Si vous voulez lire l'édition complète :Peu avant la publication du décret n°2018-965 du 8 novembre 2018 portant création d’une indemnité spécifique de haute responsabilité, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], avait admis, devant les sénateurs, qu’un tel sujet était « difficile à porter » car il n’était « pas populaire. »
Pour autant, et s’agissant des rémunérations, le général Lecointre fit valoir à l’époque, en citant les rapports du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire, que les « plus maltraités » étaient « les têtes de pyramide des armées. » Et d’ajouter : « Aujourd’hui, à niveau de qualification et de responsabilité identique, c’est parmi les cadres militaires, par rapport à la haute fonction publique, et non parmi les sous-officiers ou les militaires du rang, que l’on observe le plus fort décalage. »
D’où l’instauration de cette « indemnité spécifique de haute responsabilité » [ISHR], composée d’une « part fonctionnelle » versée mensuellement afin de tenir compte des « responsabilités exercées dans la conception, la coordination ou la conduite des politiques publiques de défense, des sujétions particulières et du niveau d’encadrement afférents aux emplois occupés », ainsi que d’une « part variable tenant compte des résultats obtenus dans l’exercice de ces fonctions versée annuellement, en une ou deux fractions, et non reconductible automatiquement d’une année sur l’autre. »
Selon les explications données par le ministère des Armées, la création de cette ISHR visait à « donner une base juridique robuste au régime de rémunération des officiers généraux occupant des postes de haute responsabilité dans l’administration centrale du ministère des armées », à « simplifier, rationaliser et harmoniser la rémunération des officiers généraux » et à « moderniser la rémunération des officiers généraux, en tenant compte notamment du niveau de responsabilité inhérent à l’emploi occupé [part fixe] et des résultats obtenus dans cet emploi [part variable].
« Le dispositif de l’ISHR se substitue à l’ensemble des primes de qualification et de spécialité auxquelles peuvent prétendre les officiers généraux. Ces primes sont en effet souvent génératrices de différences de rémunération injustifiées à niveau d’emploi équivalent. Prime unique et modulable, l’ISHR offre une souplesse de gestion adaptée aux spécificités du haut encadrement militaire et garantit une plus grande équité des rémunérations à responsabilité équivalente », avait encore plaidé le ministère des Armées.
Au 1er janvier 2019, 59 officiers généraux, répartis selon 7 groupes, étaient éligibles à cette indemnité. Mais cette année, ils seront plus nombreux.
En effet, selon un arrêté figurant dans le Journal Officiel [JORF] du 31 décembre 2019, ils seront 32 officiers généraux de plus à pouvoir y prétendre.
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Les rémunérations prévues par le décret du 8 novembre 2018 n’ont, a priori, pas été augmentées. Pour rappel, leur montant total [part fonctionnelle + part variable] peut atteindre, au maximum, les 39.500 euros pour les officiers généraux relevant du groupe 5 et les 81.500 euros pour ceux appartenant au groupe 1.
http://www.opex360.com/2020/01/03/la-li ... te-signifi
Je signale simplement que les salaires des hommes du rang et des gendarmes ont été "gelé" (comme pour les fonctionnaires) depuis 2008 et que les passages d'un grade a l'autre a terriblement augmenté !
Je suis en train de chercher les salaires,primes,logement, voiture, chauffeurs...etc que touchent nos haut généraux (ainsi que ceux qui sont a la retraite).....
