Victor a écrit : 27 mai 2020 22:29
sofasurfer a écrit : 27 mai 2020 18:37
La dette, ce n'est au final que de la production d'argent fiduciaire, pour lequel on fait croire qu'elle a une valeur lié a l'importance de son remboursement.
Autrement, dit, si la France un jour décide de ne pas rembourser la dette, alors cette dernière disparaîtra comme elle est venue...
Je suis désolé de te le dire, mais il faut vraiment être un idiot pour penser cela.
Les subprimes, c'était aussi de l'argent "informatique", des écritures dans des ordinateurs, et pourtant, cela a généré une crise financière et économique très très importante.
J'ai perdu mon emploi en 2008 suite à cette crise par exemple.
Des fois, je me dis que les politiciens n'auraient pas dû bien réagir face à cette crise, l'a laissé s'installer encore plus, qu'elle fasse encore plus de dégâts, plus de chômage, que les retraités voient leur pension fondre, qu'une hyper inflation viennent ruiner les français. Que des gens meurent de faim.
Cela aurait au moins permis de mettre un peu d'intelligence dans les décervelés dans ton genre.
Bon déjà , la dette ce n'est pas "que de la production d'argent fiduciaire".
La dette est avant tout ce qui permet de créer de la monnaie, et c'est de la monnaie scripturale (écrite, notamment sur un compte informatique) et non fiduciaire (billets, pièces).
La dette disparaît (en même temps que la monnaie crée) lors du remboursement de cette dette. Mais si on prend en compte l'intérêt, on se rend compte que la masse monétaire semble diminuer, d'où l'intérêt de la BCE qui joue sur les taux et peut produire de la monnaie. Ceci est l'exemple que le marché ne s'auto-régule pas et a besoin de l'intervention d'institutions politiques.
En revanche, ce que tu ne comprends pas Victor, c'est qu'il y a une différence essentielle entre un défaut de paiement (qui étaient très nombreux lors de la crise de 2008) et une annulation (voir renégociation) d'une dette publique. Cette différence c'est qu'une annulation négociée ne constitue pas un défaut de paiement au sens juridique du terme.
Nous pouvons par exemple complètement supposer que les institutions financières qui ont bénéficié d'aides étatique importante durant la crise de 2008 et qui possèdent des part de la dette publique ne seront pas remboursées. Nous pouvons échelonner le renflouement de la dette, en réduisant de manière progressive (suivant le capital du créancier) le montant des remboursements.
Un état n'est pas une entreprise, et malheureusement il semble assez désespéré de croire que laisser les activités d'intérêts publiques au privé est une bonne idée. C'est pour cela que l'état doit être capable de garantir des infrastructures de transports, d'éducation, médicaux, ect, de qualités.
Il suffit de regarder ce qu'il s'est passé à l'étranger (en Allemagne notamment) avec la privatisation des transports ferroviaires.
Il faudrait également comprendre que les coûts de l'état représentent également des INVESTISSEMENTS, et que sans investissements il n'y a pas ou peu de recettes.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze