Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

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Victor
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 07 avril 2021 14:21
Victor a écrit : 07 avril 2021 12:26 Mais oui, t'as raison, les crises financières, l'hyper inflation, cela n'existe pas .. ou bien alors c'est juste pour les autres.
Et tu sais pourquoi ?
Parce nous, on a un jeff la foufouille qui nous a dit que cela n'existait pas !
Tu viendras nous expliquer quel est le rapport entre dette publique et crise financière ou entre dette publique et "hyper inflation".
Mais tu apprends quoi dans tes études ?
Comment devenir un parfait petit militant gauchiste ?
Ou bien de vrais connaissances ?

Ce simple exemple devrait t'ouvrir les yeux et te montrer qu'une dette publique n'est pas éternellement soutenable, et qu'elle peut devenir le problème majeur d'un pays surendetté.
L’Argentine décide de restructurer sa dette jugée insoutenable
Le pays traverse une période de récession, de forte inflation et d’augmentation de la pauvreté.

La décision n’est pas une surprise, elle était prévisible face au niveau insoutenable de la dette argentine, combiné à une situation économique très détériorée. Le nouveau gouvernement argentin, qui a pris ses fonctions en décembre, a publié mardi le décret ouvrant la voie à la restructuration de 68,8 milliards de dollars de dette publique du pays. Buenos Aires souhaite retarder l’échéance sur certains de ses emprunts et aussi trouver un accord avec des créanciers privés pour en réduire le montant. Le nouveau président Alberto Fernandez a fait de cette restructuration l’un des éléments essentiels de sa politique économique.

Dans le contexte de récession, de forte inflation (53,8 % en 2019) et d’augmentation de la pauvreté, le dirigeant péroniste de centre gauche estime ne pas avoir d’autre choix que de réduire le poids de la dette. Elle s’élève au total à 311 milliards de dollars, soit plus de 90 % du produit intérieur brut, dont 30 milliards de dollars de remboursements à effectuer d’ici à la fin mars. La dette inclut un prêt de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) de 57 milliards de dollars, très impopulaire auprès des Argentins, négocié en 2018 par l’ancien président Mauricio Macri.

La dette totale de l’Argentine inclut 121,9 milliards (35 % du PIB) aux détenteurs d’obligations privés et 72,6 milliards (21,4 % du PIB) aux organismes multilatéraux et bilatéraux, dont le FMI. L’institut de Washington a récemment estimé dans une analyse que la dette est trop lourde pour être remboursée dans les conditions prévues actuellement, car cela nécessiterait une rigueur budgétaire qui ne serait «ni politiquement, ni économiquement faisable».
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-a ... e-20200311
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 07 avril 2021 15:13
CrazyMan a écrit : 07 avril 2021 14:21

Tu viendras nous expliquer quel est le rapport entre dette publique et crise financière ou entre dette publique et "hyper inflation".
Mais tu apprends quoi dans tes études ?
Comment devenir un parfait petit militant gauchiste ?
Ou bien de vrais connaissances ?

Ce simple exemple devrait t'ouvrir les yeux et te montrer qu'une dette publique n'est pas éternellement soutenable, et qu'elle peut devenir le problème majeur d'un pays surendetté.
L’Argentine décide de restructurer sa dette jugée insoutenable
Le pays traverse une période de récession, de forte inflation et d’augmentation de la pauvreté.

La décision n’est pas une surprise, elle était prévisible face au niveau insoutenable de la dette argentine, combiné à une situation économique très détériorée. Le nouveau gouvernement argentin, qui a pris ses fonctions en décembre, a publié mardi le décret ouvrant la voie à la restructuration de 68,8 milliards de dollars de dette publique du pays. Buenos Aires souhaite retarder l’échéance sur certains de ses emprunts et aussi trouver un accord avec des créanciers privés pour en réduire le montant. Le nouveau président Alberto Fernandez a fait de cette restructuration l’un des éléments essentiels de sa politique économique.

Dans le contexte de récession, de forte inflation (53,8 % en 2019) et d’augmentation de la pauvreté, le dirigeant péroniste de centre gauche estime ne pas avoir d’autre choix que de réduire le poids de la dette. Elle s’élève au total à 311 milliards de dollars, soit plus de 90 % du produit intérieur brut, dont 30 milliards de dollars de remboursements à effectuer d’ici à la fin mars. La dette inclut un prêt de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) de 57 milliards de dollars, très impopulaire auprès des Argentins, négocié en 2018 par l’ancien président Mauricio Macri.

La dette totale de l’Argentine inclut 121,9 milliards (35 % du PIB) aux détenteurs d’obligations privés et 72,6 milliards (21,4 % du PIB) aux organismes multilatéraux et bilatéraux, dont le FMI. L’institut de Washington a récemment estimé dans une analyse que la dette est trop lourde pour être remboursée dans les conditions prévues actuellement, car cela nécessiterait une rigueur budgétaire qui ne serait «ni politiquement, ni économiquement faisable».
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-a ... e-20200311
Je te posais 2 questions et tu n'es pas capable de répondre à première vue.

Le rapport entre dette publique et crise financière est à première vue loin d'être évident.
En ce qui concerne le rapport entre dette publique et inflation, tu aurais pu me répondre (et à raison d'ailleurs) que la création monétaire se fait via la dette et que donc elle a un lien avec l'inflation puisque c'est la quantité de monnaie qui va en grande partie jouer sur l'inflation.

En ce qui concerne l'Argentine je ne suis pas fin connaisseur du sujet, donc je ne me prononcerais pas puisque les logiques institutionnelles y sont très différentes des nôtres.

Pour ce qui est de la dette française tu ne nous apprends rien, tu ne fais que relayer le discours éditorialiste dominant qui vise à dire que sera nos descendants et les jeunes qui paieront l'irresponsabilité des anciens. L'épouvantail de la dette est agité pour justifier des politiques d'austérités. C'est une posture idéologique qui n'a pas grande prise sur la réalité...

Premièrement, parce que l'état fait "rouler sa dette". C'est-à-dire que la dette est sans cesse renouvelée via une nouvelle dette.

Deuxièmement, il faut aussi s'attarder sur ce que représente cette dette. Je ne t'apprends pas grand chose si je te dis qu'en face des "passifs" se trouvent des "actifs". A quoi la dette publique a t-elle servi ? L'investissement dans les infrastructures publiques ne profite t-il pas aux générations futures ? Le calcul coût-avantage fait-il parti du débat ? Non, le discours éditorialiste se concentre seulement sur le coût.

Troisièmement, a qui appartient la dette ? Qui donne de l'argent à l'état ? Par définition, ce sont les épargnants. Les épargnants sont loin d'êtres légions en France (hors période de covid bien sûr) puisque ce sont les individus et/ou ménages qui possèdent un surplus de ressources monétaires qui vont pouvoir se permettre d'épargner cette monnaie. Dès lors se pose la question du rapport de force public/privé ou plus précisément du rapport débiteur/créancier. Je ne m'étonne pas du tout qu'un état diriger par la classe bourgeoise préfère imposer l'austérité pour favoriser la position des créanciers. Tu devrais regarder ou lire "Adults in the room" qui est particulièrement parlant et qui est sans doute plus de ton niveau que l'ouvrage de Graeber portant sur l'histoire de la dette.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 07 avril 2021 16:00 Pour ce qui est de la dette française tu ne nous apprends rien, tu ne fais que relayer le discours éditorialiste dominant qui vise à dire que sera nos descendants et les jeunes qui paieront l'irresponsabilité des anciens. L'épouvantail de la dette est agité pour justifier des politiques d'austérités.
C'est très difficile de discuter avec toi parce que j'essaie d'être dans la raison alors que tu es en pleine pensée voire dans une sorte de morale de type religieuse.
L'austérité serait le mal, le diable alors que la dépense publique maximum serait le bien.

Si tu cherches des vérités absolues, il faut que tu les recherches dans une religion mais pas en économie et encore moins en politique.
En économie, tout est relatif à un contexte donné.

L'austérité ce n'est ni mal ni bien, c'est la bonne politique adaptée à une certaine situation ou non. Tout comme la politique budgétaire ou monétaire.

Si tu restes coincé dans cette pré-pensée idéologique voire religieuse, il ne sera pas possible d'instaurer un véritable dialogue.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par oldeagle »

Victor a écrit : 07 avril 2021 16:34
CrazyMan a écrit : 07 avril 2021 16:00 Pour ce qui est de la dette française tu ne nous apprends rien, tu ne fais que relayer le discours éditorialiste dominant qui vise à dire que sera nos descendants et les jeunes qui paieront l'irresponsabilité des anciens. L'épouvantail de la dette est agité pour justifier des politiques d'austérités.
C'est très difficile de discuter avec toi parce que j'essaie d'être dans la raison alors que tu es en pleine pensée voire dans une sorte de morale de type religieuse.
L'austérité serait le mal, le diable alors que la dépense publique maximum serait le bien.

Si tu cherches des vérités absolues, il faut que tu les recherches dans une religion mais pas en économie et encore moins en politique.
En économie, tout est relatif à un contexte donné.

L'austérité ce n'est ni mal ni bien, c'est la bonne politique adaptée à une certaine situation ou non. Tout comme la politique budgétaire ou monétaire.

Si tu restes coincé dans cette pré-pensée idéologique voire religieuse, il ne sera pas possible d'instaurer un véritable dialogue.
Pour désendetter le pays, il faut moins de fonctionnaire. 5 millions, c'est trop. Commençons par faire des hôpitaux des cliniques !
Réduisons les fonctionnaires qui travaillent dans les administrations préfectorales, ils ne foutent rien ! C'est des parasites !
Cela fera des économies considérables. Créons des obligations pour désendetter le pays, et aussi faisons les fonds de pension qui sont efficaces pour désendetter les pays !

Voilà ce qu'il faut faire ! Mais bien sûr Crazy Man sera contre, tout idéologue qu'il est !
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par Victor »

oldeagle a écrit : 07 avril 2021 16:39
Victor a écrit : 07 avril 2021 16:34
C'est très difficile de discuter avec toi parce que j'essaie d'être dans la raison alors que tu es en pleine pensée voire dans une sorte de morale de type religieuse.
L'austérité serait le mal, le diable alors que la dépense publique maximum serait le bien.

Si tu cherches des vérités absolues, il faut que tu les recherches dans une religion mais pas en économie et encore moins en politique.
En économie, tout est relatif à un contexte donné.

L'austérité ce n'est ni mal ni bien, c'est la bonne politique adaptée à une certaine situation ou non. Tout comme la politique budgétaire ou monétaire.

Si tu restes coincé dans cette pré-pensée idéologique voire religieuse, il ne sera pas possible d'instaurer un véritable dialogue.
Pour désendetter le pays, il faut moins de fonctionnaire. 5 millions, c'est trop. Commençons par faire des hôpitaux des cliniques !
Réduisons les fonctionnaires qui travaillent dans les administrations préfectorales, ils ne foutent rien ! C'est des parasites !
Cela fera des économies considérables. Créons des obligations pour désendetter le pays, et aussi faisons les fonds de pension qui sont efficaces pour désendetter les pays !

Voilà ce qu'il faut faire ! Mais bien sûr Crazy Man sera contre, tout idéologue qu'il est !
Et oui c'est toute la différence. Nous, toi et moi, nous sommes des pragmatiques, nous essayons de trouver des solutions à des problèmes donnés.
A chaque problème, une solution qui peut être bien différente de la solution d'un autre problème.

Alors que Crazy est à la recherche d'absolu.

En fin de compte, c'est notre perte de religiosité qui explique la montée des idéologies et l'arrivée massive de types comme ce crazyman.
Auparavant les gens trouvaient leur absolu dans la religion mais comme ils n'ont plus de religion ils reportent leur soif d'absolu et de solutions toutes faites dans l'idéologie.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par oldeagle »

Victor a écrit : 07 avril 2021 17:44
oldeagle a écrit : 07 avril 2021 16:39

Pour désendetter le pays, il faut moins de fonctionnaire. 5 millions, c'est trop. Commençons par faire des hôpitaux des cliniques !
Réduisons les fonctionnaires qui travaillent dans les administrations préfectorales, ils ne foutent rien ! C'est des parasites !
Cela fera des économies considérables. Créons des obligations pour désendetter le pays, et aussi faisons les fonds de pension qui sont efficaces pour désendetter les pays !

Voilà ce qu'il faut faire ! Mais bien sûr Crazy Man sera contre, tout idéologue qu'il est !
Et oui c'est toute la différence. Nous, toi et moi, nous sommes des pragmatiques, nous essayons de trouver des solutions à des problèmes donnés.
A chaque problème, une solution qui peut être bien différente de la solution d'un autre problème.

Alors que Crazy est à la recherche d'absolu.

En fin de compte, c'est notre perte de religiosité qui explique la montée des idéologies et l'arrivée massive de types comme ce crazyman.
Auparavant les gens trouvaient leur absolu dans la religion mais comme ils n'ont plus de religion ils reportent leur soif d'absolu et de solutions toutes faites dans l'idéologie.
Ma religion c'est la France.
Et elle est en position de faiblesse depuis des années parce que nous avons une dette abyssale !
Il faut donc la réduire, la résorber. Et les solutions, que tu partages, je les ai données !

Crazy est surtout aveuglé par son idéologie gauchiste à la noix !
Comme tout gauchiste qui se respecte, il est dépensier !
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par Brouette »

La France est faible car la France a déficit commercial gigantesque que concrètement on ne fait plus grand chose nous même, la dette franchement on s'en fou.

Entre 2000milliards de dette et quasiment plus d'industrie, ou 4000milliards de dette et une industrie flamboyante ya pas photo la dette on s'en fou. Ya bien d'autre problème c'est pas si on devait la rembourser un jour.




D'ailleurs la dette même si ça se paie par une baisse de l'euro, comme l'euro est une monnaie forte on y gagne plus que ce qu'on y perd en valeur.
Un gouvernement des élites, par les élites , pour les élites, vive la démocratie!
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par latresne »

CrazyMan a écrit : 07 avril 2021 14:21
Victor a écrit : 07 avril 2021 12:26 Mais oui, t'as raison, les crises financières, l'hyper inflation, cela n'existe pas .. ou bien alors c'est juste pour les autres.
Et tu sais pourquoi ?
Parce nous, on a un jeff la foufouille qui nous a dit que cela n'existait pas !
Tu viendras nous expliquer quel est le rapport entre dette publique et crise financière ou entre dette publique et "hyper inflation".

En revanche Jeff est effectivement à côté de la plaque. La dette publique n'est effectivement pas le "méga problème" que nos médias prétendent mais plus globalement un argument politique permettant de justifier les politiques d'austérités qui visent à gérer un état comme nous pourrions gérer une entreprise. Or un état n'a pas grand chose en commun avec une entreprise.

En temps normal(ce qui n'est pas le cas en ce moment) un Etat est comme une personne il ne doit pas dépenser + que ce qu'il ne gagne.
Quand de Gaulle a pris le pouvoir en 58 qu'il a vu les comptes du pays il a stoppé ttes les augmentations prévues par le gvt précédent ,que ce soit l'augmentation des fonctionnaires ,les distributions aux agriculteurs ,les primes aux entreprises etc etc .Il a précisé qu'il attendrait que les finances du pays soient à l'équilibre pour reprendre les augmentations .De mémoire il a fallu 2 ans .
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 07 avril 2021 16:34 C'est très difficile de discuter avec toi parce que j'essaie d'être dans la raison alors que tu es en pleine pensée voire dans une sorte de morale de type religieuse.
L'austérité serait le mal, le diable alors que la dépense publique maximum serait le bien.

Si tu cherches des vérités absolues, il faut que tu les recherches dans une religion mais pas en économie et encore moins en politique.
En économie, tout est relatif à un contexte donné.

L'austérité ce n'est ni mal ni bien, c'est la bonne politique adaptée à une certaine situation ou non. Tout comme la politique budgétaire ou monétaire.

Si tu restes coincé dans cette pré-pensée idéologique voire religieuse, il ne sera pas possible d'instaurer un véritable dialogue.
Mais je ne fais absolument de morale lorsque je parle de dette.

Je ne dis pas non plus que la dépense publique maximum serait le bien, mais cela t'arrange de me faire dire ce que je ne dis pas. Tout comme tes copains d'extrêmes droites (oldeagle) tu préfères caricaturer mes propos que d'y répondre.

Effectivement, en économie tout est relatif, c'est bien pour cela que je ne me suis pas exprimé sur le sujet de l'Argentine, c'est un pays dont je connais très mal le contexte social, politique, économique et institutionnel en général.

Nous pouvons dialoguer que de manière difficile parce que tu me fais dire ce que je ne dis pas.
C'est également compliqué de dialoguer avec une personne comme toi qui donne un sens erroné aux mots qu'il utilise. Pour toi une dette publique est semblable à une dette privée, l'état est une entreprise qui doit être compétitif, le mouvement populaire est antidémocratique, le terme de république est vidé de sa substance, etc...

Tu remarqueras également que je pose des arguments répondant à tes propos et non pas à ce que je pourrais extrapoler de tes dires comme toi tu peux le faire en me qualifiant de religieux.

Tu comprendras l'économie lorsque tu auras compris que la politique économique d'un état est POLITIQUE. Une fois que tu auras compris cela tu pourras venir discuter avec moi, en attendant tu peux aller discuter avec des contrôleurs de gestion mais en aucun cas avec des personnes qui ont une formation d'économie.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 08 avril 2021 13:43 Tu comprendras l'économie lorsque tu auras compris que la politique économique d'un état est POLITIQUE. Une fois que tu auras compris cela tu pourras venir discuter avec moi, en attendant tu peux aller discuter avec des contrôleurs de gestion mais en aucun cas avec des personnes qui ont une formation d'économie.
Si un gouvernement ne prend que des mesures qui ne sont pas en adéquation avec la situation économique et financière de son pays, la situation ne s'améliorera pas ou a de grandes chances d'empirer terriblement.
Donc, non, je ne suis absolument pas d'accord avec ton affirmation.

Prenons l'exemple de l'austérité. Le choix d'une politique d'une très grande rigueur budgétaire est le plus souvent très impopulaire. Donc comment expliques-tu que des gouvernements font régulièrement ce choix alors que c'est fortement impopulaire ?

Si, comme tu le prétends, la politique économique n'était qu'un choix purement politique, aucun gouvernement ne s'aventurerait dans une politique fortement impopulaire. C'est donc qu'il y a donc d'autres raisons, purement économiques ou financières qui amènent à ce choix.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 08 avril 2021 14:49 Si un gouvernement ne prend que des mesures qui ne sont pas en adéquation avec la situation économique et financière de son pays, la situation ne s'améliorera pas ou a de grandes chances d'empirer terriblement.
Donc, non, je ne suis absolument pas d'accord avec ton affirmation.

Prenons l'exemple de l'austérité. Le choix d'une politique d'une très grande rigueur budgétaire est le plus souvent très impopulaire. Donc comment expliques-tu que des gouvernements font régulièrement ce choix alors que c'est fortement impopulaire ?

Si, comme tu le prétends, la politique économique n'était qu'un choix purement politique, aucun gouvernement ne s'aventurerait dans une politique fortement impopulaire. C'est donc qu'il y a donc d'autres raisons, purement économiques ou financières qui amènent à ce choix.
Ton raisonnement est simpliste et simplificateur.

Ton raisonnement s'appuie sur un postulat plus que sur des connaissances et une réflexion. Tu penses que si un gouvernement prend des mesures impopulaires alors elles sont justifiées parce qu'un gouvernement chercherait prioritairement la popularité auprès de la population.

Alors que finalement, si l'on se renseigne sur la construction sociale et économique d'une dette publique, sur son histoire, on se rend compte que la dette est primordiale pour financer une activité. Un état qui a zéro dette est un état qui ne sert à rien et qui ne fait rien. La création monétaire provient de l'emprunt et donc de la dette, et sans monnaie tu ne fais rien.

Si on prend l'exemple de la Grèce, on observe que l'austérité et la rigueur budgétaire ont fait diminuer le chômage et légèrement augmenter la croissance mais à quel prix ? Les salaires grecques ont diminué fortement (en moyenne de 40%), les retraites grecques ont diminué (en moyenne de 40 à 50%), le chômage reste très élevé pour les jeunes (si on considère que la mesure du chômage reste un indicateur pertinent), etc... Il y a également le fait que la Grèce a élu un gouvernement qui a été choisi pour stopper l'austérité et permettre au pays de reprendre un nouvel élan a été très largement stoppé par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI), que faisons-nous de la démocratie ?
Si tu t'étais également penché sur le sujet tu serais au courant des accords effectués (et surtout contraints en ce qui concerne la Grèce) entre la Grèce et ses créanciers qui lui ont notamment fait des prêts pour le sauvetage (et en parallèle appliqué des intérêts pour continuer à doucement plonger le pays sous le joug des créanciers).
Les jeunes ont également fuie la Grèce pour trouver du travail (ce qui explique en partie la diminution du chômage en Grèce). C'est 500 000 départs de jeunes entre 2010 et 2019.

Je suis un individualiste, non pas au sens d'être égoïste comme nous l'entendons souvent mais au sens premier du terme c'est-à-dire que je m'intéresse à la réalité des individus, à ce que vivent les individus. Si l'austérité a permis de diminuer la dette elle a également engendrer une dynamique très récessive pour sa population.

Tu comprends bien que la réduction de la dette par l'austérité se heurte à un problème logique, qui est que sans dépenses tu ne peux créer de l'activité économique et donc tu ne peux pas créer de richesses.

Tu ne cernes pas bien les caractéristiques macroéconomiques d'un capitalisme financiarisé, si tu es contraints d'emprunter sur le marché financier pour financer ton activité alors tu ne peux pas te passer de la dette. C'est effectivement assez problématique mais si on devait appliquer une politique d'austérité à chaque état endetté alors on se retrouverait avec une économie mondiale qui plongerait dans une profonde récession et qui serait catastrophique pour les populations.

L'état dispose de 2 possibilités pour se financer. La fiscalité d'une part et l'emprunt d'autre part. Si la dette publique est un si gros problème que cela pourquoi supprimer l'ISF ? Pourquoi supprimer des recettes ?

La dette est un sujet très très intéressant, elle façonne notre économie depuis des milliers d'années. Finalement, l'histoire montre que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence c'est de les faire passer pour morales, et la dette en est un formidable outil. Cela crée une illusion qui fait croire que c'est la victime qui commet un méfait. L'opprobre est parfois à jeter sur les créanciers et pas toujours sur les débiteurs.
Honnêtement si ça t'intéresse je te considère le bouquin de Graeber sur la dette qui repart des origines mésopotamiennes de la dette jusqu'à aujourd'hui.

Parfois si on veut éviter l'explosion sociale il faut savoir effacer l'ardoise.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 08 avril 2021 15:32
Victor a écrit : 08 avril 2021 14:49 Si un gouvernement ne prend que des mesures qui ne sont pas en adéquation avec la situation économique et financière de son pays, la situation ne s'améliorera pas ou a de grandes chances d'empirer terriblement.
Donc, non, je ne suis absolument pas d'accord avec ton affirmation.

Prenons l'exemple de l'austérité. Le choix d'une politique d'une très grande rigueur budgétaire est le plus souvent très impopulaire. Donc comment expliques-tu que des gouvernements font régulièrement ce choix alors que c'est fortement impopulaire ?

Si, comme tu le prétends, la politique économique n'était qu'un choix purement politique, aucun gouvernement ne s'aventurerait dans une politique fortement impopulaire. C'est donc qu'il y a donc d'autres raisons, purement économiques ou financières qui amènent à ce choix.
Ton raisonnement est simpliste et simplificateur.

Ton raisonnement s'appuie sur un postulat plus que sur des connaissances et une réflexion. Tu penses que si un gouvernement prend des mesures impopulaires alors elles sont justifiées parce qu'un gouvernement chercherait prioritairement la popularité auprès de la population.

Alors que finalement, si l'on se renseigne sur la construction sociale et économique d'une dette publique, sur son histoire, on se rend compte que la dette est primordiale pour financer une activité. Un état qui a zéro dette est un état qui ne sert à rien et qui ne fait rien. La création monétaire provient de l'emprunt et donc de la dette, et sans monnaie tu ne fais rien.

Si on prend l'exemple de la Grèce, on observe que l'austérité et la rigueur budgétaire ont fait diminuer le chômage et légèrement augmenter la croissance mais à quel prix ? Les salaires grecques ont diminué fortement (en moyenne de 40%), les retraites grecques ont diminué (en moyenne de 40 à 50%), le chômage reste très élevé pour les jeunes (si on considère que la mesure du chômage reste un indicateur pertinent), etc... Il y a également le fait que la Grèce a élu un gouvernement qui a été choisi pour stopper l'austérité et permettre au pays de reprendre un nouvel élan a été très largement stoppé par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI), que faisons-nous de la démocratie ?
Si tu t'étais également penché sur le sujet tu serais au courant des accords effectués (et surtout contraints en ce qui concerne la Grèce) entre la Grèce et ses créanciers qui lui ont notamment fait des prêts pour le sauvetage (et en parallèle appliqué des intérêts pour continuer à doucement plonger le pays sous le joug des créanciers).
Les jeunes ont également fuie la Grèce pour trouver du travail (ce qui explique en partie la diminution du chômage en Grèce). C'est 500 000 départs de jeunes entre 2010 et 2019.

Je suis un individualiste, non pas au sens d'être égoïste comme nous l'entendons souvent mais au sens premier du terme c'est-à-dire que je m'intéresse à la réalité des individus, à ce que vivent les individus. Si l'austérité a permis de diminuer la dette elle a également engendrer une dynamique très récessive pour sa population.

Tu comprends bien que la réduction de la dette par l'austérité se heurte à un problème logique, qui est que sans dépenses tu ne peux créer de l'activité économique et donc tu ne peux pas créer de richesses.

Tu ne cernes pas bien les caractéristiques macroéconomiques d'un capitalisme financiarisé, si tu es contraints d'emprunter sur le marché financier pour financer ton activité alors tu ne peux pas te passer de la dette. C'est effectivement assez problématique mais si on devait appliquer une politique d'austérité à chaque état endetté alors on se retrouverait avec une économie mondiale qui plongerait dans une profonde récession et qui serait catastrophique pour les populations.

L'état dispose de 2 possibilités pour se financer. La fiscalité d'une part et l'emprunt d'autre part. Si la dette publique est un si gros problème que cela pourquoi supprimer l'ISF ? Pourquoi supprimer des recettes ?

La dette est un sujet très très intéressant, elle façonne notre économie depuis des milliers d'années. Finalement, l'histoire montre que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence c'est de les faire passer pour morales, et la dette en est un formidable outil. Cela crée une illusion qui fait croire que c'est la victime qui commet un méfait. L'opprobre est parfois à jeter sur les créanciers et pas toujours sur les débiteurs.
Honnêtement si ça t'intéresse je te considère le bouquin de Graeber sur la dette qui repart des origines mésopotamiennes de la dette jusqu'à aujourd'hui.

Parfois si on veut éviter l'explosion sociale il faut savoir effacer l'ardoise.
Sauf que ne plus rembourser la dette correspond toujours à des situations financières extrêmes qui amènent justement à des crises sociales majeures !
Tu inverses la cause et son effet !
C'est parce que les finances publiques ont été très mal gérées, que l'état peut en arriver à faire défaut et ne plus rembourser ses créanciers.
Cette situation ne correspond pas du tout à une situation sociale améliorée mais au contraire à un terrible accroissement des problèmes sociaux.

En effet, l'état et les collectivités ne trouveront plus de financements ou à des taux prohibitifs et donc toutes les aides sociales, les pensions de retraite et même la rémunération des fonctionnaires seront terriblement impactées par ce défaut de remboursement de la dette.
(c'est ce qui s'est passé en Grèce, si la Grèce a eu besoin d'aides financières, c'est bien parce qu'elle se trouvait dans l'impossibilité d'assurer les pensions de retraites, les rémunérations des fonctionnaires, etc.)

En fait tu as un gros problème avec le mot gestion. Ce n'est pas un gros mot, tu sais !
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 08 avril 2021 15:42 Sauf que ne plus rembourser la dette correspond toujours à des situations financières extrêmes qui amènent justement à des crises sociales majeures !
Tu inverses la cause et son effet !
Donne moi des exemples historiques d'états dont les dettes ont été supprimées et qui ont ensuite connu des crises sociales majeures provoquées par cette annulation.
Bonne chance.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 08 avril 2021 15:48
Victor a écrit : 08 avril 2021 15:42 Sauf que ne plus rembourser la dette correspond toujours à des situations financières extrêmes qui amènent justement à des crises sociales majeures !
Tu inverses la cause et son effet !
Donne moi des exemples historiques d'états dont les dettes ont été supprimées et qui ont ensuite connu des crises sociales majeures provoquées par cette annulation.
Bonne chance.
Tous les pays qui ont fait défaut se sont retrouvés dans des situations sociales très difficiles.
Va en parler avec les grecs !
Tu n'imagines quand même pas que cela a été facile pour eux de se retrouver dans un pays en faillite ?

Pour ton information, il y a une 13 baisses successives des pensions de retraite ..
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Un côut estimé à plus de 160 milliards d'euros pour la crise sanitaire en 2020.

Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 08 avril 2021 15:55 Tous les pays qui ont fait défaut se sont retrouvés dans des situations sociales très difficiles.
Va en parler avec les grecs !
Tu ne penses pas que cela a été facile pour eux de se retrouver dans un pays en faillite ?
Je te parle d'annulation, tu me parles de défaut et de sanction institutionnelle.
Faut-il que je te prenne la main et que je te mette la définition de chaque mots que j'utilise dans une phrase ?

Relis ma phrase et reviens me voir lorsque tu auras compris ce que j'ai dit.
Prenons l'exemple de Haïti. Que s'est-il passé une fois sa dette publique a été supprimée ?
Prenons l'exemple de l'Equateur. Que s'est-il passé une fois sa dette publique supprimée ?

Amuse toi bien.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze
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