Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

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Crapulax
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par Crapulax »

.....................................«Islamo-gauchisme» à l’université: Vidal dit vouloir «protéger le pluralisme des idées»................................


Une semaine après avoir dénoncé «l’islamo-gauchisme» qui selon elle gangrenait les universités, puis demandé une enquête, la ministre de l’Enseignement supérieur a voulu préciser sa pensée dans une interview au Journal du Dimanche.



Elle se dit au cœur d’un « procès d’intention » mais semble déterminée à vouloir « déconstruire l’idée qu’il y aurait une pensée unique sur certains sujets et protéger le pluralisme des idées à l’université ».

Une semaine après avoir créé la polémique en dénonçant « l’islamo-gauchisme » qui, selon elle, « gangrène la société dans son ensemble et l’université n’est pas imperméable », la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s’explique. Elle était restée en retrait depuis ses propos sur le plateau de CNews.

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, elle dit souhaiter « qu’on relève le débat ». Une réponse aux vives réactions dans le monde académique, au point que 600 universitaires (enseignants, chercheurs…) ont réclamé samedi sa démission, dans une tribune publiée par le journal Le Monde, en lui reprochant de « faire planer la menace d’une répression intellectuelle ».

« Nous avons besoin d’un état des lieux sur ce qui se fait en recherche en France sur ces sujets », a indiqué Frédérique Vidal, assurant vouloir une enquête « au sens sociologique du terme ».

Une étude à laquelle le CNRS avait accepté, mardi, de participer tout en « regrettant cependant une polémique emblématique d’une instrumentalisation de la science et un slogan politique qui ne correspondait à aucune réalité scientifique ».

Et la ministre de répondre au JDD : « Je veux une approche rationnelle et scientifique du sujet. Il faut quantifier les choses, sortir du ressenti et du présupposé », avance-t-elle.

« Pas le sujet prioritaire »:

Quoi qu’il en soit, sur les réseaux sociaux comme dans les sphères politiques, les réactions vont dans le même sens.

« Je n’ai pas bien compris l’utilité de faire cette sortie. Elle est très critiquée ces temps-ci. Elle ferait mieux de s’occuper des difficultés des facs avec le Covid », suggère un député.

La ministre a par ailleurs été recadrée par le chef de l’Etat, via le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal : « La priorité pour le gouvernement, c’est évidemment la situation des étudiants dans la crise sanitaire, c’est évidemment la possibilité d’apporter un soutien financier aux étudiants en difficulté, c’est évidemment de permettre aux étudiants qui le souhaitent de pouvoir revenir progressivement en présentiel à l’université », a-t-il rappelé.

Dans son entretien dominical, la ministre de l’Enseignement supérieur fait, à demi-mot, son mea culpa en justifiant sa pensée. « Je suis universitaire. J’ai toujours défendu la liberté académique et les chercheurs, assure-t-elle.

Si les universitaires qui ne me connaissent pas ont pu se sentir froissés, ce n’était pas mon intention. Chacun doit pouvoir s’exprimer, c’est aussi dans le désaccord qu’on avance. »

Enfin, Frédérique Vidal semble consciente des débats actuels. Elle reconnaît que « ce sujet suscite beaucoup de réactions, mais ce n’est pas notre priorité aujourd’hui.La priorité, c’est la situation des étudiants et la pandémie ».

Face aux appels à sa démission, elle a reçu, ce samedi, le soutien du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Selon lui, l’« islamo-gauchisme » est un « fait social indubitable » qu’il faut « regarder en face », a-t-il assuré sur BFMTV.
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/politique/isl ... W5FFRM.php
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The Rat Pack
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par The Rat Pack »

Crapulax a écrit : 21 février 2021 14:08
La ministre a par ailleurs été recadrée par le chef de l’Etat, via le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal : « La priorité pour le gouvernement, c’est évidemment la situation des étudiants dans la crise sanitaire, c’est évidemment la possibilité d’apporter un soutien financier aux étudiants en difficulté, c’est évidemment de permettre aux étudiants qui le souhaitent de pouvoir revenir progressivement en présentiel à l’université », a-t-il rappelé.
Gérald Darmanin a apporté dimanche son soutien à la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui a demandé une enquête sur «l'islamo-gauchisme» à l'université. Invité de Radio J, le ministre de l'Intérieur a jugé sa collègue «très courageuse». «Ce serait vraiment ne pas regarder la vérité en face que de ne pas voir que l'université, les services publics, des associations sont touchés par l'islamisme aidé parfois par les gauchistes», a dit Gérald Darmanin.
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/isla ... l-20210221

Pour Jean-Michel Blanquer, l’« islamo-gauchisme » est « un fait social indubitable »
« C’est un phénomène qu’il faut regarder en face », a souligné le ministre de l’Education nationale, pour qui « certains essayent toujours de minimiser ce projet politique ».
Jean-Michel Blanquer soutient, lui, l’initiative de Frédérique Vidal : « Ce serait absurde de ne pas vouloir étudier un fait social. Si c’est une illusion, il faut étudier l’illusion et regarder si cela en est une. Pour ma part je le vois comme un fait social indubitable », a-t-il affirmé, estimant que « certains essayent toujours de minimiser ce projet politique ».

https://www.nouvelobs.com/societe/20210 ... table.html
Y'a de plus en plus de cons chaque année. Mais cette année, j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par papibilou »

Les dérives de l'enseignement supérieur sont bien illustrées par cet article:
https://etudiant.lefigaro.fr/article/a- ... a7d3f696f/

Décidément, les extrémistes essayent par tous les moyens de mettre à mal notre culture, notre civilisation.
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par Fonck1 »

Le sujet a été nettoyé,
Etant donné que comme tout le monde, je n'ai pas que ça à faire, je préviens à l'avance que ce sujet est : L'islamo-gauchisme DANS les universités.

Certains n’arrivent pas encore à se contenir en postant des photos sans aucun rapport et de surtout datant de plusieurs dizaines d'années, ainsi que d'autres à flooder le sujet et s’éclater dans une grosse auto-masturbation personnelle visant à déverser ses frustrations, je vous suggère au uns et autres, de faire attention à vos écrits, il y a du bannissement dans l'air.

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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par mic43121 »

Fonck tu les a refroidi ..
:]
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par jabar »

papibilou a écrit : 26 février 2021 12:08 Les dérives de l'enseignement supérieur sont bien illustrées par cet article:
https://etudiant.lefigaro.fr/article/a- ... a7d3f696f/

Décidément, les extrémistes essayent par tous les moyens de mettre à mal notre culture, notre civilisation.
C'est une blague ? Ton article parle d'écriture inclusive.
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par latresne »

Parfois j'ai l'impression que la France donne la corde pour se faire pendre.Naïfs ou .ons ?
Les 2 mon capitaine .
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par papibilou »

jabar a écrit : 26 février 2021 19:33
papibilou a écrit : 26 février 2021 12:08 Les dérives de l'enseignement supérieur sont bien illustrées par cet article:
https://etudiant.lefigaro.fr/article/a- ... a7d3f696f/

Décidément, les extrémistes essayent par tous les moyens de mettre à mal notre culture, notre civilisation.
C'est une blague ? Ton article parle d'écriture inclusive.
Vous avez raison, j'ai un peu trop mis dans un même sac les actions déstabilisatrices de certains groupes en matière de féminisme outrancier ( remise en cause d'oeuvres littéraires, interdictions de conférences etc.) voire de racialisme, avec des actes contre l'islamophobie qui sont souvent des actes de soutien à l'islamisme.
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par Crapulax »

latresne a écrit : 27 février 2021 00:25 Parfois j'ai l'impression que la France donne la corde pour se faire pendre.Naïfs ou .ons ?
Les 2 mon capitaine .
C'est surtout que ce qui peut sembler minime mais qui est nocif se doit d'être éradiqué..Parce que le temps les laissent peu à peu s'installer et faire parti du paysage..Et là il est déjà trop tard..
...Il ne faut pas plaisanter avec ce qui cherche à nuire à la République...Il ne faut pas minimiser les faits..Il faut les traiter pour qu'ils ne se reproduisent pas...

...Si il y a une "comédie" il faut y mettre un terme...Il ne faut ni s'y habituer ni prendre cela à la légère...Ca n'a pas lieu d'être point barre.
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par Brouette »

Ari a écrit : 21 février 2021 14:04
Corvo a écrit : 21 février 2021 13:58 Frédérique Vidal a parfaitement raison l'islamo gauchisme gangrène les universités...mais pas que.
Tiens pour une fois tu dis quelque chose de vrai
Corvo se contente d'aller dans le sens du gouvernement, maintenant que le gouvernement va dans le sens de MLP, les grands esprits (ou pas ) se rencontre :content79 .
Un gouvernement des élites, par les élites , pour les élites, vive la démocratie!
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par papibilou »

De 2 choses l'une:
- ou bien l'islamogauchisme est une réalité
- ou bien c'est une idée fumeuse.
Donc laissons les autorités mener leur examen, et nous verrons. Il ne faut pas avoir peur de savoir la vérité.
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par Crapulax »

...............................Grenoble: Les noms de deux professeurs accusés d'islamophobie placardés sur les murs de l'IEP............................


Deux professeurs de Sciences Po Grenoble sont accusés d'islamophobie. Leurs noms ont été placardés devant l'établissement ce 4 mars.

L'un d’eux, critiqué pour avoir questionné la notion même d'islamophobie, dénonce auprès de Marianne un climat tendu où la liberté d'expression est menacée et où les débats autour de la religion musulmane sont devenus tabous.



Quelques mois après l'assassinat de Samuel Paty, le spectre des accusations d'islamophobie refait surface. Les noms de deux professeurs de l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Grenoble en étant accusés ont été placardés le 4 mars avec des collages devant l'établissement.

D'après nos informations, l'un d'eux a déposé une main courante et l'IEP un signalement. Une affaire révélatrice selon l'un des enseignants d'un climat de tension au sein de l'école, où le débat sur l'islam serait devenu "tabou".

Le 4 mars, l'UNEF Grenoble publie une photo d'un collage à l'entrée de l'établissement portant cette inscription : "Des fascistes dans nos amphis T[...] et Kinzler démission. L'islamophobie tue." Dans son tweet, le syndicat mentionne lui-même le nom des deux enseignants.

Pour comprendre l'engrenage qui a mené à cet affichage, il faut remonter à fin novembre 2020. Un groupe thématique se forme pour préparer la "semaine de l'Égalité et contre les discriminations" au sein de l'établissement. Un évènement auquel Klaus Kinzler, professeur d'allemand à l'IEP, n'a pas l'habitude de participer, même s'il le trouve "parfaitement légitime".

Cette fois-ci, l'intitulé du groupe de travail "Racisme, islamophobie, antisémitisme" interpelle cet agrégé d'allemand. Il décide donc de le rejoindre dans l'espoir d'en débattre et de faire évoluer l'intitulé.

Cet enseignant qui officie depuis 25 ans au sein de l'établissement doute de la pertinence du concept d'"islamophobie" utilisé pour désigner des discriminations dont feraient l'objet des musulmans en raison de leur religion.

"Concernant notre groupe thématique "Racisme, islamophobie, antisémitisme", je suis assez intrigué par l'alignement révélateur de ces trois concepts dont l'un ne devrait certainement pas y figurer (on peut même discuter si ce terme a un vrai sens ou s'il n'est pas simplement l'arme de propagande d’extrémistes plus intelligents que nous)", écrit-il aux autres membres du groupe dans un échange de mails que Marianne s'est procuré.

Controverse sur l'emploi du terme "islamophobie":

Sa collègue Claire M. ne l'entend pas de cette oreille. Si elle reconnaît dans un courriel que "la notion d'islamophobie est effectivement contestée et prise à partie dans le champ politique et partisan", la chercheuse affirme que "Ce n'est pas le cas dans le champ scientifique."

Elle défend qu'il lui paraît légitime d'employer le terme "pour désigner des préjugés et des discriminations liés à l'appartenance, réelle ou fantasmée, à la religion musulmane, associés ou non à une discrimination et des préjugés liés à l'assignation raciale (que désigne le terme générique de racisme)."

Réponse de Klaus Kinzler :"Je refuse catégoriquement de laisser suggérer que la persécution (imaginaire) des extrémistes musulmans (et autres musulmans égarés) d'aujourd'hui ait vraiment sa place à côté de l'antisémitisme millénaire et quasi universel ou du racisme dont notre propre civilisation occidentale (tout comme la civilisation musulmane d'ailleurs) est passée championne du monde au fil des siècles ...".

Faisant à nouveau référence au fait que la notion d'"islamophobie" soit accolée à celle d'"antisémitisme". "J'ai décidé que, au cas où le groupe déciderait de maintenir ce nom absurde et insultant pour les victimes du racisme et de l'antisémitisme, je le quitterais immédiatement" conclut le germaniste.

"Charlie, Paty étaient accusés d'être islamophobes":

Quelques échanges plus tard, Klaus Kinzler relaie les propos d'un de ses collègues, Vincent T., lui apportant son soutien et alertant sur l'usage grandissant du terme "islamophobie" utilisé y compris pour remettre en question la laïcité française ou le droit au blasphème :

"Charlie Hebdo était accusé d'islamophobie. Samuel Paty était accusé d'être islamophobe. La loi de 2004 est accusée d'être islamophobe. Le blasphème est islamophobe. La laïcité est islamophobe."

La notion d'islamophobie popularisée en France par le Collectif contre l'Islamophobie en France (CCIF), récemment dissous, fait en effet l'objet de vives contestations, y compris dans le champ universitaire.

À propos de son utilisation, l'essayiste Caroline Fourest écrit dans Marianne : "Un usage abusif tend à faire passer toute critique de la religion ou de l'intégrisme pour du racisme. Un usage naïf pense sincèrement viser le racisme anti-musulman. Il est vite submergé par l'interprétation extensive et abusive. [...] C'est au nom d'une vision abusive du mot « islamophobie » que toutes les campagnes d'intimidation visant à brider la critique de l'intégrisme ont été menées ces dernières années, justement celles au cours desquelles l'intégrisme frappait et tuait.

" Dans son entretien accordé récemment à Marianne, Pierre-André Taguieff, directeur de recherche honoraire au CNRS, qui a forgé la notion d'islamo-gauchisme alerte : "On peut voir dans ces attitudes et ces comportements le résultat de la stratégie des Frères musulmans qui jouent sur la culpabilisation et le victimisme pour conquérir l’opinion occidentale."

Klaus Kinzler réitère dans son courriel son souhait de voir le terme "islamophobie" retiré du groupe de travail et assure que "l'immense majorité des cas de discrimination des musulmans aujourd'hui (et ces cas de discrimination existent, évidemment!), n'a que peu ou pas de rapport avec la religion mais relève du racisme pur et simple.

" Y joignant quelques considérations : "je le confesse, je n'aime pas beaucoup cette religion, parfois elle me fait franchement peur, comme elle fait peur à beaucoup de Français (sommes-nous donc de vilains islamophobes ?), mais je n'ai jamais jamais jamais ressenti de ma vie la moindre antipathie ou le moindre préjugé envers les hommes et les femmes qui pratiquent cette religion (j'en connais de nombreux), ni pour toute personne d'ailleurs dont les origines se trouveraient dans une des régions du monde où l'islam est majoritaire."

Auprès de Marianne, Klaus Kinzler assume : "Je n'aime pas l'islam sous sa forme actuelle, sous sa forme d'islamisme et de fondamentalisme. J’ai peur de ce fondamentalisme qui a pris le pouvoir depuis 50 ans dans les pays musulmans. Mais je n'ai jamais de ma vie été un islamophobe ni pensé que je n'aimais pas les musulmans."

Des étudiants offensés ?

Depuis le début, des étudiants participant au groupe de travail sont dans la boucle des mails. L'agrégé reçoit alors un courriel d'une chargée de mission de l'IEP qui lui indique que ces derniers se sentent agressés à la lecture des échanges. Klaus Kinzler apprend également que Claire M., sa collègue, aurait été heurtée par ses propos. Il lui communique une "lettre d'excuses" dans laquelle il regrette avoir pu "s'emporter sur la forme", mais maintient ses positions.

"Évidemment que la majorité des chercheurs en sciences sociales défendent ce terme, mais il y a aussi ceux qui le contestent. J’ai été ferme mais je n’ai jamais quitté la politesse. J’ai fait des mails assez longs qui ont été interprétés comme du harcèlement. Comment voulez-vous faire quand on ne peut pas se rencontrer en vrai ni échanger en vidéo ?" défend le professeur d'allemand.

Car Claire M. s'est plainte de harcèlement auprès du laboratoire de recherche PACTE au sein duquel elle travaille également.

La réponse de la structure, qui dépend du CNRS, ne se fait pas attendre : dans un "communiqué officiel" du 7 décembre signé par Anne-Laure Amilhat Szary, directrice du laboratoire, PACTE apporte son soutien à Claire M. et estime que "nier, au nom d'une opinion personnelle, la validité́ des résultats scientifiques d'une collègue et de tout le champ auquel elle appartient, constitue une forme de harcèlement et une atteinte morale violente."

