Les 3000 nouveaux policiers vont devoir subir dix mois de sélections et suivre un an de formation ponctué par un stage avant d’être déployés sur le terrain avec un salaire de base d’environ 1700 euros brut.
Source:Le Figaro.
Au sortir du confinement et au moment où les écoles commencent à rouvrir leurs portes, la police nationale se lance dans une nouvelle phase de recrutement. A partir de ce vendredi et jusqu’au 24 juillet, pas moins de 3000 nouveaux postes de gardiens de la paix sont ouverts à l’inscription sur l’ensemble du territoire (lapolicenationalerecrute.fr ou devenirpolicier.fr).
«Nous n’aurons aucun mal à pourvoir ces postes car la volonté de servir reste forte dans une partie de la jeunesse et l’engouement n’est pas retombé depuis le pic de candidatures enregistré après les attentats de Charlie en 2015», se félicite-t-on à la direction générale de la police, où l’on rappelle que près de 20 000 femmes et hommes s’étaient présentés au concours 2019. Soit une moyenne de sept candidats pour un poste!
«Je n’aime pas la routine..»:
«Même s’il est ouvert au niveau baccalauréat, il n’est plus du tout rare que certaines «bêtes à concours» s’y présentent avec un master en poche tout en postulant aussi aux écoles d’officiers, voire de commissaires», note un cadre de l’institution. Les forts en thème et ceux classés dans la «botte» tirent bien sûr leur épingle du jeu, sachant que le major de promotion a le privilège de demander un poste «sur mesure», où il le désire au sein de cette institution de 150 000 fonctionnaires.
Alice (*), formée à l’école de Nîmes et arrivée première sur 480 élèves, a choisi de rejoindre la PJ de Marseille. Nièce et sœur de policier, partageant sa vie avec un conjoint affecté à la Sécurité Publique, cette scientifique de formation a abandonné ses études de médecine pour rejoindre un univers qui la fascine depuis l’enfance. «Je n’aime pas la routine et voulais me rendre utile en aidant les autres», confie cette jeune femme de 23 ans. Soucieuse de ne «jamais perdre la notion de terrain» et de «faire de l’investigation en suivant des procédures de A à Z», elle a décidé de rejoindre la Brigade des stupéfiants. Et donc de ne pas compter ses heures pour participer à la lutte sans merci mener depuis l’Evêché, siège de la PJ marseillaise, pour déstabiliser les trafics.
1000 heures de cours et 400 cartouches:
Appelés à lutter contre la criminalité dans les quartiers résidentiels ou encore à participer à la lutte contre les trafics dans le chaudron du «93», les 3000 nouveaux policiers vont devoir subir dix mois de sélections et suivre un an de formation ponctué par un stage avant d’être déployés sur le terrain avec un salaire de base d’environ 1700 euros brut.
«Pour la première fois cette année, ces emplois ciblent aussi à de nouveaux profils avec la création d’un concours interne ouvert aux agents de catégorie C de la fonction publique», annonce la direction générale de la police nationale qui s’adresse aux «fonctionnaires et agents de l’Etat» mais aussi à ceux des «collectivités territoriales, des établissements publics qui en dépendent», y compris la fonction publique hospitalière ou encore aux militaires. Hérauts de la tenue, les futurs gardiens de la paix sont appelés à incarner la nouvelle police de sécurité du quotidien, réforme majeure voulue par Emmanuel Macron.
Pour relever le défi, près de 10 000 femmes et hommes, soit 3 000 gendarmes et 7 000 policiers supplémentaires, doivent être recrutés d’ici à la fin de la mandature. Les élèves de la future promotion, qui auront suivi plus d’un millier d’heures de cours et tiré quelque 400 cartouches durant la scolarité, seront opérationnels en 2022.
(*) Son prénom a été modifié
https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... x-20200515

