Invité sur France Inter, le coordinateur national de LFI a tordu le cou à cette thèse répandue dans les courants antiracistes et dans les rangs de son mouvement.
Source:Le Figaro.
Invité sur France Inter ce mercredi matin, Adrien Quatennens, le coordinateur national de LFI a affirmé ne pas être «d'accord avec cette idée» d'un «privilège blanc» en France.
Cette thèse est pourtant largement défendue par les mouvements antiracistes qui se sont exprimés ces derniers jours, au travers de nombreuses manifestations organisées un peu partout en France pour dénoncer les «violences policières», et plus largement les discriminations dans la société. Rassemblements auxquels de nombreux Insoumis ont participé... dont Adrien Quatennens. «C'est sa position», minimise d'ailleurs un parlementaire mélenchoniste, interrogé sur la sortie de son camarade.
Contre les statistiques ethniques:
Au risque de se désolidariser de plusieurs de ses collègues, le député du Nord estime que les discriminations proviennent surtout d'une République qui ne ferait «pas corps dans tout le pays». «Quand les associations ont disparu, quand les services publics s'éloignent toujours plus des quartiers, c'est la République qui disparaît», a-t-il souligné.
Proche de Jean-Luc Mélenchon, le jeune élu s'est également prononcé contre les statistiques ethniques. Une réponse à Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, qui propose d'ouvrir le débat - contre l'avis de l'exécutif - pour «regarder la réalité telle qu'elle est» . «Je ne suis pas sûr qu'on ait besoin de statistiques ethniques pour comprendre ce qu'il se passe aujourd'hui en France du point de vue des discriminations», a-t-il jugé.
«On en dispose déjà beaucoup, sur les difficultés à pouvoir accéder à un emploi, selon que vous soyez habitants de tel quartier, ou que votre nom ait telle ou telle consonance», a poursuivi le député LFI.
Quant aux manifestations de ces dernières semaines, Adrien Quatennens souhaite surtout retenir la mobilisation de «la jeunesse», «qui ne se soucie pas de savoir de quelle couleur est la peau du voisin». «Une jeunesse à l'image de cette France de tout bois que nous aimons tant chanter la Marseillaise par dizaine de milliers place de la République», a-t-il affirmé, assurant que c'était «l'image essentielle» qu'il fallait retenir de ces rassemblements.
https://www.lefigaro.fr/politique/privi ... e-20200617
...........................Violences à Dijon: Les étrangers impliqués «n’ont rien à faire en France», estime Adrien Quattenens........................
Le député et coordinateur de LFI estime intolérable «que des personnes s’arment et tournent leurs armes contre des citoyens français et obtiennent ensuite l’asile».
Adrien Quatennens a également dénoncé ceux qui portent une lecture « ethnique ou communautaire » sur ces affrontements, ciblant Marine Le Pen.
Source:Le Parisien.
« Il est évident qu'on ne vient pas en France pour constituer des bandes armées et mener des expéditions punitives dans une ville comme Dijon et partout ailleurs ». Adrien Quatennens, député et coordinateur de la France insoumise, a estimé ce mercredi matin sur France inter que les demandeurs d'asile ou les réfugiés tchétchènes impliqués dans les affrontements de Dijon « n'ont rien à faire en France » et que « leur expulsion est à l'ordre du jour ».
L'agression d'un adolescent a transformé plusieurs nuits durant la ville paisible de Dijon en un théâtre d'expéditions punitives armées de la communauté tchétchène et de riposte de ses habitants.
« On ne peut pas tolérer que des personnes s'arment et tournent leurs armes contre des citoyens français et obtiennent ensuite l'asile en France, ce n'est pas possible », a martelé l'élu du Nord.
De son côté, le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'il examinera « systématiquement la possibilité d'expulser les étrangers impliqués ».
Les affrontements à Dijon ou « l'échec de la police »:
Adrien Quatennens a par ailleurs dénoncé ceux qui portent une lecture « ethnique ou communautaire » sur ces affrontements, citant Marine Le Pen qui, depuis Dijon, a établi mardi un parallèle entre les incidents des derniers jours et la « terrible guerre » civile du Liban.
Pour le député insoumis, les affrontements de Dijon signent aussi « l'échec de la police ». « Comment se fait-il aujourd'hui, en 2020, qu'il ait pu se constituer une bande aussi lourdement armée sans que la police ne voie rien venir ? », a-t-il demandé, pointant également du doigt la responsabilité des services de renseignement.
« Il n'y a aucun motif à accueillir sur notre territoire des gens qui, à peine arrivés sur notre sol, mettent à ce point à mal l'ordre public, ça me paraît une logique de bonnes choses », a estimé pour sa part le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, sur RFI.
« On ne veut pas que le statut de réfugié politique soit dévoyé par des gens qui ne le méritent pas, ce sont des gens qui font une expédition punitive et qui demanderaient, en même temps, le statut de réfugiés, ça n'est pas possible », a abondé la porte-parole de LREM, Aurore Bergé, sur BFMTV.
https://www.leparisien.fr/politique/vio ... 337084.php

