Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

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Hdelapampa
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Hdelapampa »

Et chacun de raconter sa vie, où il fait ses courses. :mdr3:
Je le maintiens: c'est hors sujet.
Vous ramenez tout à vos "petites" personnes.
Et quelles sont vos émissions préférées à la télé?
Modifié en dernier par Hdelapampa le 09 avril 2020 17:06, modifié 1 fois.
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Corvo
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Corvo »

Georges61 a écrit : 07 avril 2020 19:50 Non, ma fille n'a jamais travaillé à Grand Frais, c'est un employé aux fruits et légumes qui lui a dit en répondant à ses questions sur le magasin. Elle était intéressée car c'était une fan de ce magasin. Si un membre de votre famille travaille bien dans cette chaîne de magasin vous devez surement savoir où sont stoker leurs produits.
Merci de cesser d'être insultent, Je me suis toujours montré poli avec vous comme avec tous les autres forumeurs, vous pourriez en faire autant. Pour moi si ce magasin a un certain succès pour le moment, c'est parce que les responsables de cette chaîne on une l'astuce de mettre le mot "frais" dans leur enseigne, mais leurs produits ne sont pas plus frais que ceux de leurs concurrants.
Il est vrai que "Grand Frais" ça fait toujours mieux que : Carrefoutre, Leglaire, Corat, Intermachais, Gvain, Cacasino.... :siffle: :hello:
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par le chimple »

Corvo a écrit : 08 avril 2020 12:30
Georges61 a écrit : 07 avril 2020 19:50 Non, ma fille n'a jamais travaillé à Grand Frais, c'est un employé aux fruits et légumes qui lui a dit en répondant à ses questions sur le magasin. Elle était intéressée car c'était une fan de ce magasin. Si un membre de votre famille travaille bien dans cette chaîne de magasin vous devez surement savoir où sont stoker leurs produits.
Merci de cesser d'être insultent, Je me suis toujours montré poli avec vous comme avec tous les autres forumeurs, vous pourriez en faire autant. Pour moi si ce magasin a un certain succès pour le moment, c'est parce que les responsables de cette chaîne on une l'astuce de mettre le mot "frais" dans leur enseigne, mais leurs produits ne sont pas plus frais que ceux de leurs concurrants.
Il est vrai que "Grand Frais" ça fait toujours mieux que : Carrefoutre, Leglaire, Corat, Intermachais, Gvain, Cacasino.... :siffle: :hello:
Hé !
Et t'as oublié Lidllll ..!
Des tartelettes au citron à se lever la nuit ...
C'est frais et en plus , il y a des perceuses , des postes de soudure et ... des masques ( de soudure ) :mdr3:
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Corvo »

le chimple a écrit : 08 avril 2020 12:33
Corvo a écrit : 08 avril 2020 12:30

Il est vrai que "Grand Frais" ça fait toujours mieux que : Carrefoutre, Leglaire, Corat, Intermachais, Gvain, Cacasino.... :siffle: :hello:
Hé !
Et t'as oublié Lidllll ..!
Des tartelettes au citron à se lever la nuit ...
C'est frais et en plus , il y a des perceuses , des postes de soudure et ... des masques ( de soudure ) :mdr3:
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Corvo »

Corvo a écrit : 08 avril 2020 12:35
le chimple a écrit : 08 avril 2020 12:33

Hé !
Et t'as oublié Lidllll ..!
Des tartelettes au citron à se lever la nuit ...
C'est frais et en plus , il y a des perceuses , des postes de soudure et ... des masques ( de soudure ) :mdr3:
À se lever la nuit...vous voulez dire pour vomir ? Désolé d'avoir oublié Lidole. Merci pour le rappel. :super: ;)
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par mic43121 »

Corvo a écrit : 08 avril 2020 12:37
Corvo a écrit : 08 avril 2020 12:35
À se lever la nuit...vous voulez dire pour vomir ? Désolé d'avoir oublié Lidole. Merci pour le rappel. :super: ;)

Tu as oublié d'écrire en gras et en gros ..mais comme tu le fais d'habitude tu dénigres..
Georges a raison ..tu es une plaie …puante ..rien d'autre
:berk2:
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Crapulax
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Crapulax »

........................Aides-soignants, caissiers, camionneurs... Les gilets jaunes sont devenus les «premiers de tranchée»........................

Chloé Morin et Jérôme Fourquet ont recroisé les données des gilets jaunes d’hier et des professions actuellement mobilisées comme «premiers de tranchée». Ce sont les «Back Row Kids» («ceux assis au fond de la classe») qui font vivre aujourd’hui l’ensemble du pays.

Bien qu’il soit trop tôt pour tirer des enseignements de la pandémie du coronavirus, on peut déjà affirmer qu’elle aura permis de mettre en lumière un contraste frappant que nous avions tous intégré, sans forcément le questionner, entre l’utilité sociale de certains métiers et leur degré de reconnaissance salariale et symbolique.

Chauffeurs routiers, livreurs, caissières, magasiniers et caristes, aides-soignantes et infirmières, éboueurs… sont brusquement devenus des héros, alors qu’ils étaient hier encore des rouages invisibles et souvent méprisés de notre économie. Portant l’économie de guerre (sanitaire) à bout de bras, ils recueillent désormais sourires et applaudissements dont un grand nombre de nos concitoyens se montraient fort avares hier.

Image

Ce sont d’ailleurs souvent - notons-le en passant - des métiers majoritairement féminins qui sont aujourd’hui mobilisés: 97 % des aides à domicile sont des femmes, 90 % des aides-soignants, 87,7 % des infirmières et sages-femmes, 73,5% des vendeurs sont des vendeuses…

Cette France des «premiers de tranchée» évoque, à première vue, celle des gilets jaunes, ne serait-ce qu’à travers ses figures symboliques: Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a occupé les fonctions de chauffeur ou de mécanicien ; Ingrid Levavasseur est aide-soignante ; Éric Drouet est chauffeur routier…

Il existe une correspondance entre la sociologie des gilets jaunes et celle des « premiers de tranchée »:

La comparaison du profil sociologique des gilets jaunes établi à partir de données Ifop recueillies en plein cœur du mouvement, avec les données identifiant les travailleurs continuant aujourd’hui à se rendre sur leur lieu de travail, permet d’affiner cette intuition. Comme on peut le constater, il existe une correspondance étroite, bien qu’imparfaite dans certaines professions, entre la sociologie des gilets jaunes et celle des «premiers de tranchée». Ouvriers, travailleurs indépendants, salariés peu ou pas diplômés étaient ainsi sur-représentés tant chez les gilets jaunes d’hier que chez les actifs aujourd’hui «au front».

Certains milieux professionnels, en revanche, étaient peu mobilisés hier et le sont davantage aujourd’hui: par exemple, les salariés du public (on pense évidemment à tout le secteur médical), ou encore - mais l’on ne dispose pas de statistiques précises - les travailleurs étrangers ou issus d’une immigration récente, souvent mobilisés aujourd’hui (notamment ceux qui travaillent dans la livraison, le gardiennage, la propreté, d’où, et c’en est l’une des raisons, une forte prévalence de l’épidémie en Seine Saint-Denis) mais que l’on voyait bien peu sur les ronds-points hier.

Bien qu’imparfaite, cette correspondance sociologique n’en est pas moins réelle. Par la force des choses, les «premiers de tranchée» dépassent aujourd’hui largement les gilets jaunes par leur nombre (le double). Mais ce qui frappe, à la lecture des propos tenus par les gilets jaunes dans leurs groupes Facebook et autres posts sur les réseaux sociaux, plus encore que l’identité sociale, c’est l’identification symbolique. Même ceux qui ne sont pas «au front» semblent s’identifier à ces catégories qui portent aujourd’hui l’économie à bout de bras, et semblent voir dans le renversement de la hiérarchie de la considération symbolique imposée temporairement par la crise, une forme de revanche sociale.

Les héros d’aujourd’hui constituent ainsi, à leurs yeux, la preuve frappante du rôle central que jouent les invisibles et les soutiers du système dans le fonctionnement de la société. En enfilant leur vêtement de haute visibilité (définition administrative du «gilet jaune») et en investissant les ronds-points, les travailleurs du back office, pour reprendre une expression de Denis Maillard, s’étaient rappelés aux souvenirs des salariés du front office, exerçant les métiers les plus considérés et valorisés financièrement et symboliquement. En tenant aujourd’hui leur poste en pleine épidémie quand beaucoup de cadres et de managers télétravaillent depuis chez eux (ou depuis leur résidence secondaire), ces travailleurs du back office ont de nouveau acquis une haute visibilité sociale.

L’économie de confinement constitue la revanche des « Back Row Kids », des derniers de classe:

Emmanuel Todd insiste à juste titre sur le fait que le niveau de diplôme est depuis une trentaine d’années le nouvel élément structurant les sociétés occidentales et déterminant la place qu’y occupent les individus. Dans la nouvelle stratification éducative résultant de la démocratisation de l’accès au niveau Bac, les moins ou les non diplômés occupent non seulement les emplois les moins rémunérés mais souffrent, en plus, d’une forte dévalorisation culturelle et statutaire. Alors que près de 80 % d’une classe d’âge atteint désormais le niveau Bac, un ouvrier ou un livreur titulaire d’un CAP ne dispose pas aujourd’hui de la même estime de soi qu’il y a trente ans, quand seulement un tiers d’une classe d’âge obtenait le Bac.

Le revers de la valorisation et de l’incitation à la poursuite d’études a été une dégradation supplémentaire de l’image des métiers manuels et de ceux qui les occupaient. Dans notre société méritocratique basée sur la détention d’un diplôme, la lutte des classes prend de plus en plus souvent la forme d’une opposition entre ce que Christoph Arnade appelle les Front Row Kids (les bons élèves du premier rang) et les Back Row Kids (les cancres assis au fond de la classe). L’économie de confinement, en mettant le projecteur sur le rôle important joué dans notre société par les salariés peu diplômés, constitue quelque part une réhabilitation de ces Back Row Kids, ou de ceux que sur les forums de discussion du type JeuxVideo.com on appelle les «désco» (pour «déscolarisés»)

À ce titre, la figure de Didier Raoult - très populaire chez les gilets jaunes d’hier, comme en témoigne une étude Ifop récente - est tout à fait intéressante. Look peu conventionnel, provincial, ancien «élève rebelle» (après un bac littéraire, il s’engagea deux ans dans la marine marchande avant d’entamer des études de médecine), il incarne à lui seul la revanche des «parcours atypiques» - «décrocheur» revendiqué, auquel peuvent s’identifier bon nombre de gilets jaunes ou de «premiers de tranchée» peu diplômés, voire «décrocheurs» - sur une technocratie perçue comme déconnectée et méprisante.

Son combat est vu par nombre de gilets jaunes s’exprimant sur les réseaux sociaux comme le miroir du leur, une sorte de revanche du bon sens de «ceux d’en bas» sur une élite par ailleurs largement perçue par l’opinion comme inefficace, n’ayant pas su anticiper la crise, et peinant à la gérer - la polémique autour des masques est ici devenue symptomatique.

Espérons que cette période ne soit pas un simple «quart d’heure de gloire», et que les entreprises sachent tirer les conséquences de la période actuelle en termes de dialogue social et de rétribution symbolique et financière. Sinon, il y a fort à parier que bien que leur sociologie ne se recoupe qu’imparfaitement, leurs causes communes amènent bientôt «premiers de tranchées» d’aujourd’hui et gilets jaunes d’hier à porter des revendications communes.
Source:Le Figaro.
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/aid ... e-20200409
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par mic43121 »

Mickey a écrit : 07 avril 2020 16:50
Corvo a écrit : 07 avril 2020 14:03

Vous avez raison j'ai oublié de citer les retraités qui ont volé l'état en bossant au black toute leur vie ou presque et qui pleurent aujourd'hui sur leur sort parce qu'ils palpent une retraite de merde. Et de ceux là je peux vous en parler puisque j'en connais dans mon entourage dont mon meilleur ami qui lui n'a jamais été gilet jaune et qui assume complètement.
Il faut que tu me le présente, j'aime les cas unique. Tous les retraités que je connais,même ceux qui ont fait du black émargent à au moins deux mille boules net par mois.

Ce sont des boules de pétanque …
:content85
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Hdelapampa »

Faut changer de quartier, voilà tout.
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par vivarais »

Corvo a écrit : 07 avril 2020 14:03
gare au gorille a écrit : 07 avril 2020 13:58


Il faudrait que tu arrête de croire que tous les gilets jaunes étaient des poivrots oisifs qui venaient chaque samedi pour faire la fête. C'était avant tout le monde du travail qui essayait de relever la tête face à un président qui les a méprisé.
Vous avez raison j'ai oublié de citer les retraités qui ont volé l'état en bossant au black toute leur vie ou presque et qui pleurent aujourd'hui sur leur sort parce qu'ils palpent une retraite de merde. Et de ceux là je peux vous en parler puisque j'en connais dans mon entourage dont mon meilleur ami qui lui n'a jamais été gilet jaune et qui assume complètement.

sauf que le black se fait surtout dans le travail déclaré parmi les hauts salaires
je m'explique
pour les salaire au dessus de la tranche A on cotise à la retraite dans la tranche B à fond perdu
et donc pour contourner cela ,les hauts revenus salariaux sont payés par d'autres artifices comme voiture et logement de fonction et prime forfaitaire de déplacements etc
et tout cela c'est du travail au black car on ne paie pas les charges sociales
comme c'est le cas aussi pour les HS exonérées de charge sociales
du moment que l'on ne paie pas des charges sociales c'est du travail au black
et cela grève plus les caisses sociale que celui qui pour arriver à joindre les 2 bouts en dehors de son travail fait un peu de black
et sur ce point de vu vous avez certainement fait plus de black que ceux à qui vous le reprochez
et cela vous n'y pouvez rien car c'est le patronat qui l'inclut dans le contrat de travail où le salaire n'est pas à l'heure ou mensuel mais annuel
une voiture de fonction c'est un véhicule à disposition 24h/24 même à titre privé dont tous les frais sont pris en charge par l'entreprise (assurance , entretien , carburant , télépéage etc)
si l'on prend la décote par rapport à un véhicule personnel ce la représente plusieurs milliers d'euros de black exonéré de charge sociale par an
alors plutôt que de taper sur les plus défavorisés regardez tout ce qu'à votre niveau cela se passe y compris en crédit d'impôts
la fraude légale en col blanc voila surtout le manque à gagner des caisses sociales

car si l'on monte encore plus haut il y a aussi les stocks options pour les cadres supérieurs qui échappent aux charges sociales
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par sofasurfer »

Crapulax a écrit : 09 avril 2020 15:04 ........................Aides-soignants, caissiers, camionneurs... Les gilets jaunes sont devenus les «premiers de tranchée»........................

Chloé Morin et Jérôme Fourquet ont recroisé les données des gilets jaunes d’hier et des professions actuellement mobilisées comme «premiers de tranchée». Ce sont les «Back Row Kids» («ceux assis au fond de la classe») qui font vivre aujourd’hui l’ensemble du pays.

Bien qu’il soit trop tôt pour tirer des enseignements de la pandémie du coronavirus, on peut déjà affirmer qu’elle aura permis de mettre en lumière un contraste frappant que nous avions tous intégré, sans forcément le questionner, entre l’utilité sociale de certains métiers et leur degré de reconnaissance salariale et symbolique.

Chauffeurs routiers, livreurs, caissières, magasiniers et caristes, aides-soignantes et infirmières, éboueurs… sont brusquement devenus des héros, alors qu’ils étaient hier encore des rouages invisibles et souvent méprisés de notre économie. Portant l’économie de guerre (sanitaire) à bout de bras, ils recueillent désormais sourires et applaudissements dont un grand nombre de nos concitoyens se montraient fort avares hier.

Image

Ce sont d’ailleurs souvent - notons-le en passant - des métiers majoritairement féminins qui sont aujourd’hui mobilisés: 97 % des aides à domicile sont des femmes, 90 % des aides-soignants, 87,7 % des infirmières et sages-femmes, 73,5% des vendeurs sont des vendeuses…

Cette France des «premiers de tranchée» évoque, à première vue, celle des gilets jaunes, ne serait-ce qu’à travers ses figures symboliques: Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a occupé les fonctions de chauffeur ou de mécanicien ; Ingrid Levavasseur est aide-soignante ; Éric Drouet est chauffeur routier…

Il existe une correspondance entre la sociologie des gilets jaunes et celle des « premiers de tranchée »:

La comparaison du profil sociologique des gilets jaunes établi à partir de données Ifop recueillies en plein cœur du mouvement, avec les données identifiant les travailleurs continuant aujourd’hui à se rendre sur leur lieu de travail, permet d’affiner cette intuition. Comme on peut le constater, il existe une correspondance étroite, bien qu’imparfaite dans certaines professions, entre la sociologie des gilets jaunes et celle des «premiers de tranchée». Ouvriers, travailleurs indépendants, salariés peu ou pas diplômés étaient ainsi sur-représentés tant chez les gilets jaunes d’hier que chez les actifs aujourd’hui «au front».

Certains milieux professionnels, en revanche, étaient peu mobilisés hier et le sont davantage aujourd’hui: par exemple, les salariés du public (on pense évidemment à tout le secteur médical), ou encore - mais l’on ne dispose pas de statistiques précises - les travailleurs étrangers ou issus d’une immigration récente, souvent mobilisés aujourd’hui (notamment ceux qui travaillent dans la livraison, le gardiennage, la propreté, d’où, et c’en est l’une des raisons, une forte prévalence de l’épidémie en Seine Saint-Denis) mais que l’on voyait bien peu sur les ronds-points hier.

Bien qu’imparfaite, cette correspondance sociologique n’en est pas moins réelle. Par la force des choses, les «premiers de tranchée» dépassent aujourd’hui largement les gilets jaunes par leur nombre (le double). Mais ce qui frappe, à la lecture des propos tenus par les gilets jaunes dans leurs groupes Facebook et autres posts sur les réseaux sociaux, plus encore que l’identité sociale, c’est l’identification symbolique. Même ceux qui ne sont pas «au front» semblent s’identifier à ces catégories qui portent aujourd’hui l’économie à bout de bras, et semblent voir dans le renversement de la hiérarchie de la considération symbolique imposée temporairement par la crise, une forme de revanche sociale.

Les héros d’aujourd’hui constituent ainsi, à leurs yeux, la preuve frappante du rôle central que jouent les invisibles et les soutiers du système dans le fonctionnement de la société. En enfilant leur vêtement de haute visibilité (définition administrative du «gilet jaune») et en investissant les ronds-points, les travailleurs du back office, pour reprendre une expression de Denis Maillard, s’étaient rappelés aux souvenirs des salariés du front office, exerçant les métiers les plus considérés et valorisés financièrement et symboliquement. En tenant aujourd’hui leur poste en pleine épidémie quand beaucoup de cadres et de managers télétravaillent depuis chez eux (ou depuis leur résidence secondaire), ces travailleurs du back office ont de nouveau acquis une haute visibilité sociale.

L’économie de confinement constitue la revanche des « Back Row Kids », des derniers de classe:

Emmanuel Todd insiste à juste titre sur le fait que le niveau de diplôme est depuis une trentaine d’années le nouvel élément structurant les sociétés occidentales et déterminant la place qu’y occupent les individus. Dans la nouvelle stratification éducative résultant de la démocratisation de l’accès au niveau Bac, les moins ou les non diplômés occupent non seulement les emplois les moins rémunérés mais souffrent, en plus, d’une forte dévalorisation culturelle et statutaire. Alors que près de 80 % d’une classe d’âge atteint désormais le niveau Bac, un ouvrier ou un livreur titulaire d’un CAP ne dispose pas aujourd’hui de la même estime de soi qu’il y a trente ans, quand seulement un tiers d’une classe d’âge obtenait le Bac.

Le revers de la valorisation et de l’incitation à la poursuite d’études a été une dégradation supplémentaire de l’image des métiers manuels et de ceux qui les occupaient. Dans notre société méritocratique basée sur la détention d’un diplôme, la lutte des classes prend de plus en plus souvent la forme d’une opposition entre ce que Christoph Arnade appelle les Front Row Kids (les bons élèves du premier rang) et les Back Row Kids (les cancres assis au fond de la classe). L’économie de confinement, en mettant le projecteur sur le rôle important joué dans notre société par les salariés peu diplômés, constitue quelque part une réhabilitation de ces Back Row Kids, ou de ceux que sur les forums de discussion du type JeuxVideo.com on appelle les «désco» (pour «déscolarisés»)

