La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

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Crapulax
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par Crapulax »

Nous faisons donc face, une nouvelle fois, à des positions parfaitement ridicules où le sérieux est relégué au second plan. Le pire étant que les gens qui développent ces inepties ne s'en rendent même pas compte, même lorsqu'on leur expose clairement la nature de celles-ci (comme Sofasurfer, lui aussi, qui parle de leur programme, on ne sait pas à partir de quoi, sans pouvoir définir ce qu'ils sont réellement. On nage en plein rêve).
...Je pense que tu es déjà au courant que les Frères musulmans sont considérés comme "radicaux" ou "en lien avec des officines extrémistes" et qu'ils sont interdits dans plusieurs pays dans le monde...Tu crois que c'est le fruit du hasard?

......Tariq Ramadan est l'un des représentants des Frères musulmans..Cet homme est déjà un menteur(prouvé par les aveux dans son affaire judiciaire) et un manipulateur de première....Donc lorsque tu vois "la tête de gondole" tu peux te poser des questions sur ceux qui sont derrière ou à ses côtés...
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par papibilou »

The Rat Pack a écrit : 20 octobre 2020 23:59
Jiimmy a écrit : 20 octobre 2020 23:51

une proposition étant, par principe, vraie tant qu'il n'est pas démontré qu'elle est fausse ?
Ben oui! Suffit pas de dire "même pas vrai", quand vous refusez les éléments qui vous sont présentés (Nasser, les photos), faut aller au charbon et nous présenter des preuves du contraire, sinon vous confirmez votre statut de baltringue...
Si vous faîtes l'effort d'aller jusqu'au lien, je vous mâche le travail. Un petit effort.
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par mic43121 »

je viens de relire les écrits de jimmy..
Il fait partie des frères musulmans ..c'est un adepte, je sais déja qu'il prêche ..
Mais il le fait au nom de frères musulmans .
.Qui n'est ni plus ni moins qu'une organisation qui protège les violeurs comme ramadan :XD:
A t'il seulement dit un mot sur la vidéo de NASSER qui se moque du voile ?
NON …ça ne l'intéresse pas ..
:XD:
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par papibilou »

Pour ceux qui se posent des questions sur les frères musulmans :
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/201 ... cartes.php
Instructif car, avec ses liens avec l'UOIF on voit la méthode d'entrisme utilisée par cette organisation.
Juste quelques lignes :
"Dans tous les pays où se trouvent des Frères musulmans, en Orient comme en Occident, le projet islamiste est le même depuis la création de la mouvance par Hassan Al-Banna en 1928. Il s'agit de rétablir le califat islamique aux frontières historiques, y compris là où l'islam avait une présence en Europe. Ce projet a un nom: le projet Tamkine"
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Jiimmy
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par Jiimmy »

Crapulax a écrit : 21 octobre 2020 05:38
...Je pense que tu es déjà au courant que les Frères musulmans sont considérés comme "radicaux" ou "en lien avec des officines extrémistes" et qu'ils sont interdits dans plusieurs pays dans le monde...Tu crois que c'est le fruit du hasard?

......Tariq Ramadan est l'un des représentants des Frères musulmans..Cet homme est déjà un menteur(prouvé par les aveux dans son affaire judiciaire) et un manipulateur de première....Donc lorsque tu vois "la tête de gondole" tu peux te poser des questions sur ceux qui sont derrière ou à ses côtés...
Je ne me base pas sur les considérations de gouvernements (dont certains dictatoriaux) pour me faire une opinion sur des mouvances. Je constate juste que les Frères Musulmans ont été librement choisis par le peuple Egyptien à l'issue d'un printemps démocratique.

Je constate également qu'en France ils n'existent pas (comme ils peuvent exister en Egypte par-exemple). Certaines organisations sont réputées proches de leurs idées mais n'en sont pas une émanation officielle.

Je constate enfin que le terme "Frère Musulman" est un terme péjoratif, parmi une partie de la communauté Musulmane, signifiant "laxiste, plus préoccupé par la politique que par la religion" et nullement une critique envers un quelconque radicalisme.

Tariq Ramadan étant justement la meilleure illustration de ce que je signifie présentement. Une partie de la communauté Musulmane lui reproche justement son laxisme (le fait qu'il ait menti, qui plus est dans un contexte particulier, ne préjuge de rien, ou alors vous disqualifierez de la même façon tous nos politiques et une bonne partie de nos analystes politiques dont zemmour le premier). Il est d'ailleurs interdit d'entrer dans certains pays Musulmans plus radicaux (comme l'Arabie Saoudite par-exemple). C'est dire que finalement si les Frères Musulmans sont à son image, alors ceux-ci sont certainement bien plus proches de votre paradigme que ne le sont bien d'autres mouvances Islamiques.
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par sofasurfer »

Crapulax a écrit : 21 octobre 2020 05:38
Nous faisons donc face, une nouvelle fois, à des positions parfaitement ridicules où le sérieux est relégué au second plan. Le pire étant que les gens qui développent ces inepties ne s'en rendent même pas compte, même lorsqu'on leur expose clairement la nature de celles-ci (comme Sofasurfer, lui aussi, qui parle de leur programme, on ne sait pas à partir de quoi, sans pouvoir définir ce qu'ils sont réellement. On nage en plein rêve).
...Je pense que tu es déjà au courant que les Frères musulmans sont considérés comme "radicaux" ou "en lien avec des officines extrémistes" et qu'ils sont interdits dans plusieurs pays dans le monde...Tu crois que c'est le fruit du hasard?

......Tariq Ramadan est l'un des représentants des Frères musulmans..Cet homme est déjà un menteur(prouvé par les aveux dans son affaire judiciaire) et un manipulateur de première....Donc lorsque tu vois "la tête de gondole" tu peux te poser des questions sur ceux qui sont derrière ou à ses côtés...
C'est pour cela que je dis bien que les Frères Musulmans n'ont pas pour objectif d'instaurer la charia en France, mais d'utiliser l'islam pour avoir une prise communautaires sur toutes les institutions dans le but de faire plier le gouvernement aux injonctions communautaires.
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par vincent »

Jiimmy a écrit : 07 octobre 2020 19:02 Encore une fois la question essentielle est : La place qu'occupe l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée ?

Et ceci notamment en mettant en perspective le lien entre l'Islam et les différents problèmes que peuvent rencontrer les Français dans leur quotidien
voila le "portrait" de l' Islam d' Arabie , diffusé depuis des siécles . Le wahabisme et le politique se sont fait la courte échelle .

Comment l'Arabie saoudite a exporté l'islam salafiste

La pétromonarchie a longtemps diffusé sa doctrine rigoriste dans le monde contre l'Égypte de Nasser puis l'Iran de Khomeiny. Avec l'assentiment de l'Occident.

Par Armin Arefi
Publié le 20/10/2020 à 06:30 | Le Point.fr

Évalué à 5 000 dans l'Hexagone en 2004, le nombre de salafistes était compris en 2018 entre 30 000 et 50 000, selon les services de renseignements (photo d'illustration). © KONRAD K./SIPA / SIPA


Il existe un pays où la décapitation est pratiquée en toute légalité : l'Arabie saoudite. En 2019, le royaume Al-Saoud a exécuté au sabre un nombre record de 184 personnes, en majorité pour trafic de drogue. Outre la vente de stupéfiants, la peine capitale est requise en cas de meurtre, de viol, d'apostasie, mais également lors « d'atteintes à la sécurité nationale », une accusation utilisée au cours des dernières années contre plusieurs dissidents politiques de la minorité chiite. Ne disposant pas de Constitution ni de Code pénal, la monarchie juge ses citoyens selon les principes de la charia, dont elle adopte une lecture extrêmement rigoriste : le wahhabisme.

Défendant un islam puritain, missionnaire et prosélyte, ce courant de pensée prône un retour aux pratiques en vigueur au temps du prophète et de ses premiers disciples. « Pour présenter leur doctrine comme la nouvelle orthodoxie musulmane, les dépositaires du wahhabisme, avatar du hanbalisme [école juridique et théologique du sunnisme, NDLR], l'ont rebaptisé à la fin des années 1920 en choisissant le terme salafiyya », explique l'historien Nabil Mouline, chercheur au Centre national de la recherche scientifique. « Autrement dit, les clercs saoudiens prétendent être ni plus ni moins que les héritiers exclusifs des pieux ancêtres (al-salaf al-salih) : le Prophète, ses compagnons et leurs premiers disciples. » Estimant être les seuls garants de la moralité de la société, les salafistes rejettent toutes les autres écoles de jurisprudence islamiques et s'opposent à la moindre innovation sur le plan religieux.

Pacte fondateur
Son apparition en Arabie saoudite remonte au pacte fondateur du royaume, conclu au XVIIIe siècle entre le prédicateur religieux Mohammed ben Abdelwahhab et Mohammed Ibn Saoud, chef tribal, qui a donné naissance au premier État saoudien en 1744. En vertu de cette alliance d'intérêts, les oulémas (théologiens) légitiment le pouvoir de la famille Al-Saoud et ne s'immiscent pas dans leurs décisions politiques. En échange, les religieux gardent la haute main sur les affaires sociétales et l'éducation dans un pays régi par un islam rigoriste.


Mohammed ben Abdelwahhab

Il avait été pratiquement chassé de là où il prêchait , trop rigoureux......il est allé se réfugier chez les Saoud....les a aidé a se structurer , a s' agrandi , en échange les Saoud l' on soutenu , renforcé , c' était une sorte de deal , du donnant donnant, intérets convergeants
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par Relax »

gare au gorille a écrit : 17 octobre 2020 22:49
Relax a écrit : 17 octobre 2020 22:36

C'est évidemment sous la contrainte que de nombreuses fatmas musulmanes portent le voile islamiste !
Ça signifie que l'islam n'est plus une option, ça signifie que l'islam tend à devenir une norme qui s'applique à certaines populations dans un certain espace et qui supplante les lois de la république.

C'est très dangereux pour nous.
Effectivement, le voile islamiste est un pion que l'islam politique avance pour marquer son territoire. Il n'y a aucune liberté possible avec le port du voile, l'autoriser c'est le rendre obligatoire pour des milliers de femmes musulmanes et c'est l'acceptation de cet islam politique sur notre territoire.
Le port du voile islamique n'est aucunement une obligation religieuse, c'est un marqueur culturel et idéologique contraire à nos valeurs et à nos usages de bons français.

On est chez nous, l'islamisme n'a pas sa place chez nous ! :f_fr:
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par Crapulax »

Je ne me base pas sur les considérations de gouvernements (dont certains dictatoriaux) pour me faire une opinion sur des mouvances. Je constate juste que les Frères Musulmans ont été librement choisis par le peuple Egyptien à l'issue d'un printemps démocratique.
...Petite info sur le passé des Frères musulmans.. ;)

L'implication des Frères musulmans dans la question palestinienne est étroitement liée à leurs relations avec le Haut Comité arabe et son dirigeant, le Mufti de Jérusalem Hadj Amin Al Husseini.

Le Guide des Frères musulmans et le Mufti partagent une même vision du monde, une même haine des juifs et de l'Angleterre, et une même admiration pour les régimes fasciste et hitlérien. Dès 1935, le frère du Guide suprême, Abd Al-Rahman Al Banna, se rend en Palestine, où il rencontre Al Husseini. De son côté, Hassan Al Banna écrit au Mufti pour l'assurer de son soutien. Les deux hommes vont établir une collaboration étroite, et des liens personnels qui se poursuivront jusqu'à la mort d'Al Banna en 1949.

Leur collaboration se traduit par une aide réciproque : les Frères musulmans collectent des fonds pour le Haut Comité arabe de Husseini, et ce dernier leur apporte une justification idéologique et des thèmes de propagande, grâce auxquels les Frères musulmans galvanisent les foules égyptiennes et attirent des milliers de membres et de sympathisants.

Jusqu'au milieu des années 1930, la question palestinienne n'avait joué quasiment aucun rôle dans la politique égyptienne. Certains écrivains et hommes politiques égyptiens avaient même exprimé leur intérêt et leur admiration envers les pionniers sionistes, à l'instar du célèbre penseur musulman Rashid Rida, rédacteur en chef du journal Al-Manar.

Mais les émeutes de 1936 fomentées par le Mufti de Jérusalem et leurs répercussions en Egypte vont profondément modifier la situation.

Au début de l'été 1936, le Haut Comité arabe envoie des émissaires en Egypte afin de mobiliser les autorités religieuses, gouvernementales et les médias en faveur de la cause arabe en Palestine. Pour sensibiliser l'opinion arabe, ils prétendent que les juifs ont voulu profaner les Lieux saints musulmans à Jérusalem, prétendument pour « reconstruire le troisième Temple sur l'emplacement de la mosquée d'Omar».

Cette rumeur est répercutée par les mosquées, dans lesquelles les prédicateurs déclarent que c'est une obligation religieuse pour chaque musulman de s'engager dans le jihad en faveur de la Palestine. La campagne de propagande est relayée par des comités de solidarité, qui organisent des manifestations et des collectes en faveur de leurs « frères » arabes en Palestine. Certains membres des Frères musulmans égyptiens prennent part aux émeutes antijuives en Palestine entre 1936 et 1939.

Lors de la première guerre israélo-arabe de 1947-48, l'engagement des Frères musulmans se manifestera par l'envoi de volontaires pour « combattre les juifs ». Nous reviendrons sur cet épisode, dans lequel Said Ramadan, gendre d'Al Banna et père de Tariq Ramadan, a joué un rôle important.

Très rapidement, la cause arabe en Palestine sert de prétexte à de violentes attaques contre les juifs égyptiens, accusés d'être une « cinquième colonne » sioniste.

En mai 1936, les Frères musulmans appellent au boycott des magasins juifs en Egypte, instaurant ainsi une pratique que l'on retrouvera en Europe lors de la nouvelle vague d'antisémitisme des années 2000-2002. Des tracts sont distribués, appelant au boycott des marchandises et des magasins juifs.

Le journal Al Nadhir publie une rubrique régulière intitulée « Le danger des juifs d'Egypte ». Il publie également les noms et adresses des hommes d'affaires juifs et de journaux accusés d'être « aux mains des juifs ».

Quant à l'organe des Frères musulmans, Jaridat al Ikhwan al MusUmin, il publie à la fin des années 1930 de nombreux articles accusant les juifs de conspirer contre l'islam. Il les accuse tantôt d'avoir intrigué contre le prophète, reprenant les thèmes de l'antijudaïsme musulman traditionnel, tantôt de « comploter en vue de détruire le monde » et d'être les instigateurs du mouvement communiste international29.

La campagne de boycott des magasins juifs en Egypte, organisée tout d'abord par les Frères musulmans, est très vite reprise par d'autres mouvements et partis politiques, parmi lesquels Jeune Egypte, qui en fait sa principale activité politique à partir de 1939. Un comité pour le boycott des juifs d'Egypte est également constitué à l'université Al Azhar, distribuant des tracts aux étudiants.

Ces appels au boycott se traduisent fréquemment par des violences physiques à l'encontre des juifs, les manifestants se rendant souvent dans le quartier juif du Caire pour trouver un exutoire à leur haine.

L'hostilité envers les juifs s'exprime également par la multiplication des menaces et des mises en garde envers les juifs égyptiens, appelés à se dissocier publiquement du sionisme dans des articles et des lettres ouvertes publiées dans la presse.

De son côté, Al Husseini dirige les émeutes antijuives en Palestine, qui redoublent d'intensité en 1936. Obnubilé par l'idée d'une alliance stratégique avec l'Allemagne nazie, il multiplie les contacts avec ses représentants diplomatiques. Dès 1933, il entre ainsi en contact avec le consul allemand à Jérusalem, peu de temps après l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler.

Dans l'esprit d'Al Husseini, il s'agit de mettre fin à l'installation des juifs en Palestine, mais aussi de combattre le «judaïsme mondial » en s'alliant avec Hitler. Après la promulgation des lois raciales de Nuremberg, les télégrammes de félicitations affluent de Palestine et d'autres pays arabes.

Hitler, Al Husseini et l'alliance germano-islamique:

Pourtant, Hitler se montre tout d'abord réticent à cette idée d'alliance germano-islamique. Les nazis estiment que l'émigration juive en Palestine n'est pas une mauvaise chose, car «ils ne pourront pas s'y enraciner», comme l'explique le rédacteur en chef du journal du parti national-socialiste, Angriff, après une visite en Palestine en 1937. « Leurs fortunes s'épuiseront, et les Arabes les liquideront. »

Mais le Mufti ne se décourage pas pour autant, et poursuit ses tentatives. En juillet 1937, il rencontre à nouveau le consul général allemand Doehle à Jérusalem, et plaide pour une aide de l'Allemagne hitlérienne pour combattre les juifs. Al Husseini décide également d'envoyer un agent à Berlin, pour établir un contact permanent avec les puissances de l'Axe.

C'est seulement en juillet 1937, après la publication du rapport de la commission royale anglaise présidée par Lord Peel, qu'Hitler change de politique. La commission Peel recommande en effet la partition de la Palestine, et la création de deux États séparés, juif et arabe.

À partir de ce moment, l'Allemagne décide de s'engager aux côtés des Arabes et de leur apporter son soutien. Des programmes de propagande antijuive sont diffusés sur les ondes en arabe, et des fondssont envoyés au Mufti33. Ce rapprochement culminera pendant la guerre, avec la création au printemps 1943 de la première division des Waffen-SS musulmane bosniaque (Handzar), qui compte plus de 12 000 hommes.

Le Mufti, installé à Berlin en 1941, passera en revue cette unité à de nombreuses reprises en Croatie, en France et à Bneuhammer, en Silésie. La division Handzar se rendra tristement célèbre, en perpétrant de nombreux crimes de guerre en Yougoslavie : massacres, viols, pillages, et incendies de villages entiers avec leurs habitants.

Selon l'historienne Bat Ye'or, ses atrocités « choquèrent même les Allemands. Femmes, enfants, vieillards furent tués à coups de hache, empalés, enterrés vivants, suspendus à des crocs de boucherie, ensevelis dans des fosses sous la chaux vive après avoir été sauvagement mutilés».

De son côté, Haj Amin Al Husseini publiera un pamphlet antisémite intitulé Islam und Judentum (« Islam et judaïsme ») et le distribuera aux soldats de la division Handzar.

Le 28 novembre 1941 a lieu la rencontre tant attendue par Al Husseini, préparée par des entretiens préliminaires avec le dirigeant SS Himmler et le ministre des Affaires étrangères von Ribbentrop. La transcription de la conversation entre Husseini et Hitler a été publiée après la guerre.

Le grand Mufti commence par remercier le Führer pour la sympathie dont il a toujours fait preuve envers le monde arabe, et envers la cause palestinienne en particulier... Les pays arabes sont fermement convaincus que l'Allemagne va gagner la guerre.

Les Arabes sont les alliés naturels de l'Allemagne, ayant les mêmes ennemis que l'Allemagne, à savoir les Anglais, les juifs et les communistes... Ils sont donc disposésà coopérer de tout cœur avec l'Allemagne et à participer à la guerre, notamment en constituant une légion arabe35...

Dans sa réponse, Hitler témoigne sa sympathie au Mufti, mais refuse d'engager des troupes allemandes supplémentaires au Moyen-Orient, pour renforcer l'Afrika Korps de Rommel.

Toutefois, il promet à Husseini, « qu'une fois que la guerre contre la Russie et l'Angleterre sera gagnée, l'Allemagne pourra se concentrer sur l'objectif de détruire l'élément juif demeurant dans la sphère arabe sous la protection britannique».

Après cette entrevue, le Mufti restera l'hôte de l'Allemagne, participant à la propagande nazie à travers les programmes de Radio Berlin à destination des pays arabes. Dans ses émissions, il incite les Arabes à « tuer les juifs » et fait l'éloge de la « solution finale ».

« Si, à Dieu ne plaise, l'Angleterre était victorieuse, les juifs domineraient le monde», déclare-t-il ainsi le 11 novembre 1942. «Mais si l'Angleterre et ses alliés sont vaincus, la question juive, qui constitue pour nous le plus grand danger, sera définitivement résolue. »

Obnubilé par la « question juive », Al Husseini intervient à plusieurs reprises pour mettre en échec des projets visant à échanger des juifs contre des prisonniers ou de l'argent.

Lorsque Adolf Eichmann envisage d'échanger des prisonniers de guerre allemands contre cinq mille enfants juifs, et d'envoyer ces derniers en Palestine, avec l'accord du gouvernement anglais,Husseini proteste personnellement et obtient finalement gain de cause : les enfants juifs seront exterminés dans les chambres à gaz en Pologne.

Après la défaite de l'Allemagne, Husseini est recherché pour les crimes de guerre commis en Bosnie par la division Handzar. Il parvient à fuir l'Allemagne et à gagner la France, où il est brièvement incarcéré. Mais la France a tôt fait de le relâcher, et c'est son ami Hassan Al Banna qui va lui venir en aide, et le faire échapper à la potence, en lui permettant de trouver refuge en Egypte en 1946, et d'échapper ainsi aux poursuites pour crimes de guerre.

L'aide apportée au Mufti par les Frères musulmans se traduit notamment par une campagne dans la presse égyptienne et par des appels incessants au gouvernement pour qu'il donne asile à Husseini. Depuis la fin de la guerre, Al Banna entretient des contacts suivis à ce sujet avec la Ligue arabe.

Curieusement, cet épisode - qui en dit long sur les affinités du Guide des Frères musulmans avec le nazisme - est rapporté par Tariq Ramadan lui-même, qui se vante que son grand-père ait «préparé et organisé l'exil politique [de Husseini] en Egypte en 1946».

Le Mufti, les Frères musulmans et le nazisme : alliance tactique ou connivence idéologique ?

Les liens entre le Mufti Hadj Amin Al Husseini, les Frères musulmans et l'Allemagne nazie ne furent pas seulement le résultat d'une alliance de circonstance, pour lutter contre leur ennemi commun, l'Angleterre. Ils traduisaient une profonde convergence idéologique et politique, dont témoignent de nombreuses déclarations.

Certes, les Frères musulmans n'étaient pas les seuls à subir l'influence du fascisme et du nazisme, dans l'Egypte des années 1930-40. Mais ce sont les seuls à avoir établi une véritable alliance avec le Mufti pro-nazi Al Husseini, fondée sur leur haine commune des juifs.

Les archives du haut commandement de l'armée allemande saisies par les Alliés ont révélé que c'étaient les fonds mis à la disposition du Mufti par l'Allemagne nazie qui lui avaient permis d'organiser et de mener à bien la «révolte de Palestine» dans les années 1936-193940.

Le Mufti a développé une activité intense pendant la guerre, pour empêcher que des rescapés juifs ne parviennent en Palestine, alors même que les artisans de la Solution finale étaient prêts à sauver des enfants juifs, contre de l'argent ou contre des prisonniers de guerre.

Contrairement à ce qui a parfois été soutenu41, il ne fait aucun doute que le Mufti était parfaitement informé de la politique d'extermination des juifs, et qu'il l'approuvait sans réserve.

Ceci ressort notamment des relations suivies qu'il a entretenues avec plusieurs dirigeants nazis, parmi lesquels Heinrich Himmler, von Ribbentrop et Adolf Eichmann, pour lequel Al Husseini éprouvait une admiration sans borne. Dans son journal intime, il qualifie ainsi ce dernier de «joyau sans prix» et de « plus grand ami des Arabes ».

Les contacts entre Al Husseini et Eichmann sont apparus au grand jour lors du procès d'Eichmann, qui s'est tenu à Jérusalem en 1961. Lors de ce procès, le procureur général Gideon Hausner a produit des documents établissant que le Mufti avait été reçu au début 1942 par Adolf Eichmann, qui lui avait fait un exposé sur la « solution finale ».

« Le Mufti fut si fortement impressionné qu'il demanda aussitôt à Himmler de désigner quelqu'un de l'équipe d'Eichmann en tant que son conseiller personnel, pour l'aider à "résoudredéfinitivement" la question juive en Palestine, une fois qu'il serait réinstallé dans ses fonctions par la victoire de l'Axe. Eichmann accepta cette offre».

Selon un témoin du procès de Nuremberg, le Mufti aurait même rendu visite personnellement à Adolf Eichmann à l'intérieur du camp d'extermination d'Auschwitz, et « incité les gardes faisant fonctionner les chambres à gaz à travailler avec plus d'ardeur».

Selon toute logique, Al Husseini aurait dû faire partie des dirigeants de l'Allemagne nazie et de leurs complices qui ont été jugés après la guerre et condamnés pour leurs crimes.

Mais sa libération par la France et l'aide apportée par Hassan Al Banna, guide suprême des Frères musulmans, lui ont permis d'échapper aux procès de l'après-guerre, et de poursuivre son activité politique jusqu'à sa mort en 1974.

Cet épisode, loin d'être anecdotique, illustre la connivence idéologique entre les Frères musulmans et le Mufti de Jérusalem. La haine de l'Occident et des juifs, portée à son paroxysme chez Al Husseini, se retrouve notamment chez celui qui va devenir l'idéologue principal des Frères, et qui n'est encore en 1945 qu'un obscur écrivain : Sayyid Qutb.
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par marcello »

Bien sûr que non, pour répondre au titre de ce post, la place " d'aucune religion " ne peut se justifier en politique, donc si l'Islam cherche à s'intégrer en politique il faut immédiatement le remettre à sa place c'est à dire dans les mosquées. De même que toutes les religions doivent s'adapter au pays où leurs croyants (ou adeptes) sont invités et vivent. Dans le cas contraire, des mosquées doivent être fermées et les adeptes récalcitrants doivent être reconduits à la frontière avec interdiction de retour, comme partout dans le monde.
Je rajoute que la faute et la responsabilité de l'ampleur et de la place que ce genre de religion prend dans notre environnement politique et social n'est la faute que et uniquement du peuple qui vote, car si à chaque élection vous allez voir le programme et les idées de celui ou celle pour qui vous allez voter, ce genre de choses ne peut arriver. Pour ça il faut faire travailler son cerveau et s'interdire de faire confiance aux médias (TOUS) dévoués à tous les pouvoirs en place, sinon ne venez pas pleurer ensuite. Le vote blanc et l'abstention ne sont pas compter, en agissant ainsi vous cédez le pouvoir à vos ennemis comme des être stupides que vous êtes. A méditer...
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par mic43121 »

Crapulax a écrit : 23 octobre 2020 05:44
Je ne me base pas sur les considérations de gouvernements (dont certains dictatoriaux) pour me faire une opinion sur des mouvances. Je constate juste que les Frères Musulmans ont été librement choisis par le peuple Egyptien à l'issue d'un printemps démocratique.
...Petite info sur le passé des Frères musulmans.. ;)

L'implication des Frères musulmans dans la question palestinienne est étroitement liée à leurs relations avec le Haut Comité arabe et son dirigeant, le Mufti de Jérusalem Hadj Amin Al Husseini.

Le Guide des Frères musulmans et le Mufti partagent une même vision du monde, une même haine des juifs et de l'Angleterre, et une même admiration pour les régimes fasciste et hitlérien. Dès 1935, le frère du Guide suprême, Abd Al-Rahman Al Banna, se rend en Palestine, où il rencontre Al Husseini. De son côté, Hassan Al Banna écrit au Mufti pour l'assurer de son soutien. Les deux hommes vont établir une collaboration étroite, et des liens personnels qui se poursuivront jusqu'à la mort d'Al Banna en 1949.

Leur collaboration se traduit par une aide réciproque : les Frères musulmans collectent des fonds pour le Haut Comité arabe de Husseini, et ce dernier leur apporte une justification idéologique et des thèmes de propagande, grâce auxquels les Frères musulmans galvanisent les foules égyptiennes et attirent des milliers de membres et de sympathisants.

Jusqu'au milieu des années 1930, la question palestinienne n'avait joué quasiment aucun rôle dans la politique égyptienne. Certains écrivains et hommes politiques égyptiens avaient même exprimé leur intérêt et leur admiration envers les pionniers sionistes, à l'instar du célèbre penseur musulman Rashid Rida, rédacteur en chef du journal Al-Manar.

Mais les émeutes de 1936 fomentées par le Mufti de Jérusalem et leurs répercussions en Egypte vont profondément modifier la situation.

Au début de l'été 1936, le Haut Comité arabe envoie des émissaires en Egypte afin de mobiliser les autorités religieuses, gouvernementales et les médias en faveur de la cause arabe en Palestine. Pour sensibiliser l'opinion arabe, ils prétendent que les juifs ont voulu profaner les Lieux saints musulmans à Jérusalem, prétendument pour « reconstruire le troisième Temple sur l'emplacement de la mosquée d'Omar».

Cette rumeur est répercutée par les mosquées, dans lesquelles les prédicateurs déclarent que c'est une obligation religieuse pour chaque musulman de s'engager dans le jihad en faveur de la Palestine. La campagne de propagande est relayée par des comités de solidarité, qui organisent des manifestations et des collectes en faveur de leurs « frères » arabes en Palestine. Certains membres des Frères musulmans égyptiens prennent part aux émeutes antijuives en Palestine entre 1936 et 1939.

Lors de la première guerre israélo-arabe de 1947-48, l'engagement des Frères musulmans se manifestera par l'envoi de volontaires pour « combattre les juifs ». Nous reviendrons sur cet épisode, dans lequel Said Ramadan, gendre d'Al Banna et père de Tariq Ramadan, a joué un rôle important.

Très rapidement, la cause arabe en Palestine sert de prétexte à de violentes attaques contre les juifs égyptiens, accusés d'être une « cinquième colonne » sioniste.

En mai 1936, les Frères musulmans appellent au boycott des magasins juifs en Egypte, instaurant ainsi une pratique que l'on retrouvera en Europe lors de la nouvelle vague d'antisémitisme des années 2000-2002. Des tracts sont distribués, appelant au boycott des marchandises et des magasins juifs.

Le journal Al Nadhir publie une rubrique régulière intitulée « Le danger des juifs d'Egypte ». Il publie également les noms et adresses des hommes d'affaires juifs et de journaux accusés d'être « aux mains des juifs ».

Quant à l'organe des Frères musulmans, Jaridat al Ikhwan al MusUmin, il publie à la fin des années 1930 de nombreux articles accusant les juifs de conspirer contre l'islam. Il les accuse tantôt d'avoir intrigué contre le prophète, reprenant les thèmes de l'antijudaïsme musulman traditionnel, tantôt de « comploter en vue de détruire le monde » et d'être les instigateurs du mouvement communiste international29.

La campagne de boycott des magasins juifs en Egypte, organisée tout d'abord par les Frères musulmans, est très vite reprise par d'autres mouvements et partis politiques, parmi lesquels Jeune Egypte, qui en fait sa principale activité politique à partir de 1939. Un comité pour le boycott des juifs d'Egypte est également constitué à l'université Al Azhar, distribuant des tracts aux étudiants.

Ces appels au boycott se traduisent fréquemment par des violences physiques à l'encontre des juifs, les manifestants se rendant souvent dans le quartier juif du Caire pour trouver un exutoire à leur haine.

L'hostilité envers les juifs s'exprime également par la multiplication des menaces et des mises en garde envers les juifs égyptiens, appelés à se dissocier publiquement du sionisme dans des articles et des lettres ouvertes publiées dans la presse.

De son côté, Al Husseini dirige les émeutes antijuives en Palestine, qui redoublent d'intensité en 1936. Obnubilé par l'idée d'une alliance stratégique avec l'Allemagne nazie, il multiplie les contacts avec ses représentants diplomatiques. Dès 1933, il entre ainsi en contact avec le consul allemand à Jérusalem, peu de temps après l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler.

Dans l'esprit d'Al Husseini, il s'agit de mettre fin à l'installation des juifs en Palestine, mais aussi de combattre le «judaïsme mondial » en s'alliant avec Hitler. Après la promulgation des lois raciales de Nuremberg, les télégrammes de félicitations affluent de Palestine et d'autres pays arabes.

Hitler, Al Husseini et l'alliance germano-islamique:

Pourtant, Hitler se montre tout d'abord réticent à cette idée d'alliance germano-islamique. Les nazis estiment que l'émigration juive en Palestine n'est pas une mauvaise chose, car «ils ne pourront pas s'y enraciner», comme l'explique le rédacteur en chef du journal du parti national-socialiste, Angriff, après une visite en Palestine en 1937. « Leurs fortunes s'épuiseront, et les Arabes les liquideront. »

Mais le Mufti ne se décourage pas pour autant, et poursuit ses tentatives. En juillet 1937, il rencontre à nouveau le consul général allemand Doehle à Jérusalem, et plaide pour une aide de l'Allemagne hitlérienne pour combattre les juifs. Al Husseini décide également d'envoyer un agent à Berlin, pour établir un contact permanent avec les puissances de l'Axe.

C'est seulement en juillet 1937, après la publication du rapport de la commission royale anglaise présidée par Lord Peel, qu'Hitler change de politique. La commission Peel recommande en effet la partition de la Palestine, et la création de deux États séparés, juif et arabe.

À partir de ce moment, l'Allemagne décide de s'engager aux côtés des Arabes et de leur apporter son soutien. Des programmes de propagande antijuive sont diffusés sur les ondes en arabe, et des fondssont envoyés au Mufti33. Ce rapprochement culminera pendant la guerre, avec la création au printemps 1943 de la première division des Waffen-SS musulmane bosniaque (Handzar), qui compte plus de 12 000 hommes.

Le Mufti, installé à Berlin en 1941, passera en revue cette unité à de nombreuses reprises en Croatie, en France et à Bneuhammer, en Silésie. La division Handzar se rendra tristement célèbre, en perpétrant de nombreux crimes de guerre en Yougoslavie : massacres, viols, pillages, et incendies de villages entiers avec leurs habitants.

Selon l'historienne Bat Ye'or, ses atrocités « choquèrent même les Allemands. Femmes, enfants, vieillards furent tués à coups de hache, empalés, enterrés vivants, suspendus à des crocs de boucherie, ensevelis dans des fosses sous la chaux vive après avoir été sauvagement mutilés».

De son côté, Haj Amin Al Husseini publiera un pamphlet antisémite intitulé Islam und Judentum (« Islam et judaïsme ») et le distribuera aux soldats de la division Handzar.

Le 28 novembre 1941 a lieu la rencontre tant attendue par Al Husseini, préparée par des entretiens préliminaires avec le dirigeant SS Himmler et le ministre des Affaires étrangères von Ribbentrop. La transcription de la conversation entre Husseini et Hitler a été publiée après la guerre.

Le grand Mufti commence par remercier le Führer pour la sympathie dont il a toujours fait preuve envers le monde arabe, et envers la cause palestinienne en particulier... Les pays arabes sont fermement convaincus que l'Allemagne va gagner la guerre.

Les Arabes sont les alliés naturels de l'Allemagne, ayant les mêmes ennemis que l'Allemagne, à savoir les Anglais, les juifs et les communistes... Ils sont donc disposésà coopérer de tout cœur avec l'Allemagne et à participer à la guerre, notamment en constituant une légion arabe35...

Dans sa réponse, Hitler témoigne sa sympathie au Mufti, mais refuse d'engager des troupes allemandes supplémentaires au Moyen-Orient, pour renforcer l'Afrika Korps de Rommel.

Toutefois, il promet à Husseini, « qu'une fois que la guerre contre la Russie et l'Angleterre sera gagnée, l'Allemagne pourra se concentrer sur l'objectif de détruire l'élément juif demeurant dans la sphère arabe sous la protection britannique».

Après cette entrevue, le Mufti restera l'hôte de l'Allemagne, participant à la propagande nazie à travers les programmes de Radio Berlin à destination des pays arabes. Dans ses émissions, il incite les Arabes à « tuer les juifs » et fait l'éloge de la « solution finale ».

« Si, à Dieu ne plaise, l'Angleterre était victorieuse, les juifs domineraient le monde», déclare-t-il ainsi le 11 novembre 1942. «Mais si l'Angleterre et ses alliés sont vaincus, la question juive, qui constitue pour nous le plus grand danger, sera définitivement résolue. »

Obnubilé par la « question juive », Al Husseini intervient à plusieurs reprises pour mettre en échec des projets visant à échanger des juifs contre des prisonniers ou de l'argent.

Lorsque Adolf Eichmann envisage d'échanger des prisonniers de guerre allemands contre cinq mille enfants juifs, et d'envoyer ces derniers en Palestine, avec l'accord du gouvernement anglais,Husseini proteste personnellement et obtient finalement gain de cause : les enfants juifs seront exterminés dans les chambres à gaz en Pologne.

Après la défaite de l'Allemagne, Husseini est recherché pour les crimes de guerre commis en Bosnie par la division Handzar. Il parvient à fuir l'Allemagne et à gagner la France, où il est brièvement incarcéré. Mais la France a tôt fait de le relâcher, et c'est son ami Hassan Al Banna qui va lui venir en aide, et le faire échapper à la potence, en lui permettant de trouver refuge en Egypte en 1946, et d'échapper ainsi aux poursuites pour crimes de guerre.

L'aide apportée au Mufti par les Frères musulmans se traduit notamment par une campagne dans la presse égyptienne et par des appels incessants au gouvernement pour qu'il donne asile à Husseini. Depuis la fin de la guerre, Al Banna entretient des contacts suivis à ce sujet avec la Ligue arabe.

Curieusement, cet épisode - qui en dit long sur les affinités du Guide des Frères musulmans avec le nazisme - est rapporté par Tariq Ramadan lui-même, qui se vante que son grand-père ait «préparé et organisé l'exil politique [de Husseini] en Egypte en 1946».

Le Mufti, les Frères musulmans et le nazisme : alliance tactique ou connivence idéologique ?

Les liens entre le Mufti Hadj Amin Al Husseini, les Frères musulmans et l'Allemagne nazie ne furent pas seulement le résultat d'une alliance de circonstance, pour lutter contre leur ennemi commun, l'Angleterre. Ils traduisaient une profonde convergence idéologique et politique, dont témoignent de nombreuses déclarations.

Certes, les Frères musulmans n'étaient pas les seuls à subir l'influence du fascisme et du nazisme, dans l'Egypte des années 1930-40. Mais ce sont les seuls à avoir établi une véritable alliance avec le Mufti pro-nazi Al Husseini, fondée sur leur haine commune des juifs.

Les archives du haut commandement de l'armée allemande saisies par les Alliés ont révélé que c'étaient les fonds mis à la disposition du Mufti par l'Allemagne nazie qui lui avaient permis d'organiser et de mener à bien la «révolte de Palestine» dans les années 1936-193940.

Le Mufti a développé une activité intense pendant la guerre, pour empêcher que des rescapés juifs ne parviennent en Palestine, alors même que les artisans de la Solution finale étaient prêts à sauver des enfants juifs, contre de l'argent ou contre des prisonniers de guerre.

Contrairement à ce qui a parfois été soutenu41, il ne fait aucun doute que le Mufti était parfaitement informé de la politique d'extermination des juifs, et qu'il l'approuvait sans réserve.

Ceci ressort notamment des relations suivies qu'il a entretenues avec plusieurs dirigeants nazis, parmi lesquels Heinrich Himmler, von Ribbentrop et Adolf Eichmann, pour lequel Al Husseini éprouvait une admiration sans borne. Dans son journal intime, il qualifie ainsi ce dernier de «joyau sans prix» et de « plus grand ami des Arabes ».

Les contacts entre Al Husseini et Eichmann sont apparus au grand jour lors du procès d'Eichmann, qui s'est tenu à Jérusalem en 1961. Lors de ce procès, le procureur général Gideon Hausner a produit des documents établissant que le Mufti avait été reçu au début 1942 par Adolf Eichmann, qui lui avait fait un exposé sur la « solution finale ».

« Le Mufti fut si fortement impressionné qu'il demanda aussitôt à Himmler de désigner quelqu'un de l'équipe d'Eichmann en tant que son conseiller personnel, pour l'aider à "résoudredéfinitivement" la question juive en Palestine, une fois qu'il serait réinstallé dans ses fonctions par la victoire de l'Axe. Eichmann accepta cette offre».

Selon un témoin du procès de Nuremberg, le Mufti aurait même rendu visite personnellement à Adolf Eichmann à l'intérieur du camp d'extermination d'Auschwitz, et « incité les gardes faisant fonctionner les chambres à gaz à travailler avec plus d'ardeur».

Selon toute logique, Al Husseini aurait dû faire partie des dirigeants de l'Allemagne nazie et de leurs complices qui ont été jugés après la guerre et condamnés pour leurs crimes.

Mais sa libération par la France et l'aide apportée par Hassan Al Banna, guide suprême des Frères musulmans, lui ont permis d'échapper aux procès de l'après-guerre, et de poursuivre son activité politique jusqu'à sa mort en 1974.

Cet épisode, loin d'être anecdotique, illustre la connivence idéologique entre les Frères musulmans et le Mufti de Jérusalem. La haine de l'Occident et des juifs, portée à son paroxysme chez Al Husseini, se retrouve notamment chez celui qui va devenir l'idéologue principal des Frères, et qui n'est encore en 1945 qu'un obscur écrivain : Sayyid Qutb.
On comprend plus facilement la haine du juif …
Les arabes complices d'hitler ..je sais que des unités arabes ont combattus aux côtes des nazis ..
Mais ce texte est a conserver .. :super:
Que pense Jimmy de cette explication .. :gene3:
Va t'il aussi contester la Shoah …
:XD:
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danielle49
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par danielle49 »

Juste une question : ces frères musulmans sont ils bien frères ? On peut en douter quand mème un peu quand on voit les patés et les gnons qu'ils s'infligent méchamment en Syrie, en Lybie, en Irak, au Yemen, en Afghanistan, en Turquie, au Mali, et je ne sais ou ailleurs... ? Des frères peut ètre mais alors très, très fàchés ? :lol:
bernard-de-toulouse
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par bernard-de-toulouse »

danielle49 a écrit : 23 octobre 2020 21:11 Juste une question : ces frères musulmans sont ils bien frères ? On peut en douter quand mème un peu quand on voit les patés et les gnons qu'ils s'infligent méchamment en Syrie, en Lybie, en Irak, au Yemen, en Afghanistan, en Turquie, au Mali, et je ne sais ou ailleurs... ? Des frères peut ètre mais alors très, très fàchés ? :lol:

Vous savez dans les familles nombreuses, les aînés et leurs cadets ne sont pas élevés de la même façon, alors ça crée des jalousies d'où naissent des tensions, en plus ils sont un peu sanguins les types...
Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. ... Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C'est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par gare au gorille »

marcello a écrit : 23 octobre 2020 11:02 Bien sûr que non, pour répondre au titre de ce post, la place " d'aucune religion " ne peut se justifier en politique, donc si l'Islam cherche à s'intégrer en politique il faut immédiatement le remettre à sa place c'est à dire dans les mosquées. De même que toutes les religions doivent s'adapter au pays où leurs croyants (ou adeptes) sont invités et vivent. Dans le cas contraire, des mosquées doivent être fermées et les adeptes récalcitrants doivent être reconduits à la frontière avec interdiction de retour, comme partout dans le monde.
Je rajoute que la faute et la responsabilité de l'ampleur et de la place que ce genre de religion prend dans notre environnement politique et social n'est la faute que et uniquement du peuple qui vote, car si à chaque élection vous allez voir le programme et les idées de celui ou celle pour qui vous allez voter, ce genre de choses ne peut arriver. Pour ça il faut faire travailler son cerveau et s'interdire de faire confiance aux médias (TOUS) dévoués à tous les pouvoirs en place, sinon ne venez pas pleurer ensuite. Le vote blanc et l'abstention ne sont pas compter, en agissant ainsi vous cédez le pouvoir à vos ennemis comme des être stupides que vous êtes. A méditer...
Ben c'est un peu ce que je pense aussi, mais mon avis n'a rien d'objectif, j'ai tranché et choisi mon camp depuis longtemps.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
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Jiimmy
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Re: La place de l'Islam dans le débat politique est-elle justifiée au regard des autres impératifs

Message par Jiimmy »

mic43121 a écrit : 23 octobre 2020 18:03

On comprend plus facilement la haine du juif …
Les arabes complices d'hitler ..je sais que des unités arabes ont combattus aux côtes des nazis ..
Mais ce texte est a conserver .. :super:
Que pense Jimmy de cette explication .. :gene3:
Va t'il aussi contester la Shoah …
:XD:
En fait, il n'y a absolument rien qui me choque dans ce texte.

Premièrement il faut savoir qu'il y eut bien plus de Français combattant dans les rangs de la wermacht ou de la ss que de Musulmans (qui n'étaient pas Arabes mais Bosniaques essentiellement et ne luttaient pas pour le nazisme mais pour un territoire au sein d'une Yougoslavie qui était sur une période de plusieurs siècles de luttes entre les différents peuples la composant) dans le monde le faisant (donc restons un peu nuancés sur les conclusions pour éviter de nous pendre nous-même).

Ensuite, il faut savoir qu'il y eut incomparablement plus de Musulmans combattant les Allemands que luttant pour eux.

Enfin il faut re-contextualiser les événements. Le Mufti de Jérusalem et ses partisans étaient dans une lutte contre la colonisation Occidentale en terre Arabe (notamment Anglaise en Palestine et en Egypte) et souhaitaient que leur soient rendues les terres qui leur avaient été promises suite à leur engagement militaire durant la première guerre mondiale.

De ce fait, à leurs yeux, ET les Anglais ET les Juifs posaient problème. Les premiers car ils détenaient quelque chose qui leur appartenait (la terre), les seconds car leur avait été promis une partie des terres revendiquées par les Arabes et ceux-ci (les Juifs) immigraient de plus en plus afin de s'en approprier, de fait, une partie.

Logiquement le Mufti de Jérusalem chercha à s'allier avec les ennemis de ses ennemis, l'Allemagne, afin d'obtenir gain de cause en contre-partie. Celui-ci n'avait, légitimement, que faire des guerres Européennes et des exactions qui s'y commettaient. Je ne vois donc pas le reproche qui peut lui être adressé puisqu'il "luttait" pour recouvrer la souveraineté sur son territoire, de la même façon que les résistants Français luttaient pour la même chose.



De même pour les Frères Musulmans. Ceux-ci luttaient contre la domination Anglaise en Egypte. L'ennemi c'était l'Anglais. Il y avait donc concordance entre les intérêts du Mufti de Jérusalem et les Frères Musulmans, ce qui explique l'alliance fomentée contre le colonialisme Anglais et contre les Juifs avec qui ils étaient en guerre pour la "conquête" de la Palestine.

Je ne comprends pas, qu'est-ce qui vous choque ?
Vergissmeinnicht
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