Victor a écrit : 09 octobre 2020 11:51
CrazyMan a écrit : 08 octobre 2020 20:25
Je considère pour ma part que les directives européennes sont assez pauvres au niveau écologique.
On pourrait les comparer au cadre fiscale qui peine à être fédéralisé de manière intelligente.
Juste une question, je ne suis pas du tout spécialiste des problèmes écologiques concrets mais
qu'entends-tu par "croyants" ?
Où se trouve la limite entre les vraies mises en garde écologique et les croyances selon toi ?
L'écologie, c'est une science, je te le rappelle.
Est-ce que les français qui votent pour un parti écologiste ont véritablement des connaissances dans cette science ?
Non.
99,99% des électeurs écologistes sont des croyants et non des scientifiques écologistes.
Mais toi aussi, tu es une sorte de "croyant". Tu crois en la gauche, en la décroissance, que sais-je encore.
Mais as-tu une preuve scientifique ou une expérience personnelle que cela fonctionne ?
C'est avant tout une question d'intuition personnelle.
Moi, je crois au réchauffement climatique. En raison aussi de mon ressenti personnel mais pas uniquement.
Parce qu'il y a des mesures de températures effectuées depuis plus d'un siècle et demi qui le montrent sans aucun doute scientifique.
C'est important, je pense, de bien distinguer ce qui est "vrai" (c'est à dire prouvé) de ce qui est notre ressenti personnel, nos intuitions ou nos croyances.
Tu ne réponds pas à ma question.
Où se trouve la limite entre croyances et véritables problèmes écologiques ?
Tu lis des articles scientifiques sur le sujet ?
Existe t-il pour toi un seuil de pollution acceptable ? Un seuil d'exploitation des ressources naturelles acceptable ? Si oui, où se trouve ce seuil ?
T'es assez drôle à donner des leçons sur des sujets que tu ne connais pas.
Tu as une vision idéalisée de ce qu'est une science. Pour toi une hypothèse scientifique est nécessairement vraie, de même qu'une loi est vraie également. Tu n'as sans doute jamais eu l'occasion de comprendre ce qu'est un protocole de recherche scientifique mais l'erreur est possible, voir omniprésente. Les économistes néoclassiques par exemple usent à outrance d'économétrie mais si tu t'étais intéressé à cette méthode tu comprendrais le phénomène d'endogénéité (extrêmement dur voir impossible à écarter même pour les plus grands économistes), tu aurais également pris connaissance du fameux epsilon qui définit l'erreur d'une modélisation.
Il y a plusieurs approches possibles comme l'approche inductive ou déductive qui ne relèvent pas de protocoles similaires. Popper explique par exemple qu'un énoncé est scientifique si il peut être réfuter, ce qui veut dire qu'une loi est vraie jusqu'à qu'elle soit compléter voir démontrer fausse.
Tu es dans un idéal de connaissances absolument certaines mais sache que tout peut être sujet à interprétation et à des biais de recherches. En biologie par exemple si tu étudies les comportements d'un groupe de requins en leurs posant des puces tu interpréteras leurs déplacements par rapport à tes connaissances et ton approche d'être humain (anthropocentré), idem pour un anthropologue qui va étudier une tribu (ethnocentrisme) ou encore pour un économiste ou un sociologue (son approche va nécessairement être influencé par sa trajectoire et sa vision de ce qu'est l'éthique et la morale, et ceux même avec une méthodologie sérieuse).
Une science n'a pas d'autres raisons d'être que de produire des connaissances mais celles-ci ne sont pas absolues, elles seront complétées ou infirmées dans le futur par d'autres chercheurs et ainsi de suite. Certaines connaissances considérées comme étant obsolètes aujourd'hui reprendront aussi sans doute de l'importance demain.
En fait, le fait que je sois de gauche repose sur une vraie réflexion, je ne suis pas de gauche simplement pour le plaisir. La décroissance n'est pour moi pas un objectif mais je pense pas non plus que ce soit réellement un frein à des changements de notre activité productive vers une économie plus écologique.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze