Certains patients ont consulté, d'autres non ; certains médecins n'ont prescrit que du Doliprane, d'autres ont bravé les consignes en prescrivant de la chloroquine avec plus ou moins de bonheur en pharmacie, d'autres des combinaisons d'antibiotiques ... on ne peut pas tirer de règle générale.papibilou a écrit : 24 janvier 2021 20:11 Vous présumez donc que les personnes ayant des symptômes ne sont pas allés chez leur médecin traitant. C'est bien entendu erroné. Mon médecin traitant a vu beaucoup de gens qui se sont révélés positifs, simple parce que nous avons souvent confiance dans ce médecin.
Et, en l'absence de traitement reconnu fiable, les médecins traitant ont, très souvent, prescrit paracétamol et dit d'appeler le SAMU en cas de symptômes plus prononcés.
Ce qui est gênant dans votre vision, excusez moi cet avis abrupt, est que vous en déduisez que la conséquence a été un " désastre sanitaire". Vous vous êtes bâti une conclusion qui ne s'appuie sur aucune recherche scientifique. Nous devons être prudents dans nos conclusions qui se révèlent souvent trop hâtives.
Mais il est clair que les limitations des médecins de ville ont contribué à laisser s'aggraver des gens chez eux, et que la perte de temps a été une perte de chance pour certains, qui sont soit décédés chez eux par manque de place dans les hôpitaux, soit ont atterri directement en réanimation.
Qu'on considère le traitement efficace ou non, ça laisse une chance sur 2 qu'on a délibérément refusée aux patients alors qu'il n'y avait rien à perdre, qui plus est en l'absence de tout autre traitement.
Concernant les Ehpad, c'est encore plus flagrant puisque les directives leur barraient l'accès aux urgences.
Or l'IHU, aidé des Marins Pompiers de Marseille, a entrepris d'organiser des campagnes de tests dans plusieurs Ehpad de la région, et traité les patients qui pouvaient l'être, avec une mortalité divisée par 2 par rapport aux stats nationales.