À ce titre, la figure de Didier Raoult - très populaire chez les gilets jaunes d’hier, comme en témoigne une étude Ifop récente - est tout à fait intéressante. Look peu conventionnel, provincial, ancien «élève rebelle» (après un bac littéraire, il s’engagea deux ans dans la marine marchande avant d’entamer des études de médecine), il incarne à lui seul la revanche des «parcours atypiques» - «décrocheur» revendiqué, auquel peuvent s’identifier bon nombre de gilets jaunes ou de «premiers de tranchée» peu diplômés, voire «décrocheurs» - sur une technocratie perçue comme déconnectée et méprisante.

Son combat est vu par nombre de gilets jaunes s’exprimant sur les réseaux sociaux comme le miroir du leur, une sorte de revanche du bon sens de «ceux d’en bas» sur une élite par ailleurs largement perçue par l’opinion comme inefficace, n’ayant pas su anticiper la crise, et peinant à la gérer - la polémique autour des masques est ici devenue symptomatique.

Espérons que cette période ne soit pas un simple «quart d’heure de gloire», et que les entreprises sachent tirer les conséquences de la période actuelle en termes de dialogue social et de rétribution symbolique et financière. Sinon, il y a fort à parier que bien que leur sociologie ne se recoupe qu’imparfaitement, leurs causes communes amènent bientôt «premiers de tranchées» d’aujourd’hui et gilets jaunes d’hier à porter des revendications communes.
Source:Le Figaro.
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/aid ... e-20200409
Ce tableau croisé montre de manière incontestable que la chair a canon d'aujourd'hui se sentait GJ hier, et demain encore plus. Mais les macronistes ici continuent à cracher sur ces gens, ils savent qu'il n'iront pas au charbon car ils sont planqués tranquillement chez eux au télétravail...
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par le chimple »

Corvo a écrit : 07 avril 2020 14:03
gare au gorille a écrit : 07 avril 2020 13:58


Il faudrait que tu arrête de croire que tous les gilets jaunes étaient des poivrots oisifs qui venaient chaque samedi pour faire la fête. C'était avant tout le monde du travail qui essayait de relever la tête face à un président qui les a méprisé.
Vous avez raison j'ai oublié de citer les retraités qui ont volé l'état en bossant au black toute leur vie ou presque et qui pleurent aujourd'hui sur leur sort parce qu'ils palpent une retraite de merde. Et de ceux là je peux vous en parler puisque j'en connais dans mon entourage dont mon meilleur ami qui lui n'a jamais été gilet jaune et qui assume complètement.
Choquant un peu ton truc , Corvo , ou c'est une colère passagère ..
Il est vrai que quand on regarde le tableau proposé par crapule , on s'aperçoit que les "travailleurs publics " ne se pressent pas trop pour aller au boulot , par ces temps !
Tiens , par exemple La Poste ??
Des queues comme c'est pas possible le jour de paye pour les allocations !!!! :twisted:
16 % pour le public !
39% pour les ouvriers
34 % pour la moyenne ..
Peut etre qu'ils touchent leur paye complète ??
Peut etre qu'ils n'ont pas besoin de faire du noir ??
Peut etre que pour les mêmes cotisations , un fonctionnaire touche plus qu'un privé ??
C'est le cas et le gouvernement voudrait bien mettre les pieds dans le plat ....
Une chose de certaine , c'est le cas de TOUS les hauts fonctionnaires , détachés pour motif de détachement politicard , touchent leur retraite complète dans le poste même s'ils n'y ont passé que quelques années .. eux par contre , c'est du travail au noir mais c'est légal !
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Hdelapampa »

Celui qui dit que des gens ont travaillé au black toute leur vie doit le prouver.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par Corvo »

Hdelapampa a écrit : 10 avril 2020 19:49 Celui qui dit que des gens ont travaillé au black toute leur vie doit le prouver.
Celui qui dit ça n'a rien à prouver à un sycophante moscoutaire.
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Re: Coronavirus : ce sont les gilets jaunes "qui tiennent aujourd'hui le pays à bout de bras", souligne Rachida Dati

Message par tisiphoné »

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il sera nettoyé.
nankurunaisa
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