Jiimmy a écrit : 27 mars 2020 11:49
sofasurfer a écrit : 27 mars 2020 11:17
Après ce discours victimaire de Jimmy dans lequel c'est toujours la faute des autres les méchants policiers racistes, revenons a la réalité.
Ces jeunes "innocents" qui se font courser dans les halls sont toujours les mêmes : petits dealers, guetteurs, trafiquants en tout genre etc. Il refusent de respecter le confinement car ils veulent continuer leur business au mépris de toutes les règles sanitaires actuelles. Les policiers courent et font usage de la force toujours après les mêmes personnes, ils connaissent bien qui fait quoi dans le quartier et savent les distinguer de la grande majorité qui travaille et respecte les règles essentielles dans cette période troublée.
Par conséquent, je propose de faire confiance aux forces de l'ordre locales qui connaissent le terrain et de leur laisser carte blanche pour faire comprendre a ces récalcitrants qu'ils n'ont rien a faire a squatter le hall d'immeuble ou de traîner en bande en bas des tours. Il faudra faire des exemples, en en tant de guerre contre le covid 19 ce seront des dommages collatéraux, qui calmeront les ardeurs de leurs collègues délinquants. >Et surtout les finir pour ne pas encombrer les hôpitaux.
Je vois déjà Jimmy et consort crier a l'atteinte aux droits de l'homme. Actuellement Les droits de l'homme, c'est le droit aux français de bénéficier d'une sécurité sanitaire qui ne doit pas être remise en cause par une poignée d'irresponsables, il faut mettre les moyens au niveau des ambitions nationales...
Je vous ai posté un témoignage que vous ne voulez pas voir (un jeune qui respectait le confinement et qui allait uniquement faire ses courses) car à l'instar d'une majorité d'êtres humains vous ne vous sentez concerné que dès lors que vous êtes personnellement impacté. De la même façon que beaucoup de Gilets jaunes niaient peut-être les violences policières jusqu'à se prendre un tir de flash-ball en pleine tête.
J'ai conscience de prêcher dans le désert mais mon discours ne vise pas à redonner la vue à des aveugles mais à tenter de rééquilibrer les choses, notamment pour ceux qui seront susceptibles de lire sans intervenir, en donnant un autre aperçu de la situation. Un aperçu que j'estime plus nuancé et retranscrivant de manière plus exhaustive la réalité d'une situation autrement plus complexe que "les méchants jeunes contre les gentils policiers".
Je peux comprendre que cela soit difficilement concevable car faire ce constat conduit à un profond désenchantement d'un monde qu'on imaginait plus beau, plus juste, plus moral. Cette vision, celle que j'entretiens et dans laquelle se côtoient des gentils et des méchants jeunes avec des gentils et des méchants policiers, n'est pas aisée à assumer car elle tue peut-être certains derniers espoirs qui faisaient, qu' à défaut de croire encore à nos politiques, l'on continuait à croire au moins en l'intégrité et au professionnalisme des forces chargées de faire régner l'ordre et dont l'incurie n'est pas moins grande que celle qui peut caractériser toute personne dans l'exercice de ses fonctions.
De la même façon qu'il existe de mauvais garagistes, de mauvais électriciens, de mauvais politiciens, il existe de mauvais policiers. De la même façon que des assureurs, des plombiers ou autres pratiquent l'arnaque, des policiers pratiquent la violence, les insultes, les bavures.
Eh oui, Policier est un métier, qui à défaut d'être le même que les autres (le monopole de la violence légitime n'est pas chose aisée à assumer), ne protège pas de l'erreur et se montre, en principe, accessible à tous les humains, y compris ceux qui sont faillibles (donc tous les humains finalement). Etre Policier ne protège pas de l'erreur, n'apporte pas inévitablement la vertu. On est policier comme l'on est humain, à savoir l'on fait des erreurs, l'on se comporte plus ou moins bien.
J'espère juste que l'on sorte d'une vision partielle et partiale qui conduit à ne percevoir que les vices d'une population habituellement bouc-émissaire de tous les torts sociétaux (à savoir les immigrés, les étrangers, les jeunes de banlieue, les Musulmans) tout en occultant ceux ni plus ni moins grands d'une corporation qui est celle de la Police et qui se situe régulièrement au contact de cette population sus-mentionnée. Tout cela relève de la stratégie gouvernementale afin d'appliquer l'adage "diviser pour mieux régner" et je me désole à constater le nombre de gens qui succombent à celui-ci.
