lotus95 a écrit : 20 avril 2020 00:24
Je ne sais même pas s'il y a vraiment débat là dessus, il faut se rendre à l'évidence : même avant crise, il n'y avait pas de travail pour tous
200 000 à 250 000 emplois nets au mieux par an, pour 6 millions de chômeurs et travailleurs précaires, sans parler de ceux qui bénéficient des minima sociaux (RSA, ASS ...) ; et encore, ces emplois sont un mix de CDI et contrats courts
Il est clair que la crise ne va pas améliorer cette situation, il se peut qu'il y ait plus de travail dans les premiers mois de déconfinement, mais après ...?
De plus, comment l'économie pourrait repartir si le pouvoir d'achat se réduit à travers l'augmentation du chômage ? la France a une croissance essentiellement portée par la consommation intérieure ...
la BCE songe même à la "monnaie hélicoptère" comme instrument anti-crise ...
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 44043.html
''De plus, comment l'économie pourrait repartir si le pouvoir d'achat se réduit à travers l'augmentation du chômage ? la France a une croissance essentiellement portée par la consommation intérieure ... ''
Hmmm...C'est une donnée qu'il faut vraiment relativiser, Lotus
En hausse continue depuis la fin des années 1960, la part des importations dans les ventes nationales, qui avait dépassé 20% en 1977, 25% en 2004 et 30% en 2014, atteint aujourd’hui un nouveau record.
Dans l’Hexagone, la part des produits achetés par les consommateurs s’élève au premier semestre 2017 à 33%, selon des statistiques de l’Insee publiées par Le Monde.
D’après Natixis, lorsque la consommation dans l’Hexagone augmente de 1%, les importations croissent pour leur part de 1,8%. Alors qu’en Allemagne, 1% de hausse de la consommation ne provoquerait que 0,8% d’achats à l’étranger de plus. Là -bas, la consommation se traduit en production et en emplois. Ici, en déficit commercial.
Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.
Hölderlin