Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

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Crapulax
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Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

Message par Crapulax »

Alors que 150 personnes condamnées pour terrorisme doivent être libérées dans les trois prochaines années, les députés LREM veulent mieux encadrer leur sortie.

Ces mesures sont prévues par une proposition de loi LREM qui sera examinée lundi par l’Assemblée.

Le but de ces mesures : éviter les sorties « sèches », c'est-à-dire sans suivi, pour ces détenus condamnés pour terroris me, sans pour autant tendre vers une nouvelle privation de liberté. Ce mercredi, en commission, les députés ont renforcé l'encadrement du suivi pour les auteurs d'infractions terroristes à l'issue de leur peine. Ces mesures sont prévues par une proposition de loi LREM qui sera examinée lundi par l'Assemblée.

« Tous ceux que nous avons auditionnés nous l'ont dit : les terroristes sortant de prison sont la menace prioritaire aujourd'hui », rappelle sa coauteure Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des Lois de l'Assemblée. Or « les textes adoptés avant 2017 ont un effet pervers : ils entraînent des sorties sèches (sans suivi, ndlr) pour les terroristes ». La proposition de loi coécrite avec Raphaël Gauvain vise ainsi à « combler un + trou dans la raquette + en permettant au juge de prononcer un suivi à l'issue de leur peine », fait valoir -Pivet.

150 libérations d'ici 2023:

Quelque 150 personnes condamnées pour des faits de terrorisme et devant être libérées dans les trois prochaines années pourraient être concernées. Des obligations strictes seront possibles : répondre aux convocations du juge d'application des peines, établir sa résidence en un lieu déterminé, obligation de présentation périodique… mais pas de placement sous surveillance électronique, ont décidé les députés en commission à la suite d'amendements MoDem et EDS, pour éviter toute confusion avec une peine restrictive de liberté.

Les députés LR, qui souhaitaient eux aller plus loin, ont jugé du fait de cette suppression du bracelet électronique que le texte était « vidé de sa substance ». Ils se sont abstenus sur l'ensemble. La commission des Lois a aussi revu à la baisse la durée totale possible pour ces « mesures de sûreté » : de 10 à 5 ans, ou de 20 à 10 ans, en fonction des faits commis.

Les députés ont en outre tenu compte de l'avis du Conseil d'Etat, sollicité sur cette proposition de loi, en prévoyant que les juridictions pourront mettre fin aux mesures de sûreté dès lors qu'elles l'estimeront nécessaires, ou en qualifiant de manière plus précise la notion de dangerosité.

« Satisfaire aux exigences de l'extrême droite »:

Le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les 70 000 avocats de France, avait adopté le 12 juin en assemblée générale une motion contre « la peine après la peine », dénonçant un texte remettant en cause les garanties de l'Etat de droit et contraire à la déclaration des droits de l'Homme.

Le CNB dénonce une proposition de loi LREM instaurant ainsi « une nouvelle peine ordonnée par la juridiction de l'application des peines et après que celle prononcée par la juridiction de jugement a été purgée ».

Des députés, notamment à gauche, ont fait des critiques similaires en commission. L'Insoumis Ugo Bernalicis a accusé la majorité de faire de la « communication » pour « satisfaire aux exigences de la droite extrême ou l'extrême droite » alors « qu'il y a des tas de dispositifs qui existent ».
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/politique/ter ... 337345.php
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le chimple
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Re: Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

Message par le chimple »

Crapulax a écrit : 18 juin 2020 04:35 Alors que 150 personnes condamnées pour terrorisme doivent être libérées dans les trois prochaines années, les députés LREM veulent mieux encadrer leur sortie.

Ces mesures sont prévues par une proposition de loi LREM qui sera examinée lundi par l’Assemblée.

Le but de ces mesures : éviter les sorties « sèches », c'est-à-dire sans suivi, pour ces détenus condamnés pour terroris me, sans pour autant tendre vers une nouvelle privation de liberté. Ce mercredi, en commission, les députés ont renforcé l'encadrement du suivi pour les auteurs d'infractions terroristes à l'issue de leur peine. Ces mesures sont prévues par une proposition de loi LREM qui sera examinée lundi par l'Assemblée.

« Tous ceux que nous avons auditionnés nous l'ont dit : les terroristes sortant de prison sont la menace prioritaire aujourd'hui », rappelle sa coauteure Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des Lois de l'Assemblée. Or « les textes adoptés avant 2017 ont un effet pervers : ils entraînent des sorties sèches (sans suivi, ndlr) pour les terroristes ». La proposition de loi coécrite avec Raphaël Gauvain vise ainsi à « combler un + trou dans la raquette + en permettant au juge de prononcer un suivi à l'issue de leur peine », fait valoir -Pivet.

150 libérations d'ici 2023:

Quelque 150 personnes condamnées pour des faits de terrorisme et devant être libérées dans les trois prochaines années pourraient être concernées. Des obligations strictes seront possibles : répondre aux convocations du juge d'application des peines, établir sa résidence en un lieu déterminé, obligation de présentation périodique… mais pas de placement sous surveillance électronique, ont décidé les députés en commission à la suite d'amendements MoDem et EDS, pour éviter toute confusion avec une peine restrictive de liberté.

Les députés LR, qui souhaitaient eux aller plus loin, ont jugé du fait de cette suppression du bracelet électronique que le texte était « vidé de sa substance ». Ils se sont abstenus sur l'ensemble. La commission des Lois a aussi revu à la baisse la durée totale possible pour ces « mesures de sûreté » : de 10 à 5 ans, ou de 20 à 10 ans, en fonction des faits commis.

Les députés ont en outre tenu compte de l'avis du Conseil d'Etat, sollicité sur cette proposition de loi, en prévoyant que les juridictions pourront mettre fin aux mesures de sûreté dès lors qu'elles l'estimeront nécessaires, ou en qualifiant de manière plus précise la notion de dangerosité.

« Satisfaire aux exigences de l'extrême droite »:

Le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les 70 000 avocats de France, avait adopté le 12 juin en assemblée générale une motion contre « la peine après la peine », dénonçant un texte remettant en cause les garanties de l'Etat de droit et contraire à la déclaration des droits de l'Homme.

Le CNB dénonce une proposition de loi LREM instaurant ainsi « une nouvelle peine ordonnée par la juridiction de l'application des peines et après que celle prononcée par la juridiction de jugement a été purgée ».

Des députés, notamment à gauche, ont fait des critiques similaires en commission. L'Insoumis Ugo Bernalicis a accusé la majorité de faire de la « communication » pour « satisfaire aux exigences de la droite extrême ou l'extrême droite » alors « qu'il y a des tas de dispositifs qui existent ».
Source:Le Parisien.
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Perso , je verrais bien comme encadrement , un costume de sapin pour chacun avec une enveloppe de zinc ..
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Re: Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

Message par mic43121 »

Que vas t'on faire de ses gens prêt a tuer pour satisfaire les lois de leur dieu.
Rien sinon les garder en prison ou les envoyer dans leur paradis ou les vierges (non effarouchées) les attendent avec impatience .
Alors que mis en liberté ils vont toucher des aides sociales et a la moindre occasion recommencer ..
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Re: Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

Message par Brouette »

150 terroristes vont sortir de prison d'ici 2023, on vit quand même dans un pays tout à fait spécial ou un cambrioleur fait plus de prison qu'un terroriste. D'ailleurs quel autre paye au monde libère ses terroristes? Bon si ça permet à MLP de gagner en 2022 pourquoi pas :f_fr: :f_fr: comme ça on s'occupera de tout ce petit monde comme il le mérite.
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Re: Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

Message par sofasurfer »

Il va falloir expliquer comment on fait pour encadrer un terroriste reconnu comme tel qui monte dans sa bagnole dans l'intention d'aller écraser femme te enfants pour faire un maximum de dégâts dans l'opinion publique...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

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Re: Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

Message par Brouette »

sofasurfer a écrit : 18 juin 2020 10:13 Il va falloir expliquer comment on fait pour encadrer un terroriste reconnu comme tel qui monte dans sa bagnole dans l'intention d'aller écraser femme te enfants pour faire un maximum de dégâts dans l'opinion publique...
On ne peut pas, on a pas du tout les moyens de surveiller ces gens la, la probabilité qu'aucun d'eux ne commettent d'acte terroriste me semble dérisoire.
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Crapulax
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Re: Les députés encadrent le suivi renforcé des condamnés pour terrorisme après leur peine de prison.

Message par Crapulax »

.................................Feu vert de l’Assemblée à des «mesures de sûreté» pour les terroristes sortant de prison...............................


L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi LREM controversée prévoyant des «mesures de sûreté» pour les condamnés pour terrorisme, à l’issue de leur peine.

