papibilou a écrit : 09 décembre 2020 20:30
Concernant le point 4, j'ai répondu précédemment en estimant que les hausses des prix sont un résultat de l'offre et de la demande. La demande n'étant pas vraiment variable, c'est l'offre qu'il faut accroître (constructions de logements et mise aux normes de ceux existants).
Concernant le point 1, je sens une réelle réticence. De fait les personnes au RSA ne sont pas forcément au RSA par choix. Nous en sommes d'accord. Néanmoins, pour avoir œuvré comme bénévole pendant 12 ans dans un organisme qui s'occupe de gens en situation difficile (donc je connais bien ce milieu) , je sais qu'une partie d'entre eux ont perdu l'envie de se lever le matin pour aller bosser. Mais on ne doit pas considérer l'aide sociale comme un du et comme disait un président américain, ne te demande pas en premier ce que ton pays peut faire pour toi mais ce que toi, tu peux faire pour lui.
Concernant les inégalités de patrimoine je ne les ai pas abordées car pour moi ce sont d'abord les revenus qui comptent pour vivre pas la valeur de ce que l'on possède, même si c'est un facteur discriminant.
Concernant le point 4, je pense que tu te trompes lourdement. C'est sans doute la plus grande incohérence de ton propos.
Le jeu traditionnel entre offre et demande qui fait émerger un prix d'équilibre n'est absolument pas adapté au marché de l'immobilier français contemporain. Le mécanisme classique d'offre et de demande n'explique pas la hausse des prix de l'immobilier.
Autrement dit, ce n'est pas la baisse de l'offre par rapport à la demande qui fait mécaniquement augmenter les prix.
La réalité économique est assez différente : lorsque les prix sont élevés, les propriétaires sont plus enclins à vendre leur bien, soit pour empocher la plus-value, soit parce qu’ils ont confiance dans le marché et sont disposés à réaliser une opération de vente et rachat (souvent en séquence inversée d’ailleurs). A l’inverse, en période de prix décroissants, le marché se grippe. Les propriétaires repoussent au maximum l’éventualité d’une vente dans l’attente de jours meilleurs.
Sa dynamique est donc complétement différente que celle que tu proposes, lorsque les prix augmentent l'offre croît en volume et inversement.
La demande est très peu élastique.
L'immobilier présente des fluctuations des prix beaucoup plus proches de l'actif financier que du bien classique. C'est-à -dire que c'est un secteur fortement spéculatif où lorsque les prix augmentent il y a davantage de constructions (en anticipation d'un gain futur) et inversement.
Concernant le point 1, l'aide social est un dû. La population cotise pour cela. "Une partie d'entre eux ont perdu l'envie de se lever le matin" ? Ils représentent quel pourcentage ?
Les inégalités de patrimoine sont très très fortes et le patrimoine est un capital qui a beaucoup de valeurs (notamment dans le cas de biens immobiliers).
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze