Victor a écrit : 27 novembre 2020 14:51
On a un service public très coûteux, peu performant et très souvent en grève.
Si l'on prend par exemple l'EN, ses performances sont inversement proportionnelles à son coût.
Les études montrent toutes des baisses dramatiques du niveau des élèves.
Les hôpitaux performants ? ils font ce qu'ils peuvent.
et tutti quanti pour tous les autres services publics alors que la France est championne du monde toute catégorie des prélèvements obligatoires.
Plus on augmente les impôts pour financer les services publics plus ceci sont mauvais de chez mauvais.
Comment oses-tu, prétendre ensuite que l'on a des services publics performants ?
C'est une honte de prétendre cela, car c'est un mensonge éhonté.
Aujourd'hui en France, tout ce qui est public est quasiment pourri jusqu'à la moelle.
Une seule solution. Des privatisations massives de tous les services publics.
Il faut arrêter de répéter bêtement ce que tu peux entendre ou lire je ne sais où et ouvrir un peu le champ de ta réflexion.
Comment mesures-tu la performance des services publics ?
Comment poses-tu, de manière la plus objective possible, une corrélation entre hausse des coûts et hausse de l'inefficacité ?
On peut remarquer que le nombre d'agents de la fonction publique est passé de 3,8 millions en 1980 à 5,5 millions en 2016, selon des chiffres du ministère.
Mais cette hausse est triplement trompeuse : premièrement parce qu'elle n'a fait qu'accompagner la hausse de la population totale (sa part reste la même), deuxièmement la part de fonctionnaire a décliné au profit des agents contractuels (donc plus précaires), et troisièmement le périmètre des services publics ne cessent d'être réduit au profit des entreprises privées.
Le secteur public ne cesse d'être critiqué au profit du secteur privé mais par contre le secteur privé aime les PPP (partenariats public-privé) pour recevoir des subventions !
Privatiser reviendrait à insérer la logique de profit aux services publiques (le new management a déjà planté la tente). Qu'en serait-il des lignes de train qui passent dans les campagnes, qui ne rapportent pas assez, et qui permettent à malgré tout pas mal de personnes de pouvoir se rendre sur leurs lieux de travail ?
Qu'est-ce qui se passerait dans le secteur médical ? Seul les riches seraient capables d'êtres en bonne santé ? Les maladies dangereuses seraient elles dépistées chez les pauvres ?
Victor, tu ne te poses pas de questions, tu répètes. Tu t'inscris avec beaucoup de conviction dans cette contre-révolution conservatrice et libérale qui a débuté dans les années 80. Tu as des idées semblables aux pseudos "intellectuels" réactionnaires que l'on peut voir à la télé (BHL, Finkelkraut, Zemmour, etc..), tout en sachant qu'on ne produit pas de concepts ou de savoir véritable à la télévision (le format ne le permettant pas).
Essayes de répondre à mes questions, cela permettrait d'ouvrir un peu le débat. Et de préférence en argumentant.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze