papibilou a écrit : 03 novembre 2020 12:22
lotus95 a écrit : 03 novembre 2020 11:48
1) j'admet que la contamination se fait,
en phase épidémique, par contact au travers de gouttelettes (toux, éternuements, postillons) ou des surfaces contaminées. Le tout étant de savoir si nous sommes en phase épidémique du covid tel qu'on l'a connu au printemps, ou si nous sommes face à des épidémies saisonnières classiques ou autres pathologies qui n'ont rien à voir avec le virus.
La continuité qu'on a gravée dans le marbre ne tient qu'à des résultats de tests fortement contestables.
La seule manière de trancher cette question est soit, de comparer objectivement les données hospitalières sur plusieurs années, soit de comparer les symptômes, voire faire des cultures virales et autres analyses approfondies.
2) vous êtes enfermé dans les schémas du printemps et le traumatisme qui en découle, or rien ne dit que la situation actuelle est similaire
je comprends bien la problématique des hôpitaux, le tout étant là aussi d'avoir des données transparentes et incontestables.
J'ai posté un article de Libé dans les pages précédentes ... il semble que dans le nombre de patients en réa communiqué quotidiennement, on ne fait pas la distinction entre patients en réa, en soins intensifs ou en soins continus ... les différences sont pourtant loin d'être neutres que ce soit en terme de gravité comme en terme de formation requise du personnel soignant.
Et le taux de saturation qui effraie tout le monde prend en compte l'ensemble des patients des 3 services rapporté aux seuls lits de la réa, de surcroit un nombre figé basé sur l'existant en 2018 qui n'a rien à voir avec les données actuelles.
3) Il ne s'agit pas de moi, le simple bon sens dicte qu'avant de s'aventurer dans des solutions hasardeuses et lourdes de conséquences, il faut d'abord bien définir les problèmes et les analyser avec toute l'objectivité que cela implique compte tenu du contexte.
Et je réitère, la solution la plus logique est de soigner en amont , avec les moyens du bord ; et il y en a , quoi qu'on en dise
Définition de l'épidémie: augmentation rapide d'une maladie en un lieu donné sur un moment donné. Si nous ne sommes pas en phase épidémique, je ne sais pas quand on y sera. La bonne foi, et je suis sûr que c'est important pour vous, doit vous faire admettre que nous sommes en phase épidémique. Quant à imaginer que les médecins ne savent pas distinguer entre covid et une autre maladie, ce serait bien hasardeux et pour tout dire anti scientifique.
Que les chiffres de saturation des lits de réa soient sujets à questionnement, c'est exact. Et un peu de clarté de la part du ministère de la santé serait le bienvenu. Néanmoins on voit que, quel que soit les médecins hospitaliers que l'on interroge, tous se disent épuisés saturés etc ..
Les solutions hasardeuses seraient de ne rien faire pour freiner l'épidémie. Les solutions retenues sont et seront toujours sujettes à caution. Je puis vous assurer que si vous étiez en responsabilité de prendre des décisions vous hésiteriez beaucoup, d'autant que les décideurs sont paniqués à l'idée que quelle que soit la décision ils seront attaqués en justice (comme Fabius pour le sang contaminé).
Je commence par ce qui est surligné : vous dites "maladie" ???
l'augmentation rapide n'est liée qu'à des tests positifs qui ne valent rien, et parce qu'on teste 10 fois plus qu'en mars/avril
selon les études, et le nombre de cycles des tests en France, il est probable qu'au moins 90% des tests positifs soient des faux positifs , d'une part
et d'autre part,
positif ne veut dire ni infecté ni malade
Les médecins se fient à des tests positifs qui ne valent rien et les symptômes du covid sont rarement spécifiques : toux, fièvre, symptômes respiratoires se retrouvent dans un bon nombre de pathologies. On peut donc être compétent et se tromper. Comme il peut y avoir des directives qui imposent de classer covid dès lors qu'il y a un test positif.
Je suis de bonne foi, je n'ai aucune raison de ne pas l'être : je ne suis pas jeune, pas commerçante, pas vendeuse de chloroquine ...
mais je ne me contente pas d'un magma de chiffres qui mélange tout pour faire croire à une résurgence de l'épidémie de covid, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas épidémie saisonnière d'autres virus ou d'autres pathologies qui remplissent les hôpitaux, vous voyez la nuance ?
ce que je conteste, c'est la fixette qu'on fait sur le covid au moyen de tests qui ne valent rien
et j'ai assez d'expérience dans l'analyse de données pour savoir qu'actuellement, on ne présente pas la situation de façon transparente et objective
Sur la situation hospitalière, il faut comparer les données à celles des années précédentes ... j'ai essayé de trouver ces données, rien ... si ce n'est des chiffres globaux et annuels ; mais si on se réfère à la mortalité comparée sur 8 mois, il n'y a quasiment pas de surmortalité
Ce qui ne veut pas dire que je ne crois pas que le personnel soignant soit sous pression, bien au contraire , mais on ne doit pas confondre les sujets, la casse du système hospitalier est une problématique qui n'a rien à voir avec le virus et exige des solutions autres que la ruine des secteurs jugés non essentiels et des petits commerces.
A quoi ça rime de ruiner la France pour ne pas avoir à libérer les financements nécessaires à l'hôpital ?
Si j'avais du prendre des décisions, j'aurais fait ce que dicte le bon sens : SOIGNER en amont des hôpitaux, c'est drôle qu'on ne pense pas aux solutions les plus évidentes et qu'on se complaise dans des solutions extrêmes.