Jean de Meung a écrit : 22 novembre 2019 10:15
Les prières de rue j'y suis totalement opposé et c'est un non-sens que personne n'ait le courage de les évacuer manu-militari. La République n'a pas à courber l'échine devant ces inopportuns, elle ne le fait pas avec les GJ ! Mais je ne pense pas qu'il y ait encore beaucoup de prières de rue aujourd'hui.
Les tranches horaires, si ça ne gêne personne d'autre, pourquoi pas, et à condition que ce soit réservée à toutes les femmes, pas seulement aux femmes musulmanes.
Ce que tu appelles repas communautaire est un repas sans porc. En quoi ça gène quelqu'un qu'un gamin puisse manger autre chose que du porc, ou n'en pas manger ? On fait bien des repas végétariens, non ? Et il doit bien exister des repas adaptés pour les gosses souffrant de maladies spécifiques, non ? Alors franchement, un repas sans jambon, tu parles d'une affaire ! Cela étant, ces familles peuvent tout aussi bien retirer leurs gosses de la cantine.
La loi parle de signes os-ten-ta-toires. Pas sûr que l'habit d'une nonne le soit sachant qu'elles ont toujours porté ce type d’uniforme qui les caractérise depuis des siècles.
C'est marrant mais je fais à peu près l'analyse inverse sur l'échelle de "gravité" des revendications diverses.
Les prières de rue pour moi c'est vraiment de la foutaise, déjà ça concerne à peu près deux rues en France un quart d'heure par semaine, faute de place, c'est purement un problème matériel exploité politiquement par des cyniques et alors que ça ne dérange pour ainsi dire personne.
Les horaires dans les piscines, de la même façon ça n'existe pour ainsi dire pas, il me semble qu'il y a eu quelques vagues demandes qui ont été aussitôt refoulées à fort juste raison, à ma connaissance ça n'a jamais existé nulle part. Mais sur le principe, ça me semble inacceptable.
En fait moi ce que je trouve le plus choquant, ce sont bien les repas dans les cantines, car c'est imposer des prescriptions religieuses à des services publics FACULTATIFS qui sont là pour rendre service à des parents, mais n'ont logiquement pas à se plier à leurs injonctions. On peut évidemment se dire que se contenter de proposer des repas sans porc est un aménagement raisonnable pour permettre à la majorité des gamins de fréquenter les cantines scolaires, mais en réalité ça pose une multitude de problèmes : pourquoi accepter les repas sans porc pour les juifs et les musulmans, et pas par exemple les repas végétariens pour les adeptes, ou sans boeuf pour les hindous ? Devra-t-on aussi prendre en considération les plaintes de parents dont les mômes auraient mangé du porc par inadvertance, ou ceux qui se plaindraient que les aliments auraient été préparés dans des marmites qui auraient contenu du porc ? Et puis quand tu commences à accepter cela, c'est l'engrenage, tu as ensuite des demandes de repas sans viande, ou halal, ou casher, c'est une escalade sans fin. Sans compter que dans les écoles où le service se fait à table, la seule solution est de créer des tables de juifs et musulmans et des tables de "mécréants"... quand on ne décide pas de supprimer purement et simplement le porc pour éviter les problèmes.
Non, pour moi ça ne devrait pas exister, la cantine ce n'est pas un restaurant, un seul menu pour tout le monde et celui qui n'est pas content se démerde pour faire manger son gamin à l'extérieur.