Pas mal nos écoles de management
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papibilou
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Re: Pas mal nos écoles de management
Si mes souvenirs sont exacts, on parle des écoles de management. Mais, me trompes-je? j'ai supposé, peut-être à tort que l'on parlait des écoles de commerce.
Si l'on parle des écoles de commerce ou HEC se classe second et l'Essec troisième, oui nous sommes à très bon niveau, ce qui, personnellement me ravit puisque j'ai 3 petits enfants dans ces écoles dont une à HEC. Mais, je suis toujours ennuyé car ces écoles ont la particularité d'être extraordinairement onéreuses. Comptez entre 12 000 euros par an + studio+ divers et vous arrivez vite à 25 ou 30 000 euros par an. Somme qu'il faut multiplier par 3 minimum.
Donc ces écoles ne sont accessibles qu'à une élite intellectuelle ET financière.
Cela devrait donc amener à réfléchir sur notre modèle, très américanisé, qui ne permet pas aux classes défavorisées d'y accéder.
Si l'on parle des écoles de commerce ou HEC se classe second et l'Essec troisième, oui nous sommes à très bon niveau, ce qui, personnellement me ravit puisque j'ai 3 petits enfants dans ces écoles dont une à HEC. Mais, je suis toujours ennuyé car ces écoles ont la particularité d'être extraordinairement onéreuses. Comptez entre 12 000 euros par an + studio+ divers et vous arrivez vite à 25 ou 30 000 euros par an. Somme qu'il faut multiplier par 3 minimum.
Donc ces écoles ne sont accessibles qu'à une élite intellectuelle ET financière.
Cela devrait donc amener à réfléchir sur notre modèle, très américanisé, qui ne permet pas aux classes défavorisées d'y accéder.
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vincent
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Re: Pas mal nos écoles de management
Il n ' y a pas trop de pb pour obtenir un prêt afin de financer les études d' HEC dont vous venez de réussir le concours d' entrée .....et il y a cout des études ......et coùt pour l' étudiantpapibilou a écrit : 03 octobre 2020 19:41 Si mes souvenirs sont exacts, on parle des écoles de management. Mais, me trompes-je? j'ai supposé, peut-être à tort que l'on parlait des écoles de commerce.
Si l'on parle des écoles de commerce ou HEC se classe second et l'Essec troisième, oui nous sommes à très bon niveau, ce qui, personnellement me ravit puisque j'ai 3 petits enfants dans ces écoles dont une à HEC. Mais, je suis toujours ennuyé car ces écoles ont la particularité d'être extraordinairement onéreuses. Comptez entre 12 000 euros par an + studio+ divers et vous arrivez vite à 25 ou 30 000 euros par an. Somme qu'il faut multiplier par 3 minimum.
Donc ces écoles ne sont accessibles qu'à une élite intellectuelle ET financière.
Cela devrait donc amener à réfléchir sur notre modèle, très américanisé, qui ne permet pas aux classes défavorisées d'y accéder.
https://www.hec.edu/fr/grande-ecole-mas ... inancement
Pour les étudiants issus du concours d’admission sur classes préparatoires, entrant à HEC en 2020, le coût total des droits de scolarité (hors année de projet professionnel) s'élève entre 7 200 € et 59 250 € selon les situations sociales des étudiants.
Les années d'études sont facturées lors des trois premières années consécutives (y compris en cas d'année de projet professionnel). La plupart des étudiants effectuent une année de projet professionnel en entreprise entre la première et la deuxième année du cycle master.
L’échéancier des droits de scolarité se détaille donc ainsi :
Oui nos écoles de commerce , de management , d' ingénieurs sont bonnes , voir trés bonnes , seuls les bac-4 affirment le contraire
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toutvenant
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Re: Pas mal nos écoles de management
Je vois pourquoi vous faîtes le distinguo entre la France d'en-haut et la France d'en-bas !vincent a écrit : 04 octobre 2020 15:16
Pour les étudiants issus du concours d’admission sur classes préparatoires, entrant à HEC en 2020, le coût total des droits de scolarité (hors année de projet professionnel) s'élève entre 7 200 € et 59 250 € selon les situations sociales des étudiants.
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Re: Pas mal nos écoles de management
Bah ça dépend de quoi tu parles lorsque tu dis qu'elles sont bonnes.vincent a écrit : 04 octobre 2020 15:16Il n ' y a pas trop de pb pour obtenir un prêt afin de financer les études d' HEC dont vous venez de réussir le concours d' entrée .....et il y a cout des études ......et coùt pour l' étudiant
https://www.hec.edu/fr/grande-ecole-mas ... inancement
Pour les étudiants issus du concours d’admission sur classes préparatoires, entrant à HEC en 2020, le coût total des droits de scolarité (hors année de projet professionnel) s'élève entre 7 200 € et 59 250 € selon les situations sociales des étudiants.
Les années d'études sont facturées lors des trois premières années consécutives (y compris en cas d'année de projet professionnel). La plupart des étudiants effectuent une année de projet professionnel en entreprise entre la première et la deuxième année du cycle master.
L’échéancier des droits de scolarité se détaille donc ainsi :
Oui nos écoles de commerce , de management , d' ingénieurs sont bonnes , voir trés bonnes , seuls les bac-4 affirment le contraire
En ce qui concerne les écoles de commerce et de management on aurait aimé un enseignement de l'économie plus diversifiée, c'est assez étonnant que quelqu'un qui a un master à HEC ne soit pas capable de m'expliquer les théories d'économistes classiques ou ne soit pas capable de situer son enseignement dans la matrice des différents courants et donc de pouvoir situer politiquement son enseignement. Je cite HEC car c'est la plus grande école de commerce en France, j'ai également vu et pu étudier au côté de personnes venant d'école de commerce et de management, ce n'était pas particulièrement les plus brillants. Mais j'en ai également vu s'adapter très bien aux exigences de la recherche, c'était en général des étudiants qui avaient déjà une distance critique vis-à -vis de leurs enseignements et ne baignaient pas dans une croyance aveugle envers la flexibilisation du marché et sa capacité à s'autoréguler comme l'on entend souvent dans les cours d'école de commerce.
Il y a ceux qui adhèrent aveuglément à "l'esprit d'entreprise", ne souhaitent pas acquérir d'esprit critique et veulent bosser dans de grosses entreprises, après il y a d'autres étudiants qui souhaitent avoir une vision plus proche de la réalité.
Après tout dépend ce que tu attends de ton cursus, si tu veux être acquérir une bonne technicité sur la comptabilité et sur la théorie de l'entreprise alors ces écoles sont bonnes mais si tu veux te tourner vers la recherche et profiter d'un enseignement qui soit plus large et amène une distance critique vis-à -vis de tout les courants alors ces écoles sont sans grands intérêts.
En ce qui concerne les écoles d'ingénieurs tout dépend ce que tu veux y faire, c'est quand même assez vaste. En économie, tu peux trouver de tout. Tu trouveras des master d'économie très mathématisé à polytechnique mais des master d'économie plus en lien avec les sciences sociales à l'école des mines (j'ai suivi pas mal de séminaires dans celui-ci) par exemple.
Après mes propos relèvent d'un partie prit évident mais c'est vrai que j'ai suffisamment vu de personnes avec des master en école de commerce me raconter des énormités en économie, je pense aux contrôleurs de gestion par exemple qui sont sans doute de bons gestionnaires mais de médiocres économistes dès qu'il s'agit de discuter de phénomènes macroéconomiques.
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Re: Pas mal nos écoles de management
Ce n'est pas faux. Si vous voulez faire de la recherche en économie, il vaut mieux aller à l'université ( Dauphine par exemple ). Mais les étudiants en écoles de commerce sont souvent destinés aux postes de directeurs financiers en entreprise. Et les rémunérations les plus élevées sont en entreprise.CrazyMan a écrit : 04 octobre 2020 15:42
En ce qui concerne les écoles de commerce et de management on aurait aimé un enseignement de l'économie plus diversifiée, c'est assez étonnant que quelqu'un qui a un master à HEC ne soit pas capable de m'expliquer les théories d'économistes classiques ou ne soit pas capable de situer son enseignement dans la matrice des différents courants et donc de pouvoir situer politiquement son enseignement. Je cite HEC car c'est la plus grande école de commerce en France, j'ai également vu et pu étudier au côté de personnes venant d'école de commerce et de management, ce n'était pas particulièrement les plus brillants. Mais j'en ai également vu s'adapter très bien aux exigences de la recherche, c'était en général des étudiants qui avaient déjà une distance critique vis-à -vis de leurs enseignements et ne baignaient pas dans une croyance aveugle envers la flexibilisation du marché et sa capacité à s'autoréguler comme l'on entend souvent dans les cours d'école de commerce.
Il y a ceux qui adhèrent aveuglément à "l'esprit d'entreprise", ne souhaitent pas acquérir d'esprit critique et veulent bosser dans de grosses entreprises, après il y a d'autres étudiants qui souhaitent avoir une vision plus proche de la réalité.
Après tout dépend ce que tu attends de ton cursus, si tu veux être acquérir une bonne technicité sur la comptabilité et sur la théorie de l'entreprise alors ces écoles sont bonnes mais si tu veux te tourner vers la recherche et profiter d'un enseignement qui soit plus large et amène une distance critique vis-à -vis de tout les courants alors ces écoles sont sans grands intérêts.
Et, les théoriciens économistes sont souvent d'avis opposés. Prenez par exemple un sujet comme celui de la dette et vous verrez fleurir de nombreuses affirmations contradictoires.
D'ailleurs, je me souviens d'un prof en fac qui disait que les économistes savent très bien expliquer les phénomènes ... après .
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Re: Pas mal nos écoles de management
On peut sectoriser le français d' en haut / français d' en bas .......toutvenant a écrit : 04 octobre 2020 15:31
Je vois pourquoi vous faîtes le distinguo entre la France d'en-haut et la France d'en-bas !
M'sieur, vous êtes marteau !![]()
Je suis un français d' en bas au niveau connaissances du milieu Ecole de Commerce / management ; si je prend pour référence des populations issuesde ce milieu . Je ne me prononce jamais en " sachant de la chose" comme le font certains .
Je n' ai pas compétence a juger le niveau de ces écoles ( même si mes qq relations me donnent une vague idée )je me réfère aux publications de classements européens , voir mondial d' organismes qui font référence .
Et surtout , je ne me permettrais jamais de dévaloriser nos écoles de management , face aux analyses , classements de ces organismes , j ai conscience de mes limites et du ridicule qui poussent certains , tj les mêmes , a critiquer nos élites ......
Par contre , si on parle France d' en haut , je pense en être au niveau écoles d' ingénieurs , car je baigne dans ce milieu .
Lorsque je lisais les "jugements" de vivarais me semble t il sur nos ingénieurs.....et que mes copier /coller l' on amené a rétropédaler avec un sublime " oui .....mais les meilleurs sont tous a l' étranger , nos entreprises n' ont plus que les mauvais" .....je ne puis que dire qu' ils font partie de la France d' en bas , car il est impossible de donner un jugement alors qu' on ne dispose d' aucune connaissances sur la chose jugée .
Nos ingénieurs , j' ai été bluffé par leur niveau à l' INSA Lyon lorsque j ai assisté aux soutenances de fin d' études de leur projets......Ils sont hauts par rapport a "hier" , et je dirais même que j' ai l' impréssion que lefossé se creuse avec la moyenne des autres petits français .
Voila pourquoi je parle de France d' en haut , d' en bas . La France d' en bas est celle qui n' a pas conscience de dépasser ses limites de compétences en prenant des positions fermes sur des sujets qui les dépassent .
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Re: Pas mal nos écoles de management
CrazyMan a écrit : 04 octobre 2020 15:42Je pense que les compétences des étudiants qui sortent de ces grandes écoles , ont de grosses différences "métier" . EM Lyon est une école de management , et certains qui sortent de cette école ont des formations master Finance , comme ma conseillére banque privée a qui je demandais quelle était la formation qu' elle avait suivi pour ce type de job ......En ce qui concerne les écoles de commerce et de management on aurait aimé un enseignement de l'économie plus diversifiée, c'est assez étonnant que quelqu'un qui a un master à HEC ne soit pas capable de m'expliquer les théories d'économistes classiques ou ne soit pas capable de situer son enseignement dans la matrice des différents courants et donc de pouvoir situer politiquement son enseignement.
C 'est une école de management et de commerce......
Contrôleur de gestion , c' est pas mon domaine de compétence , même si j' ai en face de moi ce genre de profil , même si j' ai une connaissance ( de voile ) dans ces fonctions......mais je pense , peut être a tort , qu' un contrôleur de gestion peut ne disposer que " d un vernis " en économie et faire le job .....mettre en place une comptabilité analytique , puis exploiter les données receuillies .......Après mes propos relèvent d'un partie prit évident mais c'est vrai que j'ai suffisamment vu de personnes avec des master en école de commerce me raconter des énormités en économie, je pense aux contrôleurs de gestion par exemple qui sont sans doute de bons gestionnaires mais de médiocres économistes dès qu'il s'agit de discuter de phénomènes macroéconomiques.
Il y a plusieurs portes dans toutes nos grandes écoles , que ce soit management ,commerce ou Sce Po .....je pense que nos "têtes" devant être confrontées a des pb plus complexes que jamais reçoivent des formations adaptées,la somme de connaissances impliquent a un moment une spécialisation qui fait mettre decoté certains éléments .
La médecine est peut être l 'exemple le plus frappant , les chirurgiens sont de plus spécialisés ......dans le " petit doigt " , dans le genou......je ne suis pas trop choqué par ce que vous désignez comme des manques .....
Mais cette forme de spécialisation peut être un manque , par exemple dans desanalyses de situation , par la compréhension d 'obstacles .
Je crois que le meilleur exemple pour illustrer mes propos , je l' ai vécu une fois .
Nos analystes , financiers , contrôleurs de gestion avaient un pb énorme des résultats financiers mensuels qui faisaient le yoyo a tel point que c' était parti pour un procés avec le fournisseur principal qui livrait un produit repérentant 40 % du PR ......ils ne pouvait voir aillleurs l' origine du pb : les chiffres .
En réalité en analysant TOUT le process de fabrication , j' ai vu qu' il s' agissait d' un pb de machine d' un sous traitant qui éffectuait une opération intermédiaire entre le fournisseur ( de textile ) et le produit fini pour nous , prêt al' emploi . Il y avait de lourdes pertes due a son process.....et j' ai changé de sous traitant et tout est rentrée dans l' ordre .
Les difficultés financiéres de l' entreprise , mises a jour par la comptabilté analytique ne pouvaient se résoudre en observant uniquement les chiffres
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Re: Pas mal nos écoles de management
Tu soulèves le cœur du problème.vincent a écrit : 05 octobre 2020 10:52 Les difficultés financiéres de l' entreprise , mises a jour par la comptabilté analytique ne pouvaient se résoudre en observant uniquement les chiffres [/u]
Les chiffres n'expliquent pas tout et sont souvent simplificateurs, pour ne pas dire carrément réducteurs.
Les données chiffrées doivent êtres utilisées avec parcimonie et réflexion critique.
La logique comptable, si elle est seule, n'explique pas grand chose. C'est un grand reproche que je pourrais faire aux personnes qui sortent d'écoles de commerce ou de management.
Je pourrais citer McNamara, alors secrétaire d'état à la Défense sous J.F.K et L.B.J : "Toutes les mesures quantitatives que nous avons nous montrent que nous en train de gagner la guerre (du Vietnam)". On voit bien le résultat.
Idem pour le licenciement massif des inspecteurs d'anomalies dans les usines automobiles de Detroit, étant donné que leur travaux ne se voient pas dans le bilan de la société (voir le plombe avec le retour de modèles présentant des anomalies). Avec pour résultat des automobiles d'une qualité décroissante qui ont permis à l'industrie automobile japonaise de prendre le dessus dans les années 70-80.
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Re: Pas mal nos écoles de management
A part Raymond Barre, je n'ai pas souvenir d'un politicien de premier plan ayant fait des études d'économie de haut niveau théorique !
On peut se poser la question.
Peut-être tout simplement que les études d'économie ne préparent pas du tout les politiciens à prendre des mesures concrètes pour tenter de solutionner des problèmes concrets.
@Crayman, est-ce que dans tes études, vous faites des "études de cas" ?
Par exemple, est-ce que vous étudiez un cas concret comme le Venezuela et son hyperinflation ?
Est-ce que vous devez, à l'aide de documents chiffrés et non chiffrés sur ce pays, analyser sa situation et proposer des solutions ?
Ou bien, un pays avec un fort taux de chômage structurel ou bien un autre pays en proie à une crise de dette publique ou bien l'analyse de la crise financière de 2008 ?
On peut se poser la question.
Peut-être tout simplement que les études d'économie ne préparent pas du tout les politiciens à prendre des mesures concrètes pour tenter de solutionner des problèmes concrets.
@Crayman, est-ce que dans tes études, vous faites des "études de cas" ?
Par exemple, est-ce que vous étudiez un cas concret comme le Venezuela et son hyperinflation ?
Est-ce que vous devez, à l'aide de documents chiffrés et non chiffrés sur ce pays, analyser sa situation et proposer des solutions ?
Ou bien, un pays avec un fort taux de chômage structurel ou bien un autre pays en proie à une crise de dette publique ou bien l'analyse de la crise financière de 2008 ?
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Pas mal nos écoles de management
CrazyMan a écrit : 05 octobre 2020 16:43
Tu soulèves le cœur du problème.
Les chiffres n'expliquent pas tout et sont souvent simplificateurs, pour ne pas dire carrément réducteurs.
Les données chiffrées doivent êtres utilisées avec parcimonie et réflexion critique.
La logique comptable, si elle est seule, n'explique pas grand chose. C'est un grand reproche que je pourrais faire aux personnes qui sortent d'écoles de commerce ou de management.
Je pourrais citer McNamara, alors secrétaire d'état à la Défense sous J.F.K et L.B.J : "Toutes les mesures quantitatives que nous avons nous montrent que nous en train de gagner la guerre (du Vietnam)". On voit bien le résultat.
Idem pour le licenciement massif des inspecteurs d'anomalies dans les usines automobiles de Detroit, étant donné que leur travaux ne se voient pas dans le bilan de la société (voir le plombe avec le retour de modèles présentant des anomalies). Avec pour résultat des automobiles d'une qualité décroissante qui ont permis à l'industrie automobile japonaise de prendre le dessus dans les années 70-80.
Là , avec cet exemple , vous êtes exactement dans la complexité de " la chose" . Les propos de Mac Namara , s' ils ont été éffectivement tenus ,souffrent d' une erreur fondamentale . Dans un conflit armé , aucune solution, aucune position basée sur des chiffres n 'est tenable , et les exemples dans l' Histoire sont nombreux , il faut intégrer des facteurs géopraphiques + humains EX Guerre du Viet Nam , Afghanistan , campagne de Russie de Napoléon , bataille de Stalingrad , guerre des 6 jours.....etc etc ......facteur humain .Avec pour résultat des automobiles d'une qualité décroissante qui ont permis à l'industrie automobile japonaise de prendre le dessus dans les années 70-80.
Concernant la suprémacie du Japon , au niveau automobile des années 70 /80 , on doit intégrer la psychologie de l' époque du peuple japonnais .
Certes ils ont mis au point des techniques , des procédures Kanban (juste a temps ) diagramme d'Ishikawa etc etc...
.
Mais , imaginez cela en France avec la CGT .......Ils terminaient le montage des véhicule des pièces ( pare choc , rétroviseurs etc etc ...) dans les bateaux , pendant le transport afin de diminuer la durée d'immobilisation financiére que représentait un bateau chargé de véhicules....
Il y a donc ,de la technique , de l'innovation et de l' humain ....tout cela ne se met pas en chiffres , et éffectivement ces exemples développés devant des étudiants , leur donnerait un peu plus de recul , et de
modestie parfois avant d' affronter la haute mer qu' est le monde de l' activité économique
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Re: Pas mal nos écoles de management
Oui j'en ai fait pas mal, notamment dans des cours de "Méthodes d'évaluation des politiques publiques" où on utilise des méthodes quantitatives pour évaluer des politiques publiques.Victor a écrit : 05 octobre 2020 18:01 @Crayman, est-ce que dans tes études, vous faites des "études de cas" ?
Par exemple, est-ce que vous étudiez un cas concret comme le Venezuela et son hyperinflation ?
Est-ce que vous devez, à l'aide de documents chiffrés et non chiffrés sur ce pays, analyser sa situation et proposer des solutions ?
Ou bien, un pays avec un fort taux de chômage structurel ou bien un autre pays en proie à une crise de dette publique ou bien l'analyse de la crise financière de 2008 ?
Mais les outils à la disposition des économistes sont assez limités, il n'y a pas vraiment de recette miracle.
La méthode à la mode est la méthode d'expérimentation aléatoire qui a valu le prix nobel à Esther Duflo mais même si le concept est alléchant sur le papier, puisque cette méthode se propose de supprimer toute subjectivité et phénomènes endogènes en insérant de l'aléatoire, la méthode ne sera jamais parfaite. Dans les faits la méthode reste critiquable alors que théoriquement elle est presque parfaite, en plus d'être assez simple à comprendre.
