Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

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Crapulax
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Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Crapulax »

« Je suis en phase finale depuis 34 ans » Perclus de douleurs du fait d’une maladie incurable, Alain Cocq demande à Emmanuel Macron de « l’aider à partir en paix ». Faute de quoi, il cessera son traitement et s’en ira comme il a vécu : "en souffrant".

Alain Cocq souffre d’une maladie orpheline depuis 34 ans. Il ne quitte jamais le lit médicalisé de son appartement de Dijon.

À l’entrée du modeste appartement du quartier défavorisé des Grésilles, à Dijon, un dossier rouge est accroché en évidence. « Cocq Alain. Réanimation interdite », ordonne la couverture.

En première page, l'« attestation de refus de soins » est formelle : à compter du 4 septembre, « je refuse toute alimentation et hydratation, tous traitements […] et interdit l’appel des secours ».

....« J’ai décidé de dire stop », explique Alain Cocq, 57 ans, depuis le lit médicalisé qu’il ne quitte plus.

« Je n’ai plus de vie digne »:

Son corps amaigri, couvert d’un simple short pour mieux supporter la touffeur, semble perdu dans le creux du matelas, laissant apparaître sur son ventre gonflé une longue cicatrice. « J’ai déjà eu neuf opérations en quatre ans. Petit à petit, tous les organes vitaux vont être touchés ».

« Toutes les deux-trois secondes, des décharges électriques me lancent. Je suis au maximum de ma morphine. Ils ont essayé des plus fortes doses mais j’ai failli mourir ».

« Mes intestins se vident dans une poche. Ma vessie se vide dans une poche. Je ne peux pas m’alimenter alors je suis gavé comme une oie, avec un tuyau dans l’estomac. Je n’ai plus de vie digne ».

« Si c’est pour regarder le plafond comme un con à attendre que ça se passe, non ».

Une maladie sans nom:

À 23 ans, Alain Cocq glisse dans un escalier et se déboîte le genou. Les chirurgiens qui l’opèrent découvrent qu’aucune goutte de sang ne coule. Alain apprend alors la définition du mot « ischémie » : « arrêt ou insuffisance de la circulation du sang dans un tissu ou un organe ».

Pourquoi ? On ne sait pas. Car Alain souffre d’une maladie tellement orpheline qu’elle n’a même pas de nom. « Les parois de mes artères se collent : trois personnes au monde sont connues pour avoir cette maladie. Les deux autres sont décédées ».

« Dans 15 jours, vous êtes mort »:

À Alain, un professeur de médecine avait dit il y a 34 ans : « dans 15 jours, vous êtes mort ».

Mais quand il apprend son état, Alain décide de « se battre », pour lui, pour toutes les personnes handicapées et pour une fin de vie « digne ». En 1993, il part en fauteuil roulant de Dijon et rejoint la Cour européenne des droits de l’Homme, à Strasbourg.

En 1994, c’est un tour de France qu’il fait, toujours en fauteuil roulant, puis trois tours d’Europe qui l’emmèneront notamment à Bruxelles en 1998 et à l’ONU, à Genève, en 2008.

« Le simple fait de me sortir du lit est à hurler »:

Mais ce voyage, qui lui a coûté cinq accidents cardiaques et sept cérébraux, sera son dernier. « Le fauteuil, je ne peux plus. Le simple fait de me sortir du lit est à hurler ».

Infatigable soldat, il tente encore de poursuivre son combat, allant jusqu’à participer – en lit ambulatoire – à plusieurs manifestations de Gilets jaunes à Dijon. Mais tout cela est aujourd’hui au-dessus de ses forces.

Il en appelle à Emmanuel Macron:

Alain décide donc d’en finir. Non sans un dernier fait d’armes : en appeler au président Emmanuel Macron.

« Je demande, à titre compassionnel, l’autorisation pour le corps médical de me prescrire du pentobarbital », un barbiturique. « Seul le président peut le permettre ».

« Pour que je puisse partir en paix et en douceur. Sinon, j’arrête tout traitement : ce sera des souffrances. La manière dont je vais partir dépend du président ».

Alain a obtenu un rendez-vous téléphonique ce mardi 25 août avec la conseillère à la santé de la présidence, Anne-Marie Armanteras.

Le « soin ultime »:

« Je ne demande pas le suicide assisté ni l’euthanasie », se défend-il. « Mais un soin ultime. Car je cherche juste à éviter des souffrances inhumaines », ce que ne permet pas actuellement la loi Leonetti sur la fin de vie, selon lui.

« La loi n’autorise la sédation profonde qu’à quelques heures de la mort. Mais moi, je suis en phase finale depuis 34 ans ! »

Afin que « les Français se rendent compte de ce qu’est l’agonie obligée par la loi Leonetti », Alain veut mettre en scène sa mort et la diffuser « en direct sur (sa) page Facebook ».

Il espère ainsi que, plus tard, une nouvelle loi sera adoptée pour permettre « le soin ultime ».

Une manière pour Alain de mourir pour sa cause : « Je partirai alors le fusil à l’épaule, c’est-à-dire au combat ».
Source:Ouest-France.
https://www.ouest-france.fr/societe/fin ... ix-6947908
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par oups »

C'est dommage que ce monsieur soit entouré de "mauviettes ", esperons au moins qu'ilS CulpabiliseNT un max . :twisted:
J'lui souhaite un AVC , un fatal , ce soir et de laisser de grosses dettes &remords a ses proches .Apres l'Elysee c'est pas les soins palliatifs non plus
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par vivarais »

à qui la faute si ce n'est aux électeurs qui n'ont pas le courage d'élire des députés , sénateurs qui prennent leur responsabilité en permettant de mourir dans la dignité comme cela est le cas dans beaucoup de pays de l'UE et en suisse
à croire que mourir dans la dignité ne soit possible pour les français que pour ceux qui ont les moyens financiers de le faire à l'étranger
macron ne peut pas faire ce que les français n'ont pas le courage faire
voter pour que l'on ait le droit de mourir dans la dignité et non hypocritement de déshydratation après 7 jours plongé dans un coma
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Mesoke
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Mesoke »

Un président se bougera activement en faveur d'une loi sur la fin de vie assistée quand l'opinion publique sera largement derrière, et que ça lui rapportera politiquement.

Macron chasse sur les terres de la droite, là où vivent le plus de religieux opposés à ce genre de pratiques. Donc ça m'étonnerait qu'il se bouge. Une révolte sociétale d'une partie de son électorat potentiel à moins de 2 ans de la prochaine présidentielle pourrait lui couter trop cher.
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Victor
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Victor »

Mesoke a écrit : 27 août 2020 16:46 Un président se bougera activement en faveur d'une loi sur la fin de vie assistée quand l'opinion publique sera largement derrière, et que ça lui rapportera politiquement.

Macron chasse sur les terres de la droite, là où vivent le plus de religieux opposés à ce genre de pratiques. Donc ça m'étonnerait qu'il se bouge. Une révolte sociétale d'une partie de son électorat potentiel à moins de 2 ans de la prochaine présidentielle pourrait lui couter trop cher.
Et puis attention à la généralisation de l'euthanasie !
On pourrait tomber très vite sur du suicide assisté.
Une société n'a pas à a faciliter le suicide de ses membres.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Crapulax
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Crapulax »

.........................Fin de vie: Emmanuel Macron décline la demande d'Alain Cocq de bénéficier d'un sédatif pour mourir.........................


Atteint d'une maladie dégénérative orpheline, l'homme de 57 ans a vu sa demande refusée par le président de la République. Emmanuel Macron a rappelé ne pas être «au-dessus des lois».

Âgé de 57 ans, Alain Cocq souffre d'une maladie orpheline incurable et a demandé «le droit de mourir dignement».

Selon nos informations, Emmanuel Macron a envoyé jeudi une lettre à Alain Cocq lui annonçant que n'étant «pas au-dessus des lois, je ne suis pas en mesure d'accéder à votre demande». Atteint d'une maladie incurable depuis 34 ans, il demande à bénéficier d'une assistance médicale pour mettre fin à ses jours.

Alain Cocq, qui considère sa demande comme son «dernier combat», veut «se laisser mourir». «Le 4 septembre au soir, j'arrêterai toute hydratation, toute alimentation», déclare celui qui veut se «décharger de cet immense fardeau».

Le 20 juillet dernier, dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, publiée sur Facebook, l'homme alité et entièrement dépendant de machines pour s'alimenter et s'hydrater, a interpellé le président sur son quotidien «extrêmement douloureux».

Il a donc demandé aux autorités «une fin de vie dans la dignité avec assistance médicale active». Il réclame «son bonbon» comme il l'appelle, soit une dose élevée de barbituriques, un puissant sédatif pour «enfin s'endormir» et soulager son corps «confiné» et «perclus de douleurs».

Après avoir attendu des semaines entières une réponse de l'Elysée, mercredi 3 septembre il est aux alentours de 20h30 quand Alain Cocq reçoit le coup de fil tant attendu. «Je viens d'avoir la présidence au téléphone et c'est un non».

Dans le courrier de l'Elysée reçu le lendemain, le président de la République a assuré être «très sensible et admiratif des combats incessants que vous avez conduits contre la maladie et ses conséquences». Et de poursuivre : «J'ai entendu les démarches personnelles que vous souhaitez entreprendre aujourd’hui, celles qui consistent à refuser tout acharnement thérapeutique. [...] Avec émotion, je respecte votre démarche.»

Pourtant, pendant des dizaines d'années, Alain s'est battu contre la maladie et a été un fervent défenseur d'une vie épanouie malgré le handicap.
:
Des années de combat contre la maladie:

Alors qu'il descendait les marches d'un escalier, Alain Cocq glisse à l'âge de 23 ans et se déboîte le genou, qui ne saigne pas malgré l’éraflure. Mauvaise surprise. Tout s’enchaîne pour le jeune homme. Il découvre qu'il souffre d'une «ischémie» soit un «arrêt ou insuffisance de la circulation du sang dans un tissu ou un organe». Dans le monde, ils n'étaient que trois à souffrir de cette maladie, il est le seul survivant.

Des médecins lui donnent seulement quelques semaines de vie mais il s'accroche et décide de se battre. En 1993, il part en fauteuil roulant de Dijon et rejoint la Cour européenne des droits de l'Homme, à Strasbourg. L'année suivante, toujours en fauteuil roulant, il entame un tour de France.

Assoiffé d'aventures et de défis, Alain Cocq ne s'arrête pas là. Il roule sur les routes européennes en passant par Bruxelles en 1998 et par l'ONU en 2008 avec toujours le même objectif en tête : Celui de faire évoluer la situation des personnes handicapées.

Mais ce périple ne laisse pas l'aventurier indemne. Cinq accidents cardiaques, sept cérébraux et huit opérations en urgence. «Tout s'est accéléré depuis quatre ans. [...] Je ne tenais plus dans mon fauteuil, les douleurs devenaient de plus en plus cinglantes».

Lente agonie diffusée sur les réseaux sociaux:

«Je ne me bats plus pour moi mais pour les autres, ceux qui vont suivre», explique-t-il. Sa fin de vie est donc devenue un acte politique et l'ancien membre du Parti socialiste ne s'en cache pas. Il publie sur son mur Facebook toutes les avancées de son combat, notamment son dernier acte. Il diffusera en direct sur les réseaux sociaux sa lente agonie après l'arrêt des soins dès samedi matin «sans le son, à la demande de son personnel soignant et de son personnel d'assistance». Il veut montrer aux autorités et aux citoyens «qu'en France, on ne peut pas mourir dignement».

À 24h de son «ultime bataille», Alain Cocq a trois demandes. Sa première revendication touche au milieu hospitalier qu'il a fréquenté à de multiples reprises : plus d’infirmiers et d'aides-soignants pour assurer un meilleur encadrement. «Une urgence», commente Jean-Luc Roméro, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

«La fin de vie est trop médicalisée et les moyens ne sont pas du tout à la hauteur [...] il manque un médecin dans chaque unité de soins palliatifs sans parler du reste du personnel soignant comme les psychologues et assistants sociaux», regrette l'adjoint à la mairie de Paris.

Alain Cocq ajoute ensuite qu'une loi sur le grand âge doit être mise en place car «il n'y a pas de moment plus important que la naissance et la mort dans une vie».

Enfin, il souhaite faire évoluer la loi Leonetti en ajoutant «la possibilité à chacun de choisir sa mort». Selon l'article L1110-5-2 du Code de la santé publique, «une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu'au décès» peut être administrée à un malade à sa demande uniquement s'il est atteint «d'une affection grave et incurable» et dont «le pronostic vital est engagé à court terme et présente une souffrance réfractaire aux traitements».

Une demande à laquelle répond le docteur Claire Fourcade, médecin dans un service de soins palliatifs depuis vingt ans et présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP). «Il ne faut pas changer la loi mais seulement l'appliquer.»

Elle déplore en effet que seulement 30% des malades bénéficient de soins palliatifs faute de moyens financiers et humains alors que le médecin a «le devoir d'apaiser la douleur», ajoute-elle en rappelant la devise d'Ambroise Paré «guérir parfois, soulager souvent, soigner toujours».
Source:Le Figaro.
https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... t-20200903
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Corvo »

oups a écrit : 27 août 2020 15:14 C'est dommage que ce monsieur soit entouré de "mauviettes ", esperons au moins qu'ilS CulpabiliseNT un max . :twisted:
J'lui souhaite un AVC , un fatal , ce soir et de laisser de grosses dettes &remords a ses proches .Apres l'Elysee c'est pas les soins palliatifs non plus
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Crapulax »

Le président dit qu'il n'est pas au-dessus des lois et il a raison..Mais ce n'est pas seulement de lui dont il s'agit mais aussi de ses précurseurs..Parce qu'il serait plus convenable de ne plus se cacher derrière cet argument imparable pour ne pas affronter réellement la question..De peur certainement d'être perçu comme "le responsable de" et donc d'endosser le rôle de celui qui a tranché...

....Qu'il en soit alors ainsi mais pourquoi n'y aurait-il pas un référendum sur le droit à l'euthanasie ou la mort assistée,peu importe?..Un vote national après des débats tenus en amont du suffrage...Laissant ainsi les français décider de l'issue...Et de se sentir concernés par ce choix de fin de vie...
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par LOFOTEN »

Crapulax a écrit : 04 septembre 2020 14:57 Le président dit qu'il n'est pas au-dessus des lois et il a raison..Mais ce n'est pas seulement de lui dont il s'agit mais aussi de ses précurseurs..Parce qu'il serait plus convenable de ne plus se cacher derrière cet argument imparable pour ne pas affronter réellement la question..De peur certainement d'être perçu comme "le responsable de" et donc d'endosser le rôle de celui qui a tranché...

....Qu'il en soit alors ainsi mais pourquoi n'y aurait-il pas un référendum sur le droit à l'euthanasie ou la mort assistée,peu importe?..Un vote national après des débats tenus en amont du suffrage...Laissant ainsi les français décider de l'issue...Et de se sentir concernés par ce choix de fin de vie...
Je crois que personne n'osera prendre ce risque devant une levée de bouclier des religieux : catho et musulman (il n'y a qu'a voir Victor).....les élections comptent beaucoup plus que les agonies de ceux qui souffrent .

Ceux qui ont les moyens financiers et relations n'ont pas tous ces problèmes . Souvenez vous de la mère de Jospin qui a quitté ce monde volontairement ....et du bouquin écrit par sa fille " La dernière leçon"...si mes souvenirs sont exacts.

Moralité : comme on prépare sa retraite il faut préparer son départ.....au cas ou ! Et ne pas compter sur les hommes.
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par toutvenant »

LOFOTEN a écrit : 04 septembre 2020 16:09
Crapulax a écrit : 04 septembre 2020 14:57 Le président dit qu'il n'est pas au-dessus des lois et il a raison..Mais ce n'est pas seulement de lui dont il s'agit mais aussi de ses précurseurs..Parce qu'il serait plus convenable de ne plus se cacher derrière cet argument imparable pour ne pas affronter réellement la question..De peur certainement d'être perçu comme "le responsable de" et donc d'endosser le rôle de celui qui a tranché...

