Au moins cinq familles ont fait état de présence de larves dans des boîtes de lait. Le groupe agroalimentaire a mis en place un numéro vert.
Source:Le Monde.Des larves dans des boîtes de lait infantile Gallia. C’est la découverte qu’ont faite des parents dans plusieurs départements français (Puy-de-Dôme, Landes, Ille-et-Vilaine). Mercredi 26 février, le groupe Danone a réagi en demandant aux parents de renvoyer les boîtes de lait en question pour « des analyses plus approfondies ».
« On a besoin de récupérer ces boîtes pour procéder à des analyses plus approfondies », a expliqué vendredi à l’Agence France-Presse Florent Lalanne, directeur des affaires médicales de Danone. « Cette situation est très surprenante pour nous, parce que c’est quelque chose d’exceptionnel. On souhaite absolument comprendre comment ces larves ont pu arriver sur le produit », a-t-il ajouté, en demandant aux familles touchées de contacter l’entreprise en utilisant un numéro de téléphone (0800-202-202) ou le site laboratoire-gallia.fr.
Jusqu’à présent, deux cas ont été portés à la connaissance de l’entreprise, ceux de familles habitant le Puy-de-Dôme et les Landes. Celles-ci ont communiqué à Danone le numéro du lot des boîtes concernées, toutes deux produites à Wexford (Irlande) selon le groupe. « Et il y a trois cas qu’on a connus et découverts par voie de presse », ajoute Florent Lalanne.
Un ver de plusieurs centimètres:
Jeudi soir, la radio RTL a, en effet, fait état d’un total de cinq familles concernées, dont trois en Bretagne, dans le Var et dans les Bouches-du-Rhône, en plus des deux familles du Puy-de-Dôme et des Landes. La veille, le commissariat de Saint-Malo avait confirmé des informations du quotidien Ouest France selon lesquelles un couple breton y a déposé plainte contre Gallia : leur enfant de trois mois avait régurgité un ver parasitaire de plusieurs centimètres.
« Une plainte a bien été déposée au commissariat de Saint-Malo », a confirmé vendredi le parquet de Saint-Malo, qui devra décider s’il donne une suite ou non à cette plainte. « Des investigations sont en cours, il n’y aura pas de communication supplémentaire pour le moment. C’est pris en charge pour faire le nécessaire. »
« Dans la chaîne de production l’ensemble de la poudre de lait n’est jamais en contact avec l’air et est conditionné sous atmosphère protectrice, où le pourcentage d’oxygène, de l’ordre de 2 %, est très faible, ce qui rend impossible la survie d’un organisme vivant dans nos laits », a observé Florent Lalanne.
« Comprendre ce qui pourrait expliquer cette présence de larves »:
Il a évoqué la possibilité que la contamination ait eu lieu « en dehors du site de production, dans le transport, le stockage, du circuit de distribution ». « Notre souhait est de comprendre ce qui pourrait expliquer cette présence de larves », a-t-il insisté.
Ce n’est pas la première fois qu’un géant de l’agroalimentaire est mis en cause pour un problème sanitaire concernant du lait infantile. En 2017, Lactalis s’était retrouvé au cœur d’un important scandale sur une contamination aux salmonelles qui avait conduit le ministère de l’agriculture a annoncer, en janvier 2018, un plan de contrôle renforcé des établissements qui fabriquent ou conditionnent des poudres infantiles. Pourtant, un an après, une nouvelle alerte à la salmonelle dans des produits de nutrition infantile avait été lancée concernant des produits des groupes Savencia et Lactalis.
https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... _3224.html

