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par GEORGES »
Tiens NSC voilà pourquoi Boeing a fait une bonne affaire ?????
"L'avion choisi par le Pentagone a effectué son premier vol en… 1981 ! Trente ans que cet avion de ligne écume le ciel américain. Mais Boeing l'a promis : il sera modernisé. On lui adjoindra le cockpit ultramoderne du nouveau Boeing 787. Un avion qui accuse plus de trois ans de retard et qui a connu un incendie en vol pendant la campagne d'essais. Avec un tel palmarès, il sera difficile pour le Pentagone de justifier le choix d'une solution « sûre ». Notamment en terme de calendrier puisque la première tranche du contrat des ravitailleurs qui porte sur dix-huit appareils doit être livrée dès 2017. « Bonne chance à eux ! » a commenté hier un proche du dossier au siège d'Airbus à Blagnac. En effet, pour mettre au point et faire voler son tanker, Boeing va avoir besoin d'une armée d'ingénieurs. Mobilisés sur le calamiteux programme 787 ainsi que sur le lancement de leur nouveau jumbo, le 747-8, les ingénieurs font figure de denrée rare à Seattle. Et alors qu'Airbus vient de lancer l'A320 NEO, une version modernisée de son best-seller qui consommera 15 % de moins, Boeing n'a plus de ressources internes pour lancer une réplique car il fait face à trop de chantiers à la fois. Par ailleurs, Airbus livrera son premier A330 MRTT cette année alors que l'avion de Boeing n'existe pas encore. En cas de retards de livraison, le Pentagone, en bon libéral, n'hésitera pas à appliquer des pénalités de retard."
"Boeing a perdu 40 % de marge. C'est autant de cash qu'ils n'auront pas pour développer leurs futurs programmes ». Siphonner la « pompe à subventions » de Boeing faisait partie de la stratégie d'EADS même si la motivation industrielle était première. Cette compétition était une première dans l'histoire du Pentagone. Jusqu'à présent, il n'y avait pas de concurrents, ce qui permettait à Boeing d'imposer ses avions à son prix, non négociable. Même si Louis Gallois s'est dit « déçu », il a tenu à rassurer, affirmant que ce revers ne changeait pas la « trajectoire économique » de l'entreprise à moyen comme à long terme. « Nous avons perdu une occasion de business, il faut en trouver d'autres. Nous avons d'autres perspectives avec le Pentagone, notamment d'hélicoptères et nous pouvons développer d'autres activités aux États-Unis dans le domaine de la sécurité, des services, de la défense ». En début de semaine, Airbus avait notamment fait savoir qu'il comptait vendre 400 A400 M en trente ans, peut être pour remplacer les C-130 et C-17 de l'armée américaine…"
L'herbe du voisin est toujours plus verte c'est bien connu. Mais sur ce coup là l'herbe a beaucoup jaunit.
"Les batailles de la vie ne sont jamais gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n'abandonnent jamais."