La proposition de loi était portée par la députée Yaël Braun-Pivet (LREM) et promettait des débats houleux à l’Assemblée nationale. Il y en a eu, alors que la chambre a voté dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi LREM controversée prévoyant des «mesures de sûreté» pour les condamnés pour terrorisme, à l’issue de leur peine.

L’autorité judiciaire pourra imposer durant cinq ou dix ans à ces personnes l’obligation de répondre aux convocations du juge d’application des peines, d’établir sa résidence en un lieu déterminé, des interdictions d’entrer en relation et de paraître dans certains lieux, et encore l’obligation de pointage ainsi que, sous réserve de l’accord de la personne, le port du bracelet électronique.

Le port du bracelet en débat:

Comme les élus MoDem, la ministre de la Justice Nicole Belloubet s’est prononcée contre le bracelet, «mesure la plus attentatoire à la liberté» parmi cet arsenal. Mais les «marcheurs», dont l’ancien patron du Raid Jean-Michel Fauvergue, ont jugé le bracelet «incontournable» et ont prévu qu’il permette de réduire le pointage à une fois par semaine.

A l’issue d’âpres débats, les députés LREM, LR et UDI ont voté l’ensemble de cette proposition de loi en faveur de «la sécurité des Français», le groupe LFI contre ce qu’il voit comme une «fuite en avant» et «un semblant de peine» pour ces terroristes sortis de détention. Socialistes et communistes se sont eux abstenus sur un texte «dangereux par rapport aux principes fondateurs du droit».

«La menace est de plus en plus endogène : des personnes condamnées pour des faits de terrorisme vont sortir de prison», environ 150 dans les trois prochaines années, dont «certains sont encore très dangereux», a expliqué Yaël Braun-Pivet, présidente LREM de la commission des Lois. «Or nous n’avons pas tous les outils nécessaires pour assurer leur suivi.»

Ces personnes «ont été condamnées dans les années 2010 très souvent pour des délits», d’où ces «sorties sèches», sans «accompagnement judiciaire» mais avec toutefois une année possible de contrôle administratif, selon l’autre auteur de la proposition de loi, Raphaël Gauvain. Les peines pour terrorisme n’ont été durcies qu’en 2016 après la vague d’attentats sur le sol français.

«Peine après la peine»:

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a globalement soutenu la proposition LREM, tout en mettant en avant un «impérieux besoin d’équilibre» : pas question «d’instaurer une quelconque forme de justice prédictive», sur la base d’un «simple soupçon» quant à la dangerosité de la personne.

Le texte doit être rapidement examiné par le Sénat, en vue d’une adoption définitive d’ici fin juillet. Des sénateurs emmenés par Philippe Bas (LR) ont déposé une proposition de loi similaire en mars, laissant augurer une convergence entre les deux chambres. «Nous sommes sur une ligne de crête», relève Mme Braun-Pivet : les mesures de sûreté ne doivent pas s’apparenter à une peine, au risque de ne pouvoir s’appliquer aux personnes déjà jugées. Or les «marcheurs» visent une application immédiate.

Le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les 70 000 avocats de France, avait adopté début juin une motion contre «la peine après la peine», dénonçant un texte remettant en cause les garanties de l’Etat de droit et contraire à la déclaration des droits de l’Homme.

Les députés de gauche, des groupes Libertés et territoires et EDS font la même critique. «L’objectif politique de ce texte est d’agiter les peurs en adoubant une nouvelle fois les thèses de l’extrême droite», dénoncent les insoumis, qui pointent un renoncement «à la réinsertion de ces personnes».

Un suivi social, éducatif ou psychologique figure dans l’éventail des mesures à la main de la justice, répond Mme Braun-Pivet, qui souligne que certains condamnés sont «demandeurs de cet accompagnement».

De leur côté, les députés de droite et certains UDI ont cherché en vain à renforcer les mesures de sûreté ou les prolonger dans le temps. «On ne doit pas faire preuve d’idéologie ou d’angélisme», a martelé Eric Diard (LR), qui a néanmoins voté le texte, même «nettement insuffisant».

La garde des Sceaux a rappelé que 514 personnes sont détenues pour des faits de terrorisme islamiste, et 760 autres sont des détenus de droit commun «susceptibles d’être radicalisés».
Source:Libération.
https://www.liberation.fr/france/2020/0 ... on_1792102
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