....Qu'il en soit alors ainsi mais pourquoi n'y aurait-il pas un référendum sur le droit à l'euthanasie ou la mort assistée,peu importe?..Un vote national après des débats tenus en amont du suffrage...Laissant ainsi les français décider de l'issue...Et de se sentir concernés par ce choix de fin de vie...
Je crois que personne n'osera prendre ce risque devant une levée de bouclier des religieux : catho et musulman (il n'y a qu'a voir Victor).....les élections comptent beaucoup plus que les agonies de ceux qui souffrent .

Ceux qui ont les moyens financiers et relations n'ont pas tous ces problèmes . Souvenez vous de la mère de Jospin qui a quitté ce monde volontairement ....et du bouquin écrit par sa fille " La dernière leçon"...si mes souvenirs sont exacts.

Moralité : comme on prépare sa retraite il faut préparer son départ.....au cas ou ! Et ne pas compter sur les hommes.
Qu'est devenue cette dame frappée par une maladie incurable qui a affirmé qu'elle était décidée à mourir et que finalement elle a déclaré à la télé qu'elle était re-décidée à vivre...
On dit que partir, c'est mourir un peu. Mais il y a des voyages sans retour qui posent question.
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Victor »

Crapulax a écrit : 04 septembre 2020 14:57 Le président dit qu'il n'est pas au-dessus des lois et il a raison..Mais ce n'est pas seulement de lui dont il s'agit mais aussi de ses précurseurs..Parce qu'il serait plus convenable de ne plus se cacher derrière cet argument imparable pour ne pas affronter réellement la question..De peur certainement d'être perçu comme "le responsable de" et donc d'endosser le rôle de celui qui a tranché...

....Qu'il en soit alors ainsi mais pourquoi n'y aurait-il pas un référendum sur le droit à l'euthanasie ou la mort assistée,peu importe?..Un vote national après des débats tenus en amont du suffrage...Laissant ainsi les français décider de l'issue...Et de se sentir concernés par ce choix de fin de vie...
Je ne suis pas favorable à un référendum sur cette question, car on ne verrait que des cas comme celui-ci et les médias ne nous montreraient pas les autres cas des dépressifs en tout genre qui pourraient alors légalement demander un suicide assisté.

Les français tombant très facilement dans l'émotion et le sensationnel, ils ne seraient pas en mesure d'avoir la sagesse et le recul nécessaire.
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par gare au gorille »

Victor a écrit : 04 septembre 2020 19:24
Crapulax a écrit : 04 septembre 2020 14:57 Le président dit qu'il n'est pas au-dessus des lois et il a raison..Mais ce n'est pas seulement de lui dont il s'agit mais aussi de ses précurseurs..Parce qu'il serait plus convenable de ne plus se cacher derrière cet argument imparable pour ne pas affronter réellement la question..De peur certainement d'être perçu comme "le responsable de" et donc d'endosser le rôle de celui qui a tranché...

....Qu'il en soit alors ainsi mais pourquoi n'y aurait-il pas un référendum sur le droit à l'euthanasie ou la mort assistée,peu importe?..Un vote national après des débats tenus en amont du suffrage...Laissant ainsi les français décider de l'issue...Et de se sentir concernés par ce choix de fin de vie...
Je ne suis pas favorable à un référendum sur cette question, car on ne verrait que des cas comme celui-ci et les médias ne nous montreraient pas les autres cas des dépressifs en tout genre qui pourraient alors légalement demander un suicide assisté.

Les français tombant très facilement dans l'émotion et le sensationnel, ils ne seraient pas en mesure d'avoir la sagesse et le recul nécessaire.

Nous avons tous la sagesse et le recul nécessaire pour apprécier au plus juste ce genre de situation dramatique. Je pense que dans le cas d'une maladie incurable, d'une personne diminuée incapable du moindre mouvement et qui souffre, un collectif composé de plusieurs médecins devrait pouvoir évaluer la situation et être en mesure d'assister pour une mort la plus douce possible le malade en ayant fait la demande. Il suffirait juste qu'un texte de loi puisse autoriser cet acte humaniste et il est ridicule de s'en priver au nom de principes fumeux.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par Crapulax »

Je ne suis pas favorable à un référendum sur cette question, car on ne verrait que des cas comme celui-ci et les médias ne nous montreraient pas les autres cas des dépressifs en tout genre qui pourraient alors légalement demander un suicide assisté.

Les français tombant très facilement dans l'émotion et le sensationnel, ils ne seraient pas en mesure d'avoir la sagesse et le recul nécessaire.
...Je pense qu'il y aurait d'abord l'examen de la demande qui serait étudiée par le corps médical avant réponse définitive...Il serait certainement question de critères médicaux pour avoir accès à sa propre fin de vie...Les simples dépressifs ou autres patients atteints de maladies psychologiques qui ne seraient pas "voués à une mort certaine" du fait de la pathologie n'auraient certainement pas la possibilité d'y accéder.

Je sais ce que tu pourrais me dire...Dans ces cas-là il existe aussi des maladies incurables susceptibles de déclencher ce type de maladie par la suite..Touchant "en gros" le cérébral...Ce qui pourrait faire jurisprudence devant un tribunal sous prétexte que la personne n'avait plus toute sa raison...

...En ce sens je pense aussi qu'il y aurait une solution proposée tenant compte de cela...Comme le fait de se prononcer sur le choix de garder ou non la vie avant toute éventualité de devoir faire face à la maladie,c''est à dire en ayant "pleine conscience" ou au début de son annonce..Avant que la personne ne soit diminuée mentalement.

Je ne fais que des hypothèses bien entendu mais je pense que ce serait une "mesure" qui serait bien ficelée..Afin d'éviter tous problèmes juridiques par la suite...
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par scorpion3917 »

bonjour à tous.
Si ce pauvre homme doit en passer par là à savoir filmer son agonie pour faire bouger les consciences je me dis que nous sommes encore à l âge de pierre.
Macron. le beau parleur se contente d une fin de non recevoir se réfugiant derrière la loi.
Un seul mot de sa part et le parlement peut parfaitement légiférer pour aller plus loin que les textes actuels.
Mais non on veut d abord cajoler son électorat en prenant en otage la souffrance de ce malheureux.
C est indigne d une république moderne et ce président comme tant d autres regarde d abord vers 2022
Regardons la Suisse, la Belgique, les Pays Bas et demain l Espagne qui dans ce domaine où la politique n a pas sa place ont montré la voie.
Et n oublions pas que nous sommes tous concernés.
Et à ceux qui disent qu ils ne veulent pas d un abattoir en guise de société je leur demande, moi, hors des considérations religieuses ou philosophiques, ce qu ils voudraient pour leur propre fin de vie quand la souffrance n est plus gérable.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
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Re: Un malade incurable demande au président de la République de "l'aider à partir en paix".

Message par toutvenant »

scorpion3917 a écrit : 05 septembre 2020 08:18 bonjour à tous.
Si ce pauvre homme doit en passer par là à savoir filmer son agonie pour faire bouger les consciences je me dis que nous sommes encore à l âge de pierre.
Macron. le beau parleur se contente d une fin de non recevoir se réfugiant derrière la loi.
Un seul mot de sa part et le parlement peut parfaitement légiférer pour aller plus loin que les textes actuels.
Mais non on veut d abord cajoler son électorat en prenant en otage la souffrance de ce malheureux.
C est indigne d une république moderne et ce président comme tant d autres regarde d abord vers 2022
Regardons la Suisse, la Belgique, les Pays Bas et demain l Espagne qui dans ce domaine où la politique n a pas sa place ont montré la voie.
Et n oublions pas que nous sommes tous concernés.
Et à ceux qui disent qu ils ne veulent pas d un abattoir en guise de société je leur demande, moi, hors des considérations religieuses ou philosophiques, ce qu ils voudraient pour leur propre fin de vie quand la souffrance n est plus gérable.
Pourquoi la médecine ou les proches n'agissent pas dans ce cas présent ?...Posez-vous la question.
Il ne suffit pas de dénoncer la souffrance des autres, assis sur une chaise derrière son ordi, vouloir armer un tiers et le supplier d'annuler une douleur en tuant en toute conscience le malade qui vous regarde lucidement et réclame de mourir...
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