"En tant que laboratoire de recherche il nous importe de ne pas confondre opinion et connaissance éprouvée par des méthodes scientifiques" explique à Marianne Anne-Laure Amilhat Szary. Claire M. n'a pas répondu à nos sollicitationsà la publication de cet article.

Réseaux sociaux:

L'affaire ne s'arrête pas là. Le 7 janvier le collectif Sciences Po Grenoble en lutte - relayé par l'Union Syndicale Sciences Po Grenoble dont des élus étudiants siègent à la fois au Conseil d'administration et à celui des études et de la vie étudiante de l'IEP - publie sur sa page Facebook des extraits des courriels de Klaus Klinzer, sans mentionner son nom.

"En s'opposant à la présence du terme islamophobie dans cet intitulé, un enseignant a développé un discours que nous jugeons inacceptable", écrit le groupe, lui reprochant "un discours ancré à l'extrême-droite", le tout précédé par une mention d'avertissement - appelé "trigger warning" - : "Islamophobie".

Une deuxième affaire, pas si éloignée par les thèmes sur lesquelles se fondent ses accusations, intervient alors. Le 22 février l'Union Syndicale Sciences Po Grenoble publie un post sur sa page Facebook dans laquelle elle indique vouloir "retirer des maquettes pédagogiques pour l'année prochaine" le cours optionnel "Islam et musulmans dans la France contemporaine" si "lors de ce cours des propos islamophobes y étaient dispensés comme scientifiques".

Appel à témoignages:

Le groupe lance par la même occasion un appel à témoignages. Contactée par Marianne, l'Union Syndicale reste vague sur d'éventuels éléments qui auraient mené à cet appel : "Si l'on avait des remontées en ce sens pourquoi aurions-nous eu besoin de faire un appel à témoignages ? La participation des étudiant.e.s à nos décisions est chose courante."

Le professeur en charge du cours, pas nommé par l'Union Syndicale, est Vincent T., le même qui avait apporté son soutien à Klaus Kinzler. Il est Maître de conférences en sciences politiques et anime ce cours, non obligatoire dans le cursus des étudiants, depuis plusieurs années. Il a même publié en 2016 pour la Fondapol une note intitulée "Portrait des musulmans d'Europe - Unité dans la diversité."

"C'est un universitaire reconnu pour ses travaux sur le sujet" nous confie l'un de ses anciens élèves.

"Mettre ma vie en danger":

Trois jours plus tard, sans que l'on sache s'il y a eu des menaces,Vincent T. écrit dans un mail adressé à ses étudiants et transmis à Marianne par l'une d'elles : "Pour des raisons que je ne peux expliquer par mail, je demande à tous les étudiants qui appartiennent au syndicat dit "Union Syndicale" de quitter immédiatement mes cours et de ne jamais y remettre les pieds", avant d'ajouter :

"Je ne comprends pas, du reste, pourquoi ils n'ont pas d'eux-mêmes demandé à changer de [cours] puisque ma personne leur est tellement insupportable qu'ils sont prêts à mettre ma vie en danger."

Dans un post Facebook du 27 février, l'Union syndicale Sciences Po Grenoble répond qu'elle n'a "jamais mis en danger la vie de Monsieur T., ni ne l'a attaqué ou menacé publiquement, ni même accusé publiquement de quoi que ce soit. Ce sont donc de fausses accusations", annonçant qu'elle a porté plainte pour "diffamation et pour discrimination à raison des activités syndicales".

À Marianne, l'Union syndicale explique : "notre but n'est en aucun cas de lancer une chasse aux sorcières comme on nous en accuse. Notre but est de rendre notre institut un endroit moins discriminatoire pour toustes."

"Approche critique de l'islamisme":

Deuxième courriel de Vincent T. à ses étudiants le 28 février, transmis là aussi par une étudiante à Marianne. Il reconnaît que "la virulence" de son premier mail était "à la hauteur du coup de massue que j'ai reçu", évoquant par là les accusations d'islamophobie à son encontre. Tout en s'indignant :

"Je ne nie pas que mon cours comporte une approche critique de l'islamisme (est-ce cela qui choque ?) et même de certains aspects de l'islam dans sa configuration actuelle (mais quoi ? rêve-t-on de remplacer mon cours par un enseignement théologique dispensé par un imam ?). Mais le problème n'est pas dans les problèmes de définition:

Il est dans l'usage des étiquettes qui, aujourd'hui, on le sait, peuvent tuer. Que des étudiants puissent, dans le contexte actuel, quelques semaines seulement après l'affaire Paty, se permettre ce genre de stigmatisation a quelque chose d'odieux et de méprisable quand on sait les conséquences épouvantables que cela peut avoir via les réseaux sociaux."

Les deux affaires atteignent une autre dimension lorsque le nom des deux enseignants est placardé 4 mars sur les murs de l'établissement. Auprès de Marianne, Sciences Po Grenoble évoque des attaques "abjectes" et "inacceptables."

Dans un mail que nous avons consulté, la directrice de l'établissement écrit que "les personnes qui ont placardé ces affiches [...] ne semblent pas être les élus étudiants de l'IEPG [Institut d'études politiques de Grenoble, N.D.L.R.]. L'Institution fera tout ce qui est possible pour protéger Klaus et Vincent."

Une affaire symptomatique d'un climat de tension au sein de l'université ? "La liberté d’expression est fortement menacée, pas seulement par les étudiants", déplore à Marianne Klaus Kinzler Une minorité essaie d’imposer sa loi, y compris chez les enseignants-chercheurs. On vous attaque de front si vous osez dire quelque chose qui ne plaît pas, en particulier sur ce qui concerne l’islam. C’est le tabou."

