant loin d'être le raz de marée en faveur de tes idées, vivarais.
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
tu es sérieux?vivarais a écrit : 03 novembre 2019 09:21 pour l'instant en Europe les mouvements populistes ont un groupe commun au parlement européen
et les mouvements populistes ne cessent de croitre dans chaque pays " même hors UE"
chaque élection intermédiaire le prouve : la dernière celle du länder de Thuringe en Allemagne à un point du premier parti
alors qu'il était 5 IIème à l'élection précédente dans de länder
pour refuser la réalité et se perdre en incantation
en GB les pro bréxit sont ils populistes ou pas
personne n'ose le dire alors qu'ils comparent le repli sur soit même comme étant populiste
Ces partis, pour qui la construction européenne est antidémocratique, ne parviennent pas à s’unir pour former un bloc politique au Parlement.
https://www.lemonde.fr/international/vi ... _3210.html
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
Tout dépend du pays considéré:
Il semble qu'à l'Est (Pologne, Hongrie...) l'avenir politique appartient aux populistes
En Italie ,Salvini apparait comme le futur leader
En France, l'avenir des populistes est obéré par MLP en raison du rejet profond de son nom par une majorité.
Il semble qu'à l'Est (Pologne, Hongrie...) l'avenir politique appartient aux populistes
En Italie ,Salvini apparait comme le futur leader
En France, l'avenir des populistes est obéré par MLP en raison du rejet profond de son nom par une majorité.
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
Migrants plus misère, la recette idéale pour faire monter le populisme.
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
tu penses pas qu'ils vont faire comme l’Autriche avec le FPO?berger141 a écrit : 03 novembre 2019 11:08 Tout dépend du pays considéré:
Il semble qu'à l'Est (Pologne, Hongrie...) l'avenir politique appartient aux populistes
c'est pour cela qu'il a perdu les dernières élections?En Italie ,Salvini apparait comme le futur leader
l'avenir? je dirais la défaite.En France, l'avenir des populistes est obéré par MLP en raison du rejet profond de son nom par une majorité.
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
étonnamment pourquoi ont il formé un groupe parlementaire déjà lors du précèdent mandat et renouvelé ce coup ciFonck1 a écrit : 03 novembre 2019 09:59tu es sérieux?vivarais a écrit : 03 novembre 2019 09:21 pour l'instant en Europe les mouvements populistes ont un groupe commun au parlement européen
et les mouvements populistes ne cessent de croitre dans chaque pays " même hors UE"
chaque élection intermédiaire le prouve : la dernière celle du länder de Thuringe en Allemagne à un point du premier parti
alors qu'il était 5 IIème à l'élection précédente dans de länder
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en GB les pro bréxit sont ils populistes ou pas
personne n'ose le dire alors qu'ils comparent le repli sur soit même comme étant populiste
Ces partis, pour qui la construction européenne est antidémocratique, ne parviennent pas à s’unir pour former un bloc politique au Parlement.
https://www.lemonde.fr/international/vi ... _3210.html
il y a ce que les médias racontent et les faits tangibles
le groupe de ceux qu'on s'entete à appeler extrême droite : Identité et démocratie »
est composé de 73 deputés
à savoir que pour former un groupe il faut au minimum 25 députés de 7 pays différents
et ils sont 73 députés et de 9 pays autres fois faisant partie de l'Europe des 15
c'est à dire hors les anciens pays du bloc sovietique (pologne les 4 pays baltes ;la hongrie etc )
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
petite groupe qui ne sert à rien.
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Re: Quel avenir pour les mouvements populistes en Europe?
Sans être aussi tranché, je suis globalement d'accord. La "démocratie" dans laquelle on vit est fortement contrôlée, et les marges de manoeuvre des dirigeants politiques relativement minces. On l'a vu en Grèce, en Italie, en Autriche, partout où des mouvements considérés comme "radicaux" sont parvenus au pouvoir, et ont finalement mené peu ou prou la même politique que leurs prédécesseurs. Le RN au pouvoir, ce serait globalement la même soupe que l'UMP ou LREM, mesures anti-travailleurs, pro-riches, avec une petite touche de xénophobie pour ne pas trop décevoir la base de leur électorat, mais rien de radicalement différent. Mélenchon ferait du PS des années 90, avec quelques biscuits pour faire passer la pilule. Trump a un peu plus de marge car il dirige la première puissance mondiale, mais même lui n'a que peu de prise sur l'économie et la plupart des grands mouvements de fond qui échappent largement à tout contrôle. Lagarde à la tête de la BCE a en réalité plus de pouvoir que Macron, sans parler des grands milliardaires qui font la pluie et le beau temps.Brouette a écrit : 02 novembre 2019 20:59Je suis persuader que si MLP arrivait au pouvoir le RN mènerait à peu près la même politique que l'UMP, et pareil pour Mélenchon qui aurait en réalité la même politique que le PS, au final Salvini au pouvoir (partagé) finalement il a refoulé quelques bateaux qui secouraient les migrants en mer mais c'est tout.UBUROI a écrit : 02 novembre 2019 20:28 J'ai lu et j'ai retenu surtout que les tentatives de front commun populiste étaient vouées à l'échec, les divergences entre ce s nationalistes étaient insurmontables, que leur "crédibilité" était limitée à leur rôle d'opposant,[highlight] car une fois au pouvoir, c'était la grande désillusion.[/highlight]
Et qu'enfin, il suffisait aux partis traditionnels de reprendre quelques thématiques porteuses chez les électeurs populistes, en édulcorant les solutions irréalistes de ces partis, pour les tenir loin des portes du pouvoir.
Mais attention à l'aggravation de la situation économique sous l'effet d'une crise de type "bulle" de 2008! Les ravages sur les populations à faible niveau de vie seront catastrophiques et les populistes durs en tireraient parti
Concrètement que ce soit Trump, Bolsonaro, ou n’importe quel populiste au pouvoir en Europe , yen a absolument aucun qui a radicalement changer la politique de son pays, peu importe pour qui les gens votent la politique est (en dehors de la com et de petits trucs à la marge) toujours la même, la démocratie est une illusion et les mouvement spontané et désorganiser seront de plus en plus nombreux.