Finalement, je pense que les méthodes d'évaluation des politiques publiques apportent un premier outil mais il faut que cela soit soutenu par une bonne connaissance de l'histoire économique (quoi de mieux que de connaître l'impact qu'ont pu avoir des politiques par le passé, tout en essayant de garder à l'esprit les changements de contextes socio-historiques) et sans doute par un intérêt particulier pour l'économie politique.
Les décideurs politiques ont rarement des formations en économie mais cela ne signifie pas grand chose, si ce n'est que leurs formations enseignent d'abord à être un homme politique. Macron est très loin de prendre ses décisions seul, il y a des ministres, eux mêmes aidés par des cabinets ministériels, etc... Les politiques économiques sont souvent commentées et conseillées par des économistes puisqu'un décideur comme Macron ne semble pas vraiment formé à ces questions là .
En ce qui concerne les solutions à apporter à un problème je suis désolé de te décevoir mais le monde économique est devenu très très complexe. Tu disais à juste titre dans une précédente discussion que les économistes ne sont pas forcément de bons financiers par exemple, et c'est vrai ! La seule chose qui peut te permettre de jouer en bourse sans prendre de risque est de posséder un énorme capital (cf : Arnault ou Gates par exemple) mais on a déjà vu des prix nobel d'économie se casser la figure sur les marchés financiers.
Pourquoi ? La complexification croissante des marchés financiers avec la création des produits dérivés. Pour faire simple, on ne sait même plus qui possède vraiment la dette française aujourd'hui, en 2008 on ne savait même plus qui possédait les risques des subprimes.
Historiquement, on a vu l'économie se "durcir" en essayant de ressembler aux sciences dures de part la mise en place de méthodes de recherche similaires à la physique ou à la médecine mais ce processus a manifestement échoué. Les comportements humains sont complexes, en tout cas ils sont trop complexes pour êtres capturés par une série d'équation.
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Re: Pas mal nos écoles de management
La question suivante. C'est, est-ce qu'avec ta formation, tu te sentirais suffisamment armé pour être confronté à des économies en crise et trouver les meilleurs solutions ou des pas trop mauvaises ?CrazyMan a écrit : 06 octobre 2020 11:31Oui j'en ai fait pas mal, notamment dans des cours de "Méthodes d'évaluation des politiques publiques" où on utilise des méthodes quantitatives pour évaluer des politiques publiques.Victor a écrit : 05 octobre 2020 18:01 @Crayman, est-ce que dans tes études, vous faites des "études de cas" ?
Par exemple, est-ce que vous étudiez un cas concret comme le Venezuela et son hyperinflation ?
Est-ce que vous devez, à l'aide de documents chiffrés et non chiffrés sur ce pays, analyser sa situation et proposer des solutions ?
Ou bien, un pays avec un fort taux de chômage structurel ou bien un autre pays en proie à une crise de dette publique ou bien l'analyse de la crise financière de 2008 ?
Mais les outils à la disposition des économistes sont assez limités, il n'y a pas vraiment de recette miracle.
La méthode à la mode est la méthode d'expérimentation aléatoire qui a valu le prix nobel à Esther Duflo mais même si le concept est alléchant sur le papier, puisque cette méthode se propose de supprimer toute subjectivité et phénomènes endogènes en insérant de l'aléatoire, la méthode ne sera jamais parfaite. Dans les faits la méthode reste critiquable alors que théoriquement elle est presque parfaite, en plus d'être assez simple à comprendre.
Finalement, je pense que les méthodes d'évaluation des politiques publiques apportent un premier outil mais il faut que cela soit soutenu par une bonne connaissance de l'histoire économique (quoi de mieux que de connaître l'impact qu'ont pu avoir des politiques par le passé, tout en essayant de garder à l'esprit les changements de contextes socio-historiques) et sans doute par un intérêt particulier pour l'économie politique.
Les décideurs politiques ont rarement des formations en économie mais cela ne signifie pas grand chose, si ce n'est que leurs formations enseignent d'abord à être un homme politique. Macron est très loin de prendre ses décisions seul, il y a des ministres, eux mêmes aidés par des cabinets ministériels, etc... Les politiques économiques sont souvent commentées et conseillées par des économistes puisqu'un décideur comme Macron ne semble pas vraiment formé à ces questions là .
