Des agriculteurs ont manifesté devant des grandes surfaces dans la nuit de vendredi à samedi, dans la dernière ligne droite des négociations commerciales avec les distributeurs, d'après la presse locale.
Source:Le Figaro.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, des pneus et des chargements de lisier ont été déversés dans la nuit aux abords de 18 grandes surfaces, a indiqué la préfecture en précisant que ces actions n'ont été suivies d'«aucune revendication» à ce stade.
En Seine-Maritime, des membres des Jeunes Agriculteurs ont déployé des banderoles devant plusieurs hypermarchés et supermarchés, près d'Yvetot, à Épouville ou à Neufchâtel-en-Bray, selon la préfecture et la gendarmerie. À Criquetot-l’Esneval, près de Dieppe, les manifestants ont répandu du fumier sur le parking et s'apprêtaient à déployer une banderole quand les vigiles sont arrivés. Les gendarmes se sont interposés.
Dans les Côtes-d’Armor, la FDSEA appelait à une action samedi après-midi devant le plus grand centre commercial du département, l'hypermarché Carrefour de Langueux, en périphérie de Saint-Brieuc.
Ces actions, qui ne résultent pas d'un mot d'ordre national mais d'initiatives locales, émaillent la vie des grandes surfaces depuis plusieurs semaines. L'édition 2020-21 des négociations commerciales entre agriculteurs, industries agro-alimentaires et distributeurs s'achève ce lundi dans un climat très tendu.
«Les indicateurs sont au rouge vif dans de nombreuses filières !», a prévenu jeudi le syndicat agricole majoritaire FNSEA, qui a appelé à manifester mercredi à Clermont-Ferrand.
Les agriculteurs accusent les supermarchés de tirer les prix à la baisse:
Les agriculteurs accusent les supermarchés de tirer les prix à la baisse. Ces derniers dénoncent les hausses de tarifs demandées par les agro-industriels (laiteries, biscuiteries, salaisons, producteurs de conserves ou de plats préparés...). Lesquels, jugés peu transparents sur leurs marges, critiquent à leur tour les distributeurs.
«Si la grande distribution, si les industriels ne changent pas, ce sont les agriculteurs qui vont disparaître», a lancé samedi sur Europe 1 le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie.
«On est en train de réfléchir à améliorer cette loi pour qu'on arrête cette dégradation de valeur», a souligné le ministre, qui rencontre des producteurs samedi à Paris et doit se rendre en Seine-Maritime lundi. «La main du Parlement ne tremblera pas et la loi sera très claire sur le sujet», a promis le ministre sans plus de précisions.
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/les ... n-20210227

