Victor a écrit : 09 septembre 2020 14:35
C'est tout le contraire qu'il faut faire. C'est à dire qu'il faut inclure des stats "ethniques". Mais aussi des stats incluant bien d'autres paramètres comme le métier, la religion, le niveau d'études, etc.
Sinon, on n'a aucune information statistique et on ne peut pas s'attaquer aux causes profondes de la délinquance.
Il y a déjà de multiples études qui prennent en compte divers paramètres pour cibler les individus qui sont susceptibles de céder plus facilement aux appels de la violence. Qui les prend en compte ? Quelle personnalité politique s'insurgeant d'un regain (supposé) de la violence dans notre pays s'en sert afin d'articuler son raisonnement ?
En réalité, les politiciens, qui visent le pouvoir, ne cherchent pas des solutions (ils ont besoin de l'insécurité, de la violence pour exister sur la scène politique). Ils ne cherchent qu'à instrumentaliser les actes violents afin de pointer du doigt des responsables autres qu'eux (puisque les études sociologiques mettent, au contraire, l'accent sur leur responsabilité dans l'édification d'une société qui produit les conditions favorables à ces violences) qu'ils pourront vilipender à loisir afin de séduire un électorat naif et/ou souffrant d'une maladie que l'on appelle le racisme.
Quel sociologue oserait affirmer que la prise en compte de l'ethnicité d'un individu permettrait de produire des théories explicatives de la violence pertinentes ? Sauf à considérer que génétiquement elle se retrouve plus chez certains plus que chez d'autres. D'ailleurs si cette violence était intrinsèquement plus présente chez un individu au teint basané (parce que sa couleur de peau jouerait sur ses pulsions, imaginons), quelles mesures seraient-ils possible de prendre ? (interdire aux gens de couleur d'avoir plus d'un enfant ?).
Non seulement les sociologues ne cherchent pas à prendre en compte le facteur ethnique car ils savent qu'il ne joue aucun rôle mais en plus cela ne permettrait pas, si tel était le cas, de déduire la moindre solution.