Fonck1 a écrit : lotus95 a écrit :
je reviendrai sur le dossier dans son ensemble, c'est assez long de comparer ...
ce qui m'interpelle beaucoup et sans rentrer dans le détail des deux analyses, c'est le montant des intérêts payés rapporté au déficit : en 2016, c'est 45 Mds d'intérêts avec un déficit global de 70 Mds ; le ratio est plutôt impressionnant et pose question ...
avec une estimation grossière, c'est 1600 Mds payés en 40 ans avec une dette à fin 2016 de 2147 Mds ;
c'est pourquoi je pense que l'évolution de la charge d'intérêts est le point central de l'analyse, au delà des déficits primaires liés à une conjoncture défavorable ou à un défaut de maitrise des dépenses
personne ne prête de l'argent pour des clopinettes.
ce sont des années de dépenses et prêts contractés.
tu imagines bien que personne ne va racheter le crédit, même à long terme....
faut assumer, ou on arrête de dépenser comme des ânes, ou on va plier et mettre un genou à terre.
le Portugal l'a fait, nous sommes pas moins bêtes.
sa dette est aujourd'hui stabilisée, malgré le fait quelle soit largement pire que la notre.
https://www.google.fr/search?q=portugal ... 8wfw4pnICg
https://www.google.fr/search?q=portugal ... ance+dette
L'Etat empruntait à taux 0 ou à taux très faible auprès de la Banque de France avant que des politiques inféodés aux banques décident de lui couper cette possibilité ; le traité de Maastrich a par la suite enfoncé le clou.
Avant 1973, le déficit et la dette étaient faibles
L'Etat s'est donc retrouvé graduellement tributaire des marchés financiers ; dans les années 80-90, les taux d'intérêts ont explosé et beaucoup en ont profité ... contribuant à augmenter la dette significativement avec un effet boule de neige
Il y a bien sûr en plus, l'impact des crises et certainement celui d'une non maîtrise des dépenses, comme celui d'une diminution des recettes via les cadeaux fiscaux et l'évasion fiscale, mais la non maîtrise des dépenses est loin d'être le seul facteur dans l'explication de la dette.
Ce qui est considéré comme illégitime dans la dette, ce sont toutes les décisions unilatérales qui n'ont profité qu'à une minorité, et donc non prises dans l'intérêt public. L'audit citoyen l'évalue à plus de la moitié de la dette actuelle.
Le gros enfumage actuel consiste à laisser croire que seule une politique d'austérité peut résoudre le problème de la dette.
En France avec Macron, l'arnaque est encore plus criante du fait de la casse sociale programmée comparée aux cadeaux faits aux plus aisés, aux grandes entreprises et à la finance, qui conduiront fatalement à un creusement des inégalités et qui, de surcroît, ne résoudra pas le problème de la dette, bien au contraire. Il n'y a aucune justice sociale dans cette politique.