.............................................Retraites: Les motions de censure rejetées par l’Assemblée.........................................
Sans surprise, les motions de la droite et de la gauche ont été rejetées, mardi soir, permettant l’adoption du projet de réforme des retraites en première lecture.
Après le choix d’Édouard Philippe d’utiliser le 49.3 sur la réforme des retraites, l’opposition a vivement réagi mardi à l’Assemblée. D’abord lors des questions au gouvernement. Puis lors de l’examen des deux motions de censure, respectivement déposées par Les Républicains et par l’alliance des socialistes, des communistes et des Insoumis. Certains, comme le député LFI Adrien Quatennens, ont ainsi dénoncé un «LBD parlementaire». Quand d’autres, comme l’élu LR Damien Abad, ont considéré que le recours à cet outil constitutionnel, qui permet un passage en force, est généralement annonciateur d’un «Waterloo politique».
«Ce que nous rejetons, c’est la précipitation et la brutalité de la méthode utilisée, à l’issue d’un Conseil des ministres qui devait être consacré au coronavirus, et ceci pour des raisons de pure tactique politique», a dénoncé le président du groupe LR à l’Assemblée, Damien Abad, en défendant la première motion de censure. À la tribune, pendant une trentaine de minutes, le président des députés LR a pointé le «cynisme» et l’«amateurisme» du chef du gouvernement, responsable à ses yeux de «l’enlisement du débat» et du «fiasco parlementaire».
«Par amateurisme ou par cynisme, vous avez offert un boulevard à La France Insoumise pour lui permettre d’appliquer sa stratégie d’obstruction! », a-t-il jugé au cours de son intervention. «Vous êtes devenus les complices de cette obstruction insupportable aux yeux des Français», a encore accusé Damien Abad dénonçant «l’hypocrisie» du gouvernement et «une parodie de débat». «Vous êtes devenus les professionnels de l’amateurisme!», a-t-il encore attaqué en pointant «l’irresponsabilité» de l’exécutif à présenter une réforme «sans l’ombre du commencement d’un début de financement ».
«Ce n’est plus la réforme des retraites, c’est la retraite des réformes», tance Abad.......
Un constat partagé par les députés PS, PCF et LFI, qui fustigent «un simulacre de démocratie parlementaire» et dénoncent la «désinvolture » du gouvernement. «L’exécutif entend écrire lui-même la loi, au mépris des principes fondamentaux de la démocratie parlementaire. Les députés ne sont autorisés qu’à acquiescer», ont souligné le Parti communiste, le Parti socialiste, et La France Insoumise, dans le texte de leur motion commune. «Un tel dessaisissement du pouvoir législatif du Parlement est inédit», font-ils valoir. «L’héritage du Conseil national de la Résistance ne peut être ainsi remis en question», concluent-ils en étrillant la méthode du gouvernement et le fond de la réforme.
Pour LR, les Français se posent trop de questions - «à quel âge vais-je pouvoir prendre ma retraite?» ou «quel sera le montant de ma retraite?» - qui restent sans réponse. «Ce n’est plus la réforme des retraites, c’est la retraite des réformes!», a critiqué Damien Abad. «Vous paierez au prix fort ces longs mois d’errances et d’erreurs», a encore parié le président du groupe LR.
Des «différences fondamentales» entre LR et LREM:
Mais face à la motion défendue par la gauche, le député LR a tenu à faire valoir son contre-projet. «Nous présentons une motion de propositions et non d’obstruction», a-t-il développé en tenant à se distinguer des députés «de la gauche radicale et Insoumise». Ainsi que des élus du RN: «Entre vous et nous, il y a une digue infranchissable, c’est la digue de la crédibilité», a-t-il tancé.
Le président du groupe LR à l’Assemblée a enfin voulu prendre ses distances avec LREM. «La première différence fondamentale entre notre projet et le vôtre, c’est que nous faisons du maintien du niveau de pensions une ligne rouge infranchissable», a lancé Damien Abad en s’adressant à Édouard Philippe. Contrairement à l’exécutif, Les Républicains plaident pour le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, la suppression des régimes spéciaux en 12 ans «plutôt qu’en un demi-siècle», le refus d’un système par point «arbitraire» et «intenable dans la durée», et la mise en place d’un «régime universel de pénibilité».
Mardi soir, l’Assemblée nationale a rejeté la motion de censure de la droite, avec 148 voix, et celle des trois groupes de gauche (PCF, PS et LFI) avec 91 voix, un total à chaque fois largement inférieur aux 289 voix - la majorité absolue des députés - nécessaires pour renverser le gouvernement.
Source:Le Figaro.
https://www.lefigaro.fr/politique/retra ... f-20200303
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!