La maire du VIIe arrondissement de Paris a confié dans les colonnes de L'Obs qu'elle souhaiterait «reconquérir les catégories populaires» après la présidentielle et les législatives.
Source:Le Figaro.
L'après-présidentielle se dessine déjà ...
Alors que les Français doivent se rendre aux urnes dans trois semaines, l'issue de l'élection reine viendra rebattre les cartes dans certains partis politiques. À commencer par la droite et sa leader Valérie Pécresse, dont les sondages, pour l'instant, ne promettent plus de qualification au second tour. C'est dans ce contexte que l'avenir des LR se prépare. Selon les informations de l'Obs , Rachida Dati ambitionne de prendre les rênes des Républicains et de succéder à Christian Jacob après le scrutin législatif de juin prochain.
Et l'actuelle maire du VIIe arrondissement de clarifier ses intentions au magazine. «J'envisage de me présenter à la présidence de LR (...). (pour) reconquérir les catégories populaires abandonnées par la droite», indique Rachida Dati, qui projette d'investir dans certains «sujets sociétaux». Pour le moment, l'ancienne ministre de la Justice ne souhaite pas rendre public ses ambitions. Notamment pour ne pas encore plus gêner Valérie Pécresse, qui ne parvient pas à imprimer dans l'opinion.
Si Rachida Dati avait déjà évoqué une possible candidature à l'élection présidentielle, elle n'avait pas encore indiqué sa volonté de briguer la présidence de son parti. Un poste détenu par Christian Jacob depuis octobre 2019, quelques mois après la démission du patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez. L'ancien maire de Provins devrait laisser son poste vacant après les échéances présidentielle et législatives.
Dans une interview accordée au Figaro début février, l'ancienne prétendante à la mairie de Paris n'avait déjà pas hésité à railler la stratégie de campagne de Valérie Pécresse. «Les Français doivent avoir le sentiment qu'elle fera. Il faut résister aux postures technocratiques. Or, l'alignement de propositions ne peut apparaître que comme une posture technocratique. L'élection présidentielle, c'est avant tout la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple français, pas avec une somme de propositions», tançait l'actuelle maire du VIIe arrondissement.
Si elle a depuis été plus discrète sur la candidature de Valérie Pécresse, Rachida Dati n'avait pas ménagé son directeur de campagne, Patrick Stefanini, quelques jours après sur France Info : «Il ne me donne pas de leçon, je ne lui donne pas de leçon. Il faut quand même rappeler qu'il a été condamné pour emplois fictifs. (...) Qu'il reste à sa place. Quand il gagnera une campagne, il viendra me donner des leçons.»
https://www.lefigaro.fr/elections/presi ... s-20220320

