papibilou a écrit : 13 octobre 2020 08:23
The Rat Pack a écrit : 13 octobre 2020 02:18
Un rapport su sénat, ça ira?
https://www.senat.fr/rap/a14-114-8/a14-114-89.html
Avec Moussa Khedimellah de 2000 à 2003, Farhad Khosrokhavar réalise la première enquête sociologique d'envergure sur le fait religieux islamique en prison sur plusieurs sites en France et en Angleterre. Autorisée par la ministre de la Justice de l'époque, Élisabeth Guigou, Khosrokhavar annonce un nombre significatif de détenus musulmans dans les prisons françaises. Selon cette étude, commandée par le ministère de la Justice, Khosrokhavar évalue entre 50 % et 80 % la proportion de détenus qui seraient musulmans dans certaines prisons proches de quartiers dits sensibles
J'avais en.tête la même étude de ce sociologue iranien. Mais il y a aussi le fait que 25% des détenus réclament le menu ramadan ( 17 000 en 2017 ), globalement. La différence entre les 2 pourcentages peut s'expliquer par le fait que le sociologue fait son observation dans les prisons proches des quartiers sensibles. Il n'empêche que les 2 études convergent pour prouver que la population musulmane est très largement sur-représentée dans les prisons.
Néanmoins, on peut constater que le même sociologue dénonce l'état des prisons françaises qu'il qualifie d'école de la récidive et de terreau de la radicalisation.
Rajoutons que, même si la population musulmane est sur-représentée dans nos prisons, il faudrait aussi s'assurer que, à conditions sociales équivalentes, ce nombre n'est pas si éloigné de celui des français dits de souche.
Tout le monde cite l'ouvrage de Khosrokhavar mais personne ne le lit. Il est pourtant très instructif. Sans revenir sur cette histoire de pourcentage, mal comprise, mal citée et souvent manipulée, il étudie aussi les détenus et leurs parcours.
Dans le cas des détenus musulmans, ce sont des individus très largement incultes en la matière et sans pratique. Souvent ils n'ont de musulman que le prénom.
Le sociologue parle de l'islam, du travail des aumôniers, comme une aide, un guide moral. Pour lui l'islam aide à la réhabilitation de ces détenus.
En fait il raconte tout l'inverse de ce qu'on lui fait dire. On n'entre pas en prison parce qu'on est musulman, mais l'islam aide à ne pas y retourner. Quant aux vrais extrémistes, ils sont numériquement négligeables et évités par le reste des détenus musulmans tant ils sont des pères la morale insupportables.