lotus95 a écrit : 13 décembre 2020 02:18
Victor a écrit : 11 décembre 2020 17:54
Si la crise sanitaire perdure, la France ne pourra pas éternellement s'endetter.
Il faudra sortir de la crise sanitaire pour qu'une réelle et forte reprise économique se mette en oeuvre.
Si la crise perdure, tout va se jouer au niveau de la vaccination. Aujourd'hui la position du gouvernement, c'est chacun est libre de se faire vacciner ou non.
C'est la position actuelle, mais j'ai bien peur que si la crise perdure (3ième vague, re-confinement strict, etc.), la position du gouvernement va évoluer.
Je vois bien (dans ce cas de figure) l'arrivée d'une sorte de passeport sanitaire. C'est à dire qu'officiellement on sera toujours libre de se faire vacciner ou non mais en pratique, il faudra montrer son passeport sanitaire (la preuve que l'on est vacciné) pour un grand nombre d'activités sociales.
Prendre l'avion, c'est déjà quasi fait, les compagnies aériennes sont en train de trouver un accord pour exiger la vaccination à leurs clients.
Mais je pense que (toujours dans le cas de figure d'une crise qui perdure) ce soit également le cas pour un grand nombre d'activités sociales.
Par exemple: pour entrer dans une salle de cinéma, de théâtre, de concert, aller assister à une compétition sportive, etc, il faudra montrer son passeport sanitaire.
Peut-être même pour prendre un autocar ou un TGV.
Tant et si bien que la vaccination ne sera toujours pas obligatoire, mais on sera contraint de se faire vacciner pour avoir une vie sociale.
Mais juridiquement, impossible que ça passe, c'est porter atteinte aux libertés fondamentales (liberté de circuler, de travailler ...) sans qu'il y ait proportionnalité prouvée des risques encourus : persistance du virus, gravité de la maladie, inexistence de traitements efficaces, efficacité et innocuité du vaccin à long terme .....
Et tu fais quoi de l'urgence sanitaire ?
Des conseils de défense ?
On ne pourra pas éternellement payer du chômage partiel.
Le "quoi qu'il en coûte" de Macron. Il faut bien le comprendre.
C'est d'abord en "quoi qu'il en coûte" pour les finances publiques.
Mais c'est aussi, à mon avis, un "quoi qu'il en coûte" pour nos libertés individuelles.
On ne pourra pas vivre des années avec du confinement, des restaurants fermés, les musées, cinémas, théâtres fermés.
Et tu oublies le secteur du tourisme. La France, première destination touristique, a besoin des touristes chinois, japonais, américains et de leurs achats en France dans nos boutiques de luxe.
Et les touristes ne viendront pas dans un pays où le virus n'a pas été vaincu par une vaccination massive.
Si le virus ne disparaît pas de lui-même, ce qui est désormais hautement improbable quand on voit ce qui se passe en Allemagne (ah le raoult des bois qui prévoyait une disparition rapide du virus avec les beaux jours, il a fait du mal ce raoult) et bien la seule option pour sauver notre économie (essentiellement de services) sera une vaccination massive.
Et si les français (contrairement par exemple aux anglais qui sont favorables à la vaccination) ne se vaccinent pas massivement, il faudra les pousser à se vacciner via un "passeport sanitaire".
Les libertés individuelles, c'est bien, mais quand on est en situation de crise, en situation extraordinaire, comme lors d'une guerre ou une pandémie, et bien elles doivent passer au second plan.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville