Message par CrazyMan » 13 mai 2021 16:32
vincent a écrit : ↑13 mai 2021 15:18
donc , faut pas s' enmerder avec un patron , on monte sa boite , on ferme sa gueule , on se contente de s' en mettre plein les poches ( comme tous les patrons )
Ca ne fonctionne pas comme ça en fait...
Tout le monde ne peut pas être un "patron". Par exemple parce qu'il faut un minimum de fonds propres ou encore il faut bien connaître le droit des entreprises, la fiscalité, etc...
Quand je dis que le salariat est une forme d'esclavagisme moderne c'est bien sûr un peu provocateur mais il y a, je pense, un fond de vérité. Le salariat a mis du temps à se généraliser, c'est assez récent. Dans la première moitié du 20ème siècle il y avait encore (en France) énormément d'artisans, d'agriculteurs propriétaires et de petits commerçants par exemple, et ceux-là étaient directement propriétaires de leurs outils de travail (leurs ateliers, leurs outils, leurs terres, etc...). En Angleterre, il y avait jusqu'au 18ème siècle encore de nombreux artisans, agriculteurs propriétaires et petits commerçants. Durant longtemps les individus étaient les propriétaires de leurs moyens de productions.
Pour que le salariat se généralise, c'est-à -dire pour que des individus se mettent à travailler massivement pour d'autres personnes, il a fallu que les individus perdent la propriété de leurs moyens de production. Autrement dit, il a fallu que les individus aient besoin de travailler pour d'autres pour vivre.
Et là c'est les lois du marché, les lois de la concurrence qui s'en sont occupées. Je pense au mouvement des enclosures qui a consisté en une expropriation de nombreux agriculteurs et qui les ont amené vers les usines au 18ème siècle. Il suffit de se balader dans n'importe quel bled paumé ou en ville pour constater que l'écrasante majorité des individus sont des salariés aujourd'hui.
D'ailleurs c'est assez incroyable que de constater que le système capitaliste qui sacralise la propriété privée est également le système qui est à l'origine du plus grand nombre d'expropriation à travers l'histoire.
Donc d'accord, les salariés sont "libres" de choisir pour qui ils travaillent mais ils sont surtout pas libres de ne pas travailler pour un capitaliste sinon ils crèvent de faim. Si tu ne possèdes pas de moyens de production, tu es dans l'obligation de chercher un capitaliste qui aurait la gentillesse (parce que oui c'est aujourd'hui perçu comme étant l'aumône, soyez reconnaissant les gars !) d'exploiter ton travail.
Ensuite la relation entre le salarié et son employeur. Cette relation est double. D'abord il y a le côté formel qui est juridique, c'est le contrat de travail, c'est-à -dire que pour une période donnée le salarié se met aux ordres de l'employeur et dans les limites définies par la loi, il doit accomplir le travail que lui désigne l'employeur. Et puis il y a un lien plus profond, qui est en fait un état de subordination, (et Marx avait mis le doigt dessus) le salarié est libre de crever de faim s'il ne travaille pas pour un capitaliste. C'est une subordination bien plus insidieuse.
L'idée que l'on doive se lever le matin pour allé gagner son pain contre de l'argent qu'on échangera ensuite contre ce qui satisfait nos besoins, semble aller de soi puisque c'est la forme la plus répandue de travail, mais dès que l'on prend un peu de perspective historique on se rend compte qu'en fait ce n'est qu'une configuration parmi tant d'autres.
1 je ne suis pas certain que les auto-entrepreneurs aient fait des études de droit du travail
2 pour ceux qui veulent aller plus haut que auto entrepreneur ils peuvent frapper a la porte des Chambres des Métiers
3 pour monter " sa petite entreprise" , comme cela a été le cas depuis des siècles.....
a) on passe apprenti
b) on passe compagnon ( ouvrier)
Ensuite , en se faisant connaître du milieu , en mettant des économies de coté.... on peut monter sa boite .
Monter sa boite , c'est plus un probléme de volonté et de capacité ; seulement " hier" on savait que ça prenait du temps , qu' il fallait passer des années a bien apprendre le métier avant de se lancer , de nos jours , il y a 2 freins ( au moins )
1 le jeune est préssé il veut gagner de l' argent tout de suite
2 le jeune ne veut pas se priver de ses vacances, veut faire ses 35h / semaines
Ce qui fait que ce qui était hier le cheminement normal d' un ouvrier voulant se monter a son compte , est insuportable , inhumain au XXI éme siécle
J' ai un avantage sur vous , c'est d' avoir un passé riche de nombreuses expériences en tant que salarié .
J' ai du connaître 10 patrons environ ( l'un d' entre eux a 2 reprises aprés un échec)
Sur 10 ZERO patrons soupçonnable du moindre comportement d' esclavagiste
1 patron "voyou" , je suis resté 3 semaines en tant que directeur technique
Quelques années auparavant il avait déposé le bilan de sa société . Pour la redémarrer, il avait propose aux salariés de mettre leur indemnités de licenciement pour financer le redémarrage de la société " l' argent vous sera remboursé dés que possible "
Le " dés que possible " n' est jamais arrivé .
J' ai appris cela lorsque je suis allé faire mes adieux au responsable maintenance le jour de mon départ
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Moins d'ouvriers en France - Les clés du socialhttps://www.clesdusocial.com › ... › Emploi
3 oct. 2020 — Le nombre d'ouvriers en activité en France baisse depuis quarante ans, ... les évolutions les plus récentes, et exercés sous le statut du salariat
Comme tj , affirmation gratuite .
je crois bien que les plus grosses expropriations se sont produites
1en URSS
2 a Cuba
3 au Vénézuéla etc etc .....
non il y a RSA et Cie
toutes les semaines dans ma boite a lettre des flyers d' auto entrepreneurs se proposent de venir s' occuper de vos espaces verts......eux au moins , s' enlévent le doigt du trou du cul
je suis pas certain que les moujiks aient pris pleinement conscience du paradis qui s' ouvrait devant eux grâce au " bouclier anti capitaliste " qu' avait mis le régime communiste
magnifique envolée verbale , lyrique .....suite a quoi , on est incapable de deviner quel est son but
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