Coronavirus en Seine-Saint-Denis. Elle est tasée et frappée pour ne pas avoir montré son attestation
Lors d'un contrôle de son attestation de sortie à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) Ramatoulaye B. est brutalisée par la police. Des violences qui entraînent cinq jours d'ITT.
« J’étais juste sortie faire des courses pour nourrir mon bébé ». Cette phrase Ramatoulaye B., 19 ans, la répète de façon lancinante. Jeudi 19 mars 2020, il est dans les environs de 16 h lorsqu’elle sort faire des courses près de son domicile à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
Cinq jours d’ITT
Sur le chemin du retour, alors qu’elle ne se trouve plus qu’à quelques mètres de chez elle, une patrouille de police décide de contrôler son attestation de dérogation de sortie, dans le cadre du confinement lié à la propagation du coronavirus Covid-19.
A la suite de ce contrôle musclé, la jeune femme se voit prescrire cinq jours d’incapacité temporaire totale (ITT). Quatre jours après les faits, la colère est toujours là.
Je veux témoigner parce que ce qui m’est arrivé aurait pu arriver à n’importe qui et ce n’est pas juste ! »
Le cas de Ramatoulaye B. ne semble pas isolé. Depuis la mise en place des mesures de confinement, plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux comme ici, là ou encore là, ont dénoncé des contrôles policiers musclés, notamment dans les quartiers populaires. Contactée, la préfecture de police n’a pas répondu à nos sollicitations.
Sortie faire des courses
Ce jour jeudi là, Ramatoulaye B. était sortie faire des courses pour son fils, un nourrisson âgé de seulement quelques mois.« Il n’y avait plus rien à manger pour lui, il fallait absolument que je sorte ! », se justifie-t-elle. Elle se rend donc au magasin le plus proche, accompagnée de son petit frère de sept ans. De retour rue Lopez Jules et Martin, le caddie chargé de courses, ils croisent une patrouille de police qui leur demande leur attestation de sortie.
Sauf que cette attestation, Ramatoulaye B. ne l’a pas imprimée. « J’avais mon attestation écrite. Je devais passer au taxiphone pour l’imprimer mais il était fermé. Un autre policier, que j’avais croisé plus tôt, m’avait affirmé que l’attestation manuscrite était suffisante », raconte-t-elle, toujours dépassée.
« Ils m’insultent devant mon petit frère »
Très vite, le ton monte entre les policiers et la jeune femme, qui selon elle, n’a pas le temps de s’expliquer. « Tout de suite, ils se mettent à m’insulter devant mon petit frère », relate-t-elle. Selon la jeune femme, des insultes fusent. « Sale pute » et « pétasse », sont lancés de la part des policiers.
Face à la situation, elle admet alors perdre son sang-froid. « Je ne comprenais pas comment on en était arrivé là. J’étais juste sortie faire des courses », rappelle celle qui, aujourd’hui encore, n’a toujours pas compris ce qu’elle avait fait de mal.
Un coup de taser à la poitrine
Ramatoulaye B. est alors seule, face à huit policiers, dont deux qui s’occupent de son petit frère, pris à part. Alors qu’elle ne semble démontrer aucune violence à leur encontre, elle reçoit un coup de taser à la poitrine.
Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le cri de la jeune femme déchire le silence au moment de l’impact. Elle est ensuite plaquée au sol par un autre policier avant d’être embarquée dans le fourgon de police.
Sauf que pour Ramatoulaye B., les coups ne s’arrêtent pas là. « Dans le camion, ils ont continué à me donner, cette fois-ci, des coups de pieds en me disant que j’étais « une petite merde » ». Arrivée au commissariat, elle passera une heure en cellule avant d’être relâchée.
Je ne sais même pas pour quel motif j’ai été arrêtée !
Trauma à l’épaule, au poignet et des hématomes
A sa sortie du commissariat, la jeune femme décide de se rendre chez le médecin pour faire constater ses blessures. Sur le certificat qu‘Actu Seine-Saint-Denis a pu consulter, il est stipulé que « l’examen médical met en évidence un trauma épaule gauche et poignet droit, des hématomes et des douleurs de la cuisse gauche » dans le cadre de « coups et blessures volontaires« . Un état qui, selon le médecin, nécessite cinq jours d’ITT.
Quatre jours après, Ramatoulaye confie avoir « des difficultés à dormir la nuit » suite à ces événements. Son petit frère, qui a assisté à la scène, est selon, elle, « traumatisé ». Ce lundi, elle souhaitait déposer plainte au commissariat de police. « Mais on m’a dit qu’avec le coronavirus, tout se faisait ligne ».
https://actu.fr/ile-de-france/aubervill ... 88961.html