Ils protestent contre leur fermeture, qui devrait finalement se poursuivre au-delà du 1er décembre, à en croire les récentes déclarations des autorités.
Source:Le Point.
Les restaurateurs et les cafetiers sont bien décidés à tout tenter pour rouvrir. Ils ont l'intention de contester en justice la décision du gouvernement de fermer leurs établissements dans le cadre du reconfinement, a annoncé samedi l'Umih, principal syndicat des métiers de l'hôtellerie.
« L'Umih (L'Union des métiers des industries de l'hôtellerie) nationale a engagé un recours contre le décret du 29 octobre 2020 qui ferme les restaurants et débits de boissons de » type N « tout en autorisant la restauration collective », a-t-elle indiqué, justifiant ce recours par « la rupture du principe d'égalité ».
Ce recours sera « finalisé avant le 20 novembre » et prendra la forme d'un référé-suspension devant le Conseil d'État, a indiqué à l'Agence France-Presse le cabinet DGD Avocats, qui défend les intérêts des adhérents de l'Umih dans ce dossier.
« Il y a eu plusieurs référés-libertés contre le décret du 29 octobre », de la part d'entreprises – notamment des salles de sport – « qui ont mis en avant la liberté d'entreprendre », a rappelé Me Olivier Chambord, un des avocats qui va déposer ce recours devant la haute juridiction administrative, au plus tard le 20 novembre. Il espère que « ce référé-suspension permettra au juge d'aller loin dans son contrôle de la mesure ».
Les mêmes protocoles qu'en restauration collective:
Jean Castex a annoncé jeudi que les bars et les restaurants ne pourraient pas rouvrir le 1er décembre, comme cela avait été avancé lors de l'annonce du confinement. « Une certitude : les rassemblements festifs, familiaux, dans des salles de fêtes ne pourront pas reprendre avant longtemps. De même, les bars et les restaurants qui font aussi partie des endroits de contamination forte ne pourront pas rouvrir dès le 1er décembre, contrairement aux magasins de jouets, par exemple », a de nouveau assuré samedi le Premier ministre dans les colonnes du Monde.
« La fermeture administrative de nos restaurants et bars s'appuie sur des raisons sanitaires. Or aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements (…) que dans la restauration collective », estime le syndicat.
Il souligne que ses adhérents « appliquent, depuis leur première réouverture en juin 2020, les mêmes protocoles sanitaires stricts appliqués par la restauration collective » et qu'« à la demande de la profession, ces protocoles ont même été renforcés en septembre 2020 ».
« Pourquoi les restaurants collectifs qui accueillent plus de monde que nos restaurants de 20, 30 places pourraient eux pratiquer une activité normale ? »s'est interrogée l'Umih, jointe au téléphone par l'Agence France-Presse,dénonçant une «distorsion de concurrence par rapport à une autre forme de restauration».
Par cette action, elle espère faire « pression sur le gouvernement » et montrer que « le secteur ne lâchera rien pour réussir à rouvrir ».Le «but ce n'est pas de faire refermer la restauration collective»,a indiqué l'organisation, rappelant que selon une étude réalisée auprès de ses adhérents et publiée cette semaine,«deux établissements sur trois craignent de fermer définitivement d'ici la fin de l'année en raison de ce deuxième confinement
».
https://www.lepoint.fr/societe/confinem ... 021_23.php

