...................................Affrontements à Dijon: Les tensions continuent, des renforts policiers sur place...............................
Après un week-end de violences entre des membres de la communauté tchétchène et des habitants du quartier des Grésilles, une centaine de personnes se sont à nouveau rassemblées ce lundi.
La tension n'est pas redescendue ce lundi, dans cette ville peu accoutumée à ce type de troubles. Pour la quatrième soirée consécutive, des dizaines de personnes, parfois encagoulées et armées de barres de fer et d'armes de poing, se sont rassemblées ce lundi dans le quartier sensible des Grésilles, tirant en l'air, visant des caméras de vidéo-protection et incendiant poubelles et véhicules, ont indiqué des sources policières.
« Une intervention est en cours » pour les disperser, a indiqué vers 20h30 le préfet Bernard Schmeltz, précisant que 60 gendarmes mobiles, une quarantaine de CRS et des renforts de la brigade anticriminalité (BAC) étaient mobilisés « contre une centaine d'opposants ». « Nous n'avons identifié aucune présence extérieure, ce sont des personnes originaires de Dijon », a assuré le préfet, à leur sujet.
Selon lui, les troubles de ce lundi n'étaient pas le fait de membres de la communauté tchétchène, contrairement à ces trois derniers jours où plusieurs dizaines voire centaines d'entre eux s'étaient rassemblées dans le centre-ville de Dijon puis aux Grésilles pour y mener des attaques ciblées dans le cadre d'un apparent règlement de comptes.
Des journalistes pris à partie:
Un peu plus tôt, le ministère de l'Intérieur avait jugé « inadmissibles » les « violents troubles à l'ordre public et les actes d'intimidation » de ces derniers jours, promettant « une réponse ferme ». Lundi, un renfort d'un escadron de gendarmes mobiles, soit 110 militaires, a été dépêché sur place, où le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, est attendu mardi. Selon le préfet, ce lundi « un conducteur a été agressé et son véhicule projeté contre une barricade enflammée », et une équipe de journalistes de France 3 « a été prise à partie et son véhicule caillassé ».
Dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu'il rentrait chez lui, le maire, François Rebsamen a lui-même pu constater qu'une centaine de personnes, certaines armées de battes de base-ball et encagoulées, avaient fait irruption place de la République, en plein centre-ville. « Ces faits sont inacceptables et totalement inédits », a commenté l'édile, qui brigue un quatrième mandat.
« Un règlement de comptes »:
Selon des sources policières, l'expédition aurait été lancée à la suite de l'agression, le 10 juin, d'un jeune homme de 16 ans issu de la communauté tchétchène. Dans un communiqué, le préfet Bernard Schmeltz a évoqué des « violences » perpétrées, « semble-t-il dans le cadre d'un règlement de comptes entre des membres de la communauté tchétchène de France et des résidents » de la métropole dijonnaise.
Une cinquantaine de Tchétchènes ou Français d'origine tchétchène, selon la police, sont revenus dans la nuit de samedi à dimanche à Dijon, dans le quartier sensible des Grésilles. Un homme, gérant d'une pizzeria, a été grièvement blessé par balles, selon la même source.
Une troisième expédition a encore mobilisé, dans la nuit de dimanche à lundi, 200 Tchétchènes, également aux Grésilles, selon une source policière qui précise que les incidents de Dijon n'ont rien à voir avec des violences survenues dans la nuit de dimanche à lundi à Nice. Ces derniers sont intracommunautaires, fait-on savoir de même source.
« Venus de France, de Belgique et d'Allemagne »:
Dans une interview au quotidien local Le Bien Public, un homme se présentant comme un Tchétchène et disant avoir participé à l'expédition a confirmé que l'opération visait à venger un « jeune de 16 ans », membre de la communauté tchétchène, qui aurait été « agressé » par des dealers.
« Nous étions une centaine (NDLR : dans la nuit de vendredi à samedi), venus de toute la France, mais aussi de Belgique et d'Allemagne […] Nous n'avons jamais eu l'intention de saccager la ville ni de nous en prendre à la population », ajoute le Tchétchène au Bien Public.
Selon le procureur de Dijon, Eric Mathais, aucune interpellation n'avait été effectuée lundi en milieu de journée et « six blessés » ont été enregistrés « au total dans trois épisodes successifs (vendredi, samedi et dimanche soir) ». Une enquête a été ouverte, « en particulier pour tentative de meurtre en bande organisée, dégradations, incitation à la violence », en cosaisine entre la police judiciaire et la sécurité publique, selon Eric Mathais.
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/ ... 336085.php
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!