Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
"Madame Le Pen nous sommes Français et nous vous emmerdons !"
"Cette phrase, c’est Patrick Karam, le président du Crefom (Conseil représentatif des Français d’Outre-mer) qui l’a écrite suite au passage, hier, de la présidente du Rassemblement national sur le plateau de BFM TV dans l’émission de Bruce Toussaint. Alors qu’elle abordait l’un des thèmes phares de l’extrême droite : l’immigration, Marine Le Pen a tenu des propos concernant les Ultramarins qui ont provoqué des remous dans la classe politique et sur les réseaux sociaux."
https://www.clicanoo.re/Politique/Artic ... ons_626246
"Cette phrase, c’est Patrick Karam, le président du Crefom (Conseil représentatif des Français d’Outre-mer) qui l’a écrite suite au passage, hier, de la présidente du Rassemblement national sur le plateau de BFM TV dans l’émission de Bruce Toussaint. Alors qu’elle abordait l’un des thèmes phares de l’extrême droite : l’immigration, Marine Le Pen a tenu des propos concernant les Ultramarins qui ont provoqué des remous dans la classe politique et sur les réseaux sociaux."
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Georges61
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
MLP tente de cacher son jeu, mais assez rapidement elle dit ce qu'elle pense. Depuis quelque temps elle parle plus posément comme si elle cherchait les mots qui cacheraient sa vrai nature, mais elle a beau faire attention, prise dans la conversation, elle se lâche et ressort son discours d'extrême droite. Il est préférable qu'elle le fasse avant les élections qu'après.Corvo a écrit : 12 mars 2021 17:10 "Madame Le Pen nous sommes Français et nous vous emmerdons !"
"Cette phrase, c’est Patrick Karam, le président du Crefom (Conseil représentatif des Français d’Outre-mer) qui l’a écrite suite au passage, hier, de la présidente du Rassemblement national sur le plateau de BFM TV dans l’émission de Bruce Toussaint. Alors qu’elle abordait l’un des thèmes phares de l’extrême droite : l’immigration, Marine Le Pen a tenu des propos concernant les Ultramarins qui ont provoqué des remous dans la classe politique et sur les réseaux sociaux."
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capochef99
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
Non, mais, sérieux, vous y croyez à ce point aux chances de MLP d'être élue présidente de la France ????
Vous avez déjà oublié combien elle a été ridicule, seulement face à DARMANIN ?????
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
Et ça ne fait que commencer....capochef99 a écrit : 12 mars 2021 17:28 Non, mais, sérieux, vous y croyez à ce point aux chances de MLP d'être élue présidente de la France ????
Vous avez déjà oublié combien elle a été ridicule, seulement face à DARMANIN ?????
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
C'est bien de vous rassurer. Moi je la vois plutôt marquer de plus en plus de points et je ne suis pas le seul à observer cette progression dans l'opinion publique.Fonck1 a écrit : 12 mars 2021 17:36Et ça ne fait que commencer....capochef99 a écrit : 12 mars 2021 17:28 Non, mais, sérieux, vous y croyez à ce point aux chances de MLP d'être élue présidente de la France ????
Vous avez déjà oublié combien elle a été ridicule, seulement face à DARMANIN ?????
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
êtes vous sure que c'est elle qui a été ridicule devant darmanincapochef99 a écrit : 12 mars 2021 17:28 Non, mais, sérieux, vous y croyez à ce point aux chances de MLP d'être élue présidente de la France ????
Vous avez déjà oublié combien elle a été ridicule, seulement face à DARMANIN ?????
ce n'est pas la vie des annalistes
tentez de vous rassurer ne sert à rien ne changera rien au scrutin
restez zen pour tenir le coup "une petite aide
https://www.bing.com/videos/search?q=so ... ORM=VDRVRV
surtout que darmanin ministre de l'intérieur passe aujourd'hui devant la justice pour plainte de viol
contrairement à d'autres j'ai dit "passe" pas" condamné "
il a essayé à plusieurs fois de faire étouffer l'affaire mais cela n'a pas marché
Modifié en dernier par vivarais le 12 mars 2021 18:22, modifié 1 fois.
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
J'ai laissé, rassurez vous, Vivarais, un message optimiste chez MLP, mais aussi chez E MACRON !!!
