Once a écrit : 30 mai 2021 07:33
L'interventionnisme militaire français en première ligne en Afrique et au Proche-Orient, dans des pays musulmans, peut revenir à la face comme un boomerang.
Ce n'est pas un hasard si des pays d'Europe plus "tranquilles" à ce niveau-là sont nettement moins visés par les attentats : comme le Danemark, la Suède, la Norvège etc...
C'est un lien évident et pourtant impossible à faire sous peine d'être taxé d'extrémiste, de traitre, d'ennemi de la nation car ce sont les émotions qui règnent au détriment de la raison.
Les gens ne réfléchissent pas et les politiciens et les journalistes à leur service, qui tentent de justifier leurs actions, font appels aux émotions en présentant un tableau décalé de la réalité de la situation actuelle. En somme il s'agirait d'un combat entre le bien (nous forcément) et le mal (eux) où aucun intérêt financier, géostratégique ne rentreraient en jeu.
Les centaines de millions (milliards ?) dépensés dans les interventions n'ont qu'un but humaniste, sauver de pauvres peuples étrangers de la menace de l'Islamisme. Les retours de flamme (très minorés en comparaison de ce que nous nous faisons subir aux autres) ne viennent que confirmer la pertinence de notre croisade contre le mal (en somme, plus l'ennemi répond plus cela signifie que nous avons raison de l'attaquer).
En ce qui me concerne, je vois un combat entre deux maux. Les uns comme les autres sont nocifs, terrorisent, propagent la violence et s'entre-tuent en tentant d'embrigader un maximum de gens dans leur cause. Chacun légitimant ses actions au nom de valeurs, de principes totalement dévoyés et diabolisant à l'extrême le camp d'en face tout en s'en prenant également à des innocents (dommages collatéraux).
Raison pour laquelle j'estime qu'il n'y a pas la moindre différence (si ce n'est sans doute le degré de courage) entre la personne en uniforme qui guerroie en Afrique, celle qui tue au bataclan, celle qui donne les ordres et celle qui soutient ces actions. Lorsque je m'adresse à des berger, des mic ou autres, c'est exactement comme si je m'adressais à des kouachi, des merah ou autres.
Personnellement, je fais partie du troisième camp, celui qui refuse la violence d'où qu'elle provienne et qui perçoit le monde avec plus de nuance qu'un simpliste combat entre le bien et le mal.