À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
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vincent
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À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
https://www.lepoint.fr/debats/a-nantes- ... 6790#xtor=
À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
ANALYSE. À Nantes, l’accès au centre-ville est interdit aux engins à moteur thermique.
Les travailleurs précaires sont priés de passer à l’électrique…
Un livreur Deliveroo a Nantes.
© JEREMIE LUSSEAU / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Par Saïd Mahrane
Publié le 15/03/2021 à 17h00
« Tu travailles ? – J'essaie de travailler : c'est bien plus difficile », écrivait Jules Renard dans son journal. On songe à cette citation devant le sort réservé aux coursiers de plateformes de livraison à Nantes. Ceux de ces livreurs qui possèdent un deux-roues à moteur thermique ne peuvent plus, depuis la semaine dernière, accéder au centre-ville piéton. Dans cette zone, il leur faudra récupérer à pied les plats auprès des restaurants et, de la même manière, livrer les clients, sauf pour ceux qui possèdent un scooter électrique. Un tel engin, s'il est plus écolo et moins bruyant, coûte plus cher qu'un scooter à essence. Et, comme chacun sait, les livreurs Uber Eats et Deliveroo sont loin de rouler sur l'or… Le vélo peut être une solution, mais lorsqu'un modèle économique fait de la rapidité l'unique critère d'augmentation salariale, on peut comprendre les réticences de certains de ces livreurs…
La municipalité socialiste de Nantes a cru bon de sévir, à coups d'arrêtés et de menaces d'amende (135 euros pour les contrevenants), répondant ainsi à la colère d'habitants du centre qui ne supportaient plus le ballet des mobylettes jusqu'à tard le soir. Voilà donc une maire de gauche, Johanna Rolland, qui, dans un contresens historique, culturel et politique, entrave le travail de ceux qui, dans la société, sont les moins bien pourvus en termes de couverture sociale et qui doivent assurer une cadence soutenue s'ils veulent atteindre l'équivalent d'un smic. En outre, leurs conditions de travail, on parle ici du risque physique que supposent sept heures par jour de livraisons en milieu urbain, sont souvent des plus dangereuses. Les coursiers n'ont pas toujours l'équipement adéquat pour assurer leur mission : un casque homologué, des gants, un gilet jaune…, qui sont à leurs frais. Quant à la pollution, ne sont-ils pas les premiers à la subir, contraints ? Jean Castex s'entretient aujourd'hui avec les partenaires sociaux. Y aura-t-il, dans une fenêtre Zoom, un représentant de ces salariés, qui plaidera leurs causes ? Qui défendra l'idée d'une aide financière pour ces livreurs qui passeraient de l'essence à l'électrique, comme pourrait le proposer la mairie de Nantes – qui, pour seule « compensation », offre un stationnement gratuit à l'entrée de la zone piétonne ? Il y aura d'abord les bénéficiaires, certes légitimes, du « quoi qu'il en coûte » macronien et des représentants de la fonction publique. Pour les coursiers, il faudra repasser…
À LIRE AUSSINantes : la menace de l'étalement urbain
L'environnement contre les prolos
Cette décision, au-delà des dommages causés à ces livreurs et aux quelques restaurateurs privés de commandes supplémentaires, en dit long sur la reconfiguration sociologique de la gauche et de son rapport au travail. En l'espèce, une gauche du XXe siècle aurait pris fait et cause pour ces forçats des plateformes, souvent d'origine immigrée, contre les bourgeois de centre-ville qui ont investi plusieurs centaines de milliers d'euros dans un appartement pour ne pas avoir à subir de nuisances… Où sont les réacs ? À gauche, et électeurs de Mme Rolland. Fut un temps, la gauche socialiste aurait hurlé au mépris de classe, voire à la xénophobie, comme elle le fait parfois dans certains quartiers de la périphérie lorsque des riverains se plaignent des nuisances de ceux qui ne travaillent pas. Le socle électoral de la gauche s'est embourgeoisé, en dépit de ses revendications sociétales et bohémiennes, qui ne sont rien d'autre que des frontières mises entre eux et les classes populaires.
Dans leurs cas, l'écologie n'est pas inclusive, mais exclusive. Elle punit, fait mal, et d'abord aux moins sensibilisés à l'écologie, les classes laborieuses auxquelles on préférera, de façon arbitraire, donner du soja à ses enfants plutôt que de la viande rouge, comme à Lyon.
À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
ANALYSE. À Nantes, l’accès au centre-ville est interdit aux engins à moteur thermique.
Les travailleurs précaires sont priés de passer à l’électrique…
Un livreur Deliveroo a Nantes.
© JEREMIE LUSSEAU / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Par Saïd Mahrane
Publié le 15/03/2021 à 17h00
« Tu travailles ? – J'essaie de travailler : c'est bien plus difficile », écrivait Jules Renard dans son journal. On songe à cette citation devant le sort réservé aux coursiers de plateformes de livraison à Nantes. Ceux de ces livreurs qui possèdent un deux-roues à moteur thermique ne peuvent plus, depuis la semaine dernière, accéder au centre-ville piéton. Dans cette zone, il leur faudra récupérer à pied les plats auprès des restaurants et, de la même manière, livrer les clients, sauf pour ceux qui possèdent un scooter électrique. Un tel engin, s'il est plus écolo et moins bruyant, coûte plus cher qu'un scooter à essence. Et, comme chacun sait, les livreurs Uber Eats et Deliveroo sont loin de rouler sur l'or… Le vélo peut être une solution, mais lorsqu'un modèle économique fait de la rapidité l'unique critère d'augmentation salariale, on peut comprendre les réticences de certains de ces livreurs…
La municipalité socialiste de Nantes a cru bon de sévir, à coups d'arrêtés et de menaces d'amende (135 euros pour les contrevenants), répondant ainsi à la colère d'habitants du centre qui ne supportaient plus le ballet des mobylettes jusqu'à tard le soir. Voilà donc une maire de gauche, Johanna Rolland, qui, dans un contresens historique, culturel et politique, entrave le travail de ceux qui, dans la société, sont les moins bien pourvus en termes de couverture sociale et qui doivent assurer une cadence soutenue s'ils veulent atteindre l'équivalent d'un smic. En outre, leurs conditions de travail, on parle ici du risque physique que supposent sept heures par jour de livraisons en milieu urbain, sont souvent des plus dangereuses. Les coursiers n'ont pas toujours l'équipement adéquat pour assurer leur mission : un casque homologué, des gants, un gilet jaune…, qui sont à leurs frais. Quant à la pollution, ne sont-ils pas les premiers à la subir, contraints ? Jean Castex s'entretient aujourd'hui avec les partenaires sociaux. Y aura-t-il, dans une fenêtre Zoom, un représentant de ces salariés, qui plaidera leurs causes ? Qui défendra l'idée d'une aide financière pour ces livreurs qui passeraient de l'essence à l'électrique, comme pourrait le proposer la mairie de Nantes – qui, pour seule « compensation », offre un stationnement gratuit à l'entrée de la zone piétonne ? Il y aura d'abord les bénéficiaires, certes légitimes, du « quoi qu'il en coûte » macronien et des représentants de la fonction publique. Pour les coursiers, il faudra repasser…
À LIRE AUSSINantes : la menace de l'étalement urbain
L'environnement contre les prolos
Cette décision, au-delà des dommages causés à ces livreurs et aux quelques restaurateurs privés de commandes supplémentaires, en dit long sur la reconfiguration sociologique de la gauche et de son rapport au travail. En l'espèce, une gauche du XXe siècle aurait pris fait et cause pour ces forçats des plateformes, souvent d'origine immigrée, contre les bourgeois de centre-ville qui ont investi plusieurs centaines de milliers d'euros dans un appartement pour ne pas avoir à subir de nuisances… Où sont les réacs ? À gauche, et électeurs de Mme Rolland. Fut un temps, la gauche socialiste aurait hurlé au mépris de classe, voire à la xénophobie, comme elle le fait parfois dans certains quartiers de la périphérie lorsque des riverains se plaignent des nuisances de ceux qui ne travaillent pas. Le socle électoral de la gauche s'est embourgeoisé, en dépit de ses revendications sociétales et bohémiennes, qui ne sont rien d'autre que des frontières mises entre eux et les classes populaires.
Dans leurs cas, l'écologie n'est pas inclusive, mais exclusive. Elle punit, fait mal, et d'abord aux moins sensibilisés à l'écologie, les classes laborieuses auxquelles on préférera, de façon arbitraire, donner du soja à ses enfants plutôt que de la viande rouge, comme à Lyon.
- Victor
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
Mais que veux-tu, la transition écologique comme toute transition n'est jamais facile.
Quand les entreprises ont informatisé leur gestion, leur comptabilité, leur gestion de production, etc. Cela n'a pas été facile pour tous les salariés.
Quand France-Telecom est devenu Orange et que les agents publics FT sont devenus des salariés comme les autres salariés, cela n'a pas été facile.
On trouvera des milliers d'exemples de transitions difficiles.
Quand les entreprises ont informatisé leur gestion, leur comptabilité, leur gestion de production, etc. Cela n'a pas été facile pour tous les salariés.
Quand France-Telecom est devenu Orange et que les agents publics FT sont devenus des salariés comme les autres salariés, cela n'a pas été facile.
On trouvera des milliers d'exemples de transitions difficiles.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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Brouette
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
De droite ou de gauche et même du centre, en général les français n'aiment pas les nuisances sonores .
Un gouvernement des élites, par les élites , pour les élites, vive la démocratie!
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vincent
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
Ne parlons que de cette mesure .Victor a écrit : 18 mars 2021 20:17 Mais que veux-tu, la transition écologique comme toute transition n'est jamais facile.
Quand les entreprises ont informatisé leur gestion, leur comptabilité, leur gestion de production, etc. Cela n'a pas été facile pour tous les salariés.
Quand France-Telecom est devenu Orange et que les agents publics FT sont devenus des salariés comme les autres salariés, cela n'a pas été facile.
On trouvera des milliers d'exemples de transitions difficiles.
Je n' ai rien contre la transition écologique , mais dans le cas présent , ça me pose probléme.
Cela touche en priorité les " sans dents" comme disait Hollande .....ET UNIQUEMENT DANS LE CENTRE VILLE HABITE PAR LES GENS AISES .
Moi je veux bien , mais la pollution touche en général toute une ville ( une grande ville )
Lorsque qu' il y a pollution , Lyon centre et périphérie interdisent les véhicules polluants
Pourquoi limiter au seul centre ville ? les nuisances ne s ' arrêtent pas au seul centre de Nantes et d' ailleurs , on devrait mettre toute la ville en bon écologiste . Si ce n 'est pas fait , c' est uniquement pour que les gens aisés de ce fameux centre ne soient pas dérangés ......on distribue pas mal d' argent dans une ville de gauche ( et de droite)....on pourrait aider a financer les engins de ces travailleurs ....( Delivero et Cie )
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oldeagle
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
Ce n'est pas comparable !Victor a écrit : 18 mars 2021 20:17 Mais que veux-tu, la transition écologique comme toute transition n'est jamais facile.
Quand les entreprises ont informatisé leur gestion, leur comptabilité, leur gestion de production, etc. Cela n'a pas été facile pour tous les salariés.
Quand France-Telecom est devenu Orange et que les agents publics FT sont devenus des salariés comme les autres salariés, cela n'a pas été facile.
On trouvera des milliers d'exemples de transitions difficiles.
Là , c'est de l'écologie coercitive, punitive ! Plutôt que de sanctionner, la municipalité aurait pu créer un dispositif permettant aux livreurs UBer de pouvoir investir dans un scooter électrique ! Cela est plus intelligent que leur faire la chasse à coup d'amende à 135 euro !
Du temps des deux Normandie, le dernier Président de la Haute-Normandie, Nicolas Meyer-Rossignol, socialiste, avait crée un dispositif pour permettre à des personnes aux revenus modestes de pouvoir acheter une voiture électrique !
Bien que n'étant pas de son bord politique, j'ai trouvé ça bien de la part de Nicolas Meyer-Rossignol ! Si il a mis en place ce dispositif intelligent, c'est tout simplement parce que NMR est un scientifique ! Donc, quand un scientifique est au pouvoir, c'est bien, des choses intelligentes sont mises en place !
Quel est le cursus de cette conne de Maire de Nantes ?
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vivarais
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
ces positions sans anti socialeVictor a écrit : 18 mars 2021 20:17 Mais que veux-tu, la transition écologique comme toute transition n'est jamais facile.
Quand les entreprises ont informatisé leur gestion, leur comptabilité, leur gestion de production, etc. Cela n'a pas été facile pour tous les salariés.
Quand France-Telecom est devenu Orange et que les agents publics FT sont devenus des salariés comme les autres salariés, cela n'a pas été facile.
On trouvera des milliers d'exemples de transitions difficiles.
quel salaire faut il avoir pour pouvoir acheter un vehicule electrique et payer chaque mois un abonnement pour la batterie
vous meme pouvez vous vous payer une voiture electrique pour les déplacement de proximité et une thermique pour les longues distances
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danielle49
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
A Nantes c'est "prolos têtes de veaux", mais cela n'exclut pas les parigots. 
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Georges61
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
Je me suis laissé dire que les droitistes du centre ville ont applaudit cette décision.
Nantes mairie de gauche, il ne faut rien exagérer. Sa majorité PS qui se dit à présent un parti social démocrate n'a pas grand chose de gauche. Il a fait une politique de droite depuis presque 40 ans.
Nantes mairie de gauche, il ne faut rien exagérer. Sa majorité PS qui se dit à présent un parti social démocrate n'a pas grand chose de gauche. Il a fait une politique de droite depuis presque 40 ans.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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lepicard
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Re: À Nantes, cette gauche écolo qui n’aime pas les prolos
ben pourtant avec la jaunasserie ,on a été servisBrouette a écrit : 18 mars 2021 20:25 De droite ou de gauche et même du centre, en général les français n'aiment pas les nuisances sonores .