Justement la loi Avia qui avait pour but de limiter les messages de haine sur les réseaux sociaux, n'est pas passée.jabar a écrit : 11 janvier 2021 10:40Mais ces lois, on les a aussi en France, ce genre de loi sur internet dont tout le monde se cogne quand elle est discutée.Brouette a écrit : 09 janvier 2021 15:49 On peut dire ce qu'on veut de Trump; mais censurer un président sans décision de justice, non là on sort clairement d'un état démocratique.
Toutes les lois sur la liberté d'expression ont consisté à déléguer la responsabilité de la censure aux opérateurs privés en se passant de la décision d'un juge. C'est à l'opérateur privé d'être juge sur ce qui constitue de la haine ou de la violence.
Les motifs sont toujours les mêmes, simples et difficiles à discuter sans risquer de passer pour vouloir les défendre: pédophilie et terrorisme.
En France, il y avait le risque de dérive d'une loi comme la loi Avia.
Ces lois passent sans faire lever de sourcils, jusqu'au jour ou l'on s'étonne de "pourquoi les GAFA ont ces droits ??"
Le sujet est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait.
On peut laisser les réseaux sociaux réprimer les messages d'appel à la violence, au meurtre au terrorisme les messages racistes antisémites, et antidémocratiques, voire supprimer le compte de celui qui fait un usage abusif systématique.
On peut aussi se dire que si notre monde veut vivre démocratiquement on peut confier à des instances gouvernementales le soin d'exiger la suppression des messages que je viens de citer (c'est le cas de l'Allemagne qui a choisi de contraindre ces réseaux sociaux à supprimer les messages inadmissibles dans un délai de 24H sous peine d'amendes exorbitantes (Facebook a, pour éviter ces sanctions, créé un service avec 2000 salariés en Allemagne pour agir en ce sens. Mais les gouvernements ne seront-ils pas tentés d'abuser de leur pouvoir en supprimant les messages qui ne leur conviennent pas.
Peut-être peut-on donner des directives simples aux réseaux sociaux avec instance d'appel rapide.
Peut-être peut-on imaginer une instance indépendante composée de personnes tirées au sort dans la population de manière à refléter l'avis majoritaire, mais qui dit que l'avis majoritaire est juste ?
Moi aussi je me suis dit que Twitter était "gonflé" de supprimer un compte suivi par 75 millions de fans. Et pourtant je ne suis pas certain que c'était vraiment la mauvaise décision. Pourquoi ? Parce que l'on ne peut tout permettre au nom de la sacro-sainte liberté.

