https://www.ifop.com/publication/bonheu ... ntreprise/
SONDAGE 21/01/2020
BONHEUR, SENS DU TRAVAIL ET RAISON D’ÊTRE : LE REGARD DES SALARIÉS FRANÇAIS SUR L’ENTREPRISE
82% des salariés considèrent que l’entreprise est responsable de leur bonheur. Alors qu’à Davos, les grandes entreprises multiplient les engagements planétaires, un sondage IFOP pour Philonomist montre que les salariés français demandent à l’entreprise de se recentrer sur ses missions premières, de « cultiver son jardin ». Ils expriment en même temps une forte demande, insatisfaite, de bonheur, de reconnaissance, d’association aux décisions, et de sens.
Pour les Français, ce n’est pas à l’entreprise de résoudre les dérèglements mondiaux. Ils jugent, à une écrasante majorité, l’Etat plus crédible face au réchauffement climatique, aux inégalités, ou à la pauvreté. Quant à la « raison d’être », promue par la loi Pacte, ils en ont aussi une vision très classique : avant tout « servir ses clients » (35%) ou « faire du profit » (34%), mais 12% toutefois répondent « rendre le monde meilleur ».
Les salariés français seraient-ils des disciples de Milton Friedman, qui pensait que « la seule et unique responsabilité sociale de l’entreprise, c’est d’accroître ses profits » ? Ce serait faire une lecture très partielle car les répondants expriment aussi une grande frustration, et une très grande demande inassouvie de bonheur, de reconnaissance, d’implication et de sens.
Frustration d’abord : 49% se disent parfois amenés à agir contre leurs valeurs, 46% se disent parfois infantilisés par leur hiérarchie. Et si l’on transpose la vision du travail de Hannah Arendt dans la Condition de l’homme moderne, entre le « labeur » (aliénant car toujours recommencé), l’« œuvre » (dont le résultat est visible), et l’« action » (qui change le monde), 28% seraient dans le labeur, « pris dans un flux dont ils ne voient pas le résultat ».
Mais cette frustration est l’envers d’une attente considérable. 82% estiment l’entreprise responsable du bonheur de ses salariés. Or cette attente n’est pas purement hédoniste : elle est associée à un engagement dans le collectif. Ainsi 77% voudraient que l’entreprise fonctionne comme une démocratie pour ses salariés, et 58% s’estiment liés à l’entreprise au-delà du contrat de travail. Enfin, 37% seraient prêts à gagner moins en échange d’un travail qui ait un sens.
Ces résultats confirment l’expérience rencontrée sur le terrain, en entreprise, par Philonomist.lab. Faire entrer la philosophie en entreprise n’est plus perçu aujourd’hui comme une étrangeté, mais plutôt comme une nécessité. Les collaborateurs demandent à être traités en adultes, à débattre de la finalité de leurs actions, et plus seulement à exécuter. De leur côté les directions veulent partager le savoir et inciter les collaborateurs à poser les bonnes questions.
Vision des français de l 'entreprise IFOP VS Martinez
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vincent
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vivarais
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Re: Vision des français de l 'entreprise IFOP VS Martinez
dans le passé , les gens étaient heureux de parler de leur entreprise et de leur travail
aujourd'hui ce n'est plus le cas car ils ne savent pas si demain ils seront toujours dans cette entreprise
aujourd'hui les gens vont au boulot par nécessité en espérant pouvoir y retourner le lendemain
un sondage a montré que les gens etaient plus préoccupés par la perte d'un emploi que la perte d'un conjoint (divorce ou mort)
aujourd'hui ce n'est plus le cas car ils ne savent pas si demain ils seront toujours dans cette entreprise
aujourd'hui les gens vont au boulot par nécessité en espérant pouvoir y retourner le lendemain
un sondage a montré que les gens etaient plus préoccupés par la perte d'un emploi que la perte d'un conjoint (divorce ou mort)
- sofasurfer
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Re: Vision des français de l 'entreprise IFOP VS Martinez
La philosophie de l'entreprise, c'est de faire du profit et de proposer des primes et promotions en fonction des résultats. proposez une forte prime au plus philantrope des salariés, soyez certain qu'il va se défoncer pour l'avoir, il ne sera plus question de rendre un monde meilleur. C'est la loi du genre...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne
Pierre Desproges
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vincent
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Re: Vision des français de l 'entreprise IFOP VS Martinez
encore un sondage sans vainqueur , sans vaincu ; il montre que les gens ont une vision plus positive de l' entreprise que FI et FN et tous les oiseaux de mauvaise augure , c' est trés agréable comme résultatvincent a écrit : 02 février 2020 10:31 https://www.ifop.com/publication/bonheu ... ntreprise/
SONDAGE 21/01/2020
BONHEUR, SENS DU TRAVAIL ET RAISON D’ÊTRE : LE REGARD DES SALARIÉS FRANÇAIS SUR L’ENTREPRISE
82% des salariés considèrent que l’entreprise est responsable de leur bonheur. Alors qu’à Davos, les grandes entreprises multiplient les engagements planétaires, un sondage IFOP pour Philonomist montre que les salariés français demandent à l’entreprise de se recentrer sur ses missions premières, de « cultiver son jardin ». Ils expriment en même temps une forte demande, insatisfaite, de bonheur, de reconnaissance, d’association aux décisions, et de sens.
Pour les Français, ce n’est pas à l’entreprise de résoudre les dérèglements mondiaux. Ils jugent, à une écrasante majorité, l’Etat plus crédible face au réchauffement climatique, aux inégalités, ou à la pauvreté. Quant à la « raison d’être », promue par la loi Pacte, ils en ont aussi une vision très classique : avant tout « servir ses clients » (35%) ou « faire du profit » (34%), mais 12% toutefois répondent « rendre le monde meilleur ».
Les salariés français seraient-ils des disciples de Milton Friedman, qui pensait que « la seule et unique responsabilité sociale de l’entreprise, c’est d’accroître ses profits » ? Ce serait faire une lecture très partielle car les répondants expriment aussi une grande frustration, et une très grande demande inassouvie de bonheur, de reconnaissance, d’implication et de sens.
Frustration d’abord : 49% se disent parfois amenés à agir contre leurs valeurs, 46% se disent parfois infantilisés par leur hiérarchie. Et si l’on transpose la vision du travail de Hannah Arendt dans la Condition de l’homme moderne, entre le « labeur » (aliénant car toujours recommencé), l’« œuvre » (dont le résultat est visible), et l’« action » (qui change le monde), 28% seraient dans le labeur, « pris dans un flux dont ils ne voient pas le résultat ».
Mais cette frustration est l’envers d’une attente considérable. 82% estiment l’entreprise responsable du bonheur de ses salariés. Or cette attente n’est pas purement hédoniste : elle est associée à un engagement dans le collectif. Ainsi 77% voudraient que l’entreprise fonctionne comme une démocratie pour ses salariés, et 58% s’estiment liés à l’entreprise au-delà du contrat de travail. Enfin, 37% seraient prêts à gagner moins en échange d’un travail qui ait un sens.
Ces résultats confirment l’expérience rencontrée sur le terrain, en entreprise, par Philonomist.lab. Faire entrer la philosophie en entreprise n’est plus perçu aujourd’hui comme une étrangeté, mais plutôt comme une nécessité. Les collaborateurs demandent à être traités en adultes, à débattre de la finalité de leurs actions, et plus seulement à exécuter. De leur côté les directions veulent partager le savoir et inciter les collaborateurs à poser les bonnes questions.
et 58% s’estiment liés à l’entreprise au-delà du contrat de travail. Enfin, 37% seraient prêts à gagner moins en échange d’un travail qui ait un sens.
ils en ont aussi une vision très classique : avant tout « servir ses clients » (35%) ou « faire du profit » (34%), mais 12% toutefois répondent « rendre le monde meilleur ».
Bref on est a mille lieu du diagnostic de Martinez
- Mickey
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Re: Vision des français de l 'entreprise IFOP VS Martinez
Qu'est ce que c'est que ces poncifs puants le cirage de pompes.
Comment peut-on vouloir gagner moins dans un pays où la part du loyer représente 60% du salaire et pour ma part, le seul lien que j'ai avec mon employeur, c'est avec son chèque de paye.
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vincent
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Re: Vision des français de l 'entreprise IFOP VS Martinez
Mickey a écrit : 03 février 2020 17:45 Qu'est ce que c'est que ces poncifs puants le cirage de pompes.
Comment peut-on vouloir gagner moins dans un pays où la part du loyer représente 60% du salaire et pour ma part, le seul lien que j'ai avec mon employeur, c'est avec son chèque de paye.
Je pense que ce type de lien doit amplement lui suffir .
Pourquoi qualifiez vous ces votes positifs de cirage de botte? je pense que vous êtes incapable d' aller trés loin dans la relation , d ou votre amertume .
Je n' ai jamais ciré les pompes a quelque patron que ce soit , ça doit se voir , et on n' aime pas ce genre de personage . Oui il y a des gens qui aiment bien leur travail , qui ont des relations normales avec leur hiérarchie , et d' autres ,comme vous pour qui aller bosserest un supplice ,c'est pas le patron qui a des pb,c'est vous
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oups
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Re: Vision des français de l 'entreprise IFOP VS Martinez
La n'est pas la question , suffit pas de payer plus un individu pour que sa competence augmente .sofasurfer a écrit : 03 février 2020 08:49 La philosophie de l'entreprise, c'est de faire du profit et de proposer des primes et promotions en fonction des résultats. proposez une forte prime au plus philantrope des salariés, soyez certain qu'il va se défoncer pour l'avoir, il ne sera plus question de rendre un monde meilleur. C'est la loi du genre...
D'ailleurs les enseignants se disent tres competents et tres mal payes .Vous voyez bien que c'est pas lié en fait
Et puis l'histoire de celui qui va se defoncer , la aussi on brode .Moi si j'me defonce pour courir le 100 metres en 10 scdes , j'y arriverai pas tout de meme , autant buller .