vivarais a écrit : 27 mars 2020 10:33
crepenutella a écrit : 27 mars 2020 10:20
C'est ce que souvent les gens ne comprennent pas à propos de pays comme le Brésil ou le Mexique. C'est que l'état, au service d'une aristocratie globalement installé de longue date, et comparable au béké martiniquais, se fiche à peu près complètement du gros de la population, noire ou métisse (amérindiens) essentiellement. En conséquence, les gangs sont tout simplement un effort de la population pour:
1 trouver des revenus pour survivre, vu qu'ils n'ont pas accès à un monde du travail réservé aux réseaux des blancs
2 s'administrer eux même en l’absence de sécurité. Un gang, protège et maltraite en même temps (il est dépositaire de la violence légitime dans son territoire). C'est le principe de toute mafia. Malheureusement dans de nombreux pays d’Amérique latine (tout comme dans les quartiers pauvres des USA), ils sont souvent la seule autorité potentiellement protectrice et encadrante, qui plus est, composée des membres de la communauté.
vous pensez que du temps de Lula c'était diffèrent ou au Venezuela ou en union soviétiques
tous les milliardaires à la chute des soviets d'où sont ils sortis
et les princes rouges en chine
quelque soit le régime il y aura toujours des gens pour exploiter le peuple et des Jacquouilles pour le leur permettre
Ca c'est le relativisme habituel des fachos de bases. Parce qu'il reste des injustices dans le Danemark social démocrate, il n'y a pas lieu de critiquer le Troisième Riech. C'est un peu ça la logique einh?
Parce que notre système est inégaltaire, il ne vaut pas mieux que celui des USA ou de Pinochet?
Parce que l'URSS était un régime autoritaire, c'était pareil que la Russie Tsariste?
Parce qu'il y a de la violence en France c'est la même chose que dans le Bronx?
Et bien non. NON. Désolé mais tous cela n'est en rien similaire, en rien.
Et du temps de Lula, il y avait bien-sur des gangs car le Brésil partait de très loin. Mais Lula n'aurait pas permis par son dénie aux gangs de gagner des lettres de noblesse en se faisant passer pour les seules groupes fiables du pays sur lesquels la population peut s'appuyer pour sauver sa vie. C'est toute la différence.
Quelle légitimité dans ses circonstances reste-t-il à la police brésilienne, à l'armée, pour diriger et administrer un peuple qui doit sa survie, et qui est protégé au quotidien par des gangs? Comment mener des politiques efficaces dans ces conditions?
La répression ne servira à rien puisqu'elle ne sera pas remplacer par une administration efficace. Ça sert à rien de lutter contre les gangs (qui sont structurants sur un territoire) si c'est pour ne rien mettre à la place (pas de services publics, pas de politiques relayée sur le territoire ect).
En réalité quand on arrive à ce stade là, c'est qu'il y a simplement une lutte de pouvoir entre plusieurs peuples.
10:5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!
10:6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.