"Nous suivons attentivement le dossier" indiquent à Marianne les services académiques.
Source:Marianne.
https://www.marianne.net/societe/grenob ... rs-de-liep
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par vivarais »

Crapulax a écrit : 07 mars 2021 05:49 ...............................Grenoble: Les noms de deux professeurs accusés d'islamophobie placardés sur les murs de l'IEP............................


Deux professeurs de Sciences Po Grenoble sont accusés d'islamophobie. Leurs noms ont été placardés devant l'établissement ce 4 mars.

L'un d’eux, critiqué pour avoir questionné la notion même d'islamophobie, dénonce auprès de Marianne un climat tendu où la liberté d'expression est menacée et où les débats autour de la religion musulmane sont devenus tabous.



Quelques mois après l'assassinat de Samuel Paty, le spectre des accusations d'islamophobie refait surface. Les noms de deux professeurs de l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Grenoble en étant accusés ont été placardés le 4 mars avec des collages devant l'établissement.

D'après nos informations, l'un d'eux a déposé une main courante et l'IEP un signalement. Une affaire révélatrice selon l'un des enseignants d'un climat de tension au sein de l'école, où le débat sur l'islam serait devenu "tabou".

Le 4 mars, l'UNEF Grenoble publie une photo d'un collage à l'entrée de l'établissement portant cette inscription : "Des fascistes dans nos amphis T[...] et Kinzler démission. L'islamophobie tue." Dans son tweet, le syndicat mentionne lui-même le nom des deux enseignants.

Pour comprendre l'engrenage qui a mené à cet affichage, il faut remonter à fin novembre 2020. Un groupe thématique se forme pour préparer la "semaine de l'Égalité et contre les discriminations" au sein de l'établissement. Un évènement auquel Klaus Kinzler, professeur d'allemand à l'IEP, n'a pas l'habitude de participer, même s'il le trouve "parfaitement légitime".

Cette fois-ci, l'intitulé du groupe de travail "Racisme, islamophobie, antisémitisme" interpelle cet agrégé d'allemand. Il décide donc de le rejoindre dans l'espoir d'en débattre et de faire évoluer l'intitulé.

Cet enseignant qui officie depuis 25 ans au sein de l'établissement doute de la pertinence du concept d'"islamophobie" utilisé pour désigner des discriminations dont feraient l'objet des musulmans en raison de leur religion.

"Concernant notre groupe thématique "Racisme, islamophobie, antisémitisme", je suis assez intrigué par l'alignement révélateur de ces trois concepts dont l'un ne devrait certainement pas y figurer (on peut même discuter si ce terme a un vrai sens ou s'il n'est pas simplement l'arme de propagande d’extrémistes plus intelligents que nous)", écrit-il aux autres membres du groupe dans un échange de mails que Marianne s'est procuré.

Controverse sur l'emploi du terme "islamophobie":

Sa collègue Claire M. ne l'entend pas de cette oreille. Si elle reconnaît dans un courriel que "la notion d'islamophobie est effectivement contestée et prise à partie dans le champ politique et partisan", la chercheuse affirme que "Ce n'est pas le cas dans le champ scientifique."

Elle défend qu'il lui paraît légitime d'employer le terme "pour désigner des préjugés et des discriminations liés à l'appartenance, réelle ou fantasmée, à la religion musulmane, associés ou non à une discrimination et des préjugés liés à l'assignation raciale (que désigne le terme générique de racisme)."

Réponse de Klaus Kinzler :"Je refuse catégoriquement de laisser suggérer que la persécution (imaginaire) des extrémistes musulmans (et autres musulmans égarés) d'aujourd'hui ait vraiment sa place à côté de l'antisémitisme millénaire et quasi universel ou du racisme dont notre propre civilisation occidentale (tout comme la civilisation musulmane d'ailleurs) est passée championne du monde au fil des siècles ...".

Faisant à nouveau référence au fait que la notion d'"islamophobie" soit accolée à celle d'"antisémitisme". "J'ai décidé que, au cas où le groupe déciderait de maintenir ce nom absurde et insultant pour les victimes du racisme et de l'antisémitisme, je le quitterais immédiatement" conclut le germaniste.

"Charlie, Paty étaient accusés d'être islamophobes":

Quelques échanges plus tard, Klaus Kinzler relaie les propos d'un de ses collègues, Vincent T., lui apportant son soutien et alertant sur l'usage grandissant du terme "islamophobie" utilisé y compris pour remettre en question la laïcité française ou le droit au blasphème :

"Charlie Hebdo était accusé d'islamophobie. Samuel Paty était accusé d'être islamophobe. La loi de 2004 est accusée d'être islamophobe. Le blasphème est islamophobe. La laïcité est islamophobe."

La notion d'islamophobie popularisée en France par le Collectif contre l'Islamophobie en France (CCIF), récemment dissous, fait en effet l'objet de vives contestations, y compris dans le champ universitaire.

À propos de son utilisation, l'essayiste Caroline Fourest écrit dans Marianne : "Un usage abusif tend à faire passer toute critique de la religion ou de l'intégrisme pour du racisme. Un usage naïf pense sincèrement viser le racisme anti-musulman. Il est vite submergé par l'interprétation extensive et abusive. [...] C'est au nom d'une vision abusive du mot « islamophobie » que toutes les campagnes d'intimidation visant à brider la critique de l'intégrisme ont été menées ces dernières années, justement celles au cours desquelles l'intégrisme frappait et tuait.

" Dans son entretien accordé récemment à Marianne, Pierre-André Taguieff, directeur de recherche honoraire au CNRS, qui a forgé la notion d'islamo-gauchisme alerte : "On peut voir dans ces attitudes et ces comportements le résultat de la stratégie des Frères musulmans qui jouent sur la culpabilisation et le victimisme pour conquérir l’opinion occidentale."

Klaus Kinzler réitère dans son courriel son souhait de voir le terme "islamophobie" retiré du groupe de travail et assure que "l'immense majorité des cas de discrimination des musulmans aujourd'hui (et ces cas de discrimination existent, évidemment!), n'a que peu ou pas de rapport avec la religion mais relève du racisme pur et simple.

" Y joignant quelques considérations : "je le confesse, je n'aime pas beaucoup cette religion, parfois elle me fait franchement peur, comme elle fait peur à beaucoup de Français (sommes-nous donc de vilains islamophobes ?), mais je n'ai jamais jamais jamais ressenti de ma vie la moindre antipathie ou le moindre préjugé envers les hommes et les femmes qui pratiquent cette religion (j'en connais de nombreux), ni pour toute personne d'ailleurs dont les origines se trouveraient dans une des régions du monde où l'islam est majoritaire."

Auprès de Marianne, Klaus Kinzler assume : "Je n'aime pas l'islam sous sa forme actuelle, sous sa forme d'islamisme et de fondamentalisme. J’ai peur de ce fondamentalisme qui a pris le pouvoir depuis 50 ans dans les pays musulmans. Mais je n'ai jamais de ma vie été un islamophobe ni pensé que je n'aimais pas les musulmans."

Des étudiants offensés ?

Depuis le début, des étudiants participant au groupe de travail sont dans la boucle des mails. L'agrégé reçoit alors un courriel d'une chargée de mission de l'IEP qui lui indique que ces derniers se sentent agressés à la lecture des échanges. Klaus Kinzler apprend également que Claire M., sa collègue, aurait été heurtée par ses propos. Il lui communique une "lettre d'excuses" dans laquelle il regrette avoir pu "s'emporter sur la forme", mais maintient ses positions.

"Évidemment que la majorité des chercheurs en sciences sociales défendent ce terme, mais il y a aussi ceux qui le contestent. J’ai été ferme mais je n’ai jamais quitté la politesse. J’ai fait des mails assez longs qui ont été interprétés comme du harcèlement. Comment voulez-vous faire quand on ne peut pas se rencontrer en vrai ni échanger en vidéo ?" défend le professeur d'allemand.

Car Claire M. s'est plainte de harcèlement auprès du laboratoire de recherche PACTE au sein duquel elle travaille également.

La réponse de la structure, qui dépend du CNRS, ne se fait pas attendre : dans un "communiqué officiel" du 7 décembre signé par Anne-Laure Amilhat Szary, directrice du laboratoire, PACTE apporte son soutien à Claire M. et estime que "nier, au nom d'une opinion personnelle, la validité́ des résultats scientifiques d'une collègue et de tout le champ auquel elle appartient, constitue une forme de harcèlement et une atteinte morale violente."

"En tant que laboratoire de recherche il nous importe de ne pas confondre opinion et connaissance éprouvée par des méthodes scientifiques" explique à Marianne Anne-Laure Amilhat Szary. Claire M. n'a pas répondu à nos sollicitationsà la publication de cet article.

Réseaux sociaux:

L'affaire ne s'arrête pas là. Le 7 janvier le collectif Sciences Po Grenoble en lutte - relayé par l'Union Syndicale Sciences Po Grenoble dont des élus étudiants siègent à la fois au Conseil d'administration et à celui des études et de la vie étudiante de l'IEP - publie sur sa page Facebook des extraits des courriels de Klaus Klinzer, sans mentionner son nom.

"En s'opposant à la présence du terme islamophobie dans cet intitulé, un enseignant a développé un discours que nous jugeons inacceptable", écrit le groupe, lui reprochant "un discours ancré à l'extrême-droite", le tout précédé par une mention d'avertissement - appelé "trigger warning" - : "Islamophobie".

Une deuxième affaire, pas si éloignée par les thèmes sur lesquelles se fondent ses accusations, intervient alors. Le 22 février l'Union Syndicale Sciences Po Grenoble publie un post sur sa page Facebook dans laquelle elle indique vouloir "retirer des maquettes pédagogiques pour l'année prochaine" le cours optionnel "Islam et musulmans dans la France contemporaine" si "lors de ce cours des propos islamophobes y étaient dispensés comme scientifiques".

Appel à témoignages:

Le groupe lance par la même occasion un appel à témoignages. Contactée par Marianne, l'Union Syndicale reste vague sur d'éventuels éléments qui auraient mené à cet appel : "Si l'on avait des remontées en ce sens pourquoi aurions-nous eu besoin de faire un appel à témoignages ? La participation des étudiant.e.s à nos décisions est chose courante."

Le professeur en charge du cours, pas nommé par l'Union Syndicale, est Vincent T., le même qui avait apporté son soutien à Klaus Kinzler. Il est Maître de conférences en sciences politiques et anime ce cours, non obligatoire dans le cursus des étudiants, depuis plusieurs années. Il a même publié en 2016 pour la Fondapol une note intitulée "Portrait des musulmans d'Europe - Unité dans la diversité."

"C'est un universitaire reconnu pour ses travaux sur le sujet" nous confie l'un de ses anciens élèves.

"Mettre ma vie en danger":

Trois jours plus tard, sans que l'on sache s'il y a eu des menaces,Vincent T. écrit dans un mail adressé à ses étudiants et transmis à Marianne par l'une d'elles : "Pour des raisons que je ne peux expliquer par mail, je demande à tous les étudiants qui appartiennent au syndicat dit "Union Syndicale" de quitter immédiatement mes cours et de ne jamais y remettre les pieds", avant d'ajouter :

"Je ne comprends pas, du reste, pourquoi ils n'ont pas d'eux-mêmes demandé à changer de [cours] puisque ma personne leur est tellement insupportable qu'ils sont prêts à mettre ma vie en danger."

Dans un post Facebook du 27 février, l'Union syndicale Sciences Po Grenoble répond qu'elle n'a "jamais mis en danger la vie de Monsieur T., ni ne l'a attaqué ou menacé publiquement, ni même accusé publiquement de quoi que ce soit. Ce sont donc de fausses accusations", annonçant qu'elle a porté plainte pour "diffamation et pour discrimination à raison des activités syndicales".

À Marianne, l'Union syndicale explique : "notre but n'est en aucun cas de lancer une chasse aux sorcières comme on nous en accuse. Notre but est de rendre notre institut un endroit moins discriminatoire pour toustes."

"Approche critique de l'islamisme":

Deuxième courriel de Vincent T. à ses étudiants le 28 février, transmis là aussi par une étudiante à Marianne. Il reconnaît que "la virulence" de son premier mail était "à la hauteur du coup de massue que j'ai reçu", évoquant par là les accusations d'islamophobie à son encontre. Tout en s'indignant :

"Je ne nie pas que mon cours comporte une approche critique de l'islamisme (est-ce cela qui choque ?) et même de certains aspects de l'islam dans sa configuration actuelle (mais quoi ? rêve-t-on de remplacer mon cours par un enseignement théologique dispensé par un imam ?). Mais le problème n'est pas dans les problèmes de définition:

Il est dans l'usage des étiquettes qui, aujourd'hui, on le sait, peuvent tuer. Que des étudiants puissent, dans le contexte actuel, quelques semaines seulement après l'affaire Paty, se permettre ce genre de stigmatisation a quelque chose d'odieux et de méprisable quand on sait les conséquences épouvantables que cela peut avoir via les réseaux sociaux."

Les deux affaires atteignent une autre dimension lorsque le nom des deux enseignants est placardé 4 mars sur les murs de l'établissement. Auprès de Marianne, Sciences Po Grenoble évoque des attaques "abjectes" et "inacceptables."

Dans un mail que nous avons consulté, la directrice de l'établissement écrit que "les personnes qui ont placardé ces affiches [...] ne semblent pas être les élus étudiants de l'IEPG [Institut d'études politiques de Grenoble, N.D.L.R.]. L'Institution fera tout ce qui est possible pour protéger Klaus et Vincent."

Une affaire symptomatique d'un climat de tension au sein de l'université ? "La liberté d’expression est fortement menacée, pas seulement par les étudiants", déplore à Marianne Klaus Kinzler Une minorité essaie d’imposer sa loi, y compris chez les enseignants-chercheurs. On vous attaque de front si vous osez dire quelque chose qui ne plaît pas, en particulier sur ce qui concerne l’islam. C’est le tabou."

"Nous suivons attentivement le dossier" indiquent à Marianne les services académiques.
Source:Marianne.
https://www.marianne.net/societe/grenob ... rs-de-liep
et après on niera que l'islamogauchisme n'exerce pas son pouvoir dans les universités
dejà ils interdisent la tenues de certaines conférences
t maintenant ils veulent interdire certains professeurs dans l'enseignement n'est pas dans leur sens
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Crapulax
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par Crapulax »

Réponse de Klaus Kinzler :"Je refuse catégoriquement de laisser suggérer que la persécution (imaginaire) des extrémistes musulmans (et autres musulmans égarés) d'aujourd'hui ait vraiment sa place à côté de l'antisémitisme millénaire et quasi universel ou du racisme dont notre propre civilisation occidentale (tout comme la civilisation musulmane d'ailleurs) est passée championne du monde au fil des siècles ...".
"Charlie Hebdo était accusé d'islamophobie. Samuel Paty était accusé d'être islamophobe. La loi de 2004 est accusée d'être islamophobe. Le blasphème est islamophobe. La laïcité est islamophobe."

La notion d'islamophobie popularisée en France par le Collectif contre l'Islamophobie en France (CCIF), récemment dissous, fait en effet l'objet de vives contestations, y compris dans le champ universitaire.
À propos de son utilisation, l'essayiste Caroline Fourest écrit dans Marianne : "Un usage abusif tend à faire passer toute critique de la religion ou de l'intégrisme pour du racisme. Un usage naïf pense sincèrement viser le racisme anti-musulman. Il est vite submergé par l'interprétation extensive et abusive. [...] C'est au nom d'une vision abusive du mot « islamophobie » que toutes les campagnes d'intimidation visant à brider la critique de l'intégrisme ont été menées ces dernières années, justement celles au cours desquelles l'intégrisme frappait et tuait.

" Dans son entretien accordé récemment à Marianne, Pierre-André Taguieff, directeur de recherche honoraire au CNRS, qui a forgé la notion d'islamo-gauchisme alerte : "On peut voir dans ces attitudes et ces comportements le résultat de la stratégie des Frères musulmans qui jouent sur la culpabilisation et le victimisme pour conquérir l’opinion occidentale."
Auprès de Marianne, Klaus Kinzler assume : "Je n'aime pas l'islam sous sa forme actuelle, sous sa forme d'islamisme et de fondamentalisme. J’ai peur de ce fondamentalisme qui a pris le pouvoir depuis 50 ans dans les pays musulmans. Mais je n'ai jamais de ma vie été un islamophobe ni pensé que je n'aimais pas les musulmans."
....Et voilà donc le motif:
"En s'opposant à la présence du terme islamophobie dans cet intitulé, un enseignant a développé un discours que nous jugeons inacceptable", écrit le groupe, lui reprochant "un discours ancré à l'extrême-droite", le tout précédé par une mention d'avertissement - appelé "trigger warning" - : "Islamophobie"
......Pour ça:
Réponse de Klaus Kinzler :
"Je refuse catégoriquement de laisser suggérer que la persécution (imaginaire) des extrémistes musulmans (et autres musulmans égarés) d'aujourd'hui ait vraiment sa place à côté de l'antisémitisme millénaire et quasi universel ou du racisme dont notre propre civilisation occidentale (tout comme la civilisation musulmane d'ailleurs) est passée championne du monde au fil des siècles ...".
"Charlie Hebdo était accusé d'islamophobie. Samuel Paty était accusé d'être islamophobe. La loi de 2004 est accusée d'être islamophobe. Le blasphème est islamophobe. La laïcité est islamophobe."

La notion d'islamophobie popularisée en France par le Collectif contre l'Islamophobie en France (CCIF), récemment dissous, fait en effet l'objet de vives contestations, y compris dans le champ universitaire.
Auprès de Marianne, Klaus Kinzler assume : "Je n'aime pas l'islam sous sa forme actuelle, sous sa forme d'islamisme et de fondamentalisme. J’ai peur de ce fondamentalisme qui a pris le pouvoir depuis 50 ans dans les pays musulmans. Mais je n'ai jamais de ma vie été un islamophobe ni pensé que je n'aimais pas les musulmans."

...Toujours la même chose..L'Islamophobie est une pure invention de l'islam politique...Et dire que l'on n'apprécie pas cette religion c'est être condamné à n'être qu'un islamophobe....Et si ça ne prend pas alors ce sera un "raciste" et pour terminer dans la "dentelle" un "facho"...

....Certains ne comprennent pas que l'on peut apprécier une personne mais pas sa religion...Et que ce n'est pas rejeter le tout mais c'est faire la part entre l'humain et sa foi..C'est aussi le définir en temps que tel et non suivant sa croyance.....
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
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Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?

Message par Fonck1 »

Crapulax a écrit : 07 mars 2021 14:05
Réponse de Klaus Kinzler :"Je refuse catégoriquement de laisser suggérer que la persécution (imaginaire) des extrémistes musulmans (et autres musulmans égarés) d'aujourd'hui ait vraiment sa place à côté de l'antisémitisme millénaire et quasi universel ou du racisme dont notre propre civilisation occidentale (tout comme la civilisation musulmane d'ailleurs) est passée championne du monde au fil des siècles ...".
"Charlie Hebdo était accusé d'islamophobie. Samuel Paty était accusé d'être islamophobe. La loi de 2004 est accusée d'être islamophobe. Le blasphème est islamophobe. La laïcité est islamophobe."

La notion d'islamophobie popularisée en France par le Collectif contre l'Islamophobie en France (CCIF), récemment dissous, fait en effet l'objet de vives contestations, y compris dans le champ universitaire.
À propos de son utilisation, l'essayiste Caroline Fourest écrit dans Marianne : "Un usage abusif tend à faire passer toute critique de la religion ou de l'intégrisme pour du racisme. Un usage naïf pense sincèrement viser le racisme anti-musulman. Il est vite submergé par l'interprétation extensive et abusive. [...] C'est au nom d'une vision abusive du mot « islamophobie » que toutes les campagnes d'intimidation visant à brider la critique de l'intégrisme ont été menées ces dernières années, justement celles au cours desquelles l'intégrisme frappait et tuait.

" Dans son entretien accordé récemment à Marianne, Pierre-André Taguieff, directeur de recherche honoraire au CNRS, qui a forgé la notion d'islamo-gauchisme alerte : "On peut voir dans ces attitudes et ces comportements le résultat de la stratégie des Frères musulmans qui jouent sur la culpabilisation et le victimisme pour conquérir l’opinion occidentale."
Auprès de Marianne, Klaus Kinzler assume : "Je n'aime pas l'islam sous sa forme actuelle, sous sa forme d'islamisme et de fondamentalisme. J’ai peur de ce fondamentalisme qui a pris le pouvoir depuis 50 ans dans les pays musulmans. Mais je n'ai jamais de ma vie été un islamophobe ni pensé que je n'aimais pas les musulmans."
....Et voilà donc le motif:
"En s'opposant à la présence du terme islamophobie dans cet intitulé, un enseignant a développé un discours que nous jugeons inacceptable", écrit le groupe, lui reprochant "un discours ancré à l'extrême-droite", le tout précédé par une mention d'avertissement - appelé "trigger warning" - : "Islamophobie"
......Pour ça:
Réponse de Klaus Kinzler :
"Je refuse catégoriquement de laisser suggérer que la persécution (imaginaire) des extrémistes musulmans (et autres musulmans égarés) d'aujourd'hui ait vraiment sa place à côté de l'antisémitisme millénaire et quasi universel ou du racisme dont notre propre civilisation occidentale (tout comme la civilisation musulmane d'ailleurs) est passée championne du monde au fil des siècles ...".
"Charlie Hebdo était accusé d'islamophobie. Samuel Paty était accusé d'être islamophobe. La loi de 2004 est accusée d'être islamophobe. Le blasphème est islamophobe. La laïcité est islamophobe."

La notion d'islamophobie popularisée en France par le Collectif contre l'Islamophobie en France (CCIF), récemment dissous, fait en effet l'objet de vives contestations, y compris dans le champ universitaire.
Auprès de Marianne, Klaus Kinzler assume : "Je n'aime pas l'islam sous sa forme actuelle, sous sa forme d'islamisme et de fondamentalisme. J’ai peur de ce fondamentalisme qui a pris le pouvoir depuis 50 ans dans les pays musulmans. Mais je n'ai jamais de ma vie été un islamophobe ni pensé que je n'aimais pas les musulmans."

...Toujours la même chose..L'Islamophobie est une pure invention de l'islam politique...Et dire que l'on n'apprécie pas cette religion c'est être condamné à n'être qu'un islamophobe....Et si ça ne prend pas alors ce sera un "raciste" et pour terminer dans la "dentelle" un "facho"...

....Certains ne comprennent pas que l'on peut apprécier une personne mais pas sa religion...Et que ce n'est pas rejeter le tout mais c'est faire la part entre l'humain et sa foi..C'est aussi le définir en temps que tel et non suivant sa croyance.....
Non être islamophobe c’est mettre tout l’islam dans le même panier ce qui est très réducteur
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary
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