j'ouvre un fil pour parler du procès Bernard Squarcini dont on ne trouve étrangement aucune trace sur internet alors qu'il est mis en examen depuis le 28 septembre 2016.
Le 26 septembre 2016, il est placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris notamment pour « violation du secret de l’instruction », « entraves aux investigations », « trafic d’influence » et « compromission ».
Après deux jours de garde à vue, Squarcini est mis en examen pour de nombreux chefs d'accusation tels que « violation du secret de l'enquête », « trafic d'influence », « détournement de fonds publics », « compromission », « entrave aux investigations », « faux en écriture publique et usage », « recel de violation du secret de l'instruction », « atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique ».
https://www.lemonde.fr/police-justice/a ... 53578.html
Une affaire très grave pour lui et pour l'état. Déjà entendu dans le cadre des assassinats de Mérah pour lesquels la DCRI (il en était le directeur à l'époque) n'avait réagit que très (et trop) tardivement et déjà condamné à €8000 d'amende dans l'affaire des fadettes du Monde Squarcini est cette fois ci clairement accusé d'avoir abusé de son statut d'ancien chef des services secrets pour rendre service à des amis (grosso modo).
https://www.nouvelobs.com/justice/20161 ... ncore.html
Bizarrement et bien qu'il ait été mis en examen depuis plus de 3 ans on ne parler nulle part sur internet de son procès à venir. Silence radio...
Marianne en 2010 est le seul journal a vraiment avoir décrit l'étendue du problème :
https://www.marianne.net/politique/pour ... -de-l-etat
On est loin, pour le moment, de dossiers pouvant concerner directement Nicolas Sarkozy, mais d’autres enquêtes sont en cours à partir des documents saisies chez Bernard Squarcini, mis en examen pour trafic d’influence, recel de violation du secret de l’instruction et faux en écriture publique. « Ce n’est pas un problème politique, mais un problème de consanguinité du système avec lui-même, analyse le criminologue Alain Bauer. Tant qu’on n’a pas dépassé l’âge de la retraite, tout le monde se traite avec une bienveillance naturelle. Ne sachant pas de quoi sera faite la prochaine alternance, personne ne veut insulter l’avenir… ». Une forme de porosité à la française qui devrait donner du fil à retordre à la justice, en particulier au procureur de la république François Mollins, qui sait combien la lutte contre le terrorisme doit à la DGSI.
Personnellement je hais Squarcini ; j'aimerais bien qu'il finisse en taule et je voudrais en savoir plus sur son futur procès
