Cela est erroné, selon moi, au sens où, comme je le disais, l'interdiction/condamnation consécutive à l'incitation à la haine, aux propos racistes ou autres est profondément relative. En effet, ces notions sont très loin d'être limpides. Que mettre dans "l'incitation à la haine" ? Tout dépend de l'interprétation de chacun et finalement, de manière plus générale, de son propre paradigme.Crapulax a écrit : 20 janvier 2020 14:05
Il y a la même liberté d'expression pour les uns et les autres puisque tout est défini par la justice.
Et si certains défendent la liberté d'expression tout en voulant s'en servir pour entraver la loi ils en assumeront pénalement les conséquences.La donne est claire pour tout le monde à la base.
Par contre il est possible de débattre de "ce qui dérange"..A condition d'avoir une discussion qui pour le coup devra être en cohérence avec les faits tout en étant précis.
C'est aussi ce qui empêche les affabulations ou les pensées idéologiquement téléguidées.
Ainsi, si j'interprète mal les propos de quelqu'un ou que mes schèmes de perception sont à des années lumière des siens, alors en résultera une forte probabilité que je perçoive de l'incitation à la haine ou du racisme à travers certaines critiques qu'il serait susceptible de formuler à l'encontre de tel ou tel groupe de personnes. C'est dire si la subjectivité inhérente à mon être est prépondérante dans l'analyse et le bilan que j'aurais à faire concernant les propos de quelqu'un.
Le juge qui sera chargé de considérer et potentiellement de restreindre la liberté d'expression des gens n'échappe pas à ce schéma. Ainsi, la loi étant trop floue, sur certains points, dans l'encadrement de la liberté d'expression, c'est finalement une poignée d'individus qui imposent leur conception à la France entière (conception variant selon le juge). Ces individus ne vivant pas hors sol et étant pleinement intégrés à notre société, ceux-ci se font donc également plus ou moins influencés par celle-ci en intériorisant les normes de pensées majoritaires, ce qui fait que la censure officieuse (à l'oeuvre dans les médias) qui s'avère être parfaitement discriminante par-ailleurs, peut également se retrouver en certaines occasions au niveau du cadre officiel posé par les lois.
Ainsi la liberté d'expression n'est certainement pas la même pour tous.