En ce qui concerne les solutions à apporter à un problème je suis désolé de te décevoir mais le monde économique est devenu très très complexe. Tu disais à juste titre dans une précédente discussion que les économistes ne sont pas forcément de bons financiers par exemple, et c'est vrai ! La seule chose qui peut te permettre de jouer en bourse sans prendre de risque est de posséder un énorme capital (cf : Arnault ou Gates par exemple) mais on a déjà vu des prix nobel d'économie se casser la figure sur les marchés financiers.
Pourquoi ? La complexification croissante des marchés financiers avec la création des produits dérivés. Pour faire simple, on ne sait même plus qui possède vraiment la dette française aujourd'hui, en 2008 on ne savait même plus qui possédait les risques des subprimes.
Historiquement, on a vu l'économie se "durcir" en essayant de ressembler aux sciences dures de part la mise en place de méthodes de recherche similaires à la physique ou à la médecine mais ce processus a manifestement échoué. Les comportements humains sont complexes, en tout cas ils sont trop complexes pour êtres capturés par une série d'équation.
Depuis que je te lis, je suis persuadé du contraire. Tu serais incapable de la moindre analyse pertinente. Tu ne te bases que sur des idées pré-conçues de nature entièrement idéologiques.
Donc si demain, par le plus grand des hasards, tu devais te retrouver en responsabilité, tu suivrais bêtement et surtout aveuglement ton idéologie sans la moindre critique et tu aurais donc toutes les chances de prendre des décisions complètement inadaptées au contexte ou à la conjoncture.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Pas mal nos écoles de management
vincent a écrit : 03 octobre 2020 19:05Et oui , j' ai eu , pendant une certaine période , une vie trés mouvementée ; Dallas , je connais pas trop , pour ne pas dire pas du tout , j' en ai entendu parler , mais ma vie ressemblerait plus ( dans la période hard ) a de l ' Agatha Christie , avec des cadavres parfois , des têtes qui ont essayer de faire tomber la mienne , et quiont perdu la leur.......certains se sont tirer tout seul une balle dans le pied .
Effectivement pour beaucoup qui en vivent des moments intense dans leur vie qu' en regardant Dallas.....c 'est pauvre .......
Quelle guerre c'était ?
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Re: Pas mal nos écoles de management
mic43121 a écrit : 06 octobre 2020 19:44vincent a écrit : 03 octobre 2020 19:05
Et oui , j' ai eu , pendant une certaine période , une vie trés mouvementée ; Dallas , je connais pas trop , pour ne pas dire pas du tout , j' en ai entendu parler , mais ma vie ressemblerait plus ( dans la période hard ) a de l ' Agatha Christie , avec des cadavres parfois , des têtes qui ont essayer de faire tomber la mienne , et quiont perdu la leur.......certains se sont tirer tout seul une balle dans le pied .
Effectivement pour beaucoup qui en vivent des moments intense dans leur vie qu' en regardant Dallas.....c 'est pauvre .......
Quelle guerre c'était ?Tu avais quoi comme arme ..?
je comprend pas la question . De quelle guerre parlez vous ?
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Re: Pas mal nos écoles de management
Piketty est un économiste ou un idéologue ?Victor a écrit : 06 octobre 2020 19:36 La question suivante. C'est, est-ce qu'avec ta formation, tu te sentirais suffisamment armé pour être confronté à des économies en crise et trouver les meilleurs solutions ou des pas trop mauvaises ?
Depuis que je te lis, je suis persuadé du contraire. Tu serais incapable de la moindre analyse pertinente. Tu ne te bases que sur des idées pré-conçues de nature entièrement idéologiques.
Donc si demain, par le plus grand des hasards, tu devais te retrouver en responsabilité, tu suivrais bêtement et surtout aveuglement ton idéologie sans la moindre critique et tu aurais donc toutes les chances de prendre des décisions complètement inadaptées au contexte ou à la conjoncture.
Mes idées se bases sur des faits et des données. Toi ce n'est pas le cas, surtout avec ton vocabulaire "gaucho", "bien-pensant", "bobo", etc...
Il me semble que j'argumente mes idées à chaque fois ce qui n'est pas ton cas.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze