EVER a écrit : 10 octobre 2020 09:00
Ce qui coûte cher à la France, c'est, sans aucun doute, le montant de la compensation financière liée à sa libération. Ce qui risque de coûter plus cher, c'est les conséquences de la libération des geôles maliennes de 200 "djihadistes" qui vont reprendre leur activité dans les prochaines semaines (!). Le prix de l'humanitaire et de l'affect reste très élevé pour nos démocraties. Faut-il, pour autant, y renoncer ? C'est toute la question. En attendant, il faudrait fermement interdire les petits périples de certaines personnes (même animées de sentiments louables) sur certaines zones géographiques.
C'est vrai que certaines régions "sensibles" devraient être interdites aux "touristes" et autres globe trotter; c'est déjà le cas me semble t il de la part des autorités françaises. Il y a une carte mise à jour régulièrement.
Mais beaucoup de ces otages français sont des professionnels soit de l'humanitaire (qui paient un lourd tribu en rapt mais aussi en assassinat), soit du journalisme, soit employés par des entreprises étrangères.
Mais dans le cas du Mali, et de Sophie Petronin, rien à dire sur son engagement, rien à dire sur le "GVT" provisoire et néanmoins militaire de Goïta qui a fait libérer au moins 4 otages, en échanges de "djihadistes" qui seraient selon un journaliste très informé surtout des seconds couteaux locaux chargés de l'intendance et pas des Ben Laden.
On dit que le Mali veut pacifier par la négociation le nord de son pays: attendons de voir; peut être que la France et ses troupes seront moins sollicités sur cette partie immense du sahel...
Quant à Sophie ou Myriam il semble qu'elle se cantonnerait à militer dans la capitale plus sûre, mais où la misère est concentrée du fait de l'insécurité au nord