Jiimmy a écrit : 29 mars 2022 12:57D'une part, il n'y a pas un manque d'interopérabilité entre les divers aéronefs Européens. Ceux-ci peuvent tout à fait communiquer ensemble, comme ils l'ont déjà fait dans le passé lors d'opérations communes (Syrie en 2018 par-exemple).Once a écrit : 29 mars 2022 09:37
Or, dans les faits, on voit bien que des divergences subsistent, et de taille. Le manque actuel d'interopérabilité des aéronefs est un exemple (et ce n'est qu"un exemple parmi d'autres) mais de taille même s'il pourra être en partie résolu dans les temps qui viennent.
Mais le temps presse et toutes ces contraintes techniques pèsent lourd dans la réalisation d'une vraie défense européenne. pratique, unie, rapide et efficace.
Imaginez que vous décidiez de créer une petite start-up basée sur des services informatiques de la quelle vous souhaitez une mise en oeuvre efficace avec un retour sur investissement aussi rapide que possible.
Vous y engagez une dizaine d'employés. 7 qui - comme la plupart des gens -n'ont connu que le système d'exploitation Windows (et qui ne jurent que par celui-ci), 2 qui n'utilisent et ne connaissent que Mac Os X avec un instinct de supériorité - parce qu'ils ont les moyens et que c'est plus cher - et 2 bricoleurs émérites qui sont des fans de Linux et qui s'estiment - et de très loin - les plus grands connaisseurs et les plus avisés en matière d'informatique.
Je ne suis pas sûr que votre petite entreprise fonctionne bien, en tout cas, dans un long premier temps et que les querelles de clocher ne risquent de la miner rien qu'en terme de productivité et de rentabilité immédiates.
C'était le fond de mon propos : l'UE, en matière de défense autonome efficace et rapide, n'a plus le temps d'attendre.
Les Russes, eux, n'ont pas tous ces soucis avec leurs Soukhoï... Et en terme de nouvelles armes nucléaires indétectables (comme leur missile hypersonique Avangard), ils semblent même avoir plusieurs années d'avance sur les puissances nucléaires européenne et américaine.
C'est actuellement faux.
Ce n'est pas le seul problème. Il y en a bien d'autres que vous semblez totalement ignorer : ces aéronefs ultra sophistiqués et débordant de systèmes informatiques et électroniques ultra sensibles, "fermés" et complexes nécessitent des degrés de très haute technicité en matière de maintenance et de niveaux de formation des techniciens chargés de les réparer et de les entretenir. Là encore, la variété de choix de ces aéronefs peut poser de nombreux problèmes.Le problème se pose sur le caractère "confidentiel" des données échangées, permettant une relative furtivité notamment, où là il n'y a pas de passerelle totalement aboutie pour que cela puisse se faire.
Bien entendu. Tous ces soucis seront résolus dès demain matin. Soyons confiants.Or, cet écueil, sur lequel nos ingénieurs militaires planchent déjà, sera manifestement résolu dans le futur et ce dans un temps bien + précoce que celui qu'il faudrait pour équiper toutes les armées Européennes d'un matériel issu d'une plateforme commune et pleinement dépourvu de la moindre contrariété en terme d'interopérabilité.
Effectivement. Surtout si vous ne tenez absolument compte des arguments étayés et sourcés que l'on essaie de vous présenter.De toutes façons peu importe j'ai envie de dire.
Nous sommes bien d'accord sur ce point-là si je vous ai bien compris. La variété des armes choisies par l'UE n'est que le témoignage de ses propres dissensions et désaccords politiques. C'est pourquoi je demeure toujours très sceptique quant à sa réalisation concrète et effective.amais l'UE ne choisira d'avoir une défense réellement autonome des pays qui lui sont extérieurs et ceci car jamais les principales puissances militaires qui la composent se mettront unanimement d'accord sur un cahier des charges relatif à tel ou tel matériel projeté (ce qui ouvre donc la porte à des programmes isolés, des coopérations avec les usa ou + simplement des importations de matériels us ou Israéliens). Et ce n'est pas la potentielle menace constituée par la Russie qui changera la donne, d'autant + qu'ils l'ont déjà connu à travers l'Union Soviétique sans que cela ne parvienne à transformer les voeux pieux de défense Européenne en actions concrètes.
Dernière chose. A l'ère du nucléaire, une défense conventionnelle Européenne ne serait de toutes façons d'aucun secours face à des puissances nucléaires telles que la Russie ou la Chine par-exemple (dans une moindre mesure pour cette dernière pour le moment au vu de ses capacités nucléaires qui vont assurément s'accroitre au fil du temps).
Vous oubliez que la France est une puissance nucléaire autonome et qu'elle n'aurait pas besoin de l'accord des Etats-Unis pour prétendre assurer sa propre défense en cas d'urgence absolue.
En Europe, la Grande-Bretagne détient aussi la puissance nucléaire (même si politiquement plus dépendante des Etats-Unis)
Les engins nucléaires peuvent être aussi lancés à partir de sous-marins. Nous en sommes dotés.A quoi cela servirait-il d'avoir des aéronefs Européens, pouvant parfaitement opérer ensemble, face à des ICBM ?
C'est un sujet très technique et qui fait débat d'autant plus que de nombreuses données sont évidemment placées sous le sceau du secret militaire.Il n'existe aucun système anti-missiles au monde, suffisamment performant, pour empêcher un pays nucléaire de rayer de la carte un territoire à la portée de ses missiles.
Là, mes sources ne sont pas suffisantes mais si je devais me prononcer, je serais quand même nettement moins péremptoire que vous.
Vous mélangez tout. Et je stoppe ma discussion avec vous ayant déjà perdu suffisamment de temps dans cet échange.De ce fait, une défense conventionnelle n'est qu'un leurre face à de telles menaces. Même la Corée du Nord (qui est un "nain nucléaire") est tout à fait capable de fortement impacter le territoire Etasunien en l'état actuel des choses, c'est dire.

