Jiimmy a écrit : 19 août 2020 00:24
mic43121 a écrit : 17 juillet 2020 15:17
Tient..voila un cocu qui affiche sa colère contre son ex femme..
Les femmes ils en a de toutes sortes..même des méchantes ...des salopes ..bref c'est vrai ..(la tienne est peut être dans ce lot)
MAIS pour ce qui est de qui tape sur qui ? il n'y pas photo..
CE SONT LES HOMMES qui tapent sur leurs femmes ..et trés rarement le contraire..
Si madame t'a mis une tarte …tu mets ton mouchoir par dessus ..
Mais on ne tape pas SUR UN FEMME..
Il est logique (cela ne signifie pas "normal") que les hommes frappent plus souvent leurs femmes que l'inverse étant donné qu'il s'agit d'une question de rapport de force. A moins d'être doté d'un "courage" monstre, vous n'iriez pas vous attaquer à quelqu'un lors même que vous avez l'assurance de perdre votre confrontation physique.
Si le rapport de force était inversé, il ne fait nul doute que les statistiques, en terme d'homicides, le seraient également. Il n'y a là aucun gêne particulier que détiendrait l'homme et qui le prédisposerait à la violence contrairement à la femme qui ne disposerait pas de ce gêne.
De même, la violence n'est pas réductible à sa composante physique. Elle peut être psychologique et aucun indicateur ne mesure celle que peuvent subir les hommes de la part de leur conjointe. En réalité, tout le monde n'en a que faire. Cela n'est pas vendeur. L'homme ainsi violenté serait considéré comme une personne faible (de manière péjorative) et il serait même blâmé pour sa faiblesse supposée, s'il venait à se plaindre.
Il y a tout un tas d'injonctions, dans notre société, qui empêchent le statut de victime aux hommes lors de conflits, de quelque nature qu'ils soient, avec une femme. L'homme ne pourra généralement jamais être la victime. Si la femme le violente psychologiquement (ou même physiquement puisqu'il y en a qui meurent chaque année en France sous les coups de leurs conjointes) alors c'est qu'il l'aura bien cherché.
Ces indicateurs (les fameux "féminicides"), qui servent des buts éminemment politiques (pourquoi différencier et hiérarchiser les meurtres selon qu'ils soient commis par des hommes ou des femmes ?), ne traduisent nullement, de manière exhaustive, la réalité des violences au sein des couples. Ils ne font que témoigner de ce que nous savions déjà , à savoir que l'homme est physiquement plus fort que la femme.
Mic, je m'adresse à toi en répondant à Jiimmy. Personne ici ne débat de savoir si la violence contre les femmes est acceptable ou non, évidemment elle ne l'est pas. Et combattre cette violence aide les femmes, comme elle aide les hommes.
On attribue la violence de ces hommes à une masculinité toxique, c'est à dire des attributs exacerbés telle que la recherche de domination ou le goût de la violence ou de la confrontation.
Aider les femmes aide les hommes, et l'autre facette ? Aider les hommes aidera les femmes. Il y a des standards imposés aux hommes dès leur naissance que nous intériorisons sans penser les remettre en cause: être le pourvoyeur d'argent et de ressources, être dénié une sensibilité (les hommes ne sont pas supposé être faibles, ils doivent être les plus grands dans une dispute de couple en tolérant les insultes ou les gifles sans représailles (pourquoi la violence envers les hommes serait tolérable et constructive ?), être responsables des tourments de leurs femmes (il arrive que des femmes trompent leur mari en se considérant dans leur droit car ce dernier ne lui aurait pas apporté assez d'attention, c'est très courant), être systématiquement considérés comme des bêtes avides de sexe et raillés quand ils s'égarent dans de la sentimentalité, être responsable de faire la cour et en payer le prix psychologique en termes de rejet voire d'humiliation.
Il y a toute une masse de violence, symbolique ou réelle, que nous avons appris à accepter dès la naissance.
Je me souviens d'un documentaire ou une femme décidait de se faire passer pour un homme pendant quelques mois pour comprendre leur vie au quotidien. Elle avait conclut l'expérience en disant qu'elle avait été choquée par l'aridité affective des hommes entre eux. Elle avait été émue de l'empressement de ces hommes de lui parler de leurs problèmes lorsqu'ils avaient découvert qu'elle était une femme. Elle avait été choquée de l'attitude des femmes lorsqu'elle s'était tenté à draguer, habillée en homme. L'expérience l'a mené au suivi psychologique tant sa vision avait été bouleversée.
Ce que je veux dire, c'est qu'il faut résoudre cette violence envers les femmes. Mais c'est une démarche commune, de chaque sexe attentif et à l'écoute de l'autre. Car dans ce problème, nous sommes dans une asymétrie que je crois stérile.