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
Corvo a écrit : 12 mars 2021 06:01 "Et la patronne du Rassemblement national de rejeter toute accusation de xénophobie : « Quand vous voyez que je suis arrivée en tête, y compris aux européennes, en Outremer, vous vous rendez compte que ces accusations de xénophobie n’ont aucun sens. »
Je me trompe en écrivant que nos concitoyens Ultramarins sont Français ?
Chassez le naturel...
Et à Mayotte ??? aussi ?
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
Je crois que si elle était élue ,elle chercherait des ministres à droite et à gauche ..
Et je suis CERTAIN qu'elle trouverait des volontaires

Et je suis CERTAIN qu'elle trouverait des volontaires
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
il vaut mieux avoir des gens qui disent ce qu'ils pensent avant qu'aprésGeorges61 a écrit : 12 mars 2021 17:28MLP tente de cacher son jeu, mais assez rapidement elle dit ce qu'elle pense. Depuis quelque temps elle parle plus posément comme si elle cherchait les mots qui cacheraient sa vrai nature, mais elle a beau faire attention, prise dans la conversation, elle se lâche et ressort son discours d'extrême droite. Il est préférable qu'elle le fasse avant les élections qu'après.Corvo a écrit : 12 mars 2021 17:10 "Madame Le Pen nous sommes Français et nous vous emmerdons !"
"Cette phrase, c’est Patrick Karam, le président du Crefom (Conseil représentatif des Français d’Outre-mer) qui l’a écrite suite au passage, hier, de la présidente du Rassemblement national sur le plateau de BFM TV dans l’émission de Bruce Toussaint. Alors qu’elle abordait l’un des thèmes phares de l’extrême droite : l’immigration, Marine Le Pen a tenu des propos concernant les Ultramarins qui ont provoqué des remous dans la classe politique et sur les réseaux sociaux."
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on a vu assez ce que cela fait "après" en 2017
les gauchistes aprés avoir voté en front républicain ont du manifester , perdre de l'argent dans des grèves etc
et les leaders gauchistes disent qu'il faut recommencer pour 2022
et 25 % le feront puis aprés remanifesteront et perdront de l'argent en faisant à nouveau greve
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
bonsoir
Une union nationale sous la forme d’une coalition pour gouverner la France à l’issue de l’élection de M Le Pen ne me semble pas possible de la part l’absence de tout caractère proportionnel dans l’élection qui suivra des députés
A la limite on pourrait avoir des députés de LR qui constituerait une majorité relative dans la quelle MLP devrait aller chercher son premier ministre mais dans ce cas , nous n’aurions pas un gvt d’union nationale mais au mieux ou au pire,? un gvt de cohabitation , ce qui est différent
Une union nationale sous la forme d’une coalition pour gouverner la France à l’issue de l’élection de M Le Pen ne me semble pas possible de la part l’absence de tout caractère proportionnel dans l’élection qui suivra des députés
A la limite on pourrait avoir des députés de LR qui constituerait une majorité relative dans la quelle MLP devrait aller chercher son premier ministre mais dans ce cas , nous n’aurions pas un gvt d’union nationale mais au mieux ou au pire,? un gvt de cohabitation , ce qui est différent
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
Dans une cohabitation, c'est le 1er ministre qui dirige la politique du pays, et MLP ne pourra pas faire sa politique.Peracetic a écrit : 12 mars 2021 18:43 bonsoir
Une union nationale sous la forme d’une coalition pour gouverner la France à l’issue de l’élection de M Le Pen ne me semble pas possible de la part l’absence de tout caractère proportionnel dans l’élection qui suivra des députés
A la limite on pourrait avoir des députés de LR qui constituerait une majorité relative dans la quelle MLP devrait aller chercher son premier ministre mais dans ce cas , nous n’aurions pas un gvt d’union nationale mais au mieux ou au pire,? un gvt de cohabitation , ce qui est différent
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
Je partage ton avis....Et il y a un truc que peu de gens mentionnent..D'après le sondage,la seconde préoccupation des Français est l'insécurité..A 72%...Qui,d'après ce même sondage incarne le mieux "la réponse" à ce problème?....Marine le Pen...Ce qui laisse logiquement penser que les idées du RN en la matière sont largement plébiscitées par ces derniers...C'est bien de vous rassurer. Moi je la vois plutôt marquer de plus en plus de points et je ne suis pas le seul à observer cette progression dans l'opinion publique.
....Ca n'a l'air de rien..Mais cela prouve que pas mal de Français s'accommodent ou adhèrent aux thèses de Marine le Pen...Alors que dans le passé cela lui aurait été préjudiciable...
...."La vilaine facho" c'est fini(dans l'esprit de bon nombre de personnes)....Et pour certains ça a du mal à passer apparemment...
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
MLP déguisée en agnelle ne convaincra que ceux qui veulent être convaincus ou qui le sont déjà les autres aux passeront leur chemin. Ses deux chevaux de bataille Immigration et insécurité même si c'est important ne suffisent pas à diriger un pays. Puis pas certain que ses récents changements de pied plaisent à tous ceux qui sont ou étaient susceptibles de voter pour elle.Crapulax a écrit : 13 mars 2021 05:03Je partage ton avis....Et il y a un truc que peu de gens mentionnent..D'après le sondage,la seconde préoccupation des Français est l'insécurité..A 72%...Qui,d'après ce même sondage incarne le mieux "la réponse" à ce problème?....Marine le Pen...Ce qui laisse logiquement penser que les idées du RN en la matière sont largement plébiscitées par ces derniers...C'est bien de vous rassurer. Moi je la vois plutôt marquer de plus en plus de points et je ne suis pas le seul à observer cette progression dans l'opinion publique.
....Ca n'a l'air de rien..Mais cela prouve que pas mal de Français s'accommodent ou adhèrent aux thèses de Marine le Pen...Alors que dans le passé cela lui aurait été préjudiciable...
...."La vilaine facho" c'est fini(dans l'esprit de bon nombre de personnes)....Et pour certains ça a du mal à passer apparemment...
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Re: Si elle était élue,Marine le Pen formerait un "gouvernement d'union nationale".
Au RN, certains posent des lopins
"Deux nouveaux micropartis, le Parti localiste, formation «écologiste» d’Hervé Juvin, et Demain la France de Jean-Philippe Tanguy, ex-proche de Nicolas Dupont-Aignan, sont supposés diversifier l’offre programmatique du Rassemblement national. Réel enrichissement ou cache-misère ?
Allergique aux courants, au débat interne et aux voix dissonantes, le Rassemblement national s’est récemment montré ouvert à deux nouvelles plateformes «satellites», créées par des soutiens du parti en vue des régionales de 2021 et de la présidentielle de 2022. Le Parti localiste et Demain la France - Le pays avant tout, deux microformations, vont ainsi rejoindre la Droite populaire des ex-UMP Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud parmi les «labels» à coller à d’éventuels candidats rétifs à l’idée de prendre leur carte au RN, mais d’accord pour s’afficher pro-Le Pen au moment des élections. Un peu comme avec le Rassemblement bleu marine de Gilbert Collard par le passé. Mais en proposant de nouveaux éléments de langage, ces structures doivent en plus servir à enrichir le discours mariniste.
Le premier, lancé par Hervé Juvin, inspirateur du RN sur «l’écologie civilisationnelle», doit prendre la forme d’une association loi 1901. Il va défendre le localisme, une sorte d’écologie à la sauce antinomadisme, avec en support un manifeste intitulé «Chez nous !», proche du slogan identitaire parfois entendu dans les meetings du RN : «On est chez nous !»
Le deuxième sera dirigé par Jean-Philippe Tanguy, transfuge de Debout la France (DLF), qui a récemment quitté la formation souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan pour rendre public son acoquinement avec le Rassemblement national. Récupérant au passage une place éligible sur une liste aux régionales dans les Hauts-de-France. Son collectif, dont «feront partie une centaine d’anciens de DLF», assure-t-il, doit «fournir du contenu intellectuel» au RN sur le thème du gaullisme, et participer à sa branche «programmatique», poursuit Tanguy.
Enjeu idéologique
Un ripolinage opportuniste, pour un parti fondé par des nostalgiques de Vichy sur la haine du gaullisme, qui sera bien utile dans sa stratégie de «respectabilisation». Cela permettra aussi au RN d’illustrer un prétendu renouvellement de son idéologie, alors que sa présidente, Marine Le Pen, échoue à refonder son offre politique. «Ce ne sont rien d’autre que des sensibilités, mais l’idée est de les faire bien apparaître», minimise une source interne.
Jean-Philippe Tanguy explique sa démarche : «Le gaullisme souverainiste, c’est ma tradition personnelle. On va rentrer dans la stratégie d’ouverture de Marine Le Pen. Normalement, le FN, c’est l’ennemi du gaullisme. Mais moi, j’ai toujours dit et assumé que mon changement de relation avec le parti, c’était quand Marine Le Pen a tourné le dos publiquement au courant d’idées que représentait son père.» En gros, quand Jean-Marie Le Pen a été viré du Front, en 2015. «C’est à partir de là que j’ai travaillé au rapprochement.»
Il faudrait croire que cette stratégie d’ouverture idéologique aurait justifié la création des deux microorganisations. Et d’ailleurs, historiquement, «si le FN n’a jamais été un parti qui institutionnalisait des courants en son sein, la genèse de la création de ce "front" national a été une collection de structures qui, pour certaines, ont gardé longtemps un embryon d’activité propre, explique Jean-Yves Camus, spécialiste des droites radicales. Jean-Marie Le Pen laissait les gens qui appartenaient au FN avoir une certaine autonomie, exprimée de manière claire».
Rassembler à droite
En réalité, ces «labels» doivent surtout apparaître à même de rassurer d’éventuels futurs alliés effrayés par l’image et le passé auquel renvoie encore l’ex-Front national. Depuis sa modification de nom il y a deux ans, et malgré son appel au désenclavement, le RN n’a réussi à engendrer aucun soutien d’envergure à droite, après les arrivées de Mariani et de Garraud, tous deux marginalisés à LR et dépourvus de mandats électifs lorsqu’ils ont choisi de se rapprocher du RN peu avant les élections européennes.
«Il n’y aura jamais de rassemblement politique autour de la personne de Marine Le Pen, cingle un ancien du RN. Elle est trop courte niveau compétences pour arriver à la magistrature suprême.» L’idée du parti consisterait donc à mettre en scène un faux rassemblement en multipliant les soutiens extérieurs venus, en réalité, de l’intérieur, pour tenter de provoquer une dynamique… «On a notre socle de valeurs, le RN est soudé, on n’a qu’une seule ligne. Mais des gens autour, avec des sensibilités, doivent pouvoir se rassembler autour de nous, explique Laurent Jacobelli, porte-parole du RN. Là [avec les deux structures, ndlr], ça se concrétise. Il y a des mouvements spontanés, qui se font et qui soutiennent Marine. Cela correspond à la volonté de rassemblement. Pour gagner une élection, il faut rassembler 50 % plus une voix, donc parler à plus qu’au simple RN.»
Une autre façon de voir les choses serait de dire qu’il s’agit là d’«une forme d’esbroufe pour montrer qu’il y a de plus en plus de satellites autour de nous, estime un ancien cadre. Mais même-là, ça ne serait pas une bonne nouvelle. C’est plus un aveu de défaillance. Si, à chaque fois qu’on veut penser un peu différemment, on est obligés de le faire de l’extérieur, ça n’est pas bon signe. Comment ça se fait que si on veut parler du localisme, on doit inventer une structure particulière pour le faire ? On s’ouvre ou on s’éparpille ?»
Hervé Juvin a une explication plus mesurée : «Par le passé, pour des raisons de persécutions politiques, il y avait au sein du FN une culture groupusculaire, qui disait : "On a le monde contre nous. Pour nous protéger, nous devons nous renfermer sur nous-mêmes." Mais cette culture-là n’est pas apte à gouverner», explique l’eurodéputé. Ainsi, il affirme que son association, qui doit être lancée courant janvier, a été construite sans personne du RN, auquel il n’est pas encarté. De même qu’il n’a pas fait relire son manifeste par les cadres de la formation d’extrême droite, assure-t-il. Mais il a quand même «évidemment informé Marine Le Pen» de ses intentions. «Ce parti [le RN] doit continuer sa transformation pour être pleinement capable de gouverner. Il n’est plus un parti groupusculaire, mais il est encore marqué par cette culture.» Alors autant servir à illustrer sa transformation…
Un parti clanique
Quelles sont les ambitions de Juvin ? «On lance dans un premier temps notre association, et puis on verra bien, dit-il. Est-ce que ça grossira un jour, ou est-ce qu’on ira plutôt vers un groupe d’opinion ou un groupe de discussions par la suite, comme un think tank ? Prétendre rassembler avec une formation classique, aujourd’hui, ça serait une illusion.» L’homme explique entre les lignes pourquoi le Parti localiste va travailler avec le RN, et non contre : «Il y a des sensibilités différentes, des priorités différentes. Mais un parti qui veut représenter la diversité de la France peut difficilement le faire tout seul.»
Cette évolution du Rassemblement national est d’autant plus décorative que le mouvement aurait un fonctionnement purement clanique, estiment d’anciens cadres, aujourd’hui en disgrâce. L’un d’eux raconte avoir été ostracisé «pour la seule raison que je faisais trop de bruit et peut-être de l’ombre aux proches de Marine Le Pen». Il dit : «Il y a des jalousies énormes dans la garde rapprochée» de la présidente du RN. Et à l’approche des élections, «la capacité de nuisance de certains est inversement proportionnelle à ce qu’ils apportent au parti». Sous couvert d’anonymat, un autre raconte qu’«à part chez un minigroupe qui fait un peu d’audimat autour de Marine Le Pen, il ne se passe rien. Personne ne travaille. Marine puise ses ressources à l’extérieur. Car le parti est dépourvu d’intellectuels».
Cet été, le mouvement d’extrême droite a écarté de sa très stratégique commission d’investiture plusieurs cadres jugés un peu trop ambitieux, en les prévenant par un simple mail. Ce fut notamment le cas pour Nicolas Bay, député européen, ex-secrétaire général du FN. Très populaire chez les militants, l’élu est peu apprécié par Marine Le Pen, à cause de son passé au MNR de Bruno Mégret (ancien cadre du FN) et de sa proximité avec Marion Maréchal.
Avant de s’éloigner du FN, en 2017, pour se consacrer à l’institut de formation pour futures élites d’extrême droite qu’elle a créé à Lyon, l’Issep, celle-ci représentait l’un des deux courants informels qui existaient à une époque au sein de la formation, avec celui du souverainiste Florian Philippot. L’un plus identitaire que souverainiste, l’autre plus souverainiste qu’identitaire. Mais avec le même «moule» de convictions. «Force est de constater que ni l’un ni l’autre n’existent encore aujourd’hui», souffle un ancien du RN. Philippot a été poussé vers la sortie après les législatives de 2017, en partie pour avoir refusé de quitter la présidence de son association, les Patriotes, devenu ensuite un parti politique.
«L’expérience de la scission mégrétiste a considérablement marqué les esprits de personnes qui sont aux commandes aujourd’hui au RN et qui savent à quel moment il faut arrêter quelqu’un dans sa recherche d’autonomie, explique Jean-Yves Camus. Le parti est verrouillé par Marine Le Pen bien plus qu’il ne l’était à l’époque de Jean-Marie Le Pen, quand les idéologies personnelles étaient beaucoup plus marquées. Maintenant, il y a une sorte de "désidéologisation" du parti : une impression de rétrécissement.»
Marion Maréchal confirme : «Quiconque regarde le fonctionnement du Rassemblement national constate sa tendance à la contraction. Les courants dans le parti ne sont pas représentés», a-t-elle lâché récemment à la presse. «Si on désire être dans une démarche de rassemblement, il faut déjà qu’un certain rassemblement vive en interne», dit-elle encore. Pas certain que l’arrivée du Parti localiste et de Demain la France la fasse changer d’avis."
https://oeilsurlefront.liberation.fr/le ... ns_1810413
"Deux nouveaux micropartis, le Parti localiste, formation «écologiste» d’Hervé Juvin, et Demain la France de Jean-Philippe Tanguy, ex-proche de Nicolas Dupont-Aignan, sont supposés diversifier l’offre programmatique du Rassemblement national. Réel enrichissement ou cache-misère ?
Allergique aux courants, au débat interne et aux voix dissonantes, le Rassemblement national s’est récemment montré ouvert à deux nouvelles plateformes «satellites», créées par des soutiens du parti en vue des régionales de 2021 et de la présidentielle de 2022. Le Parti localiste et Demain la France - Le pays avant tout, deux microformations, vont ainsi rejoindre la Droite populaire des ex-UMP Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud parmi les «labels» à coller à d’éventuels candidats rétifs à l’idée de prendre leur carte au RN, mais d’accord pour s’afficher pro-Le Pen au moment des élections. Un peu comme avec le Rassemblement bleu marine de Gilbert Collard par le passé. Mais en proposant de nouveaux éléments de langage, ces structures doivent en plus servir à enrichir le discours mariniste.
Le premier, lancé par Hervé Juvin, inspirateur du RN sur «l’écologie civilisationnelle», doit prendre la forme d’une association loi 1901. Il va défendre le localisme, une sorte d’écologie à la sauce antinomadisme, avec en support un manifeste intitulé «Chez nous !», proche du slogan identitaire parfois entendu dans les meetings du RN : «On est chez nous !»
Le deuxième sera dirigé par Jean-Philippe Tanguy, transfuge de Debout la France (DLF), qui a récemment quitté la formation souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan pour rendre public son acoquinement avec le Rassemblement national. Récupérant au passage une place éligible sur une liste aux régionales dans les Hauts-de-France. Son collectif, dont «feront partie une centaine d’anciens de DLF», assure-t-il, doit «fournir du contenu intellectuel» au RN sur le thème du gaullisme, et participer à sa branche «programmatique», poursuit Tanguy.
Enjeu idéologique
Un ripolinage opportuniste, pour un parti fondé par des nostalgiques de Vichy sur la haine du gaullisme, qui sera bien utile dans sa stratégie de «respectabilisation». Cela permettra aussi au RN d’illustrer un prétendu renouvellement de son idéologie, alors que sa présidente, Marine Le Pen, échoue à refonder son offre politique. «Ce ne sont rien d’autre que des sensibilités, mais l’idée est de les faire bien apparaître», minimise une source interne.
Jean-Philippe Tanguy explique sa démarche : «Le gaullisme souverainiste, c’est ma tradition personnelle. On va rentrer dans la stratégie d’ouverture de Marine Le Pen. Normalement, le FN, c’est l’ennemi du gaullisme. Mais moi, j’ai toujours dit et assumé que mon changement de relation avec le parti, c’était quand Marine Le Pen a tourné le dos publiquement au courant d’idées que représentait son père.» En gros, quand Jean-Marie Le Pen a été viré du Front, en 2015. «C’est à partir de là que j’ai travaillé au rapprochement.»
Il faudrait croire que cette stratégie d’ouverture idéologique aurait justifié la création des deux microorganisations. Et d’ailleurs, historiquement, «si le FN n’a jamais été un parti qui institutionnalisait des courants en son sein, la genèse de la création de ce "front" national a été une collection de structures qui, pour certaines, ont gardé longtemps un embryon d’activité propre, explique Jean-Yves Camus, spécialiste des droites radicales. Jean-Marie Le Pen laissait les gens qui appartenaient au FN avoir une certaine autonomie, exprimée de manière claire».
Rassembler à droite
En réalité, ces «labels» doivent surtout apparaître à même de rassurer d’éventuels futurs alliés effrayés par l’image et le passé auquel renvoie encore l’ex-Front national. Depuis sa modification de nom il y a deux ans, et malgré son appel au désenclavement, le RN n’a réussi à engendrer aucun soutien d’envergure à droite, après les arrivées de Mariani et de Garraud, tous deux marginalisés à LR et dépourvus de mandats électifs lorsqu’ils ont choisi de se rapprocher du RN peu avant les élections européennes.
«Il n’y aura jamais de rassemblement politique autour de la personne de Marine Le Pen, cingle un ancien du RN. Elle est trop courte niveau compétences pour arriver à la magistrature suprême.» L’idée du parti consisterait donc à mettre en scène un faux rassemblement en multipliant les soutiens extérieurs venus, en réalité, de l’intérieur, pour tenter de provoquer une dynamique… «On a notre socle de valeurs, le RN est soudé, on n’a qu’une seule ligne. Mais des gens autour, avec des sensibilités, doivent pouvoir se rassembler autour de nous, explique Laurent Jacobelli, porte-parole du RN. Là [avec les deux structures, ndlr], ça se concrétise. Il y a des mouvements spontanés, qui se font et qui soutiennent Marine. Cela correspond à la volonté de rassemblement. Pour gagner une élection, il faut rassembler 50 % plus une voix, donc parler à plus qu’au simple RN.»
Une autre façon de voir les choses serait de dire qu’il s’agit là d’«une forme d’esbroufe pour montrer qu’il y a de plus en plus de satellites autour de nous, estime un ancien cadre. Mais même-là, ça ne serait pas une bonne nouvelle. C’est plus un aveu de défaillance. Si, à chaque fois qu’on veut penser un peu différemment, on est obligés de le faire de l’extérieur, ça n’est pas bon signe. Comment ça se fait que si on veut parler du localisme, on doit inventer une structure particulière pour le faire ? On s’ouvre ou on s’éparpille ?»
Hervé Juvin a une explication plus mesurée : «Par le passé, pour des raisons de persécutions politiques, il y avait au sein du FN une culture groupusculaire, qui disait : "On a le monde contre nous. Pour nous protéger, nous devons nous renfermer sur nous-mêmes." Mais cette culture-là n’est pas apte à gouverner», explique l’eurodéputé. Ainsi, il affirme que son association, qui doit être lancée courant janvier, a été construite sans personne du RN, auquel il n’est pas encarté. De même qu’il n’a pas fait relire son manifeste par les cadres de la formation d’extrême droite, assure-t-il. Mais il a quand même «évidemment informé Marine Le Pen» de ses intentions. «Ce parti [le RN] doit continuer sa transformation pour être pleinement capable de gouverner. Il n’est plus un parti groupusculaire, mais il est encore marqué par cette culture.» Alors autant servir à illustrer sa transformation…
Un parti clanique
Quelles sont les ambitions de Juvin ? «On lance dans un premier temps notre association, et puis on verra bien, dit-il. Est-ce que ça grossira un jour, ou est-ce qu’on ira plutôt vers un groupe d’opinion ou un groupe de discussions par la suite, comme un think tank ? Prétendre rassembler avec une formation classique, aujourd’hui, ça serait une illusion.» L’homme explique entre les lignes pourquoi le Parti localiste va travailler avec le RN, et non contre : «Il y a des sensibilités différentes, des priorités différentes. Mais un parti qui veut représenter la diversité de la France peut difficilement le faire tout seul.»
Cette évolution du Rassemblement national est d’autant plus décorative que le mouvement aurait un fonctionnement purement clanique, estiment d’anciens cadres, aujourd’hui en disgrâce. L’un d’eux raconte avoir été ostracisé «pour la seule raison que je faisais trop de bruit et peut-être de l’ombre aux proches de Marine Le Pen». Il dit : «Il y a des jalousies énormes dans la garde rapprochée» de la présidente du RN. Et à l’approche des élections, «la capacité de nuisance de certains est inversement proportionnelle à ce qu’ils apportent au parti». Sous couvert d’anonymat, un autre raconte qu’«à part chez un minigroupe qui fait un peu d’audimat autour de Marine Le Pen, il ne se passe rien. Personne ne travaille. Marine puise ses ressources à l’extérieur. Car le parti est dépourvu d’intellectuels».
Cet été, le mouvement d’extrême droite a écarté de sa très stratégique commission d’investiture plusieurs cadres jugés un peu trop ambitieux, en les prévenant par un simple mail. Ce fut notamment le cas pour Nicolas Bay, député européen, ex-secrétaire général du FN. Très populaire chez les militants, l’élu est peu apprécié par Marine Le Pen, à cause de son passé au MNR de Bruno Mégret (ancien cadre du FN) et de sa proximité avec Marion Maréchal.
Avant de s’éloigner du FN, en 2017, pour se consacrer à l’institut de formation pour futures élites d’extrême droite qu’elle a créé à Lyon, l’Issep, celle-ci représentait l’un des deux courants informels qui existaient à une époque au sein de la formation, avec celui du souverainiste Florian Philippot. L’un plus identitaire que souverainiste, l’autre plus souverainiste qu’identitaire. Mais avec le même «moule» de convictions. «Force est de constater que ni l’un ni l’autre n’existent encore aujourd’hui», souffle un ancien du RN. Philippot a été poussé vers la sortie après les législatives de 2017, en partie pour avoir refusé de quitter la présidence de son association, les Patriotes, devenu ensuite un parti politique.
«L’expérience de la scission mégrétiste a considérablement marqué les esprits de personnes qui sont aux commandes aujourd’hui au RN et qui savent à quel moment il faut arrêter quelqu’un dans sa recherche d’autonomie, explique Jean-Yves Camus. Le parti est verrouillé par Marine Le Pen bien plus qu’il ne l’était à l’époque de Jean-Marie Le Pen, quand les idéologies personnelles étaient beaucoup plus marquées. Maintenant, il y a une sorte de "désidéologisation" du parti : une impression de rétrécissement.»
Marion Maréchal confirme : «Quiconque regarde le fonctionnement du Rassemblement national constate sa tendance à la contraction. Les courants dans le parti ne sont pas représentés», a-t-elle lâché récemment à la presse. «Si on désire être dans une démarche de rassemblement, il faut déjà qu’un certain rassemblement vive en interne», dit-elle encore. Pas certain que l’arrivée du Parti localiste et de Demain la France la fasse changer